Welcome ! Bienvenue ! New World Organization ®
Home
AU FIL DU TEMPS
DES ARTS
DEBATS
DEVENIR
ALL TEXTS
Documents
LIVRES REFERANTS
LIRE
LIVRES
UNIVERSALITY THEORY
HARMONIA UNIVERSUM
BOUTIQUE
Wrapper
Liens
Flux RSS
Contact
PARTICIPATION
Recherche
FOCUS SUR L'AUTEUR
Latest News
Search
Other Menu
Administrator
 
Home arrow ALL TEXTS
Blog - Content Section Layout
De la foi dévoyée...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:14
De la foi dévoyée...


Des existants de l’aube venaient du Détroit de Tannhäuser les cimes de l’ambre, ces cimes joyeuses, telles clartés diaphanes dont les embruns adulent la fertile densité, et dans la pluie de leurs ocres majeures, ces cristallisations vivaces des mondes éthérés qui surgissent du néant, improvisent des douves nouvelles, où l’ivoire parfum des frais minéraux s’enhardit pour prononcer le nom du rêve des algues du Chant,
Clameur à mi repos dont la compréhension fulgure le devenir institué, site éclairé du Monde, aux parousies enfantées que le nectar nomme, souffle du Verbe azuré de l’horizon le vecteur, des sites l’élan sauvage maîtrisé initiant le clair respir de la pensée et de ses ondes, qu’iris la pluie d’or dans le chemin de la vertu et de ses lacs épurés dont les mânes à propos délibèrent le sens, haute et noble aventure qu’émondent les âges dans leurs déploiements,
Les plus austères comme les plus prolifiques, dessein de la proue des plus belles nefs qui s’en viennent l’Oasis de la nue et de ses caresses ambrées, de vive éloquence dans le préau des ondes dont les frises insouciantes s’élèvent d’un respir dans la suavité d’un séjour, dans la candeur d’un amour, ceux de la plénitude composée, cette face de la Voie dont le défi était présence en toute face de ce lieu qui lentement insinuait sa pure volition,
Ici et là, dans la féerie des jeux des fêtes en séjour et des prismes sans retour, éclair de la pensée qui nature le songe et éveille la portée des mondes qui ne s’ignorent, ne se corrompent et ne s’oublient aux latitudes ouvragées par le zéphyr et ses plaintes mystifiées, par delà les flots et la gravitation des forces qui fulgurent l’impensable et le sans regret, par delà ces épures qui inondent les faces de la terre et de leurs serments,
D’équipages les transes évertuées qui forcent le pas de l’ambre et assument la densité de l’existence, imposent dans le secret des lacs opportuns la préciosité de l’œuvre et de ses semis, moisson d’Azur aux constellations divines qui vont et viennent le cil de l’orbe et de ses actes, silencieux de la mémoire ouvragée des rythmes qui se doivent et se perdurent, ces rythmes que ce Détroit enchantait dans le verbe des flots acclimatés,

Dans la somptuosité de ce préau ou Iris et Veneur se tenaient, enchanteurs de ce Monde, enchanteurs éclos dont la pure viduité exprimait l’harmonie et l’assomption de cette harmonie, d’une perception magnifiée l’instance et l’élégance, toutes désinences dont la clameur ouvraient sur ce monde adulé l’incarnation et la densité de cette incarnation, pur séjour de jouvence, fut il dit, pur séjour à œuvrer et destiner dans la mystique de ce jour prononcé,
Voyant des éclairs se dissiper la torpeur des jours anciens pour naître la gravure d’un univers achevé, libre de ses astreintes et de ses contingences, fulgurant par delà les mythes l’inaltérable source d’une joie safranée dont les parfums endeuilleraient à jamais les sentes de la nuit et de ses volitions natives, efflorescences sans destin aux prismes de la conscience qui révélaient la puissance de l’Avenir, dans la confrontation gigantesque qui s’était achevée,
Celle voyant la puissance de la Gloire soumettre à jamais le déni de justice et ses fléaux d’armes, hier, déjà cité d’une prairiale demeure en souvenir des terres austères, de leurs élémentaires incertitudes et de leur oubli magistral, celui du Pouvoir, non le pouvoir de la déliquescence, mais de la construction, cette construction majeure qui s’argumentait maintenant en toutes faces de Véga, et ce jour frappait à la porte de cette aube,
Ce jour suave et béni dont les ramifications s’éperdaient à l’infini pour conter l’immortelle randonnée qui se devait de naître et prospérer, voyant des Etres les rires et les joies dans la pénétration féconde des ondes et de leurs miroirs alanguis, voyant des Astres la pluralité exonde des moments de magie qui glorifiaient l’instant, le sacralisant dans la vertu du possible et de ses capacités fulgurantes, hâlant de ci de là les limbes et leurs sources de vigueur …

«… Préambule de l’aube qui nous destine, dans l’âme de la Voie et de son fruit, dans ce sens de l’intime conviction qui perdure par delà les rêves, les songes et les harmonies nées de la quiétude, par delà le sentiment de l’orbe et de ses messages les plus denses comme les plus perfectibles, nous y voici, O mânes, nous y voici dans la pure latitude des éléments qui nous enseignent, dans ce chemin de la Voie qui s’accomplit et qui se prie,
Dans ce souffle et dans son ardeur qui ne se désire mais se persiste, sans oubli, sans jamais ce sens de l’oubli qui de faces en faces, de témoignages en témoignages, toujours se présente et s’officie, se décline et dans la dysharmonie féconde l’insatiable et l’éternel, et l’onde en ce miroir qui vogue vers l’infini, dans sa mansuétude, dans sa délicatesse, ses mages essences et ses nuptiales densités, qu’ivoire de nos nues le cil de l’élévation,
Voici des œuvres l’œuvre qui mûrie, dense de l’apprivoisée, de la pluralité exonde et de ses semis de moisson qui s’initient de prestige en prestige vers l’éclair de l’horizon le plus profond et le plus signifiant, dans cette incarnation qui nous vient, dans ce désir de toute profondeur comme de toute insistance qui s’achève et déjà, estompe à jamais ses litanies, ses liens cendrés, ses vertus désunies, ses conjonctions dépéries,
Toutes voix en lianes qui se taisent et disparaissent aux conflits des terres arides, de celles qui ne perdurent, car dans l’officiant matin du séjour voici que s’acclimate la raison et sa parure, O douves immortelles dont les randonnées certaines éblouissent le carcan des âges et leurs floralies votives, instance prestigieuse qui oriente le propos de l’Etre en séjour, de l’Astre fidèle le matin d’ambroisie qui signe de ses écrins la pleine ascension Solaire et ses racines,
De pentes en pentes, de douves en douves, dans l’armoirie des cieux qui s’entrelace et se désigne afin d’engendrer le pur moment de jouvence et d’éternité, cette jouvence d’une ordonnance magnifiée dont les ondes stigmatisent ce don de l’Eternité en la demeure de l’Etre et de son firmament, clameur sans repos des signes qui alimentent la destinée, répond de voix en voix dans la cristallisation des actes la semence de la parure qui se doit,

Celle du Vivant épure de la majesté et de ses sens, épure de la gravité du songe qui ne s’entache des moindres sillons qui gravite l’imperfection et ses doutes, toutes ravines de la poussière qui fulgure le détail des aventures les plus troubles comme les plus incertaines, inconnues devant ce moment de l’Astre qui paraît, lentement se prononce puis dans la féerie des vagues de l’azur se manifeste au plus haut zénith pour conter le langage de l’Absolu,
Ce langage qui irradie toute certitude, tout flamboiement comme toute espérance, entendu et signifié d’onde pure dans l’étreinte du Verbe qui se façonne, sans déploiement stérile se conjugue et dans l’harmonie la plus sublime, d’un éventail de gloire, assigne le temps, l’espace, et leurs coutumes à l’union sacrale de la pure volition, cette entité qui n’a de lieu comme de temps, cette entité féconde qui jamais ne cesse de construire dans l’œuvre et pour l’œuvre,
Car gardienne du firmament et de ses vastes frontières, là où le lieu n’est plus, là ou le temps n’est plus, dans ce signe de la constellation des âges, dans cette parure de l’Espace, là ou tout se confronte, s’ennoblit et se détaille, univers gravitant de la perception qui naît à la perfection et ses hymnes éployés, dans la magie de l’ambre et de ses forces, dans la candeur et la splendeur des souffles, dans la spontanéité de l’Action, dans la grâce et la certitude de vaincre,
Dans ce sens commun de la pure décision qui ne se commet mais toujours s’irradie afin de porter par delà les moments disgracieux de la peine en conflit, l’acclimatation du sort et de ses orientations, vécues et à vivre, et dans le talisman du sort qui frappe de ses rayons le pavois de la Gloire, et dans la juste renommée de la nef du Pouvoir qu’il incante et jamais ne destitue, pour signifier dans l’onde le devenir et sa Voie… »

Enseignement au large horizon éveillant les prémisses des léthargies pour les amener à la graduelle appartenance de la Vie et de ses mémoires antiques et de son devenir mystique et flamboyant, toutes forces sur l’horizon engendrant des cieux limpides ou se tenaient, faste de l’Océan, l’écrin du solstice, cet écrin entouré de mille nefs en majesté, éblouies par la clarté simple et précieuse de cet élément de la Vie forgeant le réel dans cette dimension traversée de l’Espace,
Et de son Chant, ici, dans cette temporalité d’un hymne la préhension et le séjour de chacun se tenant aux flancs des citadelles pour porter message de pure ovation à l’orbe constructif lentement s’irradiant pour porter au-delà des Iles amères le signe de la renaissance et de sa portée, de son éloquence vive l’embrasement et la fertile renommée, toutes forces en essaims délivrant la prouesse de ce qui fut et de ce qui serait parmi le miracle des mondes,
Ce miracle de l’éther, ce miracle de la Foi soulevant les montagnes pour apporter le frisson de la nef miraculée, ouverte sur la parure de l’Univers et au-delà des Univers, ces mondes en éther suivant du site la préhension, la maîtrise et l’essor de gloire qui devait s’achever pour forger en miroir la descendance unique et signifiante de l’Eternité, vagues en afflux, vagues de la Voie portée par les Voix en nombre qui déployaient leurs oriflammes,
Afin d’engendrer par ce site la densité du nectar de Vivre et d’essaimer, cette densité éclose libérant des fronts purs les joies affines de la beauté et de ses instances, la joie vive de l’eau vibrant de ses nacres parfums la roseraie des enchantements et de ses ambres, qu’une stance désignait dans l’Azur, une stance volontaire venue des prairiales demeures, des hautes fenaisons et des moissons conscientes, délivrant des âges la promesse fertile de ce devenir,
Qui maintenant à la porte des nefs enseignait sa précieuse mélodie, instance et principe de toute autorité qui de la voie naviguante évertuait l’hymne et l’enchantement, repris du Chœur de la juste vitalité en ses émois et ses ramifications sans troubles, dans l’ardeur d’une Foi éclose qui justifiait sa puissance et son inaltérable conjugaison de vivre, tandis qu’au préau du Détroit, s’affairaient les équipages en promesse du séjour à naître,

Par delà ses rives et ses essaims éclairés de myrte et de miel, égrégore des âmes biens nées, Utgard était en effervescence, venus des quatre coins de ce monde de Véga se pressaient chevaliers et bateliers, marins et soldatesques des univers conquis, et dans la frénésie de l’amorce du départ vers les Iles oublieuses, un seul élan portait ce monde sans naufrage qui avait su vaincre toute infidélité, la nue cendrée portait ce rêve et les orientations des nefs,
Dans le prisme des détails avérés conjuguaient leurs essors pour livrer parousie domaniale, conscience de la juste renommée qui ne se devait de tarir mais éblouir, dans l’astre du moment la majesté du songe qui s’évertuait dans le réel et ses harmonies, d’un décor théâtral le flux et le reflux des vagues portuaires, ou les auberges ne désemplissaient pas, les joies et les sourires s’émerveillaient des contes qui devenaient légende au fil des boissons mûres,
Qui se délivraient, et dans la danse des oriflammes bercées de rêves et de sensations naissait la pure volition des êtres de ce temps, les uns à l’écoute, les autres acteurs, tous dans la féerie de ce moment de partage illuminé qui striait l’horizon d’un verbe fort et sûr dont l’accomplissement chatoyait la dimension de nectar lacté et divin, devise des miels de saisons aux hospices sans naufrages qui parlaient la désinence des propos,
Dans l’acte et pour l’acte évertué qui n’avait de raison que dans l’officiance de ses incarnations et de ses chants, parousie de l’essor fut il dit, des méandres sinueux des villes et des cités les flots conquérants s’avançaient, et l’épure des visages constellait la dimension de l’ovation qui était advenue dans l’intègre partage des signes qui ne se refusaient mais se prenaient pour offrir à la plénitude le souffle d’une assomption soudaine ou chacun se retrouvait …

« …Ainsi ce devenir qui ne se doit seulement d’immortalité mais d’accession dans la gravitation du Pouvoir qu’il éclôt, instance de la féerie des âges qui s’initient en ses détails et ses fonctions, et ses cils ouverts sur la réalité et ses majeures demeures qui ne se déploient que lorsque l’onde du monde en ses prismes et ses géométriques instances se définissent et se magnifient d’une force nouvelle à voir,
Féconde de la densité de chaque puissance comme de chaque prononciation en ces puissances qui sans équivoque fondent la destinée et ses parchemins, au-delà des sarcasmes de l’ignorance, au-delà des ruptures qui immobilisent et cernent les plus belles nefs pour mieux les enliser dans l’incompréhensible et ses fantaisies les plus viles comme les plus enténébrées, dans la marche apprivoisée, les essences qui ne savent corrompre, les liens qui ne savent enliser,
Les fondrières qui ne savent retenir, toutes devises contraires qui ne savent contrarier l’avance indélébile de la Voie dans sa pure majesté, dans sa pure autorité, dans cette gravure de la Vie qui est l’initiation suprême, comprise sans doute déjà la révélation de cette liberté du Vivant, de cette force de volition dont il est le signe de l’essor et de ses fêtes, et de ses rythmes, à jamais dans la nuit ouvert sur la clarté et ses dimensions,
Les plus vastes comme les plus profondes, dimensions exhaustives que toute force sait comprendre et initier si elle est mesure de leur déploiement dans la maîtrise de leur souffle, instance comprise et comprenant, instance sacrée qui fulgure le Temple du séjour et de ses harmonies, ce Temple hier aux frondaisons des labyrinthes disparaissant sa volonté dans les nuisibles incarnations de la reptation et de ses crispations lamentées et développées,
Comme pour mieux taire à jamais sa fertile densité, comme pour mieux à jamais martyriser la conscience de ses frondaisons et de ses forces, qu’il convient ces jours neufs de ramifier et perdurer au-delà de leurs sols esseulés et poussiéreux, maîtrise de l’ouvrage qui vient et dont le serment sera de naître la pure viduité, cette conscience qui ne se parodie mais toujours s’officie afin d’iriser la parure novatrice de l’Eternel et de ses Chants,

Ainsi, délivré du néant j’apparaîtrai à ces Peuples Dominants et leurs forces obscures devant mon cœur triomphant disparaîtront dans l’éclair du Chant, porteur de noblesse conquérante, divin de l’Astre la mesure de tout déploiement dans la constellation du Voeu et dans la joie et dans la Voie qui nous sont demeures, te dis je en préciosité du levant qui témoigne, de ce Site d’Oxphar les myriades qui nous sont répond,
Alors que se taisent les dysharmonies pour féconder son sol de l’autorité la plus dense comme la plus précieuse, dans la compréhension des hymnes qui s’enseignent et se répétent à l’infini des âges et des souffles, venant des sens la venue nouvelle à voir de l’Empire et son Ecrin, si tant perdu, si tant oublié dans la démesure des propos, dans l’arrogance des errances, dans ces rythmes broyés qui nous sont devenus combats,
Et au-delà de ces combats épures de la mort elle-même, de cette étreinte qui fulgure encore nos corps et nos sentiments les plus purs, et nos stances les plus précieuses, te dis je dans la désinence de l’aube et de ses clartés qui nous sont appels, appels désespérés et clairs pour l’entente de la nue et de ses souffles, entente si vaste par les frondaisons de ce que furent les antiques appréciations du Verbe et de ses semis,
Par delà les remparts de la frivole inconscience qui frappe de ses écrins les amertumes de nos heures passées et oubliées, O temps des temps qui succombent et ne se renouvellent, alors que la Foi elle-même, instant sacral en notre étoile, lentement diffuse sa vocation au-delà des ramures éperdues, et des respirs qui s’indéfinissent dans la seule langueur de l’oublieuse préhension non maîtrisée, de celle qui officie par les chemins de l’ombre … »

Mage au rêve du règne qui s’incarnait les volitions ordonnées ne s’estompaient mais caractérisaient dans le feu de l’âge qui s’éveillait les parures à cristalliser, ici et là dans les exactes dimensions qui se devaient, et des nefs en parabole les fluviales ardeurs, tressaient les ornementations fractales qui parviendraient la mesure de l’orbe et son serment, tandis que naviguant et solidaire, Valois, maître de tous les équipages,
Revenu des Nixes pour ce préambule de reconquête globale, dessinait aux constellations l’écrin de cette vision sacré qui épanchait ses racines par delà le simple horizon, dans l’assomption et sa vitale perfection, moment de l’imaginal arboré et supérieur, devisant des ramures les épices et les stances qui se devaient afin d’offrir aux promptitudes des élémentaires distinctions les caractéristiques initiées de l’aventure et son propos,
Instance aux marques de la viduité qui se prononçaient, s’épanchaient et s’enchantaient en ces promesses de la Voie et de ses desseins les plus marqués, s’initiait et se perdurait dans un message rare et sûr dont les efflorescences nacrées développaient des limbes les serments d’un avenir sans doute, cet avenir si composé qu’élémenté en chacun comme un rayon de Vie que rien ne semblait devoir ternir, que rien ne semblait déconvenir,
Car de la pure viduité le porteur de tout devenir conquérant, conscience, et au-delà surconscience du Verbe dont la perception renvoyait en écho les cristallisations affines et nécessités de l’Ordre et de sa mesure, au-delà des imperfectibles demeures comme des velléitaires compassions, ce monde n’ayant de raison que dans la probité du témoignage d’Etre et d’assumer la pertinence de l’immortelle randonnée,
Celle de la Vie, constante en les regards des piliers de ce Monde renaissant, des triades ordonnées la puissance des stances d’Evir, Etol et Odrin, qui accompagnaient, martiaux, Veneur en ses moindres élans afin de ramifier sa pensée par les souffles de chaque Etre par ce Chant, du cil la pérennité des ondes qui se déploient, ouvrent sur le moment le lac de fortune dans lequel se baignent les plus beaux rêves pour les tendre vers le réel,

Et ses armoiries les plus fidèles, les plus conséquentes et les plus signifiantes, dans l’Azur d’un serment unique, faire vivre à jamais le flamboiement de l’Empire et ses ramures, cet Empire si broyé hier, si défiguré aux vastes atermoiements de la volonté, ici sans hospice dans leurs mesures qui se voulaient inexpugnable et qui se révélèrent dans le combat et l’ardeur poussière d’une conjonction nécessaire,
Cette nécessité en compréhension de la préhension de la Vie et de ses prestances majestueuses, toutes vagues officiées qui maintenant se tressaient et explosaient de couleurs et de sèves dans le romarin des lys argentés dont les voiles des navires reflétaient l’immortelle condition, conjonction des souffles et des respirs dans la maîtrise de l’élan qui maintenant prenait des cohortes les essences les plus rares afin de ramifier l’ordonnance et son vœu de pure volonté,
Ici et là dans un répond magnifié qui initiait chaque plénitude d’un sens gravie, écrin du faste et ardeur de cet écrin dans le cil de la randonnée féconde qui maintenant irradiait le devenir, d’un berceau Mage les conjonctions sereines qui délivraient de douves en douves les finalités exhaustives de ce qui allait advenir, ce cil du métal hier aux frondaisons dilapidé à reverdir dans l’âtre du séjour des Iles des Ases, là bas, au chemin de la libre appartenance,
Qui furent gardiens et ne surent taire les litanies qui officièrent, inféodèrent et enchaînèrent, destituant le sens de la réalité pour de pauvres volitions qui ne se mesurent qu’à la détresse des cœurs et à l’intègre participation à un vœu qui ne trouve plus de porte pour jaillir sa fertilité et sa dimension magiques et supérieures, instance du drame, de la Foi dévoyée les cohortes empruntes à la raison du terme de ces inconstances qui brisent les marches du corail…

« … Ainsi la vague qui se prononce, par ces chemins en troubles qui nous viennent jusqu’ici et nous parlent de mondes encore clos qui ne savent se révéler, de ces mondes encore nocturnes et dépaysés qui de faces en faces se répondent dans l’incompréhension et ses racines, cette force paralysant toute nature de la Voie pour s’autoféconder et s’autosatisfaire dans de végétales parousies ou le bonheur n’a aucun sens,
Dans cette aube dont l’Astre est mesure de notre élan comme de notre sauvage destinée, qu’ivoire, qu’y croire, déjà l’enseignement nous soumet dans l’ardeur de la précision qui de houle en houle rejoint les foules et dessine dans la pluralité des ambres lactés les efflorescences natives de ce zénith qui pale notre mémoire et nous enseigne le dessein, ainsi te dis je dans la parousie des stances qui ne s’amenuisent mais se perdurent,
Par toutes faces de cette Ile de notre destin comme de notre appartenance, désignés de toujours en ce jour qui brille l’oriflamme de la pure volition qui navigue notre hère sublimé et constellé par le miroir des ondes, et l’initiation se tait pour paraître la solsticiale fête du vivant, regardes, ambre parfum des roseraies et lys ornementation des splendeurs affines, vois tu ce monde qui renaît, va et vient dans sa continuité au-delà des discontinuités qui furent,
Et l’étoile majeure dans sa fractale désinence incline ses rayons pour empourprer d’un désir les cimes de son état comme de sa puissance, il y a là des rires, des joies qui ne s’estompent mais se répercutent jusqu’à l’envie dans la clameur de la Voie et de ses apprentissages qui furent, de ceux que l’on n’oublie pas malgré les temps qui passent et ne renaissent, malgré les stances qui s’amenuisent puis disparaissent pour laisser place au désert et ses incarnations,
Désert qui ne se façonne au devant de leurs puissantes allégories qui nous parlent encore dans le jeu même de nos corps qui furent épousés par leurs sens les plus divins et les plus exacts, par la nue de l’Empire qui, fourvoyé, se lamentait dans l’intarissable destinée de la nuit et de ses épouvantails, ses terres bafouées, ses aires décimés, toutes voies de l’incarnat dissipant la pluviosité de l’existence pour profit d’une inconsistance qui ne peut être naviguante,

Tant l’azur en ses feux pauvreté d’un langage qui s’ignore et ne se témoigne, sinon que dans la destitution, cette œuvre qui nous fût et qui nous parle au-delà des racines de leurs maux et de leurs colères avortées au silence de nos chants, ainsi dans le flux et le reflux des flots qui nous agissent en cette cité d’Utgard dont le renom témoigne du cristal devenu de nos combats et de nos stances, de nos forces éployées et de nos adresses conjuguées,
Toutes forces dont l’autorité nous parlent à jamais et que jamais nous ne pourrons mépriser ni même destiner car de leur propre mesure le sens du réel et de ses harmonies sans troubles qui incantent la demeure de nos cœurs, cette demeure, O Iris qui nous viendra, je te le promets, comme peuvent se promettre les plus doux serments et les plus nobles causes, comme peuvent s’élancer dans l’azur les Aigles purs de nos stances qui sont, là bas,
En notre Hyperborée natale qui redeviendra le Temple de nos cœurs, te dis je dans l’horizon qui fulgure le Temple Souverain, alors que se taisent les fanions de la nuit, alors que dansent dans le préau des rives et des citadelles des œuvres nouvelles qui viennent l’espérance et au-delà l’espérance la pluviosité granitale de la constructive éloquence, armée du Chant en ses racines s’élevant jusqu’aux cimes pour provoquer la beauté et en assurer la dimension,
En assumer le contrôle et l’éternité, cette éternité qui se cherche depuis tant de millénaires sur notre terre vécue et à vivre, par delà les pentes de la nuit qui fut et qui ne reviendra, par delà les équinoxes et leurs constellations sombres et équivoques qui naviguèrent tant de respirs en volonté, ces respirs que nous reviendront, ces respirs qui sont présence, ici et là, au-delà de l’Océan d’Aégir, et qui forgent les épées de la beauté … »

Qu’Isis en sa pluie d’Or des âges opalins aux mânes sous le vent, des fruits l’ambre qui s’émerveille et dans sa préciosité incante par delà les Univers le fier essor de l’épanchement, ainsi allaient vermeils les temples anodins, les frissons de la joie, et les respirs sacrés qui déversent en secret les émois les plus brûlants comme les plus ardents, tendres litanies des contes qui ne s’effeuillent mais se définissent pour orienter le Verbe et ses ramures extatiques,
Où l’ivresse lentement se cristallise pour témoigner de l’essor conjugué des âmes sous le Chant, ces âmes navigatrices de haut vol, au-dessus des eaux, fulgurant le cil devenir des exondations fertiles aux demeures et des stances sans repos dans l’ardeur du moment, développant en leur assurance le terme de toute digression, qu’il fallait ce jour destituer pour révéler et agir le sens au-delà de toute profane langueur, au-delà de toute puérile désinence,
Afin de forger l’Astre et son couronnement, de la destinée les corolles évertuées qui maintenant affinaient leur splendeur pour accueillir la voix de stentor de Valois qui indiquait la marche à suivre afin d’élémenter et conjoindre ce faste qui se devait de naître et perdurer afin de signifier la portée de cette épopée qui se fondait dans le principe même de tout éblouissement Vivant, au-delà des flancs déchirés, des moiteurs distillées dans le frontal abysse,
De la torpeur et de l’oubli, afin que se révèle aux mages éloquences des brises les jeux de danse des cargaisons ouvragées délivrant de ports en ports les ramures de chacun dans la quiétude et la joie des parcours, dans la conscience de l’épure assumée qui veille les denrées, enchante les aventures et formalise les désirs, ici et là dans la pluviosité d’un granit essaimé dont les marbres étincelants conjuguent les respirs et les octroient à la pure viduité,
Chants, et Sacres en ces demeures qui déjà éblouissent la plupart des routes maritimes, qu’il restait à faire naître par les épreuves et les grandeurs dans ce lac cendré qui du Nord était appel, inclinait et déterminait chaque être par ce temps, ivoire, d’une certitude que rien ne saurait taire, devenir des hospices de la Voie en leurs lames profondes, en leur dessein joyeux, en leur clameur surannée, au-delà de ces abysses qui semblent nés de la témérité des éléments,

A vaincre comme toujours vaincu, car d’Aégir la source et le serment de toute vie, car d’Aégir la force et la tourmente, l’indéfectible mesure du Vivant, ainsi, des mânes à propos dans le propos qui s’éveille alors que dressaient les fanions leurs couleurs sans équivoque pour indiquer la voie du départ, alors que les rames tressées s’empressaient des liens des flots pour délier leurs chaînes, alors que le soleil, haut dans le ciel de Véga, annonce notre prochaine victoire,
Insigne de la clarté universelle que traversait l’Aigle Impérial, novateur de la nidation de ce Sacre, témoin d’un témoignage puissant qui sied à la pure volition, porteur de la ramure des temps antiques en ces temps présents, là gîte de la plus belle nef qui parcoure l’immensité, au préau de l’Astre et dans la splendeur du jour neuf qui ne s’alanguit ni ne se désespère, Nef de Cristal au cristal arboré que la puissance de l’Unité devise,
Par l’Esprit incarné de la route de ce Chant, flamboiement suivi au bout de ce monde car éclairé de la justice, et à laquelle se rendait hommage, non l’hommage de la prosternation, mais de la révélation, afin d’éployer les ailes de la protection de son Chant au-delà des rimes effeuillées qui déjà voguent leur propre écrin, là bas, dans cette indétermination dont les remparts se sont effrités devant l’agression de ce que furent les ténèbres et leurs idoles sauvages,
Là bas, vers ces Iles des Ases qui viendraient délivrance et renaissance pour en ouvrager la pure désinence et la grandeur armoriée, dans le cycle et par le cycle embrasé de la pure volition qui jamais ne se terrasse tant lambre en son chemin le secret de tout essor comme de toute vitalité, ferment des azurs sereins que la voix du sérail éclairait d’une puissance novatrice et parfaite que l’onde renvoyait en écho par delà les forces tumultueuses de l’horizon …

« … O Temple de la mémoire par les villes abordées, malgré les fenaisons et les moissons des agapes de la nuit, malgré les forces contraires qui délimitent leurs conjonctions dans de formidables errances qui nous furent coutumes et dont nous savons désormais combattre les litanies, par delà les songes et les rêves, par delà les mythes et les rythmes qui bâtissent la conscience, car la surconscience veille ce dessein de l’immortel devenir qui nous est Loi,
Et que nous destinerons au-delà des prévarications de l’onde afin d’asseoir la puissance là où elle se doit, là ou elle naît et là ou elle se doit de vivre par les sites retrouvés, par les mythes engendrés, nous y voici de retour dans le large équinoxe qui flétrie les rives antiques et notre Foi, levant ses oriflammes, venue des mille monts, des mille sources, pour d’une solsticiale grandeur avenir la pure joie dans les cœurs, dans les corps, les esprits et les âmes de ce temps,
Dans la pluralité exonde des feux anciens qui veillent sans chagrin l’espérance et ses vierges mesures que l’éblouissement ne saurait corrompre, tant d’ardeur dans le message que de la pluie d’iris nous vient l’essentiel parcours, éclair des racines que la puissance invoque au large de l’Azur et de ses forces, ainsi, mes Equipages, en tresses irons-nous ce cycle qui s’éveille, et des mâtures les bruissements des vents souverains qui voguent les mers altières,
Et les Océans frontaux, notre Chant pour seule peine, notre Chant pour seule gloire, dressant le firmament en la mansuétude du sort, pour combler la colère des cieux, adjoint de notre propre colère qui ne se délétère aux parfums fugaces des ambroisies d’ivoire et d’histoire qui furent, de ces essaims sans liens qui, légers et cendrés, cherchent notre perte aux flots profonds des jouvences incertaines, car Guerriers majeurs nous ne saurions nous éperdre,
Dans la nue glorieuse des abysses les plus profond, tant que notre marche ne trouve renaissance en le sort et tant que ce sort ne saurait être vaincu par nos élémentaires promptitudes, de la Voie le sérail et ses harmonies sans troubles qui fustigent les nombres et les siècles, ces nombres qui nous sont communs, ces siècles que nos pentes regardent avec tendresse et que nos cimes devinent dans le souffle que nous agissons pour les rendre à leur sérénité et leur grandeur,

Toutes voies offertes qu’il nous suffit de prendre, comme en cette habitude générée de nos combats et de nos vœux que rien ne saurait arrêter, tant de cil en éveil en leurs feux de lacs ouvragés, des rythmes œuvrés les candeurs absolues qui se tressent d’émaux fiers dans les lagunes et les rivages bâtis de nobles assurances, alors que le Vivant s’éveille, et dans son immortelle candeur découvre des paysages neufs sous ses yeux éclairés,
O prestige de l’innocence qui lentement découvre le parfum des roseraies, O mage éloquence des antiques demeures qui ceignent leurs plus belles parures pour offrir au passant l’efflorescence de la mémoire et de ses jeux, dans le sursis d’une heure seulement, d’un instant grave et signifiant qui développe ses incantations et au-delà de toute disposition particulière engendre la pure volition en chacun d’entre nous, cette volition de vaincre pour renaître,
Ainsi, O fiers rescapés des combats d’hier, ce combat se montre, se tresse et s’enfante devant vos yeux clairs, et nulle clarté plus divine ne viendra en taire le frisson, car là se tient le lieu, le lieu souverain de la pure beauté qui gravera à jamais la fertile abondance dans notre corps de Véga, dans notre sein et notre Amour impérissables, dans ce feu des écumes et dans les houles à propos que l’orientation du Vœu engendre et témoigne,
Horizon de la source nouvelle que nous irons boire, O amazones écloses des ramures impériales, O guerriers de l’Ame qui destinent les souverains et adulent la prêtrise de la voyance, cette voyance de nos armes légères portant au-delà des artifices le sens du sacré, afin que renaissent des élytres les chants de la nue portuaire et de ses états, dans le firmament de nos nefs bleuies voguant d’un horizon à l’autre, sans voir leurs cales pillées … »

Préambule des ondes aux mages éloquences, dans la brise romarin des algues du zéphyr cendré, déjà des barques de cristal achevaient leur périple et d’autres encore dans les frondaisons des nuages bleuis élevaient des sacrifices de voilures hautaines, il n’y avait plus de sens au rivage parcouru, il n’y avait plus de stances aux errances de la pluie et de ses apprêts majestueux, qu’un Univers à naître et féconder pour d’un cil éveiller sa prétention,
Aurore, dans l’apprentissage des roses et dans la saillie lointaine des vagues sur la Mer, dans ce gouffre de l’Océan dont le verbe engendrait la félicité et ses routes d’ardeurs communes, et la nue, dans le silence sans équivoque des glaïeuls sertis de rêves, devisait cette étrange félicité dans laquelle se retrouvaient baignés de certitudes les Etres par ce temps, cet espace, dans le levant des orbes qui maintenant d’irisation en irisation se développaient,
Mantisses de l’Ame aux clameurs de la baie transfigurée voyant des signes l’élémentaire persuasion de Tannhäuser s’élancer vers la gravitation de l’éclat des ouvrages ivoirins, insigne dans ce préau des âmes légères aux volontés affinées, aux sagacités désignées, des preux Chevaliers l’Ordre et la mesure qui fulgure chaque Temple, chaque message, chaque densité, dans la nécessité du Verbe et de ses élans qui cristallisent toute promptitude,
De l’Etre en semis les moissons de l’ordonnance la conquête et ses royaumes, là bas, dans le dessein des azurs sans regret, des sources sans amertumes, des cils l’épanchement et la moisson, des signes la constance et l’apprivoisement, toutes viduités partagées élevant aux sillons des houles mortelles l’apanage de l’Esprit qui vogue au-dessus des eaux, témoignage de la déité et de ses immortels rayonnements,
De ceux qui flamboient les terres austères comme les plus désertiques, de ceux qui jaillissent l’écume des terres les plus joyeuses comme les plus fertiles, dans la joie de l’abondance comme la tristesse la plus affine ou se meurent encore les nidations de la poussière, qui déjà savent renaître au poudroiement limpide de cet essor qui culmine toute force comme toute voie dans la Voie incarnée, dans la gravure de ce sens de l’ultime destinée,

Dessein de vague en vague, d’assauts en assauts fulgurant les proues de ces Nefs Impériales striant l’immensité du Détroit pour annoncer au-delà des inépuisables sources de la nue le renouveau et sa prairiale apparition, née du baume dont le heaume se tresse des vertus guerrières et Olympiennes, sans masques et sans outrages dans la fenaison du sort qui convient, ne se dissout mais s’épure et se partage dans la raison des Mondes naissants,
Epure gravité tandis qu’aux proues des cils de ce firmament se dressaient les équipages pour apporter sur l’horizon le feu des anciens serments dans le lac de l’heure nouvelle qui devait être consacrée, d’un regard inépuisable le bord maître de l’élan qui les incarnait, au-delà, là bas, dans ce sillon d’écume de gloire qui présageait la définition de toute action comme de toute définition du devenir, de Veneur le signe aux constellations de la moisson,
Vague de l’Astre en sa mesure dans le tourbillon des flots qui maintenant se déchaînaient, occupant toute maritime mesure sous le regard de Valois, précisant chaque coordination des Actes afin de satisfaire l’orbe et en passer les stridentes inharmonies, dans un contrôle aérien dont le feu lactait l’essence et la promesse, l’iridescente et la pluviale arborescence, conjonction de fête lumineuse éployant ses ailes dans le fracas des armes en mystères,
Nuptiale destinée de ce chevauchement des heures tressées d’ondes amères, là bas, au-delà des précipices, la condition qui s’évaluait, des Iles encore, des Iles toujours dans la féerie graduée des moments magnétiques dissipant un naufrage pour éclairer leurs faces grandioses, à voir et à naître dans une sublime appartenance qui reviendrait, les Iles des Ases, magnifiées sous le vent d’Aégir qui pulsait leur gravitation intime et supérieure…


La Nef du Pouvoir
© Patinet Thierri .
ISBN 2-87782-098-X

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:26 )
Où la nue Dantesque s'élève...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:13
Où la nue Dantesque s'élève...


" ... En notre demeure, qu'ivoire le jardin des stances et leurs breuvages sans équivoques, nous sommes en semis, et notre devoir n'est de se taire devant l'incarnation qui brille de ses feux nocturnes le souffle et ses animations, car le moment n'est plus de l'existentielle perception, de la préhension même de l'existence et de ses essors par la pluralité exonde qui marque de ses entailles fécondes la terre de nos sources et l'étreinte de nos joies,
Et ce ne serait que détresse que l'oubli qui s'insinue, que la fatigue qui se remémore, que l'enlisement qui se conflue, lors que nos vestales attitrées ont su tant de guerre l'ouvrage ralentir l'inondation des cohortes de la mort qui ne savent désormais franchir le rubis des algues noires des plateaux d'Oxphar, cantonnés qu'elles sont dans le refuge de leurs citadelles qui vous semblent imprenables mais qui ne seront que parures de poussière dans le temps de notre devenir,
Non seulement dans la promesse qui mesure notre déploiement depuis les jours contés, mais dans la portée de la voie qui nous assure la félicité de cette victorieuse détermination qui ceint notre Agir et épouse notre Dire, ainsi n'est il temps de lassitude ni même de regret dans le fourvoiement des heures qui s'estompent, ainsi n'est il forge que de notre mesure pour porter le glaive au plus profond de la plaie qui assigne notre monde et le renie,
Est il désormais venu ce temps de l'officiante détermination, de celle qui ne se corrompt dans la désuétude, dans la lie des serments, dans l'oubli et ses firmaments de cristal qui d'épures en épures se concatènent jusqu'à ne plus être apparence pour le commun des vivants, est il désormais venu le temps de cette naissance qui ne se désunie de la vitale harmonie qui passe et ne revient, qui ne se conjugue mais se porte oriflamme de notre demeure,
Et dans le flux et par le flux, dans la conviction souveraine de la nécessité qui parle de ses rameaux et de ses transes, là, dans la nue fertile de l'ovation des stances qui ne s'évoquent mais s'enchantent afin de gréer la nef du désir d'Etre et de Vivre par toutes faces de cette terre de Véga qui, hier exsangue, aujourd'hui se lève pour affronter la force qui l'enlise, se dresse pour déclamer sa force et sa vitale harmonie qui foudroie l'infini de la perversion qui l'émonde,

Ainsi vous dis je par le fruit du sacre qui souverain élargit la sentence de nos principes qui fulgurent, ainsi allons nous porter ce coup de grâce à ces nombres qui veulent notre dissolution qui cherchent notre respir par toutes faces pour s'en arroger la participation vitale, ainsi et dans la beauté de l'oeuvre qui ne s'absente ni ne s'indéfinie afin de naître le chant de nos espérances communes et de nos stances devisées, afin d'orienter le songe dans cette réalité,
Cette réalité intrépide qui efforce nos devoirs, engage nos contributions et développe nos racines, là où les actes sont de pures jouvences, là où le cil répond à la clarté des rêves et de leurs mesures, là où la fertilité ne s'interrompt mais se destine, là où la clameur de la Vie est irradiation et conjonction de toute aventure, là où tout est participe de l'Eternité et de sa volition, de l'Absolu et de sa pérennité, dans ce coeur de la Vie flamboyante qui ne se désunit,
Instance qui se partage et se participe, instance à laquelle je convie nos forces et nos étreintes, d'un seul élan porteur de ramure, d'une seule joie fondatrice, par ces terres noires qui nous attendent et dont nous révélerons la perfection au delà de l'affliction dans lesquelles se plongent leurs forges et leurs écrins, portée du Règne dont nous sommes toutes et tous les puissances ouvragées, qui ne se délimitent ni ne se limitent dans la coordination des actes,
Ainsi le souffle du vent d'Aégir qui nous mène, ainsi la vaillance de Hrim quoi nous compose, et dans la justification de notre étreinte et de notre chant, et dans la prouesse qui ne se mesure mais se déploie avec l'harmonieuse volonté qui ne se dissipe ni ne se glorifie mais se partage afin de consumer l'errance et ses léthargies affines qui ne mènent qu'à la destruction et à la destitution, lors que nous voulons délivrer Véga de ces étreintes morbides et délétères ... "

Des orbes en cil dans la vertu de l'onde, le cri du Chant s'élève pour porter nouvelle, et des frontières lasses le fruit s'endort, qu'il convient de naître, qu'il convient d'essaimer pour ouvrir au large Océan les flux et les reflux des âges sous le vent, des algues aux lagunes aux mystères souverains, acclimatés et fiers, qui tressent leurs oriflammes sous le signe de la pureté commune qui s'exclame et se libère dans un flot violent et tendre à la foi,
Toutes voix portées délibérant les hymnes, ici dans la volonté du sacre, là dans la volition du songe, que nul ne se permet, que nul en son chant se trouble, déjà dans la semence de Midi l'heureux événement qui ne se sacrifie mais se propose pour disposer du temps et de ses assauts, de ses règnes et de ses forces dans la nidation des sources et les téméraires ovations d'un cri de guerre qui se répercute et foule au limon la dénature et ses scories,
Le fier essaim est là, présent, dans la mémoire des cieux et dans l'aliment des vagues qui déferlent, dans la plaine hier abyssale, ce jour inscrite dans la parousie des âmes qui se manifestent, se congratulent et s'ouvrent à la pérennité, cette pérennité qui s'attend, s'absente, se disconvient au delà de ces remparts qu'Oxphar montre en ses plateaux, ses abîmes et ses croyances forcenées dont les routes vives sont maintenues sous le joug de la force,
Cette Force vive qui depuis des années s'ébat et se bat contre la torpeur, le vide et l'immolation des anses maritimes, cette force souveraine sans failles qui ne s'apprête ni ne se prête mais toujours en avant se dresse pour officier au delà de la peine de l'affliction et de leurs ornementations sans songes, la beauté, cette beauté diaphane et claire qui inonde de ses prémisses l'orée des villes conquises et des prairies nouvellement acquises par le fer et par le sang,
Par le degré de ce message qui flamboie d'esprit en esprit, de corps en corps d'âme en âme dans le parchemin des ovations qui se flamboient, dans la divinité des sens qui se précisent, s'orientent et composent, là, plus loin, déjà en présence dans ces milliers de cohortes où se tresse le désir d'être et de naître la fluvialité des orbes de la paix, par les stances et les instances des pouvoirs gradués qui se fécondent et s'initient sans heurts et sans violences,

Inclinant à la mesure le déploiement vital, en renfort des troupes exondes qui furent, là, armes en signes des larmes du temps, permettant d'effacer les outrages et les plaintes des vives arborescences contenues, des liens dits infranchissables qui ce jour se rivent dans la poussière des âges comme rappel d'une incertitude qui ne viendra plus jamais broyer l'espoir, l'espoir de cette Vie majeure, l'espoir de cette quiétude nouvelle à voir,
Embrun dans le Chant, et dans le Chant vertu propice et motrice des ordres qui se prolifèrent, annonçant aux respirs d'autres voeux que cette simple conquête sur ce Continent en trouble de la Voie, assignant un âge de renouveau propice qui ne s'attend mais se prend dans la force et par la force dans la visitation de la vitalité et de ses orbes majeurs et conjugués, dans la candeur de la maîtrise et de ses songes qui ne sont abusés mais ressourcés,
Instance gravitée des mille essors qui fructifient la pensée et l'ordonne dans une situation nouvelle dont les ondes lentement conjoignent la perfection du Dire et de l'Agir, consument les noblesses d'appartenance pour ne laisser en place que la beauté de la déité qui ne se réclame mais est dans sa consubstantialité comme dans sa vitale harmonie, cette genèse de l'assomption majeure qui ne se préfigure mais s'instaure dans la simple destinée qui sied,
Et l'orbe en cil de ce voeu dans l'accomplissement sans naufrage qui se visite, l'orbe fruit de l'oeuvre qui se mûrit et déjà explose ses conjonctions dans la destinée de ce parcours dont les stances ne sont nées de l'imprévisible, mais de la nécessité dans son ardeur et son écume, dans sa désinence et son accomplissement, dans cette face de la beauté qui ne s'estompe mais toujours se signifie d'ardeur conquérante sublime et signifiante ...

" ... Qu'Isis en son Verbe le fruit d'Or et dans la joie nouvelle que l'espoir transforme et signifie, et dans la définition des rives qui enseignent et témoignent, de part la volonté des signes qui se répondent et se fortifient l'un l'autre dans la plénitude de la rosée matinale qui s'éveille, dans cette fructification des odes qui se témoignent et se réalisent, des hymnes l'ovation superbe qui s'acclimate et sans rupture se coordonne pour s'offrir d'essor sans humilité,
Qu'ivoire au delà de la nuit ardente, de ses frénésies, de ses voluptés, de ses incantation, ivoire des gemmes en lys horizons les fastes de l'ode qui se lève, où nos armées s'assignent, se dressent et se fertilisent dans un préau d'histoire dont les clameurs se joignent pour délivrer le superbe frisson de l'onde signifiante, de celle que nous recherchions par tout parcours, ici et là, aux marches de Véga, aux silences et aux phrases estompées qui nous appellent,
Des pluviosités qui marquent de nos sens les rappels antiques, les prémisses et les vertus de nos pentes, ces pentes qui nous révèlent, ces pentes dont nous marcherons la densité pour en apprécier la pure destinée, au delà des termes et au delà des horizons bâtis, là bas, dans le soir immense dont la clarté solaire imprégnera la déité, dans la clameur mesurée des iris qui poudroient la limpidité des chants et des hymnes enfin advenus par les cités,
Et nos rimes dans l'avenue de cette floralie qui se tresse, nos hymnes se portent, rejoignant les abîmes faciaux qui, délétères et envenimés, frappent nos cohortes aux remparts d'Oxphar, ces plateaux qui règnent encore la discorde, la démesure et ses cristaux noircis de haine et de propos, inclinant, votives des armées entière dans la souffrance et la catalepsie d'un outre tombe dont les moments stigmatisent en foule des rubis qui furent,
De ces émaux dont parlent les coeurs en émois, de ces diadèmes dont les couronnement frontaux sont des essaims dans le mystère des pierres, des sources incertaines dont jaillit parfois le nectar sacral de la beauté et la densité de ces âmes vagabondes dont nous recherchons l'absolu firmament, cette gaieté naguère éblouie et corallienne dont les effervescences altières sans corruption se prononce pour oeuvrer la fidèle incarnation de la Vie et de ses stances,

Des oeuvres à assumer, prétendre, et reconnaître dans la finalité exhaustive de l'épure qui nidifie ses exhalaisons souveraines, dans ce prisme de la clarté qui officie et dont les mânes à propos sont étincelles d'un verbiage sans refuge, qu'il nous faudra accepter dans leur prononciation fidèle afin de les intégrer et les régénérer au delà des parodies et des parousies sans significations, de ces ambres tumultueux dont les décades sont imaginaires perceptions,
Lors que la préhension nous est demeure, cette préhension de la compréhension qui rive après rive, chemin après chemin, sente après sente, sous bois en orée des forêts somptueuses en éclats de merveille des Iles sous le vent, candeur des astres en extases des Océans, nous apporte sans refuge la mémoire des signes, de ces signes franchis, de ces signes distincts dont les moissons nous sont éclosion de mille voeux comme de mille flots,
Au voyageur le répond, au somptueux détail des roseraies qui dansent sous la nue, dans la clarté préliminaire des éveils qui se situent et se désignent afin de mieux les répondre et les couronner, là, dans ce faste de la frugalité des ondes où notre Chant destine, où notre Chant précise, où notre Coeur palpite, odes mille et mille armoiries les incantations qui se tressent pour se désigner et se correspondre dans une vague majestueuse dont nous sommes écrins,
De villes ouvertes et de sites prompts dont nous bâtirons l'officiante renommée, par delà les nuages et leurs naufrages qui fulgurent les plateaux en nidations qui sont affronts des respirs de ce temps, de cet espace et de leurs voeux les plus tutélaires comme les plus affines, instance gravitée qu'il nous faut parcourir pour en désigner la finalité, instance du combat qui ne se meure mais toujours féconde la pluviosité de l'horizon qui attend notre devenir ... "

Ciel en cycle de l'aube qui s'ivoire des parfums grées, des vastes horizons aux promontoires des élytres et des festives langueurs qui s'initient de verbe en verbe dans l'azur souverain, déjà les cavaliers avançaient ce sérail, oints de la propriété de l'Etre, et leur démarche assurée s'élançait vers le soleil non pour apparaître mais conjuguer l'essor qui se signifiait, cet essor attendu de mille pas et de mille voeux dans l'assomption du Coeur de la Vie,
De Dizan reconquis le salut aux vertes vallées consommées, cent routes sans équivoques voguant des cils de Vala la menstrues de Vestri opérant par delà les éveils incertains la parure d'une Mer nouvelle à engendrer, féconder et essaimer, d'Oxphar le grand nom les méandres accouplés qui vont les feux des rives antiques, leurs moissons et leurs zéphyrs essentiels, des nues l'ouvrage à conquérir qui reste sur le parvis des cités ouvertes à la brume,
Insigne sous le vent des chrysalides aux équinoxiales rencontres, des prairies encore, des souffles majeurs, et d'autres encore dans l'opiacée qui se répond et se répand dans les limites d'une atrophie votive dont la perception relève de l'entité et de ses flux, des flots exonds et des saisons en nombre dont la raison s'incante et se déifie dans le parcours des stances lagunaires, des respirs octroyés dont la frénésie s'épure et se rassure d'une justification précise,
Cette justification trouvant promesse dans le désir, trouvant adresse dans le parcours, trouvant encore les rives de ses temples et les certitudes de ses écrins, là, ici, plus loin, toujours plus près dans la fertile dénomination de la Vie, dans l'accomplissement de sa charge et de sa noblesse, dans le cil de sa nuptiale mesure dont l'achèvement n'est que prémisse d'un jour neuf, d'un jour humide et participant à toute parure de l'immortelle randonnée ordonnée,
Où se retrouvaient dans la matinale effervescence tous ces guerriers aux mages éloquences, de tribales volitions les ramures d'épopées, les adventices coutumes et les coeurs frémissants du désir d'Etre volontaire, volontaire pour renaître le serment de la Vie, volontaire pour indéfinir les songes sans lendemain qui signaient ces remparts qu'ils se devaient d'assignifier afin d'en venir l'écume à la houle de leur sang comme de leur sueur accouplés,

Dessein de l'autorité, dessein de mille mobiles, sans trahison aucune, mille mobiles safranés des plus clairs aux plus austères, des plus humbles aux plus ténébreux, de toute face le glaive arborescent de la limite de la Vie, cette Vie pour laquelle chacun donnerait son émoi, sa puissance, sa candeur, sa fertilité, son essentielle majesté, afin qu'elle rayonne et se déploie aux lus vastes fleuves vécus de l'heure qui s'annonçait parfumée d'oasis,
Mais aussi de cendre, car chacun en séjour savait son immortalité charnelle compromise, tant l'âpreté des combats se faisait ressentir dans les rangs qui restaient, ces rangs de soldats glorieux ayant vécu les épreuves de Dizan, et d'autres rescapés, ayant vécu les termes d'Aral, de Dirar, et d'autres encore, par les Iles de Hel l'accomplissement engendré qui ne se suffisait mais voulait porter sa clarté par delà les espaces d'une espèce disparue,
Renaissante dans le propos, dans la portée novatrice des écumes qui se pressaient au devant, dans cette ardeur sans compromission qui voulait de chacun la houle d'un zéphyr de puissance et de novation l'étreinte, cette houle qui ne se quémandait mais se donnait avec toute la vitalité voulue et dont les essences exprimaient la fidèle incarnation, épure en son nid d'or des gravures fictives annonçant par delà les rivages sa vêture promise,
Comblée du savoir par delà les mânes de l'ignorance élémentant l'oppression et ses labeurs incertains, la tâche au rubis fécond délivrant des équipages les errances pour en coordonner les signes et en effaroucher les velléités, toutes faces en écrins délibérant le faste du devenir et non ses étreintes malhabiles et stériles qui furent belligérantes effeuillées que le nom lui même éperd au devant de la cruauté de ses masques et de ses apprentissages ...

" ... Et l'onde en mémoire nous recevrons le chant dans l'azur du propos, dans la découverte sans naufrage des floralies divines qui parsèment nos chemins, et dans l'Astre, le séjour, la fluvialité deviendra promise des serments, où nos corps sans sillons témoigneront la déité des cils sous le vent, dans l'apprentissage des roseraies, dans la contemplation des vagues qui ne s'éperdent, dans ce souffle conquis et conquérant qui sans failles ne s'estompe,
Ne s'improvise mais toujours s'anime d'une vertu profonde, souveraine et déifiée, dont nous sommes mesure dans le déploiement des vagues fertiles qui inondent nos ramures, enseignent nos serments et animent nos joies, nos joies lumineuses, mais d'autres stériles aussi dans le flux des guerres qui s'ébattent, se jaillissent, se complémentent, toujours nous viennent afin de nous parler des martyrs, des splendeurs et des parcours régnants,
De ces parcours que nos cils vagues après vagues conditionnent de pleurs surannés, de pleurs en émois, de pleurs en éveil menant vers cette frontière vive de la Vie où le combat est un don, où le don sans abandon se détermine pour offrir à la vitalité sa perception, son atour et sa renommée, de cette renommée qui ne se félicite mais toujours s'enhardit pour d'une promesse éteindre les feux couvant des définitions grossières qui battent sous les terres leurs scories avides,
Scories dont nous pourfendons les termes, dont nous assignerons les limites dans la nécessité qui parle l'horizon de ce désir d'incarner outre la puissance la vitale harmonie qui se doivent par les routes embrasées de nos espoirs et de nos songes, que nous garderons, que nous exprimerons jusqu'à la nuit couchante où nos corps effeuillés éclaireront d'une luminosité éternelle la jouvence de nos rites, la sanctification de nos ébats et la densité de nos flux,
Ces flux balayant de leurs odes l'immensité et ses principes, là, ici, plus loin, toujours hâlant des rayonnements la fauve parure de la joie qui ne se vrille dans l'obscure destinée, mais dans la pure affirmation de la volition qui ne s'entache, cette volition des heures dont nous ranimons les flammes par les terres étrangères, les semis outranciers et les mers obscures, par les lacs et les océans des granits rugueux qui recherchent le renouveau et sa pure déité,

Enclins des brumes amazones dont les cils s'évertuent aux chars de lumière dont nous guidons les règnes, ici et là, dans la parousie d'un séjour et l'assomption d'un signe qui se garde de l'oubli afin de féconder le jour, l'azur et ses mystère, dans l'interprétation des connaissances écloses, dans le salut du savoir qui ne s'éperd mais se garde et au delà de son apparition conditionne la source de nos hymnes qui s'épanchent vers les cimes,
Initiant par delà les ruptures du langage le songe d'une Vie heureuse, témoignée dans la simplicité, adulée dans l'humilité, avivée dans la fertilité, dans le signe de la présence des oeuvres qui se conjoignent, s'efforcent et dont le jeu des éclairs qui s'animent entrelacent les horizons les plus avides comme les plus nobles dans un arc en ciel de floralie où chacun retrouve sa définition, son orientation, sa candide mesure d'espérer et d'embraser,
Candeur du jour et de la nuit accouplés au sel du limon de la Vie, dans la reconnaissance exacte des clameurs qui naissent, s'amenuisent puis meurent, toujours renouvelées aux prémisses de l'Ordre et de sa puissance qui ne s'inquiètent des temps et des espaces, qui ne se raréfient dans la conjonction de la pénétration des odes, qui ne se surfont car exposés de toujours les souffles conditionnés des oeuvres agencées qui ne s'éperdent,
Toujours se gardent, et se vitalisent dans la perfection qui meut toute mesure, dans cette perfection en laquelle nous sommes et par laquelle nous sommes liés afin d'oeuvrer de nos coeurs le mystère de toute face, en révéler la condition et par delà la condition la certitude sereine de l'élan messager dont nous ne sommes que maîtres d'oeuvres, l'ouvrage à accomplir nécessitant le lieu, le temps et l'espace d'un règne que seul l'Etre peut accomplir ... "

Préambule de l'aube circonstanciée aux manoeuvres des Chants qui s'alimentent, déjà la nue portée de Vala à Vestri aux rives du fleuve conquis acheminait les troupes ouvragées se déversant en flots par le port adulé, des signes de quiétude au souffle alangui le vertige des heures monotones qui enserrent en calice le grenat des lys horizons pour porter au sérail la pulsion de l'heure qui ne s'amenuise mais se fortifie,
Et l'onde sans marbre des augures certains lentement irisait cet état, des libres étreintes le sol angulé des routes oeuvrées en l'heure souveraine acclimatée les sépales des passions qui ne se défiguraient sous le manteau de nuit des plateaux d'Oxphar, dressés tels des écrins de citadelles aux remparts acérés, fulgurant la votive permission d'apparaître en leur sol le ciel d'un rempart qui ne se voulait pénétré mais avide de reconquête,
Epure des gravitations arborées aux fanions entrelacés confondant l'Univers et les sentes nubiles des azurs incertains, là se tenait le lieu, là se tenait le signe qui se devait d'être franchi afin d'étonner ce monde de Véga, de lui rendre sa viduité et au delà de sa viduité son harmonie, carrefour de deux signes qui s'affrontaient depuis l'aube crépusculaire de la naissance de la Vie, carrefour précis de la Voie où se désignaient les conséquences de toute émotion surannée,
Où l'Astre en séjour s'initiait, de prairiale jouvence dans la cité ardente des verbes qui se configuraient pour offrir au présent le nectar le plus fertile comme le plus apprivoisé, qu'ivoire de jaspe et de métaux rares, qu'ivoire de draperies étranges aux soieries somptueuses, et dans la nue même cavalière aux reins ceints de l'écharpe de la chrysalide de la pluie d'Or, chamarrées et diverses dans l'éloquence des règnes, des centaines tressées en milliers qui s'apprêtaient,
Sous le regard sans austérité de l'incarnat, Généraux et Sages, Poètes et Philosophes, hommes de Sciences et d'Organisations, les uns les autres occupés du sillon à flétrir, cette résistance terrifiante pour les uns, indestructible pour les autres, que tous reconnaissaient comme une épreuve dont jamais Véga n'avait connu le site, et qu'il faudrait prendre, et qu'il faudrait destituer sous peine de voir se détruire toutes les vagues d'hier en pentes d'un abîme,

Veneur au milieu de cette assemblée contemplant l'aréopage des discours, circonvenant les délétères prescriptions, avenant des mystères les éclosions d'un cil propice et clair, définissant ce parcours dans l'horizon des sens et dans la vertu des hymnes qui de phrases en phrases, dans la mélodie des pouvoirs concernés, décernaient leurs litanies comme une prière accouplée au sens de la raison et du devenir qui s'éployaient au delà du firmament du dire,
Sortilège des âges et prouesses des oeuvres dans la frénésie des stances qui s'auréolaient d'insignes élégances dans la bouche des prêteurs de façon, de vague libre et écrite aux lèvres enseignantes des guerriers donneurs d'ordre et de méthode, des lys parfums de l'ambre les souffles des poètes aux marches de cristaux qu'enivrait l'aurore, toutes voix des rives allant par les sources l'apprentissage d'un fleuve coordonné et géré,
Ce fleuve qui naît du discours puis disparaît de sa source pour élémenter les plus simples vertiges de la destinée, opérant au delà des attributions le rythme propre d'une reconnaissance vitale dont les harmonies sans failles sont liens et lianes de toutes volontés par delà les préfigurations des actes comme par delà les dissensions qui amenuisent la vitale perception, car de l'orbe l'écrin et le coeur d'une citadelle qui ne s'épanche mais se concatène,
De l'arborescence le déploiement au delà des suffisances et des affinités écloses, au delà des prismes qui parfois ruissellent l'inconséquence, au delà des abîmes comme des cimes, toujours plus loin dans le coeur même de ce que le Pouvoir naît de plus vital et de plus harmonique, du fruit de l'existence la volition ordonnée le sérail dont chacun avait pu voir l'insigne de victoire, et dont chacun maintenant saluait d'un hommage le perfectible dessein ...

" ... Dessein de l'orbe désigné, voici l'Oeuvre et son serment, et dans les élytres des féeries de l'onde se destine le règne dont nous sommes serments, et dans l'aventure éprise ses routes divines se montrent et se définissent, d'algues au préau des essors distincts dans l'âme de ce monde qui se plait et se déploie, dans l'arbre secret des azurs élevés qui baignent de leurs oasis les flamboiements des rives de ce temps comme de cet espace dévoilés,
Et nos brumes en silences, nos marches forcées et altières en repos, nos courses vagabondes arrêtées, nos sources devisées et réunies, allons nous maintenant ce pas franchir de l'éblouissant éveil qui ne se circonscrit ni ne s'abîme mais se perfectionne afin sans abandon de naître au delà des coutumières effervescences le flux de cette cime qui ne se doit d'être divisée, qui ne se doit d'être dans l'amertume d'une défaite couronnée,
Car notre voeu, ici, en ce présent, est de Victoire, et non seulement d'une croyance bercée par l'illusion, par cette illusion factice qui grave ses perfides jouvences, par cette illusion stérile et faillie qui a détruit tant de promontoires, tant de joies, tant de sérénités, tant de ces mots comme ces phrases qui résonnent dans nos mémoires comme des appels distincts, qui tous s'unissent afin de forger notre étreinte de ce vide et de ce firmament,
Où l'ombre se distille, où l'onde naguère enflammée se détruit, où le Chant lui même se décompose, qu'il nous faut destituer en leurs rives, en leurs étreintes, en leurs contemptations comme en leurs altercations, ces contemptations du désespoir qui s'immole, ces altercations gravitées des funèbres hospices, toutes ces faces qu'il convient de disposer pour en compénétrer le vide et en comprendre la déraison dans le sort qui convient,
Sort de prêtrise, de noble prêtrise s'il en fut, sort conjoint de haut et vaste flamboiement dont l'écume maîtresse, conjointe et signifiée s'élève vers cette déité dont notre appropriation sera le terme, cette Déité voilée qui se consume et consume nos heures et que nous ressentons en ses effluves, ses écrins, et ses perfides langueurs, cette Déité dont le royaume est la nuit et ses transes, la pluie et ses fumerolles noctambules et perverses,

Instance que nous savons reconnaître et dont le combat est fléau de notre monde, et dont l'histoire est maux de notre terre, et dont le chant est délétère frisson des vagues qui se meurent, car dans la nocturne allégeance de son fait le royaume de son droit, qu'il nous convient d'anéantir afin que le règne redevienne, afin que la lumière explose dans un tourbillon d'arc en ciel et de joie par les venelles les plus escarpées comme les sentes les plus douces de Véga,
Notre Amour et notre Chant, notre Devenir et notre Foi, ce ciel immense dont la clarté advient la tendresse et l'incarnat, dont la beauté est somptuosité de l'éclair et clameur de nos essences, de nos signes et de nos circonvolutions dont les fastes savent l'épanchement et la fertile renommée, de tous les étreintes, de tous et de toutes dans ce monde qui se jaillit et se démontre, au delà des scories qui viennent, au delà des prismes erratiques des pensées atrophiées,
Là, dans le sursis de l'heure, là dans le témoignage gradué de nos forges qui s'emparent et ne se réduisent, ici, en ce lieu, en ce temps et pour toujours, dans l'apprentissage de la gloire et non de la défaite soumise et inquiète, et non de ce salut des batailles équivoques qui voient les uns les autres sans répond du devenir, dans ce milieu sourd et suspect qui s'émonde de ses racines pour gouverner l'étrangeté et ses ramures infidèles,
Ainsi, le Combat se doit et nous nous devons dans ce combat jusqu'à la finalité exhaustive qui verra 'notre sens scintiller ou bien celui de ce Roi amer dit de l'échiquier qui ne se montre et se garde derrière ses cohortes nocturnes et déchues, ces cohortes qu'il nous convient désormais de vaincre afin de libérer Oxphar de ces frissons et de ses anémies qui peuplent ses sillons, immobilisent sa vertu, et déchaîne ses dérélictions compromises ... "

Prémisses de l'orbe devisées, dans l'écrin des signes agencés, la nue était là, présence de l'oeuvre et de ses chants, et l'ambre en site dans l'ouverture du cycle, l'ambre nu et situé dont les règnes lentement s'inscrivaient dans la pluviosité du rite, alors que les cohortes tressées lentement se dirigeaient vers les plateaux menaçants, là bas, inscrits dans la volonté des milliers qui conjuguaient leurs essors pour contenir les assauts répétés du Roi de l'échiquier,
Où le cil se destine et se dessine, où le flux enclin de noble volonté rajeunit la détermination de la vitalité, éclaire la certitude d'un renom au delà des prestiges et des acclimatations qui se définissent comme velléités désoeuvrées, arborescence des souffles et significations des mondes au delà des normatives constances qui bloquent le feu de l'idéal et amenuisent la destinée, pour en assignifier la candeur et la splendeur,
Existant qui se presse et se détermine avec la volition ordonnée embrasée, qu'ivoire des gemmes les fruits de l'aube en équipage, les milliers de cohortes en signes s'ouvrant à la volonté de la viduité, parcours des racines et des miels de l'horizon qui vagues après vagues enseignent la détermination, cette intrépidité qu'il ne suffit d'accroire mais de prétendre au plus profond de l'identité de l'Etre souverain et de ses ramifications,
Instance du Sacre aux marches qui s'enfantent, délivrant des sérails les viduité profondes, les éclairs de consentements, les formalisations votives mais en aucun cas les trépanations d'un don qui ne se veut exalté, les triviales fenaisons de forces amenuisées qui se rendent pour soupçon d'une gloire irréelle, toutes ces faces mornes dont les hospices ne sont que les litières d'une agonie qui s'attend au détour du chemin sous le coup de l'ennemi,
Dans l'interprétation du règne, dans la connaissance de son sens absolu, dans son souffle et dans son respir que rien ne peut détruire, dans cette inexpugnable densité de la Vie qui fulgure sa vitale harmonie par delà le malheur, par delà la désespérance, par delà l'espoir lui même, qui n'est qu'agitation des sens, qui n'est que le reflet pernicieux de la faiblesse et de ses incarnations malaisées dont les flots sont empruntes de liens défectibles,

Où lys l'horizon s'induit, dans la présence de l'acclimatation du chant qui se dessine, là, ici, plus loin, dans l'officiance et son rayonnement, dans la pluviosité granitique qui pleut les plus hautes citadelles afin de les réduire au sable de leur constructible désinence, là, ici, plus loin, dans cet ambre au salut divin qui frappe de ses éclairs l'induction formelle du vouloir qui est le pouvoir, ce pouvoir allant ce jour au cil de ce firmament à vivre et naître,
Dans les confluents et les affluents les myriades qui se pressent, se prédestinent, acclimatent leurs forges et leurs forces, ordonnent leurs stances et leurs cris, harmonisent leurs élans et leurs joies, dans cette irradiation précoce voyant des milliers le flux constant d'un élémentaire moment dont le magnétisme est l'essor de toute devise, la conjonction de toute flamboyance, d'un cil le souffle du chant qui ne s'estompe mais s'irradie pour se perpétuer,
S'accentuer et s'ouvrir à la floralie de ce monde à vaincre, là par les nuées austères et arides, là dans les reflets es plus innovants comme les plus conspués qui s'éparpillent à souhait afin de taire le devoir et qui, dans leur litanie n'adviennent que l'accroissement de ce désir de vaincre qui s'anime, s'embellit, se perfectionne, au delà des rythmes comme des rites sans lendemains que le jour montre dans la monstruosité des rives à atteindre,
Ces rives qui s'infectent d'un venin qui ne vient de nulle part, né de la mort et passant de la mort, ouvrant ses rives pour voir s'engouffrer les myriades dont les chants maintenant se tressent afin d'offrir au delà du firmament leur pouvoir, ce pouvoir de ne se voir englué par leur sauvage adresse, tout de clameur qui se désintègre sous l'assaut de l'hymne qui se tresse de floralie face à leur fauves conjonctions cherchant à les anéantir ...

" ... Régénéré des Ages dans la pulsion de l'heure, allons nous ce ciel éblouissant, ses coraux et ses effervescences, ses candeurs et ses émois, et il n'est de notre tribut jusqu'à la nuit de notre Vie que nous ne donnerions pour offrir enfin à Véga le salut d'une oeuvre seulement, d'une heure seulement dans le déchaînement du fer et de la soif, du sang et de l'acier, des coutumes guerrières qui nous témoignent et nous ordonnent,
Et ce ne seront les appels de détresses des faussaires qui se dressent, et ce ne seront les litanies perverses qui s'adulent pour nous efforcer dans la stérile demeure nocturne, et ce ne seront les cris des blessés de ces hordes fantômes, qui ne nous ferons faillir à notre devoir et à notre azur, le savons nous dans le cri de notre étreinte qui vogue vers l'infini au delà des villes amères, des signes endeuillés et des correspondances dernières,
Nous y voici, maîtres d'oeuvre dans l'oeuvre elle même, et nos sourires et nos rires, et notre joie qui ne s'efforce, dans le feu de l'ardeur, malgré les plaintes et les déchirements, malgré les larmes et les plaies que nous supportons, que nous désignons, malgré les forces qui se déchaînent et d'autres encore qui nous efforcent, malgré ces seuils sans lendemains qui nous broient et nous déploient dans une harmonie sans failles et sans espoirs,
Dans ce lieu, cet émoi qui frappe de son séjour nos coeurs et nos chairs, qui destitue notre savoir et nos croyances, pour ne laisser place plus qu'à ce joyau distinct et éternel qui palpite en nous, ce sérail du voeu de tout guerrier qui se doit de vivre afin que son combat se justifie au delà de toute désespérance, enseignant par delà les rythmes les conséquences de ses actes et de ses forces, dans l'agir la vertu du dire qui ne se sublime mais se vit,
Se voit et se répercute à l'infini afin de donner cette forge de courage dans laquelle chacun s'éprouve, se donne et s'anéantit afin de survivre et faire survivre atour de lui les milliers qui combattent, chacun les uns pour les autres, chacun pour tous dans la finalité du devoir qui s'expose, s'enhardit et se ramifie dans l'éternité d'un chant qui nous est mesure, fécondation, fertile renommée au delà des clameurs qui se tressent et s'indéterminent,

Devant l'audace de nos coeurs, devant la pure espérance de leurs hymnes, sanctifiés non par l'héroïsme, mais par cette pulsion qui vient au delà de ce simple mot pour perpétuer la notion du don, du don du vivant à la Vie, du don suprême et souverain que chacun porte en soi et qu'il lui suffit de révéler pour accéder à cette propriété inouï qui brave le silence, qui brave toute force contenue ou égarée, qui brave toute litanie d'invectives adventices,
Afin d'augurer au delà des principes la pure exhaustivité de la Vie, cette irradiation perpétuelle qui démarque l'Etre de la Vie de l'être de la mort, qui démarque à jamais ce filigrane ténue voyant des êtres en espérance le déclin et d'autres en actions l'ouverture, les uns par oubli, les autres par savoir, savoir dont nous sommes les chants, initiés des pentes au degré de ces cimes qui volent au dessus des eaux afin d'apporter un répond de puissance,
Face à l'ignorance et ses cohortes, face à la destruction et ses oripeaux, face aux idoles et à leurs serviles incantations, toutes manifestations dont nous augurons le dessein et destituons les écrins, toutes forces qui sèment la terreur et contre lesquelles nous témoignons de l'impartiale nécessité d'Etre, ramure de la parure de la beauté et de la fidélité pour ce Chant de l'espérance qui reste aux humbles et aux humiliés, aux faibles et aux oublieux,
Instance dont nous sommes les échos, dans le fracas des armes qui étincellent nos désirs, nos choix et nos réponds, dans la clameur des âges qui s'affrontent, dans la folie des espaces qui s'ouvrent et engouffrent nos pas et nos hymnes, nos coeurs et nos souffles afin que le signe de la Vie franchisse les frontières du vide et se tienne à nos côtés, inexpugnable, intarissable, fabuleux message dont nous oeuvrerons à jamais la pure harmonie ... "


Les Marches du Trône :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-087-1

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:26 )
Du cil en cycle le rempart affirmé ...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:12
Du cil en cycle le rempart affirmé ...


Pérennité de l'Oeuvre affirmée que l'autorité sublime, dans la dénomination qui se doit et se parfait, voici l'ambre d'un parfum nouveau flottant sur le Détroit de Cythère, des voiles sans égarement les chrysalides de nefs impériales la densité, aux flots veloutés de l'astre, dans la configuration de Véga dans la plénitude Solaire en assomption, et sur ce front d'Or la majesté incarnée qui s'épanche, d'une voix solidaire éveillé, aux stances de l'immortelle épopée,
Des cycles égarés qui furent, des sens atrophiés qui régirent l'Univers, des sources tronquées et des flots brumeux de la nuit les naufrages stellaires, ne sont ce jour qu'équivoques langages d'amertume et transes avortées, ici la lumière pleut et le regard vif impose sa destinée dans le couronnement des chants qui tressent les ornementations fractales de mille et mille voix qui s'enlacent, se répondent, s'autorisent, se nuptialisent et se fécondent,
Heure nouvelle à voir aux franges des terres consacrées par les Océans et les mers enfantées, heure nouvelle d'ivoire et de beauté qui submerge les litanies antiques pour porter dans le secret partage l'émotion vivante d'une transfiguration, voyant des archipels les fenaisons vécues l'orbe bâtisseur dresser les stèles de la novation, ces pierreries aux clameurs drapées hier de silence et de dédain, ce jour renouvelées dans le firmament de la moisson ouvragée,
Qu'initie la vertu dans l'opale des ferments de la nue de l'Harmonie retrouvée, destin de l'allégorie et de ses splendeurs, dont l'essor culmine la face de ce monde rénové, sous les hospices de la pure beauté, diaphane et Amour de toute viduité, l'Epousée au mystère merveilleux dont les chants s'éploient tels des vols d'hirondelles aux fronts des augures mages qui déterminent les passementeries de l'horizon et de ses fêtes votives et éclairées,
Instance gravitée dans le couronnement de la Gloire alliée, instance souveraine des orbes messagers les fruits des lendemains à naître pour équipages et suaves désirs, ces lendemains propices et nuptiaux dévoilant à la face d'un monde naufragé la réalité de la destinée, de la Vie dans ses royaumes et ses fastes, de la Vie dans sa grandeur et son humilité, de la Vie dans son élan de générosité et de pur dessein d'épanouissement,

Lumière de l'horizon, lumière dense dans la pénétration des ondes de ce Verbe qui lentement insinue chaque face pour en apprivoiser la raison et en initier le dépassement, lumière de la beauté accouplée à la splendeur, dans le songe du zénith déployant ses ailes pour embraser la sphère du Chant majeur, le Chant harmonieux de la justice et de sa récompense, le Chant unique et prestigieux du devoir qui ne s'accomplit qu'au delà de la seule contemplation,
Dans l'Action la plus éthérée, cette action née de l'Agir dont les souffles ce jour s'épanchent sur Cythère, gréé des flots de ses orbes, alimenté par ses houles en sillons, toutes étraves allant ce ciel de régénération l'accomplissement pour voeu et l'éternité pour mutation, devenir en parure de l'Astre ce renouveau qui officie les jours et les nuits des Vivants, devenir en marche dans les fleuves porteurs émondant leurs richesses pour signifier ce site de vigueur,
Enfanté et enchanté dans l'aristocrate détermination qui ne s'inféode et ne se reptilise mais se fortifie de toute naturation afin de ciseler le cristal ardent dont les reflets sous l'onde Solaire transfigurent toutes faces par ce monde, car nés de la pure conjonction de l'harmonie qui sans failles réfléchit l'intensité de toute viduité, de la plus humble à la plus forte, dans une floralie mystique où la Voix se fait entendre, où le Chant resplendit toute Vie,
Par toute Vie et pour toute Vie, en présence de ce voeu dans l'énamour de la portée des vagues qui viennent l'éternité, dans l'essor de la majesté qui brille de ses mille feux l'incarnat, Iris, Dame épousée de ce coeur dont tous les coeurs sont fidélité, témoignage et densité, Iris allant vers le coeur de son coeur, Veneur, d'ambre les volutes de l'Epopée qui cristallise l'éponyme enchantement de ces lieux parcourus et qu'il restait à parcourir pour naître le seuil ...

" ... Aube affirmée des détails anciens qui nous fulgurent, des âges en propos les cils des oeuvres assumées qui délibèrent aux frontons des Temples de marbre dans le soupir des vents de l'Azur, dans les festivités de la nue, dans la grandeur d'opale des prairies muettes et souriantes, dans le gréement des mâtures qui inondent de leurs clartés opiacées les fruits alanguis des rêveries et des transes domaniales qui s'échevauchent de mille parfums,
Dans l'Ame qui guide le sérail des flots, de l'Agir le respir des fleuves incarnés et des parures diamantaires qui enveloppent de tresses diaphanes les sources exondes des chemins, dans la foi du sol et de ses serments magnifiés, dans les cieux constellés d'ivoire et de romarin, dans la pluie des astres qui épanchent leurs sorts sur toutes viduités parlées et vécues et à vivre qui renouvellent le signe de la Vie conquérante,
Dans le Corps de la portée des souffles, aux fastes des Oasis qui étanchent la soif des voyageurs, guides de toutes natures que l'orbe des sites parchemine de ses vitales affections, dans l'appropriation du songe qui ne se rebelle mais destine les plus belles ornementations qu'une féerie devise, devise et éploie dans le large horizon, insouciant et ivre, insouciant et calme dans la mesure des saisons qui s'écoulent et s'abreuvent de ses joies et de ses peines,
Dans l'Esprit du Chant qui meut tout espoir, délaisse toute désespérance, amenuise toute divination, pour ne considérer que l'essor et sa pérenne demeure dans le séjour de l'heure qui navigue, dans le coeur de cette raison qui ne se règne et ne s'élémente qu'avec le secret Imaginal qui perdure toute définition de l'action qui embrase, de l'Action pure et destinée qui ne se développe que dans la plénitude de l'accord qui s'inscrit dans leur rencontre harmonieuse,
Dans l'Unité qui veille et constelle la dimension naissante et à naître, à prendre et situer au delà des fondements de l'imagination, au delà des sapiences de la raison, au delà des contingences qui se perdent dans les labyrinthes du paraître et de ses signes, dans la force et dans la Voie, par la Voie et pour la Voie, s'élève notre Chant qui ne s'inspire mais se propulse dans l'infini pour faire entendre le renouveau qui signe son dessein et sa grandeur,

Ecume du Voeu porteur aux fanions qui ne s'enlisent mais respirent l'allégresse, au delà des velléités et des contrariétés morbides qui isolent, dénaturent et se comblent de scories afin d'oublier le voeu, fanions d'Or et d'argent tissés dans le flux et l'afflux des nombres qui ne se dispersent mais se concatènent pour naturer la précision de l'enfantement, après la gestation des oeuvres en semis, des oeuvres en souci et des oeuvres désunies,
Voyant des coeurs le Choeur qui ne s'abîme mais porte vers les cimes la beauté nuptiale d'un enchantement, jailli du Verbe et de ses ambres merveilleux, sailli de la chair et de ses conjonctions, gravi de l'esprit qui ne se compénétre mais va vers la déité du Vivant, éclos de l'ultime définition de la Vie dans sa préhension et sa compréhension, dans cette Voie lumineuse qui couronne et surgit là où elle ne s'attend pas, dans le chemin sans errance de l'oeuvre qui se sacre,
De l'Oeuvre épanouie qui dérive ses sens dans les signes les plus doux et les plus nobles, dans ces signes qui en farandole se déterminent et s'associent pour vivre l'aventure majeure et sans oubli, l'aventure de la Vie en ses émotions, ses contraintes et ses plaisirs, en ses rives parfaites qui ne se trahissent pour des rives défaites, en sa source de nacre qui défit le temps et ses volutes afin de cristalliser le moment de toute révélation en toute condition de son site,
Toute condition qui nous voit réunis, unis pour cet embrasement de la plénitude qui se dissocie, qui ne se détruit, car participe de l'élémentaire comme du complexe, participe de l'identité comme de la multiplicité, participe de ce Chant qui nous vient et nous à l'assemblance de ce tout qui nous intime, et nous permet de prendre mesure de toute devise pour embraser la consécration de son respir, du souffle initié le renouveau de cette liberté qui fut un jour vaincue ... "

Ainsi le Chant, ainsi le Verbe dans l'azur qui se dresse tel un oriflamme pour confier la vertu à la Divinité, afin de la conserver intacte, afin de la délivrer de tout jugement, et la parfaire, et sans oubli la libérer dans les consciences au delà des fardeaux des signes qui s'endeuillent, au delà des sèves qui se tarissent, au delà des fleuves qui muent, au delà des tempétueuses indéfinitions qui brisent les temples et déciment les plus nobles appartenances,
Visiteur d'écume et de front, visiteur de plus vaste promptitude dans l'élan majeur portant les nefs souveraines vers l'altière définition de l'Oeuvre, enseignant et maître de toute viduité, tel en ce lieu, dans la reconquête du souffle qui se parfait, dans l'onde mûre qui déverse en secret les plus belles destinées en leurs épopées, leurs rêves les plus sûrs, leurs songes les plus doux, afin d'efforcer le temps en ses ramures et ses écrins les plus prestigieux,
De vagues hautes les embellies, de vagues tendres les conjonctions, et dans la prêtrise de l'Esprit du flux des Corps l'apprentissage des Ames le nectar ultime de l'Unité brisant les idoles pour de pure nécessité dévoiler les lendemains à naître dans la luminosité qui flamboie le devenir, cette luminosité en répond des actes et des coeurs qui palpitent non d'une seule émotion, mais les transcendent toutes, afin d'allier la tempérance à la puissance,
Dessein de l'ambre aux jours neufs qui se dérivent des conjugaisons de l'astre ensemencé et de ses rayonnements qui vont les plus vifs élancements, ici et là, dans la gravure qui se dessinait sur l'onde, farouches et sains, aspirant au plus fort nectar de la victoire apprivoisée, cette victoire qui signait chaque étreinte et chaque destin d'une emprunte indélébile, marquant de son sceau fractal la pensée de l'instant et de ses densités acquises,
Densités de l'Etre en parcours du règne et de ses mesures, du règne du Vivant, du règne de la Vie par les mille et mille facettes du dessein de l'ambre qui se développait avec l'intensité symbolique d'un hommage à la pérennité, voulue, embrasée, consacrée, dans la détermination des pouvoirs qui confluaient à sa réalisation formelle par toutes voix, dans le sens de la Voie et de sa prononciation qui ruisselait un parfum de fraîcheur et de gaïté,

Couleur d'arc en ciel dans le miroir des limbes qui reflétaient sans allégeances la pureté des intentions, ici et là, passementeries de floralies aux accents sans inquiétudes, délibérant les fastes de la luminosité, appréciant la vitale harmonie dégagée des multiples existences, comparant et stimulant au delà de toute étrangeté les détails et les conjonctions pratiques d'une renommée à naître, initiant ainsi le sort commun d'une latitude victorieuse assumée,
Cette victoire conjuguée qui avant même tout combat déjà se dégageait de part la viabilité du voeu de l'Etre en marque de son temps et non en masque de son rang, conscience profonde de l'état souverain qui ne sied au paraître mais à l'Agir dans sa décision inaltérable, dans sa pratique inexpugnable, dans son acceptation contrôlée et non dans son acceptation inféodée, limites évertuées dégageant des cocons inextricables des pensées amères et ensommeillées,
Que l'idée même de vaincre ne pouvait effleurer, tant d'égarement le seuil à vaincre pour en dédire les affinités, ce lieu vainqueur en lui même témoignant des âges et des sens décillés qui s'ouvraient sur le large horizon de la puissance accomplie qui n'était plus un renom ni même un nom mais une potentialité qui se dérivait avec juste harmonie dans le creuset de la foi volontaire qui assumait son renouveau et son devoir signifiant et souverain,
L'Etre multiplié en ce rang de l'ordonnance gravitant le flux et le fruit, et dans la source l'onde en miroir qui réfléchissait la pluralité exonde de la nécessité qui brillait de ses mille feux l'ardeur sans convoitise de la destinée qui enseignait les souffles de l'impassible condition de vivre, l'inaltérable soif de la Vie qui ne s'ajourait du moindre dessein de la détresse, mais se conditionnait dans sa simple réalité, participe de toute réalisation que le Chan témoignait ...

" ... Qu'il n'est de taire l'outrage pour affronter le silence et en révéler le mystère, la Voie impalpable et signifiée qui se destine et s'enchante dans le principe de l'Unité magique qui s'apprivoise, et dans les flux et les reflux des temps qui passent et s'estompent, et dans ses flots et ses sources altières et amères qui se définissent, paraissent, transparaissent, puis disparaissent, et dans ses Océans sans craintes qui s'éblouissent,
Qu'il n'est que de comprendre que l'immensité est là dans sa puissance incarnée, l'immensité souveraine, noble et sans outrage, l'immensité pure et épure de toute condition de la Vie, en ses écrins, ses arceaux et ses présents, en sa déité et sa signification d'Absolu, cette force majestueuse contre laquelle tout élément n'est qu'une composant d'un puzzle irradiant qui va le sens de toute éternité dans son accomplissement et sa beauté,
Qu'il n'est que de cette Vie l'emprunte des éléments qui passent, puis trépassent, laissant un arc en ciel de luminosité dans le cil des temps qui se répondent, messager et voyageur de multiples destinées, messager d'une volonté et épure de toute destinée, où l'Etre se façonne, se conditionne, s'émeut, naît et respire puis se consume pour s'ouvrir au delà de toute Temporalité à la pure densité de l'Eternité et de ses Chants,
Qu'il n'est que de comprendre dans le sens de la Voie et dans son accomplissement que le Chant se rend de l'hommage le plus pur à l'hommage le plus humble dans le feu de l'Harmonie de la splendeur, et que l'Etre, porteur en son rayonnement, étincelle participe de ce flot de lumière rejoint son Coeur et sa palpitation et se signifie dans la préhension de son Choeur magnifié qui jamais ne s'éperd ni même ne se trouble au delà du souffle initié,
Qu'il n'est que de visiter sa correspondance dans la vitale Unité retrouvée de l'Etre pour en révéler la maïeutique souveraine, épure de toute grandeur achevée, épure de toute humilité découverte, instance de la corrélation qui ne s'abreuve de facettes assombries et défaites mais se complémente dans la lumière intime d'une perception sublimée dont le sort est apprentissage d'un voeu en ce lieu et par ce temps, en ce temps et par ce lieu de toute viduité,

Qu'il n'est que d'appréhender la réalité dans sa formalité et sa densité pour en accuser la présence et au delà des apparences constater l'essor signifiant qui se partage et se destine, cet essor de la Vie dans sa pulsion et ses fractales désinences, dans ses floralies les plus vives comme en ses émaux les plus tendres, afin d'en augurer la prestance, l'inaltérable mesure et son appariement prestigieux, concordance de toute légitimité,
Qu'il n'est au delà du souvenir que de comprendre cette légitimité, ces seuils et ses embrasements, ses corollaires les plus denses et les plus inépuisables, pour en officier la grandeur immortelle, cette grandeur confinant à la candeur dans le secret apprentissage qui se doit pour chaque Etre en ses degrés et ses respirs les plus forts comme les plus humbles, condition de toute réalité en ses éclaircies les plus majeures comme les plus couronnées,
Qu'il n'est que de voir pour inscrire dans la plénitude le sort qui ne se réserve mais se prend avec circonstance et décision pour en abreuver l'éclair et le sillon, au delà de toute velléitaire improvisation qui n'est que de surface le moment qui instigue l'erreur ou bien la faiblesse, afin d'ouvrir ce regard pur sur l'immensité et sa clarté étincelante qui vogue la profusion de toute création dans la Création qui se rejoint et s'épanouit en vagues sans abandon,
Qu'il n'est que de circonscrire la pure viduité pour en affirmer la destinée et au delà des signes fragiles qui taisent les plus belles nuptialités temporelles, d'inscrire ces nuptialités dans l'immortalité qui veille, enseigne et signifie dans la Voie et par la Voie, d'un répond Sacré le Répond de la joie qui brille dans l'Eternité la transmutation de toute force en signe de la Vie qui se glorifie et se divinise par delà toute dénaturation de l'orbe qui se flétrit ... "

D'oasis le sillon la vertu s'éployait et dans le dire de l'horizon les nefs aux écumes sacrales s'épanchaient, libre étreinte de Cythère aux flots vivifiants et clairs, à la rencontre de Vala, site portuaire repris et assuré par les Guerriers de la Vie, là bas, sous le front des hospices fabuleux d'Oxphar aux mains des ténèbres et de leurs fiers combattants, dans le vent et la souffrance des rêves et des règnes enchevêtrés qui se complémentaient,
D'ivoire et de Sacre dans la nue situant le sursis d'une heure, la rencontre du combat d'hier voyant les restes des flottes égarées dont l'affrontement avait permis de naître le cil d'une tête de pont sur ce Continent moiré de songe, alors qu'hier encore signait son triomphe et sa portée sur toutes terres de Véga, alors qu'hier encore le chant serein de la liberté se perpétuait dans les parures intimes des nuées opiacées des fleuves et des gouffres,
Astreinte de la nue et de ses dimensions majestueuses qui ce jour déflorait le monde pour initier la Vie dans sa propice nuptialité, enfanté des ardeurs de la pluie et de l'orage, de l'éclair souverain dont les stances pures aventuraient les plus belles promesses dans le réel et ses affirmations sans troubles, dans ce nectar au parfum vivant que témoignaient les équipages assemblés, ici et là, aux mânes célestes des maritimes efflorescences Solaires,
Douves incarnées de lys horizons aux promontoires des lagunes et aux lits des fleuves les plus houleux, douves situant les prairiales densités qui n'excluaient la moindre parole comme le moindre geste afin d'efforcer le rite de la pénétration des ondes et la clameur magnifiée de l'aube qui maintenant égayait chacun dans cette rive de juste renommée, épure du don de ce soi maîtrisé qui ne se confinait dans la candeur d'un sursis mais s'offrait à la plénitude,
Et pour l'individualité et pour la communauté, dans la complémentaire définition des conjonctions saluant le souci non de complaire mais d'être tout simplement, et par ce fait de naître dans la nécessité l'appariement de ce destin qui ne devait plus se figer, mais s'orienter dans et pour le salut de chacun, portée de la conscience qui ne se tait devant la léthargie, portée de la surconscience qui fleurit dans l'ambre le plus pur afin d'initier au delà du rêve le réel,

Eclos du Verbe qu'Iris éveillait dans sa mansuétude et sa bonté naturelle, éveillant en chaque membre des équipages ce savoir d'être et ce savoir être qui ne pouvait plus se définir mais se vivre dans la plénitude et s'arborait avec unicité dans le chant qui brisait les défaillances comme les faiblesses afin d'adresser par delà les scories qui existaient encore parmi certains, la luminosité qu'ils recelaient, cette luminosité qui est la pierre vivante de toute parousie,
Pierre d'écume née des abîmes et s'élevant vers les cimes pour définir non seulement une promesse mais un devoir, celui d'être pour les êtres, celui de secourir et élever chacun dans le sacre de sa pérennité et de son déploiement, dans le seul esprit incarnant cette force rayonnante, celui de la chevalerie la plus désintéressée et la plus aristocratique, celui du don le plus mystique, né de la rencontre de la temporalité avec l'éternité,
Instance déversant ses odes de calme théurgie, délivrant des craintes et des maux, des respirs hâtifs et des complaintes sans lendemain, pour forger le lys destin de chacun, ce destin bâti d'azur et à bâtir d'azur, ce destin imprégnant chaque être vivant d'une limpide détermination, oeuvrant dans le souffle et par le souffle ce devenir qui ne pouvait se conjuguer que sous les instances de cette réalité devenue dont le firmament était accomplissement,
Et par delà épanouissement, libre dessein sans errance ouvrant sur les plus vastes horizons enchantés par l'harmonie et ses sérails, ouvertures d'une densité éclose que chacun percevait dans son ultime réalité, accompagnant le flot de sa mélodieuse incarnation, dans un chant souverain qui mûrissait les degrés de la compréhension de tous, dans l'unicité partagée de ses reflets et de ses fresques qui déployaient leurs ailes sur toutes faces de ce monde ...

" ... De l'ambre cil qui revient la nature féconde et la soif de l'horizon, nous y voici, mantisses de la pluie d'or aux romarins éveillés, dans ces grands champs de l'espérance et de la voie partagée, dans ces hautes plaines de l'azur que signifient les mondes dans leurs éclairs et leurs stances magnifiées, nous y voici, libres d'étreintes dans la nue portuaire de la dimension sacrée qui frappe à la porte de ce seuil fantastique dont nous allons le sort,
Instance sans tragédie délivrant des incarnats les vastes promptitudes que l'Eveil incante et dérive de ses souffles puissants et révélés, par delà les courbes des éléments qui satisfont l'éternité, par delà les rêveries les plus prometteuses, par delà les songes les plus enivrés, dans cette réalité bercée par l'émotion et le jugement, dans cette réalité conjuguant la pérennité et ses désirs d'épanouissement les plus assurés et les plus accomplis,
Nous y voici, et le fruit de l'instant, et le fruit de la joie, et le fruit de la foi, qui nous consument sans oubli de la terreur passée, sans oubli de la peur et de ses enchaînements les plus vifs, nous déclinent et nous invitent aux plus belles courses, par le Chant et pour le Chant, dans la finalité exonde des principes et dans la conscience signifiante de toute détermination, au delà des promesses, au delà des velléités, toujours plus loin dans la pure action,
Agir qui ne s'ennoblit car de la noblesse sans réalité, Agir fier et indiscret car de l'aristocrate candeur l'ode majestueux, Agir encore et toujours dans la plénitude de l'assomption qui ne se satisfait d'un rang, d'une plainte, d'un délire, mais bien au contraire succombe à la pure destinée, éveillant par les clameurs du voeu le plus doux des chants que le Vivant puisse naître, essor du Chant dans sa déité et ses arborescences qui confluent la raison,
Saison de l'onde majeure qui ne se sursoit, saison magique où toutes énergies s'évertuent dan une complémentarité, autorisant dans les flux et les afflux les conjonctions de toute identité dans la mesure du déploiement qui se circonscrit et s'épanouit, dessinant dans l'orbe de la Vie les stigmates de la parousie, cette parousie dont les ondes éblouissent chaque forme pour en dessiner la force et le rayonnement déployés,

Ecrins qui se démarquent et s'associent pour amplifier la mesure de ce pur déploiement qui enchante le coeur et définit dans l'astre le firmament qui s'accomplit, et non plus seulement se prie, vagues aux tumultes précieux qui enhardissent chaque développement vivant afin d'en situer l'immortelle maturité, délivrant des âges les sources de la beauté et de l'harmonie qui ne se consacrent que dans la préhension de leurs feux,
Floralies étreintes de nos Ames, de nos Esprits et de nos Corps, dans l'unité sanctifiant chaque élégance de leurs volutes étincelants, irradiant ce lendemain dont nous sommes porteurs et signifiants, lendemain d'éveil et de joie, de confiance et de couronnement, lendemain scintillant relevant ce défi de vivre qui ne se soumet, qui ne se destitue, qui ne s'oublie, mais toujours s'invite et se prend dans l'effusion de cette réalité qui ne se renie,
Etreinte de ce jour, délibérant le sort de l'exhaustive appartenance d'Etre pour l'Etre, dans la grandeur du dévouement qui ne se conditionne mais s'éveille dans la pluralité des mondes qui se côtoient, s'impulsent, se coordonnent, s'efforcent et se rencontrent dans la pure viduité qui ne se corrompt ni ne se détruit, viduité du Chant dans le Chant que nous développons et qui viendra destituer les abîmes et leurs incertitudes natives,
Libérant les cimes non seulement de l'espérance mais dans l'enchantement la possession de cette espérance, assignant par delà les contraintes du temps et de l'espace cette ouverture sur le réel et ses dimensions multipliées qui ne sont équivoques, mais portées de toute demeure par delà les contingences et les transes de ces contingences, signifiant ainsi l'Etre par delà le paraître, l'Etre dans sa raison profonde dont l'imaginal est constitué et officiant ... "

Préambule de l'aube acclimatée, les nefs maintenant s'initiaient de Cythère à la rencontre de Vala, et le chant dispersait les dernières limites rocheuses de son estuaire composé, là, déjà se trouvaient les multiples rameaux de la Liberté retrouvée, des embarcations de cristal aux humbles boiseries des couchants et des levants de Véga, Peuples et Peuplades embrasés délibérant la naturation du cycle à oeuvrer dans l'azur pourpre d'Oxphar,
Et le cil d'une joie s'émerveillait, dans les retrouvailles d'Iris et de Veneur dont l'accomplissement transcendait la prestance et la beauté, ovation d'un hommage interrompu dans la geste adroite des Amants qui maintenant cherchaient le refuge d'une chaumière convoitée pour embraser leur fidélité dans cet Amour inexpugnable qui jamais ne se flétrirait tant de portée dans son sérail que la luminosité l'éclairait d'une éternité singulière,
Instance de la gravité du Chant et de l'ardeur renouvelée, alentour situait les jalons posés pour déferler sur l'horizon, Vala était devenu une ville forte, nettoyée de ses effluves ténébreux, elle resplendissait d'une vertu nouvelle, attirante et magnifiée qui agréait le souffle des guerriers qui maintenant pullulaient en son sein, mantisses d'armées se relayant inlassablement aux remparts de la cité pour maintenir leur présence signifiée,
La Triade était là, cette Triade des premiers jours, heureuse de son astreinte et de son dévouement dans la portée de Veneur qui irisait le moindre écrin du destin qui désormais ne pouvait plus se quérir mais se prendre dans le signe de l'autorité correspondante qui se manifestait dans l'homme devenu qui ne recherchait au delà ce qui se trouvait en lui même et qui dans l'unité sanctifiait ce devenir dont il était l'éclair et l'accomplissement,
Evir, Etol, Odrin avaient reconnu cette densité en chaque fibre de Veneur et savaient inéluctablement que la route était ouverte sur cet avenir qu'ils avaient enchantés les uns les autres, qu'ils avaient rêvés et songés tant de fois tant dans la défaite que dans la victoire, dans ces multiples paysages dont les souvenirs saillaient l'immensité d'un respir inscrit à jamais car vecteur de libération d'Etres et de Peuples soumis à la condition des ténèbres,

La route serait longue, ils le savaient intuitivement et pour en avoir fait l'expérience dans ces combats mortels dont étaient parsemés les chemins qu'ils avaient parcouru, mais ils savaient aussi que le chemin qu'ils suivaient maintenant était l'unique écrin qui leurs permettrait d'assurer le déploiement de leur juste cause, de cette cause pour laquelle tant de vies temporelles s'étaient données, et tant d'autres se donnaient dans ce jour neuf,
Car il ne fallait s'y tromper, la résistance des maîtres d'Oxphar, et de Véga hier, était conséquente et leur stratégie terriblement efficace, à tel point que l'aube ne pouvait voir que Vala prise par les troupes de Veneur, et ce grâce à la farouche détermination de ses envahisseurs, ainsi qu'à la composition de murailles infranchissables nées de la conjonction des énergies déployées pour en assurer l'impénétrable dimension,
Chaque sortie s'était révélée un désastre et les brasiers du jour en témoignaient, écharpes de fumées des corps temporels qui disparaissaient dans l'azur incertain qui ployait les oriflammes et faisait prendre conscience au tout un chacun qui parvenait dans cette ville pour porter haut les couleurs de la Liberté qu'il devrait, au delà de toute contemplation, naître un Agir souverain pour en garder ne serait ce que le simple goût sur les lèvres,
Mesure le chant était ainsi, cependant que les semaines passaient, toutefois Vala se renforçait dans une intrépidité sans failles, les nefs déchargeaient leur cargaison de combattants sans discontinuer, et chacune amenait les denrées nécessaires à leur survie, la maîtrise de Cythère le permettant, la flotte du Roi de l'Echiquier ce jour respirant l'amertume des profondeurs, après que Valois eut vaincu sa suffisance et ses invectives ...

" ... Et le chant dans l'azur qui nous sépare et ne se mesure, le chant vaste et prompt à toutes configurations de la Vie, dans le fruit et dans la source, dans la sève et dans le flux, dans l'aube miroitant de ses états la plénitude incarnée des rêves les plus doux de ta beauté et de tes épanchements, de tes mystères et de tes fêtes, danse de la nue aux sources de la Vie, danse encore du corps de la nuit au jour fidèle de l'incarnat qui ne se confie que dans l'absolu souverain,
Et d'un répond le ciel commun de l'astre qui nous conjoint, dans la tempérance et la fidélité du sort qui s'épanche, dans la gravité et la supérieure volition qui nous allie et nous réunie, au delà des prouesses qui s'incantent, des ellipses de feux dont les frénésie confinent aux dimensions surannées des sphères endeuillées, de ces vastes affluents des rives oublieuses qui ne se taisent qu'à l'agonie de leurs mystères et de leurs voies,
Mystères éclatants dans la jeunesse de nos coeurs, dans la beauté de cet Amour que rien ne peut tarir ni même désunir, beauté et silence, silence et joie, bonheur jamais conté de la pure arborescence dont le flot est une jouvence pour l'écrin de nos lieux et la tendresse de nos flots vifs et ardents, dans l'altière participation des vagues qui enseignent, de haute mer comme de vaste Océan les déités du Chant qui composent et alanguissent,
Où l'autorité du Verbe est semis, majeur dessein au delà des tempétueuses aventures, des hyperboles sacrées qui déversent leur nectar dans le cadre étroit des velléités et de leurs faiblesses, que notre Amour tait dans sa large destinée qui ne sait oublier, car il ne sait que transcender et l'élan et la portée, à l'image de ce monde dont nous sommes les ferments et qui viendra le ruissellement de sa propre joie comme de sa propre destinée,
Clameur dans la pure harmonie qui s'écoule, rubis des âges et félicité des actes, dans ce don qui nous réunis et nous déclame, ce don sacral dont la rive demain sera la parure de cette Vie, parure diamantaire, au souhait le plus pur, à l'hommage le plus fervent dans la mansuétude portuaire de tout alluvion qui se porte et s'anime, se fertilise et se conquiert dans la définition même de la nécessité qui ploie et déploie les plus beaux oriflammes,

Marque du propos, marque de l'Etre en marche de la moisson, cette moisson de vivre, cette moisson de rire et de joie, de plénitude et de frisson, de compréhension et de partage, qui ne se reflète que dans le destin conjoint de l'équilibre et de ses vertus, cet équilibre des mondes qui anime toute vitalité, toute vivacité, toute alacrité, dans une ovation dont les flamboiements exultent la réalité et ses conjonctions les plus denses comme les plus douces,
Douves en marche des sens et de leur respir, de nos sens inscrits qui se signent et se lient pour l'éternité dans l'affection et la grandeur de ce chant, dans la témérité et dans la viduité de leur espoir et de leur chant, toute voie offerte sillonnant ce respir d'une surconscience qui éblouie, incarne et assigne la destinée de l'ode qui nous tient lieu, sans égarement, sans conflit, sans dénature, sans obligeance, au delà des contingences qui plient la volonté,
Instance de nos voeux dans le voeu le plus tendre, instance de nos jeux dans l'émoi le plus profond de l'orbe qui s'enseigne et que nous déterminerons dans ce monde assis qui ne demande qu'à se relever de ses cendres pour illuminer la vague des univers d'un élan fastueux et fort, cet élan de clarté qui devise toute pérennité, cet élan de vaillance qui ne se tient dans les recoins mais avance avec fierté et détermination vers le rêve de toute innocence,
La joie de vivre par ce monde, la joie d'aimer par cette face de la Vie, la joie pure et douce qui ne se destitue mais s'équilibre et se parfait dans la pure destinée qui ne se réfugie dans l'avidité de la contemplation mais toujours s'agit pour signer de ses forces la temporalité de ce feu qui nous porte et nous enfante, nous conjoint et nous respire, dans un inaltérable souci d'éveil, dans une inexpugnable force qui forge de son voeu ce respir de beauté que nous désignons ... "

En répond, Iris et Veneur se témoignaient leur Amour inépuisable, et dans ce voeu éclatant de jeunesse et de souhait préparaient le devenir qui ne se façonne mais se prend et se légitime afin de parfaire l'harmonie de leur chant qu'ils espéraient témoigner dans ce monde de Vivant, énamour du fruit la parure qui viendrait, cet Enfant qui serait, portée d'un grand rêve et d'un grand dessein qui fertiliserait les jours à naître, dans une correspondance affine,
De la vertu messagère cette connaissance profonde des Etres qui maintenant scintillait dans le regard d'Iris comme de Veneur qui savaient désormais le flux de leur commune existence, son parcours et ses dimensions, ce parcours naturé de prairiale jouvence dont le jour neuf voyait l'étincelante ardeur, dans la communion des coeurs qui rayonnaient la parole et la moisson des âges, cristallisant les corps et les chants des tendres émois,
En marche de plus vaste décision, dans la sérénité baignant d'un large oriflamme la beauté du site devenu, cette ville portuaire qui s'animait sous la fertilité de la Vie et qui resplendissait d'un hymne farouche que rien ne semblait devoir ternir, la foi vitalisant l'essor, la joie malgré la peine de l'oubli des guerriers de passage fulgurant le principe de Vie qui forgeait chaque élan et chaque respir d'une autonome participation conjointe,
Voie nouvelle délaissant l'orgueil et l'humilité, voie sereine appropriée aux plus denses partages que l'horizon semait dans ses désirs et ses fêtes, déployant l'apogée d'une compréhension qui ne pouvait plus désormais se rechercher dans les respirs appropriés mais se féconder dans l'azur le plus pur, au delà des rythmes qui ne sont que les sens d'une quête, au delà des souffles qui ne sont que perceptions et non préhensions de la grandeur,
Toutes forges qui furent, délaissées sur les grèves de ce paysage nouveau qui irradiait le nectar de Véga d'une transe glorieuse dont les stances se répercutaient dans les cieux afin de baigner le cil du Vivant d'une joie nouvelle à voir, semis du chant qui ne se déporte mais s'enlace à profusion afin de taire les velléités et conjoindre les moments majestueux, officiant ainsi dans le dessein de toute destinée l'oeuvre et son souci d'harmonie,

Du jour né le jour neuf, du jour vivant le jour de Vie, et par toutes voix en réponds dans ce calice de l'orbe observé la mantisse du propos qui se signifiait en chaque visage, en chaque regard devant le couple incarné qui venait le sort de ce fruit vivant l'assemblée des guerriers et de leurs feux, cette assemblée rejointe de la Triade qui attendait le respir de leur voie, de cette voie qu'elle officiait dans le plus grand désintéressement comme dans la plus forte cohésion,
Instance des coeurs et des joies, instance déterminante qui irradiait le plus contemplatif comme le plus agissant, car de la marque le signe sans tumulte qui pouvait préparer les plus vastes horizons aux sources d'un accomplissement majeur et non astreint, l'essor situé allant au delà des avidités et des rêveries les plus denses, chacune masquant le sens profond d'une réalité qui ne pouvait se comprendre sans en situer le sort et les conséquences,
Ce sort qui figeait les plus forts, ces conséquences qui paralysaient les plus éveillés, sort et conséquences qu'il convenait de définir afin de démarquer l'ignorance et lui rendre ses captives langueurs, condition qui n'avait rien de votive, mais bien au contraire était respir de partage des expériences communes et différentes, de ces mille et mille expériences qui permettraient d'élargir le champ de l'action dans ses capacités comme ses prometteuses injonctions,
Dessein de ces rencontres qui affinaient le devenir, opérantes en leurs fonctions, ne délaissant sur les rives aucune formalisation mais les intégrant toutes afin d'advenir cette potentialité qui vibrait en chacun et que chacun partageait en fonction de sa propre personnalité, dans un don officiant qui n'était fait d'égalité mais d'une pure complémentarité qui permettait à chacun de signifier les bases et les buts à s'approprier pour parvenir à l'étincelant rivage recherché ...


Le Parvis de Cristal :

© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-096-3

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:27 )
D'Heilheim libérée le Coeur de Cythère ...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:11
D'Heilheim libérée le Coeur de Cythère ...


"... Ainsi Pongée dans le cil de la vertu propice, dans le Corps de l'enchantement, dans la maîtrise de l'Esprit, dans la prêtrise de l'Ame, dans l'Harmonie de l'Unité qui s'éploie et se racine, le devenir qui se conjugue, s'assure et se déploie, de l'Etre infini la beauté qui demeure, dans le sacre du courage et la loi des armes, dans le secret destin d'une appartenance qui ne se renie mais s'appartient et témoigne par delà les apparences,
Pongée, du lac des semences l'orientation du verbe qui ne se défait mais toujours se ranime, par delà les flammes et les cendres, par delà les équivoques et les parousies, par delà ces messages d'une autorité qui se voulait sans failles mais dont la volonté soumise aux principes de la dégénérescence ne pouvait que se finaliser dans une déperdition, telle en ce voeu dans l'assomption du renouveau qui brille sa désinence dans l'oeuvre de ce temps vécu,
Temps de l'orbe qui ne se meurt, temps de l'ambre qui se raffine, se situe et se propose comme le veut la conjonction des heures, comme le veut le ciel en ses émois, comme le veut la terre nuptiale et vitale qui vibre chaque moisson des mondes pour en sillonner de son écrin la préciosité et la grandeur, ces deux faces d'une même plénitude qui ne s'apprend mais est de toute maturité dans le regard de la divinité qui jamais ne plait sous le fardeau du mensonge,
Ce fardeau tant de fois rencontré qui marche de ses scories l'enfantement de Véga dans une écume de sang et de douleur, dans une écume immonde qui lui sert de rempart jusqu' à la frénésie de ses hymnes, toutes voix qui s'entendent par delà les préaux arborés qui ont su se défaire de ses méfaits, de ses malheurs et de ses songes, toutes voix en écho qui répètent inlassablement le destin qui les accable et les situe dans le sort de la dure et impitoyable nécessité,
Vague d'après vagues aux mille essors qui composent, inventent et partagent ces détails, vague terrible qui lentement revient à l'Océan, après avoir destitué la vitalité comme la viabilité sur ses terres d'oeuvre, terres émondées dont le sacre n'est plus qu'un enfer livré au massacre, à cette terreur sourde qui résonne de ses glas les funestes conséquences de l'inconséquence qui se veut maîtresse de ce monde et de ses clartés, de cette terre et de ses origines,

Terrible épreuve dont il faudra faire reconnaître le sort, dont il faudra taire à jamais l'agonie et son enfer, par delà les rites composés qui déjà s'animent de la pure vitalité qu'il faudra bien rendre à chacun par tous les lieux et tous les climats de ce sort qui est accomplissement, renaissance et source de construction, source d'une soif puissant qu'aucune gravure ne pourra arrêter dans son élan et dans sa vigueur, car tous deux nés de l'harmonie signifiante,
Cette Harmonie limpide qui n'a de cesse de toujours s'inventer des passages là où on l'attendait le moins, là où on croyait que rien n'était vivant, là où tout semblait perdu pour sa floraison, états de faits que jamais le royaume de la Vie ne se tait même si on peut croire à sa disparition, même si on veut croire à sa destitution, la force en son écrin étant la puissance elle même, toujours combattant l'impuissance et ses folles équipées comme ses fresques les plus dévoyées,
Ainsi Pongée ce jour libéré, ouvrant sur l'Azur ses yeux de vivante affirmation, de vive arborescence dans l'entrelacs des verbes qui s'épousent, s'éprouvent et se signifient, dans la splendeur commune à la Vie dont les offices lentement se conjuguent pour faire valoir dans l'Unité la mesure de leur déploiement et de leur conjonction, instance qui ne s'indétermine mais toujours se développe afin d'offrir au delà du voeu l'agir en la fonction et les prouesses,
Tant de faits, tant de forces qu'ivoire le songe dans sa mansuétude coutumière, tant de forces et tant de faits qui ne sont sources d'immobilisation mais bien de créativité, cette créativité qu'il va falloir déployer dans ses limites afin d'augurer le prestigieux paysage dont les Temples de Vie sont de limpides éveils, Temples dont il faudra officier la splendeur par les rameaux qui se destinent et dont les parfums sont Eveil de pure destinée comprise ... "

Préambule de l'aube aux marches de l'Azur, que le feu des anciens serments attisait d'une certitude orientée et signifiante, celle du renouveau, de l'essor par principe dans la clarté du sort et dans la décision souveraine qui ne se lie d'aucune amertume ni même d'un remords, car dans l'harmonie le supérieur élan qui brise les velléités, les conjonctions délitées, les conséquences fâcheuses, toutes faces d'un apparat qui n'avait pas lieu d'être en ce lieu de Vie,
Dessein du signe sous le vent, dans la brise matinale s'élevant des Marais de Dirar ou Veneur se déterminait dans un monologue intérieur qui l'éprouvait et le situait, là, dans ce développement de cette oeuvre qu'il avait bâtie et qu'il lui restait à assumer, cette oeuvre terrible dont le voeu ne se suffisait, dont l'essor devait s'approprier et se compose afin de forger les forces qui prendraient la forme sublime lui permettant d'accéder au sort lui même,
Insigne partagé bien des fois depuis les années qu'il s'efforçait à la surface de Véga, insigne multiplié qui vibrait ses incantations et ses prières là ou rien ne s'attendait, là où le désert lui même ressemblait au miroir de toutes passions vécues et disparues, dans ces sols torrides, dans ces terres stériles, dans ces vagues sans voie qui se déversaient en secret au delà des azurs pour s'incarner volonté et prairiale devenir que nul ne pourrait tarir,
Voie supérieure d'une élection partagée qu'il ne comprenait que dans la joie d'Iris, sa compagne, la beauté de son coeur et l'offrande de sa vie, au delà des tumultes et des passions qui soulevaient ce monde, s'incarnaient, se rebellaient, toujours s'enhardissaient afin de lui montrer que par delà l'espace d'un propos toutes faces en son seuil l'approuvaient et dépassaient ses propres sentiments pour le destiner à la volition souveraine,
Cette volition qu'il ne voulait pour l'instant conjuguer, cette volition qui ne serait être que le couronnement de son élan, s'il réussissait à naître le participe de toute harmonie en ce lieu de son état, en ce lieu et par les lieux de l'espérance qui ne se flétrissait, et bien au delà, dans l'appariement des contraires qui subjugués jusqu'à présent s'unissaient à la destinée de son Chant, Chant porteur d'allégresse et de vive aurore sur les terres de leur ensemencement,

Instance au souffle gréé dont les voies profanes épuisaient les sources mais dont les voies initiées apprenaient le rythme, la vertu, la grandeur, et le mérite, toutes forces consistantes qui ne se laissaient imprégner des oeuvres sans lendemain, assurant en cela la pérennité de la joie, là, ici, plus loin, jusqu'au plus humble village traversé et conquis, afin d'engendrer une foi nouvelle, cette foi permettant de soulever les montagnes et les destituer dans l'abîme,
Cette foi consistant dans l'accomplissement de la Vie en chaque Etre, cette foi assignant et encourageant à perdurer la beauté dans le respect inconditionnel de chaque face tant des Identités que des Existants, au delà du servage et de ses menstrues, au delà des chaînes qui brisent la volonté, au delà et toujours plus loin des habitudes et des coutumes qui se figent, afin que chacun épanouisse sa condition de constructeur et de créateur,
Et non de destructeur, insigne porteur de la déchéance des continents sevrés par la Mort et ses fléaux, ses armées en nombre qui parsemaient encore les Continents d'Oxphar et d'Hyperborée, et tant d'îles alentour, tant d'îles livrées à leur fenaison et leur moisson, tant d'îles vécues dont les remparts étaient ceinturées de scories et de moisissures dont les haines accumulées s'ouvraient sur les cieux un chemin de plainte qui figeait d'effroi le voyageur,
Tant de forces encore à combattre, forces reconnues et souveraines dont les faits d'armes ne tenaient de la légende, les derniers combats menés par Veneur en Pongée laissant en son esprit un goût de cendre, un goût amer dont il savait qu'il n'était rien par rapport à ce qui l'attendait maintenant, le devenir pressant se signifiant en ses racines et en son coeur, qui palpitait l'étonnant rivage de la force contenue qui se désignait pour en reconnaître l'écume ...

" ... De la vertu les mobiles, tant d'oeuvre à naître le sérail de l'accomplissement, voici le coeur qui palpite et la raison qui s'incante, qu'il ne suffit d'être pour espérer, qu'il ne suffit de paraître pour convaincre, qu'il ne suffit de vouloir pour perdurer, qu'il ne suffit d'aimer pour engendrer, faces écloses d'un seul rythme qui ne peut trouver sa source que dans la définition souveraine de l'élan porteur, cet élan dont les vagues sont tumultes dans l'Océan de la Vie,
La Vie royaume, la vie étreinte, la vie flamboyante, judicieuse et ouverte sur toutes forces divinisées, des plus humbles aux plus téméraires, des plus vastes aux plus infimes, la vie persévérant ses coutumes et ses joies, ses peines et ses clameurs de gloire ou de défaite, toujours vivante dans la plénitude qui s'efforce, dans cette marche vive qui ne souffre de délaissement, qui ne souffre de malheur, qui ne veut qu'un seul essor, celui de la libre appartenance,
Flux du règne qui s'instaure, de haute haleine dans la floraison des semences, dans la contingence des chairs, dans la pluralité exonde des feux de moisson qui dans l'azur flamboient toute désinence de l'être, de son parcours, et de son propre feu, ce feu qui ne peut rester en latence, ce feu qui ne peut s'inscrire que dans l'Action pure, offerte et supérieure qui démarque les vivants des mortels, qui démarque dans son hospice la maîtrise de la reconnaissance,
Feu de l'orbe aux marches sans sursis qui lentement s'acheminent dans leur vertige vers ces sommets impérissables ou se tient l'Aigle majestueux, cet Aigle dont la beauté transfigure toutes voies dans l'ordonnance de l'éclat qui sied à la beauté, et non seulement à la grandeur, Aigle de Voie Impériale au cil conquis qui ramure de ses élans la clarté solaire pour l'apprivoiser et la remettre au plus humble afin qu'il devienne au delà de toute perfectibilité, ascension,
Ascension vers l'aveu de sa consécration, cet aveu que bien peux regardent avec l'attention qui se doit, tant de mystère dans sa consécration, aveu de vivre un instant la temporalité, aveu de naître et dépérir dans sa forme pour épouser une autre forme, aveu supérieur que rien ne peut destituer sinon sa propre plainte d'un éclat de passage, d'un éclat qui ne se rythme dans l'état de la Vie que comme suranné et velléité dont l'orgueil est suffisance,

 

Orgueil combattu, déjà de voie sacrale l'orientation qui n'est demeure mais avance inexpugnable vers le dessein du destin qui frappe à la porte des vivants, les semencent et les incluent dans ce Verbe de Vivre dont les exploits ne sont pas tant des victoires sur l'extra personnalité que la propre intra personnalité des êtres qui la conjuguent, orbe du chant d'être en semis, orbe du chant de Vivre dont les marques sont de titanesques effluves sur Véga,
Titanesques par leur appropriation, titanesques par leurs écumes qui frappent ces seuils de Vie conservés et situés dont les luminosités sont des flammes dans la nuit qui tombe, qui éclairent les plus vastes principes de l'Ordre qui meut et sillonne les Chants au delà de leurs plaintes, au delà de leurs souffrances, au delà de leurs rites sans finalités qui se congratulent de serments alors qu'ils devraient se plaindre de leur propre incantation de désespoir,
Que l'ombre conserve pour mieux s'en servir et développer les errances dont Véga est le lieu, errances en nombre, errances en écrins fauves qui rugissent leurs croyances, qui étoffent sur les ruines de la vie leurs menstrues de glorieuses destructions, instances des règnes à genoux qui boivent au calice des vainqueurs dans la lie même où s'épanchent les sangs des guerriers de vie morts dans la solitude glacée d'une espérance déchue,
Instance qu'il convient d'abattre pour enfin couronner la vertu dans sa dimension sacrale, dans son autorité nuptiale, dans ses devises et dans ses joies au delà des labyrinthes dont les effluves viennent jusqu'aux terres libérées témoigner de la nausée qu'elles entraînent, cette nausée dans laquelle baignent tant de vivants qui furent, tant d'êtres en chemin qui ne doivent plus seulement espérer, plus seulement accroire, mais se conjuguer pour déterminer leur liberté... "

Préambule du signe aux marches du palais, de l'onde attitrée les principes qui flamboient, et dans la demeure du cristal l'épanchement qui ne se sursoit, Veneur en était là de ses considérations, et dans la nue profonde des hymnes de Dirar une pluie douce venait incanter ses myriades de constellations, rafraîchissante et solitaire, développant dans l'azur des correspondances légères et ouatées dont la mesure emplissait l'espace,
Corolles de vastes plénitudes distillant à souhait les émanations de la beauté, les épanchements de ces citadelles forgées de l'instant, pour l'instant, rubis du satin des roses évanescentes, indigo de pur joyau délivrant au regard assoiffé de mystère les plus vastes arc en ciel que Véga pouvait offrir, sans voeu d'allégeance, dans voeu de clameur, toutes forces qui se méconnaissaient dans leur fruit distant s'élevant en ramure pour dessiner leur contour,
Tandis qu'en éclats se tressaient les ornements de la splendeur, frises de nuées au nectar bâti dont les agencements secrets se correspondaient dans des règnes de parchemins bleuis où l'espérance de la joie se muait dans une douce mélodie, de douves les enchantements qui perçaient les voûtes de ce cristal nappé dont les offrandes maintenant ruisselaient, éperdues de vastes promontoires, de courses rapides et de frénésies puériles,
Il y avait là un monde, et dans l'expression de ce monde le devenir que ciselait Veneur, ce devenir qui paradait dans une fête d'azur, dans une caresse tendre et joyeuse sinuant les moindres horizons pour d'une passementerie d'ivoire coordonner la candeur et la majesté de la sagesse, toutes voies offertes qui se magnifiaient dans une onde splendide où se reflétaient les visages gréés de mille flots, de mille plaines, de mille Océans,
Histoire des âges et des passions de ces âges, immortalisés dans ces écrins fauves qui lentement se dissipaient maintenant sous le soleil renaissant, ce soleil invincible dont les essors impériaux dominaient les sens de toutes ces forces qui se révélaient, au delà de la brume, au delà de ce temps merveilleux, déjà sources d'un léger parfum dont les volatils s'emparaient afin de les rendre à la pure luminosité qui désormais cernait le site dans un atour de splendeur,

Veneur regardait et s'extasiait de ces prémisses qui maintenant se dissipaient, et il voyait en leurs écrins la parure même de l'élan fragile de tout ce qui est expression du Vivant, délétère sérénité qui ne pouvait s'organiser que sous le déploiement d'arcanes majeurs qui se devaient immortels afin d'orienter dans la pure harmonie le façonnage libre et magnifique de la destinée, ce façonnage qui ne pouvait se concevoir sans le libre arbitre du flot Vivant,
Augure de la face de ce destin qu'il savait en lui, ployant et charriant ses alluvions avant que de naître dans un éclat téméraire et inexploré qui le mutait au delà de cette sphère de la Vie en ce lieu, était qu'il ressentait mais dont il avait besoin de coordonner les essors afin de le vivre et de l'enfanter non pas dans une explosion intrépide, mais dans une maîtrise mesurée et assurée qui ne devait se laisser dépérir dans de velléitaires assomptions,
Sachant de l'aube, sachant du crépuscule, sachant de ces jours et de ces nuits qui passent, se rejoignent et se conjoignent, sachant de ce temps l'expression même du Vivant, il ressentait le besoin d'en disparaître le Chant pour en signifier la forme ardente et la désinence conjuguée, dessein de l'astre en sa mesure, d'une nef le parcours la source et le flot qui se devisent et s'orientent afin d'ouvrir sur le Temps le piédestal du futur,
Souffle dans le souffle, respir dans le respir dont les moissons rendraient fertiles les demeures, les ouvriraient à cette plénitude qui ne se rendrait plus au moindre forcement du vent, qui lentement assagirait ses principes pour en visiter les hospices et éclairer l'espace prestigieux, dans un accord sinon parfum du moins lié de compléments en compléments dans une harmonie dessinée qui prendrait la relève de la pure autorité menant à l'éternité ...

" ... Nous y voici, voiles sycomores des règnes au Levant, des mânes les fruits distincts qui vont le chemin de la compréhension de toutes formes dans les chants et dans les odes qui parfument les oasis de beauté, ici et là, dans les alluvions de la Vie qui forgent leurs élytres afin de parcourir l'immensité des terres surannées, vastes émois dans la préhension des signes qui ne se rebellent que pour mieux incanter l'appropriation de la réalité et de ses forges,
Nous y voici de mille voix, de mille feux dans la cristallisation de l'aube qui s'émancipe, au delà des nocturnes errances qui plongent les êtres dans la moisson de rêves et des noctambules essors, au delà des fanions troubles qui s'enlisent dans la brume et les opiacés divines qui de marches en marches flamboient le dessein de leurs chaînes tutélaires, instance gravité qui louvoie au delà des rythmes engendrés la fenaison des rites,
Et dans l'acclimatation et dans le songe, et dans les rives éperdues et dans ces notions étranges qui palpitent l'horizon ou le souvenir s'émeut de caresses invisibles, dans ces rives fantasques qui poudroient l'infini et dérivent les parchemins d'une conscience libérée, là bas, au cil de l'ivresse qui se désunit pour parler de la clairvoyance et de ses états situés dont la promesse n'est équipage mais de l'Unité accomplie la force qui se décide,
Et dans le fruit et dans la chair du fruit, et dans le coeur même de la nef qui s'ivoire de ses parfums azuréens où la notion du temps disparaît pour paraître au delà de tout paraître la grandeur et sa dimension, son éclat fugitif qui se tresse d'incarnation, son éclat dimensionnel qui épure les cristaux pour les faire témoigner de la luminosité qui n s'emprunte mais se donne aux pluviosités des heures et dans le nectar des temps qui passent,
Surgissent, ivres de frénésies, surgissent dans l'humilité du Verbe pour situer le lendemain d'une espérance vive pour chacun des êtres de ce temps, pour chaque ramure palpitante de leur coeur qui développe les sentiments de l'appartenance et au delà de l'appartenance de la commune mesure qui habite le coeur lui même, cette communauté de Chant dont les visitations sont de profonde allégorie dans la pulsion des mondes qui se génèrent,

Haute vague au frisson du vent qui l'instaure, haute vague dans la définition des moments d'azurs qui se clament, haute vague dans l'appropriation des termes qui lui convienne, et dans la joie, et dans le sérail de la joie, et dans la préciosité des ferments qui ruissellent le devenir pour en affirmer la suavité, la langueur, mais aussi la force, cette force dominante éprise d'une vitalité puissante dont la raison est l'élégance triomphante,
Elégance du Verbe, toute de cristalline vertu qui ne s'enlise dans la perception mais bien au contraire culmine le principe de la Vie, dans ses orientations comme dans ses définitions, dans ses actions les plus éthérées comme les plus évanescences, actions de la Voie qui marche son écrin, au delà des rumeurs et des compassions qui défont son augure et marchent vers l'abîme, au delà des désertiques moiteurs qui se malmènent,
Nous y voici et le Chant d'alors dans sa candeur, le chant toujours rugit sa préhension, s'évertue et se précipite vers le fleuve impartial qui poursuit sa route inexpugnablement vers cet Océan de luminosité qui ne saurait paraître car il est tout simplement dans sa latitude et dans son orientation, là, ici, présence sublimée qui n'a de raison que dans la pénétration de ses mystères et de ses forces, vive arborescence de l'éternelle jouvence signifiée,
Signifiée et signifiante dans le dessein de ce rite qui s'impose, ce rite de renaissance qui ne se parodie mais se doit avant l'embrasement et sa divinité éclose, renaissance harmonique face à la destinée qui frappe à la porte du passant et dans laquelle il doit s'inscrire sous peine de disparaître et le flot et l'azur, oriflamme visité et guidé qui ne se présage mais s'éblouit afin d'intégrer le devenir comme l'avenir qui se doivent de naître éternellement ... "

Ecrins des âges que l'aube alimente dans sa divinité et son déploiement, Dirar se désignait dans ses menstrues et ses opales, dans ses certitudes et ses incantations que Veneur regardait, voyant en leurs rythmes les arborescences fractales qui devisaient l'éternité de Véga, ses ruptures, ses allégeances, ses conciliabules secrets et autoritaires, mais aussi ses vertus et ses nuptiales densités que l'onde affirmait,
Toutes voies en conjonctions dans la sérénité présente balayée par le mystère et ses coordonnées prairiales, olympes en sursis qui ne se devinaient que dans l'astre et sa mesure, qui ne s'orientaient que dans la gravitation de la perfectibilité et le souci d'une ordonnance qui ne se mesurait mais se définissait que comme propitiatoire d'une renommée, écrin s'il en fut dans la devise de la Vie qui frappait à la porte de la beauté et de ses myriades,
Qui maintenant exhalaient leurs danses mystiques, ici et là, dans ce royaume pénétré dont les alluvions ouvraient, vastes et silencieux, sur les mondes, les éclairs d'une préhension majeure, conditionnés par les ferments d'une pensée souveraine, pensée de l'Etre face à la Vie, debout au milieu des ruines délétères des heures passées, debout au milieu des cils qui ne brillaient plus que d'une larme amère, debout, toujours souverain de son état vivant,
Inscrit dans la pure incantation qui ne se devise qu'au souffle de la Voie, car inscrit dans la Voie elle même, cette Voie qui ne peut se dissiper malgré les mille maux encouragés qui la cernent et l'opacifient, malgré les voeux les plus funestes et les azurs les plus funèbres, malgré ces rites qui veulent son trépas mais qui jamais ne peuvent en destituer la nef, car cette nef reste présence, présente en chaque Etre qui est regard de la Vie,
Présente en chaque écrin qui fortifie sa demeure et élance ses rythmes vers la floralie de la joie et de ses embruns, tel un flot serein signant de sa présence les plages adulées des amours surannés, vague du propos sans vague dans l'âme sans repos, de celle qui fulgure les moments de la Vie, de celle qui augure la prestigieuse découverte de cette appartenance limpide à son coeur et à son cri, coeur de Vivant, cri de la Vie magnifiée,

Où l'écrin est vertu, où la dimension est consécration, non celle de la déité, mais celle de l'agir le plus noble, cet agir qui ensemençait ses rayons dans la solennité que Veneur parcourait, dimension soulevant les abîmes pour les porter vers ces cimes qui ne se précisent que dans la décision la plus noble, la décision ultime de ne plus accroire mais de vaincre les songes et les rêves pour les induire dans le réel et ses ornementations,
Insigne dont la parousie s'élevait maintenant aux nectars opalins des cendres de la nuit, là, plus loin, dans les dernières nuageuses perceptions qui effaraient encore les volatils assoiffés, voguant vers la Mer de Dirar et ses moissons, allant au delà des rimes pour porter sans refuge la caresse de leur vol aux oasis les plus doux et les plus tendre, qu'univers le cycle de la jouvence l'état de Vie dispose dans ses élytres conjugués,
Où l'éclair se meut dans la foi la plus astre, préambule d'une aube victorieuse sur le souci monotone des prismes qui encerclent et enchaînent les vivants, où l'éclair se fond pour destituer leurs parures incertaines, pour efforcer le temps et la mesure de ce temps afin d'inclure dans le préau des âges le renouveau et ses dimensions propices et claires, ce renouveau de la grandeur qui ne s'innocente mais se signifie avec l'ardeur de la maîtrise,
Ardeur en rite qui ne s'éploie dans l'inutile destinée, ardeur du chant dont les remparts maintenant s'élevaient pour mieux se dissiper et se rayonner, dans une gloire votive qui décillait les yeux les plus ensommeillés, ces yeux du Vivant qui ne savent pas toujours voir, ou qui ne veulent voir que ce qui les arrange, fermant ainsi la porte à la réalité de la Vie et de ses dimensions dont Veneur se promettait d'instaurer la pure viduité sur Véga ...

" ... Du temps d'être le chant d'Etre en toute certitude au delà des sentiments troubles et adulés, rêvés et situés, au delà des remparts forgés de toutes forces pour accroire encore, pour signifier encore, alors que tout n'est plus qu'une rive abandonnée et stérile, alors que tout n'est plus qu'une épopée disparue qui ne se contente que d'un respir qui ne se témoigne mais encore se substitue à l'errance qui fut imperturbable dessein du souffle,
Du temps monarque le destin qui frappe à la porte de la destinée, nous faut il prendre conscience de ce souffle et non le dissoudre mais l'embraser pour le porter à la réalité et lui ouvrir largement l'espace du Chant pour qu'il s'y dirige et dans l'ardeur la plus noble conquiert sa félicité, au delà des limites et des exaspérations qui le cernent, au delà des mythes et des croyances qui ne se discernent ni ne s'improvisent, au delà des doutes et des confusions,
Du temps serein l'éternité qui guide, voyant des heures et des secondes le destin et ses illuminations, dans le secret de la pure joie qui accomplie et qui ne doute, dans le sacre de la pure beauté qui ne se destine mais s'ouvre à la viduité sur la viduité elle même dans la source de tout accomplissement, dans la Voie souveraine de l'état Vivant qui ne se fige mais toujours évolue vers sa dimension et sa préciosité, son état de conjonction signifiante,
Au delà des armes qui ne sont que désirs atrophiés, au delà des rythmes qui ne sont que soupirs sans origines, au delà des fresques des mésententes et des refuges sans conséquences, dans cette motivation qui fait de l'Etre la parure de l'incantation qui se doit, dans le cil l'ambre de victoire qui s'accomplit et ne se fuit, dans le cil la force de la Voie qui témoigne et désigne la pure densité de l'épanouissement de chacun,
Du temps encore, dans la moisson du vivre qui ne s'enracine ni ne se désunie, dans cette voie éclairée qui montre ce chemin, cette route, ce fleuve, cet Océan ou chaque Ame rejoint lentement s'évertue dans son principe afin d'affiner sa pure jouvence dans l'équilibre et la tendre éloquence de la Foi, cette Foi Impériale et sacrée qui délivre des errances, cette Foi lumineuse qui dérive ses ordonnances de la pure beauté dans ses états limpides et supérieurs,

Oeuvre du Corps de lumière qui parle sans étrange diversité, oeuvre du coeur de raison qui culmine ses hommages dans la parousie des stances qui s'éblouissent et s'épurent, oeuvre en corps de la bonté qui témoigne, de celle qui ne s'oublie ni ne se parure, mais qui toujours, dans le secret de l'élan veille la destinée et embellie son dessein, de celle qui toujours reste présente malgré les essaims des routes en nombres qui se tressent sur le parchemin de la Vie,
Toujours renouvelée dans l'ardeur composée qui message ses vertus et ses myriades de nuptialités, toujours et encore toujours renouvelée dans la candeur qui ne se situe mais dans le coeur même de la réalité se témoigne, par delà ce temps qui passe, par delà les écarts de la condition d'être, par delà les sauvages incantations et les incarnations dont les stances sont précieuses demeures, car conjonctions de la réalité et de ses écrins,
De l'inexpérience les feux et les fêtes qui disparaissent, de l'inexpérience en voie d'expérience, l'annonce nouvelle à voir et offrir aux songes et au rêves, au réel dans ses armoiries limpides qui ne se présagent ni ne s'assurent, mais paraissent dans tout ce qu'elles ont de simplicité et d'humilité, instance qui se devise et se situe, instance qui ne se propose mais dont chacun dispose pour assigner ce temps de Vie qui le déploie et l'enseigne,
Au delà des prismes de l'erreur, au delà des prismes qui ont défigurés la Vie et ses limpides appartenances, au delà des funèbres dérives qui enlisent la voie de l'action comme la voie de l'Agir souverain, en l'onde le ciel qui ne se voile mais toujours s'illumine dans l'accompagnement de chaque instant, dans la volonté souveraine d'y voir le dessein de toute force qui ne se dissout mais se concatène afin de s'offrir à la luminosité dans sa prairiale aventure ... "

Ecrin du jour maintenant flamboyant sa demeure, dans les liens de la Voie qui délivrait ses messages, dont Veneur s'emparait avec l'haleine fraîche de la jeunesse qui respire le serment de vivre par toutes faces du lieu de ses actes, face de l'onde qui transperce les plus vastes floralies nuageuses pour laisser place à l'immensité, cette plénitude Solaire qui maintenant déflorait chaque vestige afin de le rayonner de ses éclats les plus vifs et ordonnés,
Ici et là, dans des exondations fertiles dont les chrysalides se développaient à l'infini pour enchanter le Verbe de la Vie, dans des couleurs chamarrées, traversant les mille feux de l'arc en ciel en des flores gracieuses et suaves ou se baignaient l'oasis des cieux, épris de ce nectar parfumé délivrant ses messages en faisceaux ardents et conjugués, tels des hymnes d'oiseaux lyres épanchant leurs signes majestueux,
Offrant en cela mesure de toute la mansuétude de l'Univers accompli qui ne se prie mais se dévoile au visage confiant qui montre témoignage de son allégresse, de sa vivacité, de son ordonnance, vagues profondes venues du plus profond du coeur, de cet état animique qui conditionne chaque état vivant, confiant de la beauté en la beauté, confiant de la probité à la probité, toutes voies ouvertes sur le coeur de l'éternité qui ne se renie,
Majesté d'une force à la quiétude renommée, majesté libérant ses étreintes pour offrir à la nue la splendeur du renouveau, celle qui ne se légifère mais de toujours et pour toujours s'appartient afin de donner ce qu'elle représente dans un don des plus signifiants et non des plus équivoques, dans ce don total confinant le don lui même à l'oubli de celui qui donne, pour seul élan messager le bien de ceux pour qui le don est effectué,
Mesure qui ne se compte, mesure qui ne se développe, car de l'étreinte puissante du royaume de la Vie le sérail qui toujours officie au delà des préhensions captives, au delà des rites délétères, et des mythes qui semblent vouloir par toujours faire accroire que rien de ce qui est n'est plus, que rien de ce qui a été ne sera plus, que rien de ce qui fut ne sera plus jamais, lors que rien n'est oubli mais transformation qui subsiste et éclaire les lendemains,

Ces lendemains qui flottaient en de vastes fresques sous les yeux de Veneur, lendemains d'épopées et de règnes, lendemains en ébauches qui ne se situaient dans d'idolâtres compositions mais se figuraient dans des coordinations logiques où seuls paraissaient les ordres permettant d'aboutir non pas la consécration d'un seul mais la consécration de toutes et de tous, du plus humble au plus accompli, dans un écrin de splendeur officié,
Splendeur qui apparaissait parfois, surgissant de l'inconnu pour de nouveau y disparaître afin de laisser percevoir la réalité dans tout ce qu'elle avait de cru, marquant ainsi la nécessité des étapes à franchir afin d'ennoblir son sein pour découvrir par delà les ramures de sa temporalité les stances qui lui permettait d'avenir sa consécration, cette consécration qui ne pouvait se délivrer que dans l'action la plus justifiée,
Justifiée dans ses arcanes comme en ses principes, justification née de la réalité et non des brumeuses déliquescences participant des rêves les plus édulcorés, justification profonde née dans la réalité pour la réalité et par la réalité que rien ne peut destituer sous peine de se destituer lui même, car prenant en compte la totalité de la nécessité et non seulement les ferments de son conditionnement, car au delà des contingences qui ne sont que persuasions,
Persuasions faciles à naître dans l'équivoque incertitude, dans l'initiable désenchantement qui nature ses voeux et ses orientations, brisant ainsi toute potentialité, enchaînant ainsi toute action, voies en nombre dans la voie qui immobilise la Voie elle même la restituant ainsi à l'état primitif de sa condition, lors qu'elle ne demande qu'à s'épanouir et s'abreuver de la beauté dans ses myriades et ses épanouissements les plus nobles et les plus forts ...

" ... Orientation s'il en fut de plus noble et de plus conquérante, qu'il nous faut mettre en application, dans le sacre et la raison de ce sacre, dans cette fertilité qui ne s'émonde mais toujours se participe, dans cette union sacrée qui ne se tergiverse mais se prend et se correspond afin d'une étreinte conjuguée assurer et le devenir et l'avenir de ce flot qui rugit sa patiente dans les terres les plus vives de Véga et de ses appartenances,
Dans ce destin qui frappe à la porte de nos chants, dans ce destin qui fulgure ses hospices et ses incantations afin d'ouvrir sur le large Océan la plénitude de son déploiement et de son accomplissement, ascèse de Cristal s'il en fut de plus prompte et de plus signifiante dont le Choeur est mesure de tout déploiement, ce déploiement qu'il nous convient désormais d'incarner, aux forges de l'Astre l'épanouissement frontal qui incarne,
Dans cette fidélité ordonnée, dans ces degrés qui montrent la Voie, dans ces degrés parcourus et qu'il reste à parcourir, dans ces degrés aux correspondances majeures qui ne sont plus écumes mais flot porteur de la destinée de notre Voeu, de notre Voie, de cette fertilité qui marche au delà des limites la candeur de l'absolu nécessité, cette nécessité transcendant toute ordonnance et toute mesure, afin d'irradier sa sacralité,
Du Coeur la palpitation profonde qui insuffle à la raison sa viduité la plus profonde, sa viduité la plus rayonnante, sa viduité la plus vaste, oriflamme de la splendeur des Etres de ce Monde qui ne demande qu'à naître au delà des appropriations stériles, Etres en Voie de libération, Etres en assomption de tous les principes de la Vie et auxquels il suffit d'ouvrir les yeux pour percevoir la densité de cette Voie qui est conjonction de toute définition,
Eternité sans failles qui s'ouvre sur le chemin de la moisson des heures passées et qu'il nous reste à définir pour ces lendemains qui frappent aux portiques de notre devenir afin qu'elle soit l'heureuse détermination de la fenaison et non des fresques désertiques qui s'accumulent sur Véga, notre Chant et notre mystère, Véga, sublime état des chants naguère qui retrouve sa pureté sous les fêtes votives qui ne se narguent mais se comprennent et s'ordonnent,

Rubis du songe qui se déploient, s'orientent et s'affermissent pour ouvrir sur le destin la faille promise permettant de subjuguer la léthargie, la paresse, la bêtise et ses pourpres citadelles, l'intempérance et les velléités dont elles sont les essors et les inconséquences, toutes voies sans profondeurs dont les lagunes respirent les émaux d'une terre broyée et déficiente qui nargue de ses hauteurs le destin et son empire Solaire qui se doit d'être construit,
Fertile dessein des âges en signes qui portent le triomphe de l'état de la Vie, fertile destin qui nous attend et ne se compulse indéfiniment mais déjà se tient dans le secret de l'ardeur afin d'ouvrir sur la face de l'horizon les stances de ses élans et de ses stances, afin d'y inscrire la communion des vivants par delà les éventails glacés qui se prononcent, par delà les connotations avides qui désirent, toujours plus loin des âmes sans nom,
Car insignes des vertus souveraines qui accomplissent, et au delà de l'appropriation sont le don le plus humble de ce qui est, de ce tout qui façonne et embellit, de ce tout qui en chacun se trouve et que chacun doit être en pouvoir de partager avec le sentiment commun d'une ascension, ce sentiment de dépassement autorisant chacun à naître le pur sérail de la condition de la Vie en ce lieu et par ce temps, instance d'un partage souverain,
Permettant à chacun d'ouvrir la Voie de l'Eternité en son seuil, en son état, en sa condition, dans la paix sacrée embrasant le sentiment de la pure appartenance à ce Règne majestueux dont chaque règne par les lieux de notre condition n'est qu'un reflet, instance de l'Oeuvre à naître, prospérer et partager, instance de l'Oeuvre magnifiée qui se présente, se doit de s'initier et d'être initiée afin de féconder l'Azur de toute joie de l'accomplissement ... "


L'Unité Harmonieuse :

© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-095-5

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:27 )
Des cils l'orbe Templier de la Victoire ...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:10
Des cils l'orbe Templier de la Victoire ...


Préhension des heures en cils de renouveau aux surfaces azurées, Veneur regardait les flots tendres la Mer de Dirar s'épancher par les frondaisons vastes et surannées des aires souverains que la barque de cristal chevauchait, et son esprit vagabond errait de terres en terres dans le miroir de l'onde pour inscrire la pure définition de l'aube, son interaction sur ces autres rives moirées de songe dont les glauques incertitudes sevraient le Continent de Pongée,
Tant de lumières à naître après les mille pas lui ayant fait traverser les déserts de la communication, ces désert de rives bâties sur le sordide et l'inutile, sur cette puissance qui emprisonnait la vitalité du Vivant, l'ordonnait et dans une passementerie de noire certitude, assignait le présent aux hospices ourlés et moites de la Mort et de ses zélateurs, conjonction d'amère victoire situant des terres éployées le voile de la terreur pour emprise aux yeux des vivants de cet aire,
Qu'il y eut quelques rescapés dans ces demeures, il en avait fait la connaissance, qu'il y ait eu quelques espoirs de rebellions, il en avait partagé la souche, mais tout dans ce lieu restait à faire, dans le souci d'une coordination qui ne devrait se prévaloir de la moindre faille afin de reconquérir ce qui avait été perdu, cette liberté suprême et souveraine qui était aliénée et bafouée, cette liberté supérieure qui devrait rendre vivant les Vivants,
Et non plus les voir lentement s'enliser dans les mânes de la désespérance, mânes les conduisant inévitablement vers ces abîmes qu'il avait perçu, traversé, et vaincu, abîmes de nocturnes aisances voyant les uns les autres se parodier pour s'asservir mutuellement, abîmes de haute négligence conjuguant les essors de l'individu pour ternir les essors communs et les rendre veules et lâches, et les rendre stériles et inconséquents, voies offertes des jours présents,
Il était tard dans ce lambris continental et les pures ovations, et les pures victoires remportées, trop parcellaires pour continuer sur ce terrain qui voyait les uns les autres seuls rescapés de l'antre souterrain, et ce n'était le fragile espace qu'il venait de conquérir en assurant les forces en cohésion tant de la Mer de Dirar que des Monts de Cantor, qui viendrait assurément cette victoire souveraine qu'il espérait, il fallait rencontrer le cil des lieux,

Ce cil éperdu dans les frontières du Vide et qui garantissait la survie des Peuples de la Mer de Dirar, ce cil qui inscrit dans la volonté des actes traduisait par son sacrifice l'espérance et la volonté farouche des oeuvres qui assumaient et non seulement attendaient un semblant de retour du temps passé dans les oeuvres de la liberté et de ses souffles, ce fer de lance qui jouait la comédie du pouvoir en place afin de le maintenir à distance de Dirar,
Tanor, si tant parlé, si tant conté, à l'assemblance de Béor qu'il avait réussi à faire intégrer la vitale harmonie de la cause vivante qui détenait dans une main de fer Norvi, la ville portuaire, Tanor qu'il recherchait dans le souffle lui même pour dresser dans la parole le sursis d'une heure et le signe du déploiement qui se devait de naître pour officier la candide appartenance, cette candide dénomination née de la pure volonté qui ne pouvait se conditionner,
Car née du Coeur Vivant, du Coeur tutélaire dont rien ne peut détruire les palpitations, si tant de l'orbe de l'Etre le signe de l'éclair qui fulgure et ne compose que pour construire et non pour détruire, adage dernier des stances de ce jour dont les fronts multipliés lentement étouffaient et la terre et les cieux de Pongée, adage dont il convenait d'assurer l'éradication par toutes faces de la luminosité qui veillait puis oblitérer ces forces par tout existant de ce monde,
Semence du signe dont Veneur épousait la forme pour la conduite au plus loin, dans les venelles les plus sombres, là ou se situait le signe de Tanor, là où sa Vie s'épuisait pour préserver la Vie d'autrui, cette Vie qui ne devait périr, cette Vie qui devait à nouveau flamboyer par tous les mystères de Véga, dans un pouvoir illuminant et transcendant lui permettant de s'exfolier et de se diviniser à jamais, instance sacrale qui ne pouvait se limiter à la déshérence ...

" ... Insigne dans la profondeur des éléments, dans la grandeur des chants et dans l'ovation des forces, j'en appelle à la pluralité exonde, à l'Oeuvre et à son tumulte afin qu'elle s'éprenne de Tanor, qu'il nous soit donné, qu'il nous soit rendu afin qu'enfin se tresse dans le firmament des heures le feu des anciens serments de Vivre et d'essaimer, que se tresse la beauté en oriflamme au dessus de la prière des mondes pour incliner à la vertu propitiatoire,
Insigne aux marches de l'aube vers le crépuscule, et du crépuscule vers l'aube que le sens de l'aventure s'infléchisse pour coordonner la vitalité en chaque écrin de la mesure qui s'ordonne, qu'il n'est de pure légitimité que celle qui porte au rayonnement totale et non à l'embrasement d'une seul seuil, témoin des astres qui ne se préfigurent mais se légifèrent et s'argumentent dans la pure désinence de la beauté et de ses éléments vitaux,
Et que le signe se précise, dans la flamboyance écrue des milles voeux qui se dressent pour assigner les lendemains et leurs épures, et que son onde élargisse les rives de la pluie d'or qui jaillit des doux métaux aux roseraies ardentes, que le miel coule et que les calices éperdues s'en viennent aux lèvres des amants de la liberté pour étancher leur soif, et que les mets les plus tendres viennent afin de rassasier leur faim, ainsi et pour toujours dans l'écume,
Cette écume qui ne se prévaut mais s'attend dans le miroir des mondes, cette écume qui se distille et ne demande qu'à s'épanouir telle une fleur merveilleuse afin que la senteur de ses divines errances culmine les principes de la nécessité et de ses orientations, ces mille flots gravant par les terres de cet astre la course du soleil et de son zénith, la course sublime et ardente des cils effeuillés qui prennent mesure de la vitalité de toute ordonnance,
Ainsi Tanor, je t'en conjure, dans la Voie de cette onde qui te viens, ne reste muet et dans le répond soit de ta présence au Conseil qui nous tient lieu, et dont nous formaliserons l'essence dans ce lendemain qui triomphe de toutes rebelles incarnations, j'en appelle au destin et à ses enfantements pour conjuguer ce sort qui nous tient lieu, j'en appelle à la Vertu majeure, à cette vertu dont tu as les signes dans la fenaison des oeuvres que tu alimentes,

Qu'il soit de notre renouveau le renouveau du lac de jouvence qui se tient dans l'absence de l'errance, dans la viduité et ses harmonies sans troubles, un lieu de Chant et de lumière incarnés, Temple de la Vie s'il fut, Lieu de la Vie qui fut, de notre sens les coordonnées de l'aventure qui ne s'oublie, là où la source trouve son nid, là où l'épure sans intransigeance vient fonder sa pure destinée, là où le coeur de chacun se retrouve et se désigne pour éclairer l'Univers,
En ce lieu, t'attendrais je pour au delà des observations qui furent miennes témoigner de l'Oeuvre à fulgurer, et dans la raison de l'ouvrage et dans l'incarnation sans abandon du sentiment de pure liberté qui nous officie, afin que nous mettions en oeuvre la puissance témoignée pour ouvrir sur ce monde les rives de ce jardin de floralie qui furent et seront renouvelées, si seulement nous sommes en mesure d'épanouir la vitalité des appartenances et des existants,
Si et si seulement, car le Verbe ne peut être seul témoignage, et de l'acquis qui respire cette route, restent les actions à engendrer et à mettre au point pour en finaliser la pure désinence, cette désinence de la beauté qui ne se mêle de velléité et de faiblesse, cette désinence de la Vie qui ne se parure mais se formalise sans levant d'incertitude à la face de la pure architectonie que revêt l'armure du combat et sa loi supérieure et souveraine,
Ainsi, Tanor, j'en appelle à la clarté de ta vision pour comprendre le dessein de ce lieu et t'inviter à cette rencontre qui nous sera naissance de l'éclair qui fulgure le temps comme l'espace, moment de clarté signifiante qui libérera le front de la luminosité sur cet aire convoité et maîtrisé par ces forces obscure dont nous devons défaire le rang et situer la raison afin d'en isoler les rectitudes et les amenuiser pour qu'enfin s'élève ce Chant Vivant que nous signifions ... "

Eclos du Chant les vagues de Dirar berçaient ce chant d'Olympe dans la cristallisation des heures éperdues, et le souffle sans naufrage s'élevait dans l'Astre, sa mesure, pour se conjuguer à l'essor souverain des pensées souveraines qui guidaient le devenir, passementerie de l'ordonnance qui gréé le sort et ses alluvions, pourfendait les moires aisances, avant que de pénétrer dans la profondeur solsticiale des écumes novatrices fondant l'Azur et sa pérennité,
Oeuvre de beauté où la densité s'écoutait respirer, dans un calme étrange, dans un calme consommé dont les formalités excluaient toutes virtualités, toutes velléités, tout transfert d'énergie non viable, désinence grave et heureuse forgeant les lendemains à épanouir, et sinon à bâtir, à veiller pour que le jour enfin s'élève dans sa pure luminosité et accentue les rives afin d'en parfaire les semis, les ouvrage et les dresse vers l'immensité,
Instance navigante des flots bleuis dont les roseraies denses des Iles écoutaient les serments, les allégories, les prières et les enfantements divins, de ceux qui coordonnent les essors et d'une fluviale portance transmettent dans le sacre de la destinée le message ordonné, révélateur et signifiant, ce message enhardie par le souffle victorieux, éponyme de la vertu des plus vastes principes qui gouvernent les éléments et leurs incandescences fabuleuses,
Creuset sans rides des voies agencées qui confluent vers ce but suprême de rendre à chacun la perception du dire qui le concerne et le certifie, ce dire auquel rien ne s'oppose à ce qu'il fut lui même entente et certitude pour d'autres hères s'ils fussent de même compréhension et de même destinée, instance du Verbe dans la Magie féconde de la pluralité des vagues offrants et situant les dimensions propices de la jouvence éternelle en parousie,
Dessein de la luminosité de ce sort jeté dans l'espace, au delà du temps ouvragé, lovant ses ascensions dans la plénitude d'un désir majestueux, celui de la compréhension par un Etre de l'éclair d'une situation en laquelle il pouvait devenir maîtrise et olympe, maîtrise d'un sort, et olympe d'un serment, dans la gravité des heures de ce monde livré à l'agonie et dont Veneur enfantait les dérives pour en comprendre les terribles écueils,

Création dans la création avenant la rectitude de l'essor qui maintenant parvenait dans le lieu éclos de la pensée de Tanor, qu'il percevait comme un répond à travers les transes du flot, les danses glorieuses des floralies sur les rives des Iles de Dirar qui chantaient leur liberté souveraine, ces rives aux moiteurs exquises qui renvoyaient en éclats princiers les échos de ce chant qui lui parvenait comme une sourde mélodie dont la constante se révélait,
Cette constante se situant avec opiniâtreté, qui revenait perpétuellement comme pour s'offrir et se situer, constante majeure dans la gravure de ce monde devisé dont les stances accomplissaient alentour de ce moment magique des hyperboles dont la géométrie reflétait dans leur concaténation les prismes lumineux d'une apparition dont la densité était née de la volonté du créateur qui l'instaurait et la conditionnait, apparition supérieure,
Témoignage d'une force pratique s'élevant au sommet des Arts de la Magie Blanche et dont le coeur resplendissait maintenant sous les yeux de Veneur, d'un Etre qui ne pouvait être que Tanor, l'assemblance et la grandeur, revêtu de ses insignes nocturnes, ces serpents lovés s'entre-dévorant conjuguant la destruction de Véga, sur un casque d'or destiné, renvoyant une pure luminosité sur l'armure cristalline dont était vêtue l'apparition devenue,
Tanor en personne intervenait, et Veneur dans le silence revenu de la plaine des Eaux de Dirar, lors que les floralies se tressaient en attente, lors que les volatils cessaient leurs courses intrépides, lors que le vent lui même se rendait silencieux, et Veneur donc attendait que s'exprime l'Etre devenu, guettant dans son regard qu'il circonscrivait dans sa pensée, l'élément qui lui permettrait de juger de la bonne foi de l'intervenant qu'il venait d'appeler ...

" ... Que le chemin soit donné et dans la préhension j'ai entendu ce Verbe qui m'est venu, je te le dois semble t'il, à toi, que je reconnais d'assemblance dans les Arts de nos sortilèges et de nos Chants, dans nos devises et dans la maîtrise que nous situons pour en signifier la tempérance et la pure devise, voix venue me porter cette rassurante nouvelle qu'il n'était rien perdu par Véga, notre Mère à tous que nous portons dans nos corps et dans nos coeurs,
Qu'il subsiste par delà les temps les incarnations qui permettront son essor au delà des vacuités de la temporalité qui subit des assauts effrayants qu'il ne sert de rien de répéter à l'infini pour en comprendre la finalité, qu'il ne sert à rien et par ce temps et par les temps qui viendront de commuer si nous n'en détruisons pas les racines, ces racines dont je suis si proche et si lointain en même temps, ces racines qui s'éperdent dans les Univers
Ces racines que nous ne trouverons uniquement en notre lieu, car participes de viduités bien plus vastes qui fondent des empires sur la détresse, des empires sur le néant afin que ne se dresse l'immortelle grandeur de la Vie par les mondes enfantés, l'immortelle attitude de l'Etre face à son destin, au delà des remparts et des citadelles qu'il se bâtit afin de se cacher et de ne se livrer qu'à la fatuité de l'instant, à la compromission et à sa pure destruction,
Racines dont les fondements trouvent leur désignation dans ces faits terribles qui sont ceux de la léthargie et de la faiblesse accouplées qui légitiment les prouesses du fléau qui terrorise notre monde, qui obscurcit notre avenir, qui obère notre devenir, toutes portes ouvertes sur l'abîme, toutes portes par lesquelles se précipitent des milliers et des milliers d'Etres de notre renom, de notre faste et de notre conjonction Vivante qui fut hier noble,
Ainsi, ta Voix dans la Voie qui se veille, ta Voix m'est une juste récompense et j'en comprends la volonté car je suis en sa rectitude et sa force, car je suis en sa foi et son enivrant souci de perfection, là où plus rien ne tient debout, là où tout est ruines, là ou tout s'effondre et où chacun s'ennoblit de cette destruction, car je suis debout au milieu de cette décrépitude qui vagit sans limite la formidable errance de nos Peuples, de nos Etres, et de nos Coeurs,

Et l'éponyme devise que tu proposes dans l'union des forces de Pongée pour situer les ferments d'un Devenir ne peut que m'interpeller dans la gravité des faits qui se déploient et s'emploient à notre destruction, et j'en conçois et l'essor et la vertu, et la mesure et l'impartial dessein, mais cela nécessite un plan d'envergure qui ne peut se figer ni même se fixer, car l'autorité du jour veille cette affirmation et faudra t'il en souverains en conjoindre les essors,
Ainsi dans les lieux n'est il question d'une rencontre subtile mais bien plus vaste d'une rencontre fertile qui permettra d'avenir et la pensée et l'irradiation de l'hymne que tu proposes et dont tu disposes, et dans cette sacralité sans inféodation situer les termes de la lutte même pour en signifier les éléments circonstanciels qui provoqueront non pas de téméraires victoires mais des victoires bâties, des victoires assumées et révélées,
Les victoires que nous pourrions remporter ces jours même dans l'union de nos forces ne pouvant se révéler que des victoires stériles compte tenu du peu de vitalité les signifiant, et là est le propos de ma démarche près de ta vitale harmonie, là est le signe qui doit être pris en compte dans le cil de la viduité des demeures et dans le regard des Etres qui combattront pour cette cause supérieure à toute autre cause, celle de la reconquête de leur Liberté,
Ainsi je te propose une rencontre que je souhaite déterminante aux fastes de ce qui fut le symbole ardent de Pongée il y a de cela bien des siècles, ce Temple dont tu as perçu l'existence et qui reste tant caché qu'aucun Etre à ce jour n'en a prouvé l'existence, ce Temple de la Victoire, où je t'attendrais d'ici la dernière Lune en Sagittaire, par delà les équinoxes des limbes azurées, afin que nous puissions signifier ce monde dont je partage la beauté ... "

Légitimité des heures prononcées, du Verbe l'azur et le serment de rencontre qui ne s'estompe, déjà s'estompait l'incantation de Tanor pour ne plus laisser place qu'aux mille chants d'oiseaux des Iles éveillées, il était temps pour Veneur d'aller à la rencontre de ce lieu surgit du néant qui n'apparaissait qu'aux Sages Eveillés, qu'aux Mages en pouvoir, peux d'Etres en écrins par ces rives débordants les splendeurs dont Pongée fut l'élue et le coeur,
Rives sans austérités qui gréaient leurs parfums d'eaux vives et claires en lesquelles les maîtres rescapés s'épanchaient de stances et de joies divines, dans la clarté de l'oeuvre Solaire bâtie miracle d'une survie fidèle dont les intonations parvenaient en chants ramifiés à Veneur qui les surprenait au détour de son périple le menant de sources en sources vers l'onde pure de la Mer de Dirar, instance éployée délivrant la mélopée du destin,
De l'ambre le sacre de la beauté diaphane des Etres de ce champ d'or et de lumière, aux villes rescapées des pilotis ornementés les faces en nombre, surgissant dans la course de la barque cristalline de Veneur pour porter raison d'un sourire et d'une luminosité appréciée, du troc les nourritures les officiants sevrages permettant sans détour les acclimatations propices et les stances épanchées qui ruisselaient la fécondité des heures de partage,
Toutes voies en songe dans la préciosité de l'orbe sur le chemin conquis des troupes de la Mer veillant dans leurs armures de métal poudré d'or les latitudes et les longitudes des lieux, inscrivant du regard de Veneur la connaissance définie par les voies en nombre ayant signifiée son approche comme éligible de la perfectible demeure des forces régnantes et non des forces obscures, ce qui lui permettait une navigation paisible et assurée,
Navigation souveraine guidée par la seule pensée de ce but recherché qu'il commuait dans l'idéalité et efforçait dans une réalité ou se mêlaient et la splendeur des paysages et la merveilleuse gravure des Etres en passage, parures de nudités exondes levant d'oriflamme l'arc en ciel de la candeur de leurs yeux pour saluer son passage et offrir plus dense épure aux lignes des flancs de sa nef qui ainsi jamais ne se perdait dans les multiples reliefs découverts,

Sites sans servage, sites en abondance, sites gravés de l'espérance dans la fidélité de leurs incarnations que vivait avec joie Veneur jusqu'ici passant d'amertume et de dégoût pour tout ce qui officiait sur les terres et s'éternisait dans tout ce qui pouvait ressembler à la lie suprême dans le couronnement diapré d'une insuffisance qui mutait chacun en ces lieux aux espérances profondes des maîtres de Pongée, le ressourcement de tous en leurs étreintes maladives,
Etreintes de la mort et de leurs accomplissement, étreintes perfides et houleuses qui sur cette Mer ne paraissaient ni n'apparaissaient, tant de veille le feu ornementé de la gravure frontale de l'aube en mystère pour les hordes de la terreur et de leur foi, hordes périssables devant la volonté farouche des Peuples de Dirar, aidés par Tanor qui leur révélait toujours les plans barbares qui voulaient leur destruction, ce qui leur permettait de surseoir cette avidité,
Avidité dont Veneur sur les rives mères commençait à retrouver les traces dans les multiples ouvrages défigurés qui se tressaient sur l'horizon, enseignes de navires coulés et armes de guerres tribales calcinées, conjonction de vies d'hier ne laissant derrière elles que les cernes de la calcification des os qui pourrissaient sur l'infini de la perception des champs de batailles qui avaient du être terrifiantes, tant de morts leurs écumes et leurs fronts découverts,
Charnier d'innocence broyé par l'éphémère et l'inconditionnel, par cette face terrible et ténébreuse que Veneur avait lui même combattu jusque dans son antre le plus maléfique et dont il était ressorti indemne, combat qu'il devait faire naître sur cette terre de Pongée afin qu'elle se délivre des maux qui l'ourlaient de leurs fanges et de leurs scories qui déjà dans le parcours s'initiaient maintenant que la rive mère de Dirar s'espaçait pour faire place à la terre spoliée...

" ... Affine vertu des songes qu'il me fut donné à voir, affine densité des cils qui nous ouvrent leurs sentences devant les monticules qui se dressent, faits des débris d'Etres qui furent et dont les cendres à peine dispersées prouvent ces combats qui font de Dirar un espace libre, Iris, m'entends tu, dans la coordination sans voile qui nous relie, te le dis je, il nous faudra plus de présence pour dissiper les flots des ténèbres qui enlisent ce monde Vivant;
Je pressens la virtualité du combat mais non sa formalité et je sais que mes compagnons devraient initier leur route vers Pongée en compagnie de Valois afin de forger l'élite de la garde qui convient pour ouvrager le flamboiement qui se doit, je le sens au plus profond de l'amertume qui me gagne à nouveau après avoir vu l'état des Peuples de Dirar et le souffre qui se répand au delà de ses rives majestueuses, ce souffre qui calcine toute pensée,
Se perpétue et se bouillonne afin de transformer tout Etre qui partirait de ces Iles en magma informe dont je vois les carcasses achever de nourrir la terre de ce lieu, la mort est là, et si elle n'a pas réussi à franchir ces frontières de la Vie elle garde son espace et atrophie toute vie qui y passe, je le ressens et là devraient se tenir d'autres Mages pour en reconnaître les failles et s'y insinuer et ainsi dissiper la pourriture qui y règne et y sévit,
Car malgré toute l'autorité qui découle de l'équilibre du Pouvoir, ne pouvons nous être partout en même temps, même si nous avons cette faculté de tresser les arcanes du temps pour désunir l'espace et l'obliger à la rencontre de notre chant, nous faut il accumuler maintenant cette puissance et en asseoir les termes pour en préciser le moment, et cela ne pourra se faire sans la volonté précise qui oriente et guide afin que se rétablisse le Vivant,
Ainsi te dis je, Iris, te faut il intervenir en Aral pour que les fers de lance de notre témoignage laissent les guides de leurs choix pour officier la poursuite de la libération d'Aral, et que sans demi mesure, ils prennent voie de l'ascension que je leur assigne, dans la volonté qui épanouit et fertilise et non dans la devise qui s'estompe, et en cela je sais pouvoir compter sur leur diligence et leur intrépidité novatrice et constructive,

Dans les jours qui vont suivre, va se tenir ma rencontre avec Tanor, rencontre dont j'escompte la pénétration des forces abjectes qui légifèrent, forces contre lesquelles je combattrai en solitaire s'il le faut, ce combat étant de mon pouvoir et de mes facultés, mais sur les autres fronts qui vont devenir nombreux dans l'unité que j'espère situer grâce à Tanor, il nous faut faire naître les idéaux et les principes ainsi que la volition qui ne peut se signifier sans coordination,
Sans cet exemple qui fut et qui se conjugue, sans cette déférence à la pluralité et cette autorité spontanée qui ne s'écoute mais s'affermit dans le coeur des respirs qui la suive, genèse des respirs dont je connais les éligibles densités, ainsi rappelle Evir, Etol et Odrin, dont ce jour dans le principe de la délégation des pouvoirs, dans la tripartition unie en la quadripartition, j'ai le plus intense besoin pour me libérer moi même pour ce combat qui m'attend,
Valois n'est jamais loin de toi, situe le et assigne le dans la présence qu'il convient, de Béor doit il donner nouvelle des aides que j'ai promis, sur l'ouverture qui se doit du port de Norvi, et par cette ouverture et délivrance qui se doivent conjuguer, ainsi pourra t'il advenir mes compagnons d'armes, et dès lors rien ne pourra plus témoigner que le courage et l'impartiale densité de vivre des Peuples qui couronnent Pongée, dans le sens de l'aventure gravité,
Ainsi, ordonne et que sois la parole dans le signe en écrin de la pensée qui nous est commune mesure à tous, pour la pure sanctification des actes qui viendront et dont nous ne devons jamais faiblir la candeur afin qu'elle situe sa propre harmonie et au delà dans le sujet l'appropriation d'une appartenance à la seule Liberté qui ne se lie mais se conjoint afin d'apporter sur Véga le sentiment du renouveau qui baignera ses rives fastueuses, après l'Agir victorieux ... "

Jeux du Verbe en l'Oasis de la vertu de l'énergie novatrice, les paroles s'irradiaient avant que de se confondre avec les éléments pour porter leur site en sillon, et la réponse d'Iris venait le parfum de l'heure nouvelle, rassurant Veneur sur la compréhension de son Dire souverain, l'oeuvre était en route et ses affluents aussi, tout un Peuple témoigné se mettait en marche pour situer l'avenir, et tandis que Veneur réfléchissait cette désinence,
Ses pas le menaient au delà des champs de batailles vers cette rive que Tanor avait nommée, la ressentant dans les effluves portées par le vent, senteurs qui n'avaient rien de communes avec les odeurs de ces champs de morts traversés, ici la Vie réussissait à rayonner encore, et l'ambre d'émeraude de la forêt qu'il commençait à pénétrer le confortait dans son opinion que rien ne pouvait jamais se détruire totalement, qu'il restait des îlots de bonheur,
Ces Ilots de vive arborescence reflétant l'intime perfection de la Nature et de ses forces, là dans la parure sauvage et tendre des liens de la flore inondés par la sève de la terre sinuant ses oasis jusqu'aux cimes merveilleuses bercées par le vent salutaire renvoyant des ondes de jouvence par toutes frondaisons, éclairs de la pensée de vivre qui ne se raisonnait mais se vivait dans la déité de la statuaire des mondes éclairés et vifs,
De couleurs les émerveillements qui sinuaient par delà les équipages des roches agglutinées, recouvertes d'une mousse mauve et marbrée de lys où s'enfantaient de précieux repères pour en définir le songe, là s'était situé un monument de pierre et de jade, là s'était enfantée une création supérieure dont les lierres avaient recouverts l'entité, les temps avaient enfouis le secret qui maintenant se révélait à Veneur,
Il lui fallait aller au delà des soupirs naturels, dépasser les fastes des épanchements de la flore, conjuguer les racines et déterminer les pentes secrètes afin d'aviver ce destin qui n'était rempart construit de souche mais conglomérat de failles et de souffles agencés de telle manière que l'observateur le plus téméraire ne pouvait voir en lui qu'un agencement inscrit dans la plénitude du temps et non une oeuvre bâtie et souveraine,

Essor des senteurs diaphanes de lys éperviers, il poursuivit sa route dans le dédale des pierreries et enfin découvrit le site portuaire, là, dans une niche délavée par le temps qui suintait une eau de source pure et joyeuse, prédestinant le lieu si l'on suivait sa course, ce qu'il fit en se gardant des pièges qu'auraient pu contenir le paysage, conjoignant son essor à la vitale perfection des terres qu'il franchissait et qui l'éclairaient sur la portée du site maintenant ouvert,
Il s'enfonça d'un seul coup dans le sol d'une prairies marbrée d'arbres sauvages, et l'escalier de pierre qu'il découvrit l'enhardit dans sa découverte, il savait tenir le lieu, il ne pouvait maintenant plus se tromper, il avança dans l'ombre pendant quelques instants puis se retrouva dans une salle immense, ressemblant étrangement au Lieux de Vie qu'il avait vécu avec Iris et dont il connaissait les sites par tout Véga, celui ci étant étrangement vide de contenu,
Lisse et fauve dans la tenue des roches impalpables qui semblaient respirer, lisse et palpitant comme le coeur d'un Etre Vivant résonnant d'une sourde mélodie dont l'Ame s'emplissait comme s'il approchait d'un vertige qu'elle méconnaissait, palpitation se révélant au fur et mesure de l'avance comme ceux de tambours de bronze qui s'envolaient dans les cieux pour porter la nouvelle de victoires agencées, ce qui expliquait le nom donné à ce lieu Vivant,
Le Temple de la Victoire était là, lieu de rencontre s'il en fut de plus noble dans ce monde à genoux qui devait se redresser, lieu ou enfin après de multiples pas, il trouva l'épicentre ou se tenait une table ronde autour de laquelle trois Etres attendaient dans un silence recueilli, Tanor, Béor, et un autre personnage qu'il méconnaissait mais qui déjà se révélait puissance à l'assemblance de Veneur qui inscrit autour de la table écoutait cet Etre nouveau ...

" ... Qu'il te soit souhaité la bienvenue Veneur de Renom, inscrit dans ce Temple, nous t'attendions et tu es venu comme il se doit, car dans l'assemblance des Pouvoirs le Pouvoir incarné, dans la mesure de Pongée, ce jour livré aux flammes éternelles à satiété des forces nocturnes qui inondent nos rives de leurs menstrues d'agonies et de pillages, toutes forces dont tu veux la destruction au même titre que ceux assemblés dont tu connais déjà les signes,
La réflexion bien sûr peut nous mener aux déterminations les plus implacables mais aussi aux chutes les plus vertigineuses, et nous rejoignons ta pensée qui veut une action coordonnée et signifiante, et au coeur du pouvoir actuel et dans l'espace qu'il légifère, et pour ce nous irons de site en site porter la gravure de la parole mage pour que les Sages qui restent sur ces terrains lèvent les nombres et au delà des oriflammes préparent leur témoignage et leur grandeur,
Car il ne suffit s'essaimer pour récolter, faut il encore délivrer le bon grain de l'ortie qui le malmène et l'oblige, et du nombre en limite pourrons nous dans la parole rare éveiller le renouveau qui ici, nous sied à tous, ce renouveau de la Vie sur ce Continent troublé et décimé, nous irons donc et dans nos pas viendront les mille et les mille souverains qui partiront à la rencontre de l'abîme pour en défaire les outrages et les abjections,
Nous faudra t'il ton appui, ces forces dont tu nous a entretenu et qui déjà sur Aral sont à l'Oeuvre, ces forces que nous accueillerons dans le respect des combattants, dans le respect de l'aide qu'elles fourniront, mais qu'il soit ici bien entendu qu'aucune de ces forces ne viendront pour conquérir notre terre, qu'aucune de ces forces ne se livrera à la démence populaire, ces pillages et ces viols auxquels assistent les vaincus et conjoignent les vainqueurs,
Je sais, par simple autorité, que cela ne sera pas, mais il se pourrait qu'une faille se glisse dans le fer et que cette faille déborde des rangs en ordres donnés et que s'inscrivent des plaintes dans le chant, plaintes dont nous cherchons à détruire les pâleurs exondes, plaintes dont nous ne voulons plus dans nos lieux de vivre, plaintes qui ne doivent de nouveau se faire valoir dans la source que nous allons mettre en oeuvre pour nous libérer de leurs fardeaux,

Ton regard me suffit pour me signifier qu'il sera ainsi fait, dès lors dans l'accueil de cette promesse nous autorisons la venue des lieux que tu proposes, des vies que tu augures et des fastes qui ont fait ta renommée, nous savons ta franchise sans défaut, nous savons la détresse ton lot commun dans le combat que tu as mené pour retrouver le Coeur de ta Vie, nous savons ta traversée de l'enfer et de la mort dans ce combat respiré,
Nous savons et savons par dessus tout que nous pouvons compter sur ta générosité, mais nous ne devons pas en abuser, et s'il est vrai que nous avons besoin de ton aide, devons nous nous aider nous mêmes, ainsi est le secret qui permettra à chacun d'établir et de rétablir la grandeur de Pongée, ainsi te voulons nous arbitre des décisions que nous prendrons, de ces décisions qui influeront et détermineront le devenir de notre lieu,
Et si cela peut être, ce ne peut être que dans les racines mêmes des maux conditionnés qui nous interpellent et nous enchaînent, dans ce pouvoir même qui s'autorise et conjoint la destruction de nos pentes et de nos cimes, ainsi dans la sagesse extrême il se devrait que tu sois avec nous dans ces formes du pouvoir pour en circonscrire les fresques et en obérer les stances, et dès lors nous t'invitons à revêtir la cristallisation de ce pouvoir,
Cette cristallisation qui te permettra d'évoluer avec nous dans ces lieux infranchissables et ou tu pourras mieux encore nous aider, ta liberté totale te permettant d'aller au delà, comme nous le faisons nous mêmes, pour accentuer les modalités des oeuvres à mettre en choeur pour que chacun participe activement à cette épopée de libération pour laquelle notre vie sera donnée, sans que l'ombre d'un doute ne puisse se percevoir au fond de nos coeurs éprouvés ... "

Béor et Tanor présentèrent Ulgrad, le Mage majeur qui venait de s'exprimer, à Veneur, ce dernier intégrant sa réalité qu'il découvrait à son assemblance, Mage de pure autorité dont chacun jusqu'à présent s'était bien gardé de parler, de peur que Veneur ne soit le rayonnement perceptible qu'il dénommait, rayonnement que tout de suite avait ressenti Ulgrad qui l'avait accepté sans même qu'une seule parole ne fût échangée comme le souffle lui même,
Ulgrad était mentor des règnes en pouvoir dans l'aube de Pongée, et de cycles en cycles dans la pérennité des heures de ces temps qui furent, lentement d'Etres en Etres, son pouvoir s'éternisa, jusqu'à ce présent indissocié voyant le porteur de ce nom, sans refuge officier, instance du savoir impérissable des vastes épopées qui s'éveillèrent sur ce Continent, s'éployèrent, disparurent, affluèrent à sa surface puis se réveillèrent,
Pour forger les limites d'une sacralité et l'ardeur d'une joie de vivre, jusqu'aux jours maudits où les splendeurs s'amenuisèrent pour faire place à cette léthargie en laquelle s'enfonçaient tous les Etres passants, jusqu'à ces jours stériles les voyant se dissiper dans l'incongruité des vestales opiacées immergeant leurs forces et leur histoire dans cette lie perceptible au dehors de ce Temple, Temple de la victoire en renom qui gardait préservé les secrets héritages,
Ces héritages des fastes qui ne demandaient qu'à se renouveler, ces héritages sacrés délivrant les sentences et les jugements qui coordonnaient les mémoires, obligeaient les uns et les autres à se comporter en tant que Vivant et non en tant qu'ombre de vivant, héritages qui imprégnaient les terres antiques et dont les concaténations se forgeaient dans des pierres immuables dont les empruntes enseignaient la candeur et la supérieure autorité,
De l'évanescence des écrins, les gardiens du lendemain, lendemain du présent ou lendemain du futur, cela importait peu dans la conquête du temps, dans la prairiale jouvence qui ne s'affligeait mais se perpétuait et pourrait signifier le renouveau du monde lorsque l'éclat embrasé toucherait les vecteurs conditionnels de leur mise en oeuvre et de leur épanouissement, dans l'accomplissement comme il se doit, cet accomplissement de Vie et de lumière,

Cet accomplissement s'ouvrant sur des latitudes et des longitudes acquises et non houleuses ce qui aurait perturbé la finalité et son but, livres ouverts ce jour de grand désarroi où le silence s'éprenait de Pongée, livres lus et enchantés ce jour de haute victoire sur l'incertitude, dans le don de l'espèce à la Vie et à ses tumultes éblouis, en ce lieu et par ce temps, dans la réunion de cette triade qui conservait dans les méandres de l'Esprit le grand Oeuvre achevé,
Dessein du cycle au sourire qui brillait la face de ces trois Etres qui conjuguaient maintenant l'essor du possible dans les limites des potentialités existantes et qui déjà oeuvraient le respir du couronnement, conjoint des racines de la lumière visitée, conjoint de la terre initiée, conjoint des airs épurés, conjoint des eaux coagulées, les uns les autres devisant le sort et construisant ses ornementations qui devaient s'épouser,
De libre désinence dans la portée des âges, dans le respir qui éveillait, dans la tendre éloquence qui ne se brisait sous le joug des uns ou des autres, le but suprême et souverain accentuant les différences pour les forger dans les volutes de la perception de l'action dans une unité sans failles dont les chemins qui semblaient divergents se réunissaient dans une parousie délimitant le champ d'oeuvre à concevoir et assumer,
En acte de puissance la bravoure de l'instant, en acte de clameur ouvragée qui s'illuminait sous les opinions contraires et se finalisait sous les complémentaires définitions de l'ordre à renaître, cet Ordre prairial qui fut et dont le levant affirmerait à la vision des forces contraires non la conviction d'une banale réaction de survie, mais un champ de combat sans limite contre lequel il convenait de vaincre ou de mourir de vaincre ou disparaître pour toujours ...


L'Ame du Déploiement :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-094-7

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:27 )
<< Début < Précédent 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 Suivant > Fin >>

Réslutats 1221 - 1230 sur 1303