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© Patinet Thierri

 
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Aux Droits Premier Cercle ...
POLITIQUE
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:32
Premier Cercle ...


Où l'Etre se devise, le Droit se prononce, et son envol statut des rythmes les essors qui se signifient dans l'ardeur du signe qui convoite les principes adulés de la liberté et de ses forces, dessein du Règne et de son autorité couronnée que nul ne peut négliger sous peine de se voir dilapidé par la morsure des oeuvres dissolues qui présentent leurs moires existences à la face incongrue de l'histoire et de ses forces vilipendées et élargies de sources sans ivoire,

Et l'Etre en ces rites qui se prononcent, s'épousent et se vivifient, l'Etre dans son ardeur culmine les souffles qui le vagissent, le meuvent et le déterminent dans la Voie nuptiale du sort qui le conçoit, l'éploie et l'ambre de ses parfums et de ses rives, de ses fleuves et de ses Océans dont les rives se portent vers les lendemains du naître, dans les lendemains de l'espérance et de la coordination de cette espérance, par le multiple individué qui s'éveille,

Des fruits de la multitude les stances qui s'incarnent et s'irisent dans les faisceaux d'un rayonnement dont les fresques sont les parures de la volonté Humaine dans tout ce qu'elle oeuvre de largesse mais aussi de désoeuvrement et de dysfonctionnement, des marches les degrés qui s'éperdent dans l'aporie du langage, des marches les degrés qui s'ornementent des fioritures de la Vie dans ses méandres et ses tumultes, dans ses égarements et ses promptitudes,

Toutes Voies acquises qui se permutent dans les splendeurs de la rêverie mais aussi dans la commune mesure de l'enfantement du terme qui s'accomplit, se voile, se prépare, se cache, puis revient pour affirmer la plénitude de son message et de son orientation, la plénitude de la Gloire de la Vie dans son assomption et sa vitalité, offrande du Chant qui ne se conspue, ne se dilapide, mais toujours s'offre au respir qui le stimule et l'ordonne,

Des signes en écrins les parcours enivrants qui vagues après vagues s'efforcent sur les tempes de la Terre pour éclairer des Cieux non seulement des promesses mais des citadelles bâties qui se nectarisent d'un pollen de joie dont les cils imprègnent de leurs saisons les candeurs et les volitions de la plénitude enfantée, de l'Etre en son Chant le Chant de l'Etre qui ne se commue mais se vivifie d'un parcours de son astre dans l'Astre et son éclair majestueux,

Qu'initie le Verbe dans ses latitudes et ses longitudes sans improvisation, qu'initie le devoir d'Etre dans la correspondance de la parure Humaine, dans la correspondance charnelle et Spirituelle dont les essors marchent des cimes les mouvances des pentes qui se structurent, les mouvances des fleuves qui charrient les flots de laves de l'apprentissage d'Etre, d'Etre dans la Vie et par la Vie, dans le souffle et par le Souffle au delà des importunes langueurs des dérives,

Au delà des masques sans raison qui s'alimentent de fauves écrins qui se sentencent et s'abandonnent par l'Esprit majeur qui ne les correspond mais les délaisse dans la mer des intimes déconvenues qui frappent les idoles de leurs forces sans assurances, de leurs forces méprises qui se résorbent dans la pluie que l'ivoire martèle de ses lumières efforcées et sublimes, de ses lumières convoitées et fertiles qui avivent la perception de la Justice,

Insigne du rang d'Etre en la reconnaissance de ses états et de ses forces, insigne du Chant d'Etre dans la novation qui déploie ses oriflammes par toutes faces de la Terre vécue, par toutes faces de la Terre à naître, cette Terre qui se sied dans la grandeur du talisman qui forge son coeur de la déité du Vivant qui l'incarne et qu'elle incarne avec majesté, dans la volition souveraine qui n'exclue et ne s'exclue, dans la volition ordonnée qui devise,

Haute Voie dans la mémoire des heures, haute Voie en gravité de la mesure qui épanche, de la mesure qui épanouit et forge les rives de la Vie dans la conscience de la plénitude et dans la conscience de l'appartenance à cette plénitude qui s'invoque et s'évoque, qui se statut et s'initie, s'éploie et sans abandon déclame sa jouvence dans l'ardeur d'un frisson natale dont les prémisses sont le Choeur de ce Cercle qui voit naître l'état Vivant à la conscience Souveraine . . .

Fier essor des sites qui s'accomplissent dans la Voie du Vivant aux armatures fidèles de la pluie d'Or qui ne se néglige mais s'accorde et s'officie, s'accomplit et s'épanouit, des Verbes en cités la mémoire des actes qui irradient et la mémoire des actes qui bafouent, des armes du langage le clair Esprit qui ne s'emprisonne mais détermine les liens et les lieux favorables à son expansion et non à sa mutilation, des novations l'expression des liaisons,

Qui se font et se défont dans le coeur Humain palpitant sa survie par delà les rythmes mornes de la violence reptilisée qui s'incarne et se fourvoie, qui s'exploite et s'adule dans l'inconscience enrichie par l'ignorance et ses fléaux, cimes en éclats dans l'état portuaire de l'Etre qui devise de son respir et de son souffle les sépales qui ne s'éperdent, les pétales qui se correspondent et se bruissent dans le flot du jour naissant dont la vague frémit une incantation,

De plaisir et de désir, des rives parcheminées les essences gravies de l'orbe dont l'Ordre est demeure et loisir de la pure jouvence, cette jouvence qui se détermine et opère dans l'Esprit au delà des brumes le chemin tracé d'une Voie novatrice qui ne se dissout ni même s'éploie délétère, mais lentement s'incarne pour désigner de la vertu le sacre qui se joint, le sacre qui n'immobilise mais couronne la grandeur de l'Etre dans sa démarche,

Cet Etre, hier nu de mobile, ce jour en son savoir d'accomplissement idéalisé dans la forme de son Agir vis à vis de son environnement, vis à vis des tiers qui ne se négligent mais accentuent son débat dans la vitalité d'un sort qui correspond une luminosité prairiale que rien ne peut détruire, le moment magistral de son état étant indissolublement parti de ce jeu des actions en correspondances nées de chaque Etre en son parcours, nées de chaque face du Vivant,

En son éclair et en sa conjugaison, des hymnes qui se lisent, se décryptent et s'initient dans les envolées de la pensée qui courent vers les chemins de la Voie, vers ces chemins mobiles qui lentement se coordonnent pour affiner un devenir, des libres désinences les ouvertures vers l'avenir, dans le sacre de la personne qui se veut motrice de l'essence du Vivant, éclos avenant sans atermoiements les vitales assomptions qui se dessinent,

En la mémoire individuée et couronnée, en la mémoire vivifiée, au delà des apories qui stagnent les plus grands élans, au delà des paupérismes de la conscience qui invitent au statisme le plus inconsidéré et le plus fâcheux, toutes fibres de la personne visitant le signe non de l'immobilisme mais du pouvoir de rayonner et par delà ce rayonnement de prospérer l'équilibre qui le sied en le communiquant, en le communiant avec le vivant de son envergure et de sa divinité,

Ecrins qui se disent mais non seulement se disent, se vivent dans la densité d'une parure vivifiée apparaissant l'Etre non seulement dans l'équilibre et la beauté, mais dans l'Harmonie, si tant éclose que le phare illumine l'expression de tout ce qui n'est pas unitaire, afin de le gréer dans l'Unité majeure d'un Chant désintégrant l'isolation pour faire place à l'accomplissement vital de chaque face du Vivant dans sa force supérieure,

Dans son intrépide pouvoir d'Action comme dans son enivrante maturation qui définissent le dessein de l'Avenir dans son état de splendeur et de Gloire associées, instances qui s'évoquent et se finalisent dans l'assomption idéée, forge sans demi saison ouvrant sur les lacs de la pensée les fertiles horizons qui se naviguent de nefs hautes, moirées des couleurs de l'espérance la plus vive, dans le secret du désir épanoui qui libère la vertu de la naturation Humaine,

En ses correspondances les plus intimes et les plus éclairées, des algues en miroir les fruits de la passion conjugués dans l'essor de la vitalité et non de l'agressivité, hautes vagues portant sur leurs ramures les Iles sous le vents qui fécondent les temps arides et les ensemencent de sillons cristallins dont les éclairs fomentent la dissipation des indéterminations comme des statismes inconditionnés, dysfonctions percluses qui s'érodent devant la pure incantation . . .

Des rives les nectars opalins aux sèves anachorètes, dessein des verbes en mesure qui ne se frivolisent mais dans l'ardeur renouvelée, de vaste promptitude, annoncent le creuset de la Temporalité axée, cette Temporalité qui ne peut se négliger sous peine de commuer l'état Vivant dans une infortune grossière dont les écarts indéterminant fustigent toutes formes de l'avenir, éclairs du signe qui se montre et navigue de fier abord le site portulan,

Qui témoigne du parcours engendré, et de celui à engendrer, dans la volition des oeuvres qui se fécondent et dont l'azur d'un parfum enivre de ses fastes les lendemains à naître et déployer, mesure du Chant qui dispose du Vivant afin d'affirmer sa viduité et son espérance de viduité, insigne des âges portuaires dont les flamboiements sereins délibèrent les fonctions majeures qui irisent le firmament et sa vigueur, dans l'autorité de la mesure qui flamboie,

Ordonne et décuple le sentiment d'appartenance et au delà de l'appartenance de la symbolique du Don le jeu de la rétroaction du Don permettant l'écume de l'iris et la splendeur de l'Eternité, dans le reflet des vagues la porte ouverte de l'Univers et ses méandres, ses parchemins lumineux et ses Temples magnifiés, des cils en éveil le répond de majesté qui incarne la pure volonté de vivre et d'essaimer, la pure densité de vivre et déployer,

Sans mystère de l'onde qui signifie, sans mystère et sans asile dans la fonction de la Temporalité, écrin de la mesure engendrée où l'Etre en sa parure devient, s'éclos et se signifie de vaste promptitude afin d'éclairer le Temple de son site, ce Temple de mouvance charnelle dont l'éloquence devient, dont la force éploie et cristallise la beauté du monde afin d'officier son Règne et sa candeur, son Règne et son état de noble devenir, toutes faces en son sein enseignants les rives propices,

A cet épanchement lumineux que l'Esprit incarne, que l'Ame dit, que l'Unité exulte dans un Chant d'allégresse et de vivacité dont la forge de l'histoire témoigne, insigne en la portée du coeur qui palpite la fenaison de l'horizon au delà des obscurités dont les sépales sont les mensonges de l'Etre qui ne se voue qu'à la dérision, et l'ambre en ce site, dans la mansuétude du pouvoir de naître, éclaire un rivage constellé de fonctions motrices, novatrices en leur terme,

Du signe, engendre les éclairs du devoir qui ne mortifie et des droits qui éploient, conjonction favorable d'un pouvoir allié à un contre pouvoir élémentant la palpitation du coeur non dans un enchaînement mais dans un surpassement naturel de l'état matériel comme de l'élan spirituel afin d'irradier la personnalité et ses états majeurs lui permettant d'éclore et d'épanouir non seulement les virtualités mais les formalités de son avenir,

Dans une joie lumineuse qui n'exclue la parenté de la sagesse et de ses déterminations indissolubles, messagères de hauts faits dans l'aventure de l'hymne qui s'expose par les sites enfantés, rayonnant les multiplicités de l'Eternité et de ses embellis, de la ré&alité et de ses forces vives, structures de la beauté qui s'épanche et gravite l'orbe de majesté qui ne se fixe mais va d'un lien à l'autre afin d'amener en chaque face la semence de l'Harmonie,

Et par cette semence naître la moisson du futur dans une gloire amène qui permet l'équilibre et la justice dans la Voie de la plénitude qui ne se contemple mais s'agit avec bonheur, qui ne se statufie mais gravite la densité de la tendresse et de ses émotions afin d'en naître le Chant de pur énamour, des signes en miroir les fenaisons qui ne s'attristent, dans les couleurs déifiées des parfums qui écoulent leur nectar dans une source claire dont le flux vogue une fleuve de parcours,

Un Océan de latitude, toutes nefs en leur sein déployant leurs voiles pour attiser sous le vent une démarche de noble indépendance et fière dépendance, noble dans le secret des droits de penser, fière dans les secrets motivés des devoirs de servir la multiplicité, noblesse et fierté du Vivant allant vers le Vivant, et recevant du Vivant dans une magnificence qui ne se complait mais toujours s'expose afin de naître dans la réalité le firmament de sa force vive . . .

Clameur du songe qui s'irise, dans le flot des algues du Vivant en parcours par les somptuosités de la Terre ornementale, clameur sans repos des sites fertiles qui dispensent le renouveau, de l'Etre la signification profonde de l'élan novateur qui guide ses pas et agence son ardeur, toutes voies reconnues éperdant des rites pour affiner la perception et délivrer l'arcane majeure qui se suffit, sans troubles par les plaines, sans troubles par les monts,

Sans troubles par les rivages éclairés, dessein oblitérant le Chant pour le porter au delà des racines vers la vibrante incantation de l'hymne qui se prévaut, s'affirme et se rehausse d'exister par delà les déserts mornes de la solitude, par delà les stérilités amères qui mènent à l'aporie, des orbes de la pensée les talismaniques effervescences qui naviguent la parure nouvelle à voir de l'élan porté, allant de vive aurore le destin Solaire qui embrase l'immensité,

Et accentue sa plénitude, libre du Chant qui dispose, libre du sens qui compose, libre et en même temps mu par une pensée vive qui exclue la sordidité des conjonctions défaites et des mesures qui ne s'irisent, toutes voies confondues qui ne s'imposent, toutes voies sans lendemain dont la perfidie ne trouve place dans le désir du devenir, dans le plaisir de l'avenir, ce futur à bâtir qui devient, ce futur à vivre qui naît les plus beaux élans de l'Ame, les plus beaux cristaux de l'Esprit,

Les plus belles conquêtes du corps, les plus tendres éloquences de l'Unité ouvragée, dans la pluie du matin ou la brume encore s'éphémérise avant que de disparaître pour faire place à la densité des cieux éclairés, vastes fronts motivant les plus grandes espérances, vastes lieux qui ne s'immolent et immolent mais conduisent au firmament la gravité comme la sérénité de l'Etre, vers ces moissons des Iles en naissance qui ouvrent sur le chemin du zénith,

Les degrés de l'accomplissement comme de l'épanouissement, demeures du Vivant qui se doivent d'habiter son coeur et son corps dans la pure destinée qui ne s'ajoute mais toujours vibre les plus nobles écrins de l'Etre afin de l'initier à la jouvence de l'Eternité sans voile qui détermine son destin et son ambroisie, iris en ce Chant porteur, iris parfumant de ses pamoisons les sens habités, iris en ce charme qui compose et nature la prépondérance de ce qui se doit pour le Vivant,

Afin d'éclore sa certitude et non sa mendicité, nacre perle de la densité exquise des essences qui pleuvent des serments de Vie dans une joie tendre dont l'annonciation fustige les moires aisances, les finalités désoeuvrées et les jouissances sans plaisir, toutes forces sans climats qui se dissolvent sous la parure de son immortelle puissance dont les affinités explosent dans de diamantaires nativités les sources de la fertilité et de ses orbes majestueux,

Oeuvre dense sanctifiant la pénétration de la vitalité dont les écrins de rubis magnifient la préhension et la compréhension du Monde sans repos, orbe d'une juste mesure par les orbes alimentés qui s'inscrivent en son flot, orbe d'un Ordre Souverain en l'Etre et par l'Etre qui se perdure et s'éploie pour vivre de la Vie et non devenir l'assistant de la Vie, pour vivre de la moisson et devenir officiant de cette moisson, non dans le désir de se satisfaire,

Mais dans le désir de satisfaire la multiplicité et ses formes éclairées qui annoncent les fresques mémorables, les fresques enfantées et enchantées qui ne s'abîment mais dans la reconnaissance des coeurs permettent à l'inexpérience de devenir expérience statutaire, statutaire et non statufiée, si tant de la raison la conscience de l'évolution et de ses principes qui ne s'égarent mais s'apprennent et se prennent pour consteller le présent d'un divin essor,

De la Vie enfantée la prouesse de l'éclair et de ses ramifications, la promesse de la Vie et de ses gloires, jamais achevées, qu'il convient de naître afin d'en signifier sans errance les puretés comme les vertus, citadelles ouvertes et offertes dont les fruits assignent au respir le renouveau par les dires qui inscrivent le devenir, par les actes qui encouragent la Nécessité et préviennent des scories qui pourraient briser leur essor, afin de naître l'équilibre harmonieux du Vivant . . .


Aux Droits :

© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-084-X

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:23 )
A Thanatos Premier Cercle ...
POLITIQUE
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:31
Premier Cercle ...


Il devient urgent de nous rencontrer, sinon de nous réunir, la réunion impliquant une autonomie d'Esprit, une candeur devrais je dire qui ne semble point se désirer dans ce lieu qui se veut ouvert sur la clarté, sur la justice et l'Ordre qui demeure, urgence motivée, urgence éclairée qui ne se contrefait devant les événements qui augurent le désert et ses appropriations, l'incompréhension, la malversation et leurs cohortes qui sèment la discorde,

Et enrichissent les haines comme les outrages inventés hâtivement jugés, que l'on soit bien d'accord, nous ne sommes en plaintes, nous écoutons les plaintes, et leurs voix serviles qui s'accommodent, leurs voix précieuses qui immolent, leurs voix qui ébruitent et dilapident, comparaissent puis disparaissent dans des brouillards équivoques qui ne sont de notre lieu, mais du monde profane qui s'enhardit de leurs propos, de leurs rives fangeuses sur lesquelles se sont noyés,

Plus d'un orateur, happé par la pluie des mots dont les dissonances troubles font l'objet de notre convent, qu'en langage clair il convient de dissiper, de dissoudre sous les hospices de notre réalité, de notre histoire comme de notre lendemain, car le fait est là, que si le sujet poursuit sa route dans les conditions inventives qui lui permis de naître et prospérer, ce sujet deviendra le glaive qui mettra en sommeil toute la vitalité de l'Ordre, toute la force,

Comme la forme de l'Ordre jusqu'en ses racines les plus profondes comme les plus immédiates, tel éclat se réfléchissant par d'autres éclats plus puissants, et du fer porté délibérons, nous sommes en mesure, mais avant tout dans ce lieu et dans ce temps ne nous oublions, car la marque de notre langage ne doit se voir compromise, tant d'errance dans le mortel sentiment du cercle figé qui porte le fruit de cet instant, tant d'errance dans la profanation du Choeur,

Qui respire et témoigne notre appartenance consciente, qu'il convient de renaître la flamme, non comme un initiateur mais tout simplement un initié, pour en cerner la limpide naissance au delà des scories, état du respir, ne nous voilons, nous sommes de pentes inoubliables et inoubliées malgré les ressacs de l'histoire qui défont les Etres mais ne détruisent ce qui est indestructible, malgré les déferlements de l'outrecuidance des signes, qui semblent se contredire,

S'annihiler et paraître, se combattre et se dissocier, malgré les forces qui se lient et se délient pour prononcer la destruction et activer la désintégration de ce qui fût, mais qui toujours restera malgré la volonté des prébendiers assoiffés, qu'une commune présence nous signifie, du regard éveillé, ce lieu de notre réunion, ce Temple clos irradiant ce qui devrait être en chacun de nous le pouvoir de l'accomplissement d'Etre, dans le recueillement de l'intégrité,

De la symbolique initiatrice qui flamboie la mesure de l'Humain au delà de sa structure, dans la structure vitale de l'Ordre Souverain qu'il justifie et qui le justifie dans la prononciation de sa détermination signifiant le Temple ouvert sur la fraternisation des Idéaux, Juste état qui ne se pèse, ne se commente, ne se destructure au regard de la Loi Universelle qui veille, de racines antiques l'éternité qui contemple, L'éternité qui juge et accomplit,

L'éternité supérieure dont la présence acclimate toutes données du respir comme du souffle dans les assises qui se tiennent, dans les assises incorruptibles qui ne paraissent mais toujours évertuent le sens de la réalité pour prononcer la désinence du pur devenir que chacun en ce lieu se doit de couronner et non de détruire, Juste état qui ne se devise, ne s'oriente et ne se compromet devant la nature inexpugnable de notre Ordre, qui permis notre naissance,

Comme notre horizon, qui permis notre avenir par les lieux temporels qui fluctuent sous les bouleversements des contraintes historiques, sous les contingences des engagements individués ataxiques et quantitatifs, qui jamais ne purent assignifier la raison de son ordonnance et de sa vitalité exhaustives qui fulgurent d'une luminosité cristalline qui s'explique et par le rite et par le devoir du rite dans la fidélité du voeu qui ne s'exclue !

Qui ne s'improvise mais engage chacun de nous dans le devenir de la construction de ce Temple de l'Humanité ouvert sur la pérennité et non enfermé dans le statisme et la régressivité qui sont les apanages de l'atrophie née de l'aphasie, la perte de la parole individuée conditionnellement asservie, enchaînée à d'autres lieux comme d'autres voies qui n'augurent en notre sein que la déperdition de notre spécificité Universelle, Je dis notre, dans le sens de l'inclusion,

Et non de l'exclusion, si tant des racines portantes les racines communes qui nous virent naître et naîtrent toutes voies spontanées délibérant dans la Voie le principe d'une recherche éclairée oeuvrant l'approche de la Voie et de sa luminosité, dans des particularismes dont les dissemblances ne sont que pures spéculations devant le regard qui se porte et ne peut nier la complémentarité qu'ils définissent, et épanouissent au delà des seuils qui s'ignorent,

Je dis notre, au delà de la terminologie qui se veut disposer de l'éclat de ce que l'on veut nommer la régularité ou bien l'irrégularité qui ne sont que des termes trompeurs qui ne reflètent que la détermination de la luminosité précaire d'un éclat qui se veut le centre alors qu'il n'est qu'un point dans l'horizon qui se signifie et ne s'ordonne, qui se témoigne et palpite la Nature même de l'élan majeur, qui porte en son respir le souffle de la vitale détermination qui compose et n'atrophie,

Je dis notre, dans la conscience de la Nef commune qui porte le message de notre réalité par delà le temps, l'espace et les fictions qui s'affectionnent en remparts pour mieux se vitaliser dans la faiblesse de leurs forces qui ne savent plus interagir sinon que pour mieux se corrompre et s'indéterminer dans une austérité factice qui les plie et les lie à la suffisance de l'orgueil, qui les bâtie dans la démesure d'un statisme dont les fastes ne peuvent cacher,

La fragilité comme la pauvreté de rayonnement, je dis notre, en toute condition dans l'épanchement qui trouve ses racines dans la pulsation qui vient ce choeur qui enchante et ne louange, ce choeur qui palpite et dans la raison de l'ordonnance culmine les principes de la pure autorité qui ne se destitue au profit de l'incertitude et de ses dénégations, au profit de ses servitudes et de ses reptations qui n'ont lieu d'être dans ce préau qui ne peut se surseoir,

Et ni même se condamner, qui ne peut se destituer et ni même se décomposer devant la volition des composantes symboliques qui sont communes à nos Ordres, qui sont les signes de concentration énergétiques qui n'assujettissent mais irradient, permettant la genèse et l'accomplissement de l'individualité dans la communauté et inversement, sous les hospices de la rigueur morale et de l'ouverture d'Esprit permettant par concomitance le développement harmonieux

De la réalisation du Vivant dans le pur respect de sa condition formelle ouvragée et signifiée, dessein qui est le fait de notre Identité, dessein qu'il ne nous est pas permis d'oublier sous peine de nous renier nous mêmes, sous peine de renier la vitalité qui nous sublime, nous interpelle et nous enseigne, sous peine de renier la force majeure qui de ses éclats les plus humbles aux plus nobles ont permis non la préciosité de notre demeure mais son respir,

Et par ce respir son devoir d'Etre pour les Etres et non simplement d'Etre par les Etres, distinction qui nous tient lieu et qu'il convient de ne circonvenir, et qu'il convient de mesurer dans son épanchement et non dans sa dispersion, et qu'il convient de mettre en évidence afin que ne se voilent les principes, qui sont les supports de nos Ordres, j'irai plus loin encore, de l'Ordre lui même, toutes faces du cristal en composantes dans l'affinité du centre ne se désunissant,

Mais symbiotiquement s'ordonnant pour officier la rectitude de la désinence comprise qui sous tend la formalité de notre devoir et au delà de notre devoir individué de l'entendement commun, cet entendement qui fait l'objet de toutes convoitises, sinon de rejet, d'insinuations des plus vagues aux plus dénaturées, d'insinuations des plus nobles aux plus circonstanciées, d'insinuations qui nous sont données à connaître et que nous ne méconnaissons,

Par les marches de nos Temples les reflets de la condition Humaine en ses désirs, ses novations, ses parcours, ses illuminations, ses conjonctions et aussi ses bafouements, ses reniements, ses houles qui gravitent le sens du perfectionnement, houles qui bâtissent ou bien détruisent, houles qui s'amenuisent ou bien se fortifient, houles qui s'étiolent et disparaissent, houles encore, dans la compréhension des forces, qui gravitent s'accroîent, perdurent et semblent vouloir faire vaciller,

Ce qui est né de l'inexpugnabilité, houles qui existent mais dont la détermination ne peut contraindre ce qui n'est pas contraignable, l'existence irréductible de l'Ordre dont la composante magistrale et inviolable, est la virginité du seuil, ici, en ce terme, en cette exacte affinité, se tient le lieu de notre propos, qu'il va sans dire nous ne pouvons voiler, nous ne pouvons dans notre intuition la plus intime désacraliser, car se serait obérer à la trivialité des circonstances,

Dénaturer ce qui est indénaturable, conjoindre à la facilité et conjuguer à une situation intolérable dans le champ d'action de l'Ordre qui je le répète, et en cela trouverais je écho, ne peut s'enchaîner à ce qui n'est sa raison d'Etre et de perdurer, Eveilleur est t'il, éveilleur restera t'il, dans sa prononciation, sa définition et sa sublimation, dans le champ de sa course qui ne s'arrêtera, qui ne se figera, qui ne se détruira, dans la signification profonde,

De son moment majeur permettant à l'Humain de naître à sa réalité, à son potentiel de transcendance, à son épanouissement comme à son accomplissement, dans la formalité vivante qui ne s'immobilise mais affronte le destin sous les hospices du respect inconditionnel qui bâti le lendemain à naître, et dans le fruit de ce Champ qu'il soit naissance, nous l'affirmons et non seulement l'autorisons car son but est dans l'autorité même de cette naissance,

Qui permet la viduité dans tout ce qu'elle a d'aristocratique détermination, dans tout ce qu'elle situe par les prédominances individuées et supérieures, dans tout ce qu'elle conjoint par son rayonnement et sa puissance attractive, par les jeux harmonieux des complémentarités qui se désignent et se destinent à la création du Temple Humain, par les multiplicités qui embrasent la destinée et la façonnent, l'orientent et la devisent, l'acclimatent et la signifient,

Multiples rives et multiples forces qui trouvent paroles, qui enseignent leur Verbe, qui inscrivent leur stance, qui participent leur hymne, s'éperdent du creuset pour naturer leur Esprit, reviennent en ce creuset pour s'éprendre et se renaturer dans les principes immémoriaux, repartent à nouveau pour fulgurer le Vivant et l'épanouir à la pure viduité du Chant qu'ils sèment et moissonnent, Moissons nées de l'Eveil, moissons natives qui s'expriment,

S'adulent et s'ornementent, moissons diversifiées dont les clartés se répandent et parfois s'obscurcissent, se tarissent et se désertifient, jusqu'à oublier le creuset qui leur permis de naître, et d'autres encore qui s'induisent et s'insinuent s'accroîent et se diversifient pour monopoliser ce creuset qui ne brille plus que d'une lumière obscure et indéfinie, reflet terne qui s'alimente de sa propre dénature qu'il convient d'infléchir et non d'ignorer,

Dans le devoir de Veille qui est le nôtre au propos de notre Ordre, ce devoir majeur qui n'est un vain mot, qu'il ne suffit de complaire, qu'il ne suffit de dire mais d'agir dans sa formalité la plus exacte et la plus vaillante, dans l'insoupçonnable maîtrise qui lui tient lieu de respir, et dont les temps ont comparu l'ordonnance, respir de l'éthique qui ne doit se corrompre, de la justice qui ne doit s'affadir, de la beauté qui ne doit s'enlaidir,

De l'harmonie qui ne doit disparaître et il ne s'agit là, que l'on ne se trompe, d'un argument de défense, mais bien d'un argument conquérant, qui ne cherche ni gloire ni triomphe, ni paraître ni honneur, car composant intime du Devoir qui nous sied, ce Devoir vis à vis de l'Ordre qui ne connaît ni de lieu ni de temps pour exprimer sa vitalité et sa viduité, ce Devoir vis à vis de l'Ordre dont nous sommes officiants et qu'il nous convient de consacrer sous peine de nous perdre,

Et de le perdre dans des inconséquences dont les abstractions s'éprennent, Veille, ai je dit, Veille de l'Eveil, de ses potentialités, de ses accords, De ses pouvoirs, de ses correspondances, de ses novations, veille qu'en aucun cas l'Eveil ne devienne par une de ses formes structurées ou informes, l'autorité qui prédestine à l'Ordre qui ne serait plus qu'un mot et non une réalité, qui ne serait plus qu'une évanescence portée par un support atrophié,

Dont la signification dénaturerait le sens de toute volition comme de toute ordonnance signifiante, Veille pour le lendemain à naître, Veille pour les Etres qui viendront naître, en le sein de l'Ordre, et qui doivent trouver sur le seuil de nos Temples l'ultime condition de leur réalisation, la virginité du champ d'action de leur pouvoir comme de leur capacité au pouvoir, la virginité du champ d'Oeuvre de leur accomplissement comme de leur épanouissement,

Au delà de toute tutelle qui n'est point celle de l'Ordre et de son enseignement, de l'Ordre en sa structure et son organisation immémoriales, Veille permettant d'éradiquer les leurres, et les attroupements de leurres qui cherchent à asseoir un pouvoir qui n'est pas de ce lieu, qui n'est pas de ce temps en ce lieu, Veille de l'Eveil, ai je dis, et que l'on n'accroît un seul instant que cette formule ne soit qu'une formule, car elle puise en notre détermination,

En notre appartenance, en notre réalité sa puissance et sa formalisation, car elle trouve en chaque coeur qui appartient à l'Ordre, dans ses ramifications une résonance incoercible, n'en déplaise, tel est le signe et telle est la volonté, et il ne suffit de croire un seul instant que le désordre pourrait acclimater une prédisposition qui serait malléable pour en généraliser la volition, pour en corrompre le parcours et en insinuer le fleuve porteur,

Pour en asservir les fondements et en assigner la présence, non, il ne suffit de croire et d'espérer, nulle contrainte ne viendra ternir l'identité, dans son éclat et sa flamboyance, dans sa réalité et sa portée majeure, l'Ordre est Vivant et demeure, et demeurera malgré toutes les forces qui chercheraient à comprendre sa viduité et la finaliser dans une servilité dont elle n'a que faire, car sa viduité est propre et ne se doit d'aucun autre signe que celui qui est le sien,

En elle elle tient le sacre et son couronnement et en conséquence n'a besoin d'aucune autorité pour lui servir ce couronnement et ce sacre, en elle se tient le ferment de toute potentialité et donc aucune potentialité ne peut l'immobiliser, et ce serait faire preuve d'un orgueil démesuré ou d'une inconscience judicieusement domptée mais acculturée pour accroire un seul instant qu'une tentative de désintégration de la volition de l'Ordre soit possible,

En son état et en son ordonnance, car ce serait oublier que là où les Etres passent demeure sa réalité et son firmament, Demeure son intégrité et son rayonnement, au delà de toute duplicité et de toute servilité, au delà de toute faiblesse comme de tout enchaînement insinués et forgés, ceci exposé, convient t'il pour chacun d'entre nous, quelque soit le souci de son appartenance, quelque soit le souci de son autorité près ces appartenances,

Et quelques soit son pouvoir du plus humble au plus noble, convient t'il pour chacun d'entre nous, dis je, de bien réfléchir sur le sujet évoqué, afin de se ranger soit dans le rang des constructeurs, soit dans le rang des destructeurs de l'Ordre qui nous tient lieu, et nous expose, de l'Ordre immuable qui je le rappelle s'appartient et ne nous appartient, car l'enjeu de notre réunion est là, et il ne faudrait croire un seul instant que cet enjeu ne soit pas important,

Important pour chacun d'entre nous, important pour chacun de nos Ordres, important pour le devenir de l'Ordre dans sa réalité, ses objectifs et sa densité et cet enjeu peut se résumer dans une seule question que tout un chacun doit se poser, et qui n'appelle à mon avis aucune réponse positive ou informelle, qui est la suivante : devons nous nous soumettre à Thanatos ou bien au delà de ses reptiles déterminations combattre sa déshérence ?


A Thanatos :

© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-083-1

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:24 )
Premier Cercle ...
POLITIQUE
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:30
Premier Cercle ...


Constat des siècles en silence, dans l'aube devenue des mémoires qui s'altèrent, le fruit de l'orbe se destine et montre les maux dans leurs essors et leurs finales ardeurs dont les vacuités sont des promesses stériles et des oeuvres trépassées que les chants défigurent et dévisagent dans l'astre qui demeure et s'obnubile dans un présent d'abîme dont les candeurs suffoquent et les précisions s'édulcorent pour mieux naître la perversité d'un drame acquis,

Le premier cercle est en cet ambre défini comme le cycle des remparts qui poudroient de lamentables errances dont les fruits amers stimulent les poisons qui permettent de digérer les lépreuses divinations et les incantations surannées dont les développements légifèrent l'ordonnance de la destitution de tout ce qui est vie au profit de l'abysse d'une ménagerie que les animaux fuient, épouvantés par tant de hargne et de démesure dans son front de citadelle,

Mesurez, le désordre est un règne et ses palpitations nées des prismes qui se conjurent s'enveloppent de lianes équivoques dont les vertiges tissent des lames de fonds qui s'irisent dans le courant desséché des marches qui se délectent et s'apprivoisent dans les conséquences de leurs racines maladives et outrageuses qui poussent et repoussent à l'infini la destinée pour naîtrent l'écume d'une houle avide dont les litanies s'épanchent et se sursoient,

Le coeur se brise dans un déchirement plaintif, l'âme s'éperd en ces pulsions qui se définissent, il y a là tout un univers qui se plie et se déplie pour s'offrir à la prostitution du désordre, à ses cris vengeurs, à ses démons familiers, à ses ornements sans beauté, à ses largesses qui infusent des denrées pitoyables que les êtres de ce temps larmoient dans des soupirs de rêve et des soupirs de songe qui vont et viennent les densités d'une destitution orientée,

Clameur dans l'aube qui se lève, clameur dans la nuit qui se respire, l'orbe en semis s'étiole et la pauvreté lentement s'insinue pour formaliser les matières brutes qui permettent de suffoquer la présence de l'éternité, un seuil qui se dépasse et ne se lamente, un seuil qui s'ébloui d'artifices dont les rives effeuillent les virginités des temples pour ruisseler des messages ordonnées qui vampirisent la conscience d'être, l'obligent et l'assoient afin qu'elle ne se rebelle,

Ces formes ne s'affadissent mais bien au contraire prennent de l'amplitude pour correspondre des éloquences dont les veuleries ne se perçoivent, dont les affines partages sont dénatures de tout propos qui se culmine, et l'ambre à genoux dans cette distorsion des rythmes lentement devient de reptation la conjecture favorable permettant l'assouvissement et ses fadeurs oisives qui témoignent la désunion de l'idéalité et de la pratique des essors souverains,

Et ce ne sont les mémoires qui se parlent, se devisent, et se témoignent, ce ne sont les mémoires qui ce jour sombrent dans la lie de l'opportunité, du bien penser, de l'odeur fétide des lâches abandons, de la survie tout simplement, qui se définissent pour montrer l'éclat délétère des pensées qui s'abîment, le rien devient l'éclat, le tout n'existe plus, sinon comme une bourrasque sur la plaine qui s'amenuise, sinon comme un tableau déchu qui respire une couleur unie,

Non point la couleur vive et vaillante mais la couleur née de l'ensemble des couleurs qui se dissolvent pour naître une morne incertitude qui dans son austérité se plaint de sa noirceur, de son dégoût et dans sa parousie sombre dans le sommeil pour ne plus se voir, pour ne plus s'entendre, pour ne plus s'idéaliser, sinon comme le moment qui s'imprègne et dans son agonie perdure sa promesse de n'être plus, essor qui se libère de fumeroles dont les senteurs sont pauvretés,

Et l'arbre dans cette glauque indétermination ne se nourrit plus, il a perdu ses atours, il a respiré des parfums sans vie, il sombre avec délectation dans sa paresse et s'organise pour s'approprier le dernier respir de tumulte dans lequel, orgiaque en sa pensée, il peut croire encore, il peut espérer encore, il peut parodier la vie et ses splendeurs, il peut renaître, le croit t'il lui qui ne croît plus, lui qui s'enlise dans le ferment de l'entropie visitée . . .

Qu'ivoire en son état, et les fruits du vivant se disent dans l'aventure qui s'octroie, l'univers en son lit d'innocence se tournant et se retournant pour ne plus écouter les plaintes et les douleurs affligées qui s'éperdent dans des respirs incongrus dont les facettes s'épanchent dans des règnes adventices dont les marques sont des sites de la pluie des royaumes qui agonisent dans leurs forges assoupies et leurs flammes oubliées, toutes forces épuisées qui se lamentent dans l'oubli,

Terre de marches hautes en couleurs, en fresques et en mémoire, dilapidée ce jour dans la suavité des éclairs qui perlent des mensonges et ne font voir de la vie que les étreintes houleuses du venir et devenir dans l'association des rives, dans la dissociation des chants, dans l'affliction des conditions, dans la fiction des organisations, dans la conjonction des pérennes densités qui s'édulcorent en ces semis et se prosternent dans la glaise pour s'avilir et s'ignorer,

De la Cité qui fût de l'histoire impartiale, de la Cité qui régna un jour pour ne plus demeurer les rives qui se parlent pour l'unité des âges et des Peuples, pour l'unité des cycles et des sens, pour l'unité des forces et des stances, la Cité dans son flot s'incarne et se respire par les lieux enfantés, méprisable sous l'horizon qui cerne ses limites, ses impitoyables destitutions et ses corvéables souhaits, l'augure qui se marginalise et suffoque la densité de la Vie,

Dans son avance magnifiée qui ne se construit plus, l'oeuvre vivante qui se veut, l'oeuvre vivante qui se fait croire, lors qu'en l'histoire elle ne fût que piége pour les vivants, les errants en son lieu se devant de l'esclavage, les errants en son sein sans témoignage, tout un Peuple bâtisseur bâtissant sur les ossements défraîchis des guerres outrageuses et des franges isolées serviables et malléables dans la duplicité des mythes qui s'imposent et se reconnaissent,

Ivoire dans la brume des opalescences divergentes le front de l'art qui se révèle et se justifie pour les consciences prisonnières des rêves et des songes, pour les utopistes en renom, gagneurs d'îles en règnes qui ne se sursoient, plongeurs de l'inconscience qui se veut idée dans la pure dominance de l'ignorance, nectars des orées traversées par les nuageuses fumeroles de la destinée qui se veut statique, imperturbablement moirée de la poussière et de ses vagues natives,

L'aube de ce sillon évertuant les masques et signifiant les marques de l'horizon qui naît, destructrice de l'aristocrate détermination, louant un mimétisme barbare dont les sophismes s'épurent dans le pillage des arcanes du Sacre, puis anéantissent leurs plus hautes consécrations pour les réduire à la simple portée de leurs faces sans fates qui improvisent de ruines en ruines les métempsychoses qui se ravissent et s'obligent dans la lie de l'indétermination,

Voile de larmes dans l'arme du soupir qui se nargue et s'approprie, à bon escient semble t'il dans l'assemblance du pouvoir qui se dit et dans la maîtrise de ce pouvoir qui se croit, toutes forces en éclats par les cités nées de l'orbe de la Cité s'enchantant de leur voeu le plus précoce et le plus nubile, au nom de la vertu mensongère qui obnubile et illumine, au nom de la vertu dessinée qui lentement s'insinue pour violer les consciences et les prosterner à son cri,

Cri de meutes en sommeils, cri de meutes encapuchonnées par les dires ignorants qui veules et reptiles caressent les miasmes et les adulent afin qu'ils deviennent les oriflammes de la matière qui se submerge et se délecte de sa propre infamie, cri du chant qui se demeure et s'isole dans la trépidation des louanges qui aspirent à la plus sombre dénature, dans l'annonciation du songe qui devient rêve, dans l'annonciation du sommeil qui devient de l'abstraction le réel,

Qu'ivoire le faste et ses embrasements dans le tumulte qui explose dans des rayonnements serviles, et d'autres malléables toujours conquérants délivrant au delà de la suffisance les lumières du règne assombri, fête sans vie voyant la vie se taire et s'initier dans la mesure impartiale et dominatrice des masses houleuses régies et supervisées dans les fractales désinences qui se ploient et se déploient afin d'avenir les délires et leurs justifications prononcées . . .

Ce signe est en sommeil dans la volonté du terme qui se régit, et l'orbe en son principe, dans le tumulte des vagues qui se parlent, se parodient et s'identifient, l'orbe en semence des rives égarées rugit un verbe dont le doute flamboie par la sphère les termes d'un corail qui ne luit plus sous le soleil, qui ne vit plus sous la nue des âges somptueux mais s'éclos de moires aisances en moires aisances afin de se parfumer d'un détail qui se révèle de l'ivraie l'éclat,

Le sommeil est là, dans sa puissance profane, et sa puissance conjuguée dont les essors s'éploient dans des ailes diaphanes couvertes des multiples efforts de l'être pour se reconnaître au milieu de l'éclair, pour se renaître au milieu de la lumière, qu'il ne correspond, l'ambre en semis des envergures futiles devenant ses lieux et ses précisions avortés dont les phares masquent les étranges circonvolutions de la pensée qui lentement s'épuise et naufrage,

Parfum des algues en mémoires, parfum des algues en détail, le voeu du règne s'étiole et dans la pauvreté des genres se confine, il n'y a plus d'essor, il n'y a plus de vie, il n'y a plus de site dans l'aube qui se précise, les vents mauvais ont tu les racines de la beauté, de la justice et bien pire encore, de l'harmonie qui se voulait, se tressait, s'identifiait, et dans la noblesse de l'iris ne reste plus qu'une larme pour se noyer et s'oublier afin de désespérer,

Faiblesse du signe, faiblesse de l'horizon qui se voile de ses maux, de ses armes infidèles qui ruissellent le sang des passants, non seulement le sang physique mais le sang de l'âme et de ses espérances houleuses qui forgèrent des Temples à Midi avant que ne s'écroulent leurs pierreries sur le lit de l'aventure éprise de la lie et de ses turpitudes légères et délétères, ces voix en semis qui se partagent dans les lagunes de la fragilité et de la désunion des coeurs fanés,

Qu'un respir défaille dans la nuit ardente qui coule ses songes d'îles en îles en voyant des amertumes les signes de ses conséquences et les étreintes de ses pures dénominations qui abritent le désert des mots, et la tristesse d'un séjour, et l'écume encore des litanies qui soufflent parmi les temples des actes obligés qui s'en viennent de cils austères à la rencontre de la nef brisée dont le coeur martyrisé éclate dans la brume offerte et messagère,

Viduité sans principe, viduité exonde qui ne peut se rebeller, tant le terme de ses outrages la pensée profonde qui l'immole et l'oeuvre dans la fiction des rives où elle se dénature, viduité profane des langueurs monotones qui ne trouvent plus qu'un rempart dans la folie qui demeure, un rempart de matières dont les insondables exploits s'abreuvent de parfums mélancoliques et suaves qui parlent de la mort comme d'un seuil favorable dans l'astre désespéré,

Cette mort de tous les jours, cette mort qui se parfume de la tendresse comme de l'immoralité la plus subséquente, toute voie dans l'oriflamme de son séjour parlant de fier allant le cil convenu des nuées qui se frisent dans les fresques et s'ordonnent dans le préau des voix qui se demandent et se questionnent, qui se respirent et s'incantent dans l'ouvrage de la déraison qui obnubile et témoigne de ses satisfactions nubiles comme de ses satisfactions morbides et caduques,

Qu'il ne suffit de croire, qu'il ne suffit de voir, les tempes fraîches d'hier devenues grises et impatientes des mémoires qui se subliment, des mémoires qui se divinisent, il suffit de regarder et inscrire la plainte qui se révèle des austérités et des forces adventices en leurs colères comme en leurs masques, pour en finaliser l'inconscience téméraire qui broie, dilapide, exclue, contente et dans le jour de l'hiver le plus nocturne épanche la floralie de la déperdition,

Cette floralie sans naissance, cette floralie avide, cette floralie destructrice de toute vie par les flammes qui scintillent et flamboient des ivresses qui ne sont plus passagères mais le respir des temps présents, en lesquels les êtres n'ont plus de lieu, n'ont plus de force, n'ont plus d'existant, n'ont plus d'écrin, portuaires d'amers élans dans la candeur insoupçonnée des âges de la Vie qui ne se méprisent mais se correspondent dans la finalité de l'onde qui fulgure ces moissons . . .

Ainsi le drame effeuillé du novice couvert de la bure de lin offerte aux vents de la disgrâce dans le chant sans couronne qui se lamente et se précise pour l'ordonner majeur dans la pluie des oeuvres et la pluie des heures au zénith assombri, tel des cimes les épanchements qui se cristallisent pour orienter les sèves et les marquer du sceau de l'infamie le corps nubile qui s'offre sans comprendre le lendemain lors que ne se décille le visage d'airain qui se parodie,

Le sommeil est vainqueur de ce site, et ses ornements apurent les divinités pour les circonscrire dans la poussière des mythes avant qu'elles ne deviennent les menstrues de l'oubli, les exhalaisons de parfums surannés dont les algues partent vers un voyage sans cristal, là bas, dans les règnes des abysses ou se tient le rire et le carnage du rire, l'immolation des temples et la suffisance des rides, tout naufrage consumé en son oeuvre messagère,

Et l'âge futile dans ce rite, l'âge exonde de ses caresses et de ses tendresses, l'âge sans royaume qui se disperse dans les élans qu'il croit généreux, l'âge englouti dans le crime du penser, le crime de naître et de vivre la grandeur, le crime d'être tout simplement, l'âge se disloque, se brise, et se glorifie de cet état qui le nucléarise et l'atrophie pour permettre la naissance du rien qui se doit d'animer les circonvolutions temporelles de ce lieu de fiction et d'abstraction,

Regard du jeu de la jouvence, regard du jeu de la jouissance et de la délectation profane, le cil toujours voilé se correspond et dans l'âtre du chemin flamboie des scories qui s'éparpillent et se révèlent sortilèges des âmes de ce couchant, allant et venant les parures pour les inonder de leurs diluviennes dysfonctions qui ébauchent des granitiques démesures dont les orbes attisent les haines et les farouches déterminations de l'inutilité de la vaillance,

Le lieu devient ignoble et l'ignoble devient la couronne que portent les êtres dans une fanfare agglutinée dont les clameurs ne se discernent mais se mêlent et s'entremêlent afin de former un bloc adipeux sans beauté ni harmonie, sinon celle de la force primitive qui inclue l'aberration et ses exactes ascensions, ses mobiles trompeurs et ses dérisions forcenées, toutes houles qui lèchent les terres vives pour les rendre moisissures sur la terre du Levant,

Le conte en cet essaim des marges de la force qui se lie et ne se délie, les fers puissants de la pensée atrophiée soudant les chaînes les unes aux autres afin que le moule se signifie sans errance parmi les genres, les couleurs et les idéaux, afin que toute manoeuvre ne soit ouverte mais fermée dans le grand cercle fauve qui ne menace mais accapare et respire chaque souffle de la vie dans ses clameurs et ses respirs vifs et incarnés, vifs et majestueux,

Etreinte du sommeil qui se relit, étreinte de ce chant qui vague après vague témoigne des dormeurs qui semblent naître à l'éveil mais qui s'endorment à nouveau sous la pulsion des mots qu'ils n'ont conçus mais qui ont été conçus pour eux, qui ont été chantés et enchantés pour les rendre servile et fiable à la domesticité, autre figure de l'esclavage bien plus horrifiante que celle démarquée, la domesticité étant acquiescement et non obligation,

Où le songe et le rêve s'identifient, où le réel agonise, essaim des libres désinences qui se conjuguent dans l'essor de plaire et de complaire, et non de se démarquer sous peine de se voir traîner dans la boue, justiciable à souhait des ferments de lois iniques qui ne se voient pas car en parures des voiles qui ferment les yeux des vivants sur leur état prononcé, d'esclaves appropriés épanchant leurs racines dans le miel des satisfactions instinctuelles,

L'instinct devenant maître de l'éclat des orbes civilisatrices, l'instinct en sa fonction inversée libérant les forces permettant la cohésion des scènes de cette pièce qui se joue sur toute la surface de la terre dans un ouragan allant de la simple parole jusqu'à la plus dure violence, afin d'instaurer sur le sommeil sa dictature féroce avide de domination pour la domination, inscrit du chant qui ne se perçoit dans le rite samsarique de ce cercle dominé . . .


Aux Protocoles :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-077-7

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:24 )
Le coeur équinoxial ...
POLITIQUE
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:29
Le coeur équinoxial ...

 

Rives absentes aux sérails des dieux déchus, rives en deuil des mânes à propos, de l'iris pourfendu les vecteurs qui ne s'improvisent mais se vivent dans la lie devenue des aires oublieux, ici se tient le règne des armoiries déchirées, des oriflammes bannis, ici se tient le règne herbivore des statismes qui se reconnaissent, balbutient et s'éprennent de leurs langueurs qui tiennent lieu d'instinct, qui tiennent lieu de message par les coeurs atrophiés qui se vident de leur substance,
Un cri se dévide dans les orifices nébuleux des contradictions qui s'éperdent et se louangent, un cri terrible qui se montre dans le regard bovin des cycles qui se moissonnent et les villes sans repos dans ces miasmes délétères s'inspirent de raison pour fomenter le trouble qui vagit, le trouble devisé, sérié et promis dont les exhalaisons fétides poussent des rugissements de jouissance dans la nue fécondée par l'horreur, le ventre offert aux repoussoirs des saisons,

Courbée sous le fléau d'arme qui suppure sa pertinence dans des assauts troublés dont les démesures installent des arcanes que les visages vivent avec concupiscence et magnétisme, visages avides de lippes baveuses éternuant des jets insipides de fiels sauvages dont les mantes religieuses s'abreuvent dans des cortéges fatigués où la luxure se prête pour officier des drames pervers qui se conjuguent dans la diarrhée chronique des âges qui se déploient,

Et les êtres au milieu soulageant leurs maux dans de grandes écumes fangeuses qu'ils éblouissent, des êtres qui n'ont plus de nom, des êtres qui ne sont plus, des êtres qui boivent en choeur l'idolâtrie de leurs marasmes s'insufflant des hymnes pour paraître nobles lors qu'ils ne sont plus que des animaux avares dont les déjections se fertilisent dans la bassesse animique et atavique de leurs liens douteux qui s'emprisonnent et se respirent dans leurs nébuleuses douçâtres,

Des cris pour ces poisons, ces rutilances qui défèquent dans de joyeux concerts dont les bouches s'abreuvent, des jets bucoliques errants des larves à propos sans repos de l'aire ravagé qui les tient et les obnubile dans un souffle pestilent dont les abîmes ne mènent plus qu'à l'avilissement le plus complet dans lequel se forge le lendemain de la déperdition, de la disparition, de l'obligeante définition de la destruction qui ne s'émeut mais aime cette nature dénaturée,

Orbes des troupeaux qui s'initient, et se perdurent dans la poisseuse dénomination qui fait de leur esprit des objets de plaisir, des objets sans plaisir, des objets qui s'installent dans l'adoration du nombril, tel le lombric qui glisse et se glisse, se profile et se détaille, revivant inlassablement la perversion pour en signifier la pourriture et les masques qui s'imprègnent et imprègnent la vie d'une mortalité qui s'avoue, au delà de toute moralité, au delà de toute harmonie,

Lieu de fientes et de poudroiements chiasseux dans lequel vont encore plus loin les profondeurs cadavériques pour mieux respirer la moisissure, l'étreinte de la dissolution et de ses liquides gluants qui se déversent dans les calices de la passion décimée, de la passion oubliée, de la passion commuée en dilapidation, en vertu scatophage dont les prononciations sont les mets de tous ceux qui suivent, rampants et stériles, les orbes de leurs épanchements nucléarisés,

Destin du sort que l'on inscrit dans l'auge du lendemain, cette auge dont le purin nauséabond libère des senteurs qui se respirent à profusion, s'enseignent à moisson, afin que les vivants s'épuisent en ses odeurs, se détruisent en leurs armes, se confondent en leurs respirs, oublient jusqu'à la moindre symphonie des couleurs, des ardeurs, et des chants, des hymnes et des joies qui ont fait l'Univers de la beauté, les oriflammes de la vertu, et les armoiries de la splendeur,

Destin du vide, ce vide ou les intestins se libèrent avec conjonction, et qui de l'être embourbe la raison, obnubile les fenaisons, pour mieux l'envelopper, le circonscrire et l'avaler afin qu'il gagne, lorsque le vide se comble d'eaux, les boyaux de la pourriture maîtresse qui officie la grandeur de la dénature dans ses pulsions consommées, dans ses pulsions ténébreuses et signifiées qui battent la mesure de la disparition du nom de la Vie par le lieu de la Vie majestueuse . . .


L'Aigle Impérial regarde :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-075-0

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:24 )
Que l'Oeuvre situe ...
POLITIQUE
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:28
Que l'Oeuvre situe ...


Ainsi te dis je petit homme, qu'importe la souffrance la plus terrifiante, qu'importe la détresse la plus mortelle, qu'importe le cri des contingences et ses voix ténébreuses qui te voient désincarné, qu'importe tout ce jeu des rires et des paraître qui présupposent, qui imposent et se croient, qu'importe tout ce rite de la plèbe qui te veux dans la nuit la plus profonde, dans le chant morbide de ta propre destruction, qu'importe ce jeu et ces enjeux qui te livrent à thanatos,

Ne te laisse aller à cette parodie, ne te laisse contraindre à cette agonie, des larmes et des pleurs, des mélancolies et des soupirs ne sont des règnes pour le Conquérant, des plaintes et des crispations, des spasmes stériles, ne sont des voies pour le Guerrier, délaisse ces feux quotidiens pour t'élever au delà de ces mobiles et de leurs entraves, au delà des règnes infertiles, au delà des stances sans propos, au delà des miasmes et des moires aisances qui se suffisent,

Bien des Etres ont souffert les pires tourments que les passions peuvent créer, bien des Etres et par ce temps et par ce lieu continuent à souffrir les affres d'une mort qu'ils se choisissent, ne suis ces chemins, ne suis ces routes qui vont à la folie, à l'égarement, à la destruction, ne suis ces sentes qui ne sont que parodies, la Vie a ses pulsions que la Vie doit dominer, que la Vie doit enchanter impénétrable et mystérieuse, que la Vie doit déployer dans le sacre du silence magnifié,

De l'Amour à la haine, de la haine à l'Amour, les chemins sont effectifs, ils sont reconnus et leurs mobiles ne sont qu'illusions, oui, illusions qui doivent se taire, illusions que tu dois comprendre afin d'en délaisser les trames sans lendemains, ces azurs incertains qui baignent le coeur dans des larmes sans propos, dans des affres épouvantables que nul, crois tu, ne peut comprendre, que nul, crois tu, ne pourra vivre, lors que tout Etre les a vécu et signifié suivant ses degrés,

Degrés que tu dois de gravir, degrés que tu dois lentement délaisser pour revenir à l'Esprit Conquérant que nul ne peut détruire, au delà de l'affliction, au delà des peines et des chagrins, au delà de ces sites qui prouvent la faiblesse humaine, au delà, toujours plus loin, non pas dans le desséchement du Coeur mais dans sa pure harmonie, l'harmonie du savoir qui tait la souffrance, l'harmonie qui destitue l'ignorance et témoigne de l'appartenance à la pure viduité, celle de la volition,

Volonté d'Etre alors que tout n'es plus que ruines, volonté de vivre alors que rien ne pousse plus à vivre, volonté d'espérer alors que tout semble perdu, volonté d'aller plus avant dans la Conquête de la pérennité là où n'existe plus que la poussière, la poussière de la Vie, la poussière de l'Amour, la poussière de l'Etre, ainsi te dis je afin que tu comprennes qu'il n'y a pas que les passions qui gouvernent l'Etre, mais bien plus, une éthique formelle que rien ne peut destituer et ensevelir,

L'éthique de la beauté, de la Sagesse et de la grandeur, de l'Unité les états de la Nature qui vibre en chaque fibre du vivant, en chaque élan du coeur comme en chaque état de sa divinité, car il est né de la divinité et rejoindra la Divinité, quoique on en dise, quoique l'on fasse, ainsi tais ta langueur, tais tes cris de souffrance, tais la souffrance elle même dès lors tu seras Etre et non plus esclave du paraître, esclave des sens qui ne sont que respirs sans conséquences pour les lendemains à naître,

Regarde le Monde, regarde l'Univers, les Univers, les floralies de la beauté qui signent de leur noblesse la présence de la Vie dans ses multitudes de formes, regarde l'Amour avec d'autres yeux que ceux des sentiments, regarde au delà de toi même et constate la réalité de la nuptialité vivante, dès lors oeuvre en sa destinée et ne cesse pour accomplir, créer, vivre simplement la gnose fidèle de l'éternité qui se doit malgré les cycles passionnés qui parlent en nos demeures,

Non qu'ils ne soient nécessaires, mais qu'il convient de les dépasser pour faire parler la puissance de la volonté, la candeur de la nuptialité, la densité de l'instant, et la préciosité de l'ornementation de la Vie, la Vie dans sa parure, et non dans ses états les plus assignifiés, la Vie dans son exacte révélation, la Vie haute en couleur que tu dois animer pour t'animer à sa pure détermination comme à son pur enchantement, ainsi petit homme te dis je afin que naître te soit renaître à la vitale perfection . . .


Debout au milieu des ruines :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-074-2

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:25 )
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