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Du cil en cycle le rempart affirmé ...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:12
Du cil en cycle le rempart affirmé ...


Pérennité de l'Oeuvre affirmée que l'autorité sublime, dans la dénomination qui se doit et se parfait, voici l'ambre d'un parfum nouveau flottant sur le Détroit de Cythère, des voiles sans égarement les chrysalides de nefs impériales la densité, aux flots veloutés de l'astre, dans la configuration de Véga dans la plénitude Solaire en assomption, et sur ce front d'Or la majesté incarnée qui s'épanche, d'une voix solidaire éveillé, aux stances de l'immortelle épopée,
Des cycles égarés qui furent, des sens atrophiés qui régirent l'Univers, des sources tronquées et des flots brumeux de la nuit les naufrages stellaires, ne sont ce jour qu'équivoques langages d'amertume et transes avortées, ici la lumière pleut et le regard vif impose sa destinée dans le couronnement des chants qui tressent les ornementations fractales de mille et mille voix qui s'enlacent, se répondent, s'autorisent, se nuptialisent et se fécondent,
Heure nouvelle à voir aux franges des terres consacrées par les Océans et les mers enfantées, heure nouvelle d'ivoire et de beauté qui submerge les litanies antiques pour porter dans le secret partage l'émotion vivante d'une transfiguration, voyant des archipels les fenaisons vécues l'orbe bâtisseur dresser les stèles de la novation, ces pierreries aux clameurs drapées hier de silence et de dédain, ce jour renouvelées dans le firmament de la moisson ouvragée,
Qu'initie la vertu dans l'opale des ferments de la nue de l'Harmonie retrouvée, destin de l'allégorie et de ses splendeurs, dont l'essor culmine la face de ce monde rénové, sous les hospices de la pure beauté, diaphane et Amour de toute viduité, l'Epousée au mystère merveilleux dont les chants s'éploient tels des vols d'hirondelles aux fronts des augures mages qui déterminent les passementeries de l'horizon et de ses fêtes votives et éclairées,
Instance gravitée dans le couronnement de la Gloire alliée, instance souveraine des orbes messagers les fruits des lendemains à naître pour équipages et suaves désirs, ces lendemains propices et nuptiaux dévoilant à la face d'un monde naufragé la réalité de la destinée, de la Vie dans ses royaumes et ses fastes, de la Vie dans sa grandeur et son humilité, de la Vie dans son élan de générosité et de pur dessein d'épanouissement,

Lumière de l'horizon, lumière dense dans la pénétration des ondes de ce Verbe qui lentement insinue chaque face pour en apprivoiser la raison et en initier le dépassement, lumière de la beauté accouplée à la splendeur, dans le songe du zénith déployant ses ailes pour embraser la sphère du Chant majeur, le Chant harmonieux de la justice et de sa récompense, le Chant unique et prestigieux du devoir qui ne s'accomplit qu'au delà de la seule contemplation,
Dans l'Action la plus éthérée, cette action née de l'Agir dont les souffles ce jour s'épanchent sur Cythère, gréé des flots de ses orbes, alimenté par ses houles en sillons, toutes étraves allant ce ciel de régénération l'accomplissement pour voeu et l'éternité pour mutation, devenir en parure de l'Astre ce renouveau qui officie les jours et les nuits des Vivants, devenir en marche dans les fleuves porteurs émondant leurs richesses pour signifier ce site de vigueur,
Enfanté et enchanté dans l'aristocrate détermination qui ne s'inféode et ne se reptilise mais se fortifie de toute naturation afin de ciseler le cristal ardent dont les reflets sous l'onde Solaire transfigurent toutes faces par ce monde, car nés de la pure conjonction de l'harmonie qui sans failles réfléchit l'intensité de toute viduité, de la plus humble à la plus forte, dans une floralie mystique où la Voix se fait entendre, où le Chant resplendit toute Vie,
Par toute Vie et pour toute Vie, en présence de ce voeu dans l'énamour de la portée des vagues qui viennent l'éternité, dans l'essor de la majesté qui brille de ses mille feux l'incarnat, Iris, Dame épousée de ce coeur dont tous les coeurs sont fidélité, témoignage et densité, Iris allant vers le coeur de son coeur, Veneur, d'ambre les volutes de l'Epopée qui cristallise l'éponyme enchantement de ces lieux parcourus et qu'il restait à parcourir pour naître le seuil ...

" ... Aube affirmée des détails anciens qui nous fulgurent, des âges en propos les cils des oeuvres assumées qui délibèrent aux frontons des Temples de marbre dans le soupir des vents de l'Azur, dans les festivités de la nue, dans la grandeur d'opale des prairies muettes et souriantes, dans le gréement des mâtures qui inondent de leurs clartés opiacées les fruits alanguis des rêveries et des transes domaniales qui s'échevauchent de mille parfums,
Dans l'Ame qui guide le sérail des flots, de l'Agir le respir des fleuves incarnés et des parures diamantaires qui enveloppent de tresses diaphanes les sources exondes des chemins, dans la foi du sol et de ses serments magnifiés, dans les cieux constellés d'ivoire et de romarin, dans la pluie des astres qui épanchent leurs sorts sur toutes viduités parlées et vécues et à vivre qui renouvellent le signe de la Vie conquérante,
Dans le Corps de la portée des souffles, aux fastes des Oasis qui étanchent la soif des voyageurs, guides de toutes natures que l'orbe des sites parchemine de ses vitales affections, dans l'appropriation du songe qui ne se rebelle mais destine les plus belles ornementations qu'une féerie devise, devise et éploie dans le large horizon, insouciant et ivre, insouciant et calme dans la mesure des saisons qui s'écoulent et s'abreuvent de ses joies et de ses peines,
Dans l'Esprit du Chant qui meut tout espoir, délaisse toute désespérance, amenuise toute divination, pour ne considérer que l'essor et sa pérenne demeure dans le séjour de l'heure qui navigue, dans le coeur de cette raison qui ne se règne et ne s'élémente qu'avec le secret Imaginal qui perdure toute définition de l'action qui embrase, de l'Action pure et destinée qui ne se développe que dans la plénitude de l'accord qui s'inscrit dans leur rencontre harmonieuse,
Dans l'Unité qui veille et constelle la dimension naissante et à naître, à prendre et situer au delà des fondements de l'imagination, au delà des sapiences de la raison, au delà des contingences qui se perdent dans les labyrinthes du paraître et de ses signes, dans la force et dans la Voie, par la Voie et pour la Voie, s'élève notre Chant qui ne s'inspire mais se propulse dans l'infini pour faire entendre le renouveau qui signe son dessein et sa grandeur,

Ecume du Voeu porteur aux fanions qui ne s'enlisent mais respirent l'allégresse, au delà des velléités et des contrariétés morbides qui isolent, dénaturent et se comblent de scories afin d'oublier le voeu, fanions d'Or et d'argent tissés dans le flux et l'afflux des nombres qui ne se dispersent mais se concatènent pour naturer la précision de l'enfantement, après la gestation des oeuvres en semis, des oeuvres en souci et des oeuvres désunies,
Voyant des coeurs le Choeur qui ne s'abîme mais porte vers les cimes la beauté nuptiale d'un enchantement, jailli du Verbe et de ses ambres merveilleux, sailli de la chair et de ses conjonctions, gravi de l'esprit qui ne se compénétre mais va vers la déité du Vivant, éclos de l'ultime définition de la Vie dans sa préhension et sa compréhension, dans cette Voie lumineuse qui couronne et surgit là où elle ne s'attend pas, dans le chemin sans errance de l'oeuvre qui se sacre,
De l'Oeuvre épanouie qui dérive ses sens dans les signes les plus doux et les plus nobles, dans ces signes qui en farandole se déterminent et s'associent pour vivre l'aventure majeure et sans oubli, l'aventure de la Vie en ses émotions, ses contraintes et ses plaisirs, en ses rives parfaites qui ne se trahissent pour des rives défaites, en sa source de nacre qui défit le temps et ses volutes afin de cristalliser le moment de toute révélation en toute condition de son site,
Toute condition qui nous voit réunis, unis pour cet embrasement de la plénitude qui se dissocie, qui ne se détruit, car participe de l'élémentaire comme du complexe, participe de l'identité comme de la multiplicité, participe de ce Chant qui nous vient et nous à l'assemblance de ce tout qui nous intime, et nous permet de prendre mesure de toute devise pour embraser la consécration de son respir, du souffle initié le renouveau de cette liberté qui fut un jour vaincue ... "

Ainsi le Chant, ainsi le Verbe dans l'azur qui se dresse tel un oriflamme pour confier la vertu à la Divinité, afin de la conserver intacte, afin de la délivrer de tout jugement, et la parfaire, et sans oubli la libérer dans les consciences au delà des fardeaux des signes qui s'endeuillent, au delà des sèves qui se tarissent, au delà des fleuves qui muent, au delà des tempétueuses indéfinitions qui brisent les temples et déciment les plus nobles appartenances,
Visiteur d'écume et de front, visiteur de plus vaste promptitude dans l'élan majeur portant les nefs souveraines vers l'altière définition de l'Oeuvre, enseignant et maître de toute viduité, tel en ce lieu, dans la reconquête du souffle qui se parfait, dans l'onde mûre qui déverse en secret les plus belles destinées en leurs épopées, leurs rêves les plus sûrs, leurs songes les plus doux, afin d'efforcer le temps en ses ramures et ses écrins les plus prestigieux,
De vagues hautes les embellies, de vagues tendres les conjonctions, et dans la prêtrise de l'Esprit du flux des Corps l'apprentissage des Ames le nectar ultime de l'Unité brisant les idoles pour de pure nécessité dévoiler les lendemains à naître dans la luminosité qui flamboie le devenir, cette luminosité en répond des actes et des coeurs qui palpitent non d'une seule émotion, mais les transcendent toutes, afin d'allier la tempérance à la puissance,
Dessein de l'ambre aux jours neufs qui se dérivent des conjugaisons de l'astre ensemencé et de ses rayonnements qui vont les plus vifs élancements, ici et là, dans la gravure qui se dessinait sur l'onde, farouches et sains, aspirant au plus fort nectar de la victoire apprivoisée, cette victoire qui signait chaque étreinte et chaque destin d'une emprunte indélébile, marquant de son sceau fractal la pensée de l'instant et de ses densités acquises,
Densités de l'Etre en parcours du règne et de ses mesures, du règne du Vivant, du règne de la Vie par les mille et mille facettes du dessein de l'ambre qui se développait avec l'intensité symbolique d'un hommage à la pérennité, voulue, embrasée, consacrée, dans la détermination des pouvoirs qui confluaient à sa réalisation formelle par toutes voix, dans le sens de la Voie et de sa prononciation qui ruisselait un parfum de fraîcheur et de gaïté,

Couleur d'arc en ciel dans le miroir des limbes qui reflétaient sans allégeances la pureté des intentions, ici et là, passementeries de floralies aux accents sans inquiétudes, délibérant les fastes de la luminosité, appréciant la vitale harmonie dégagée des multiples existences, comparant et stimulant au delà de toute étrangeté les détails et les conjonctions pratiques d'une renommée à naître, initiant ainsi le sort commun d'une latitude victorieuse assumée,
Cette victoire conjuguée qui avant même tout combat déjà se dégageait de part la viabilité du voeu de l'Etre en marque de son temps et non en masque de son rang, conscience profonde de l'état souverain qui ne sied au paraître mais à l'Agir dans sa décision inaltérable, dans sa pratique inexpugnable, dans son acceptation contrôlée et non dans son acceptation inféodée, limites évertuées dégageant des cocons inextricables des pensées amères et ensommeillées,
Que l'idée même de vaincre ne pouvait effleurer, tant d'égarement le seuil à vaincre pour en dédire les affinités, ce lieu vainqueur en lui même témoignant des âges et des sens décillés qui s'ouvraient sur le large horizon de la puissance accomplie qui n'était plus un renom ni même un nom mais une potentialité qui se dérivait avec juste harmonie dans le creuset de la foi volontaire qui assumait son renouveau et son devoir signifiant et souverain,
L'Etre multiplié en ce rang de l'ordonnance gravitant le flux et le fruit, et dans la source l'onde en miroir qui réfléchissait la pluralité exonde de la nécessité qui brillait de ses mille feux l'ardeur sans convoitise de la destinée qui enseignait les souffles de l'impassible condition de vivre, l'inaltérable soif de la Vie qui ne s'ajourait du moindre dessein de la détresse, mais se conditionnait dans sa simple réalité, participe de toute réalisation que le Chan témoignait ...

" ... Qu'il n'est de taire l'outrage pour affronter le silence et en révéler le mystère, la Voie impalpable et signifiée qui se destine et s'enchante dans le principe de l'Unité magique qui s'apprivoise, et dans les flux et les reflux des temps qui passent et s'estompent, et dans ses flots et ses sources altières et amères qui se définissent, paraissent, transparaissent, puis disparaissent, et dans ses Océans sans craintes qui s'éblouissent,
Qu'il n'est que de comprendre que l'immensité est là dans sa puissance incarnée, l'immensité souveraine, noble et sans outrage, l'immensité pure et épure de toute condition de la Vie, en ses écrins, ses arceaux et ses présents, en sa déité et sa signification d'Absolu, cette force majestueuse contre laquelle tout élément n'est qu'une composant d'un puzzle irradiant qui va le sens de toute éternité dans son accomplissement et sa beauté,
Qu'il n'est que de cette Vie l'emprunte des éléments qui passent, puis trépassent, laissant un arc en ciel de luminosité dans le cil des temps qui se répondent, messager et voyageur de multiples destinées, messager d'une volonté et épure de toute destinée, où l'Etre se façonne, se conditionne, s'émeut, naît et respire puis se consume pour s'ouvrir au delà de toute Temporalité à la pure densité de l'Eternité et de ses Chants,
Qu'il n'est que de comprendre dans le sens de la Voie et dans son accomplissement que le Chant se rend de l'hommage le plus pur à l'hommage le plus humble dans le feu de l'Harmonie de la splendeur, et que l'Etre, porteur en son rayonnement, étincelle participe de ce flot de lumière rejoint son Coeur et sa palpitation et se signifie dans la préhension de son Choeur magnifié qui jamais ne s'éperd ni même ne se trouble au delà du souffle initié,
Qu'il n'est que de visiter sa correspondance dans la vitale Unité retrouvée de l'Etre pour en révéler la maïeutique souveraine, épure de toute grandeur achevée, épure de toute humilité découverte, instance de la corrélation qui ne s'abreuve de facettes assombries et défaites mais se complémente dans la lumière intime d'une perception sublimée dont le sort est apprentissage d'un voeu en ce lieu et par ce temps, en ce temps et par ce lieu de toute viduité,

Qu'il n'est que d'appréhender la réalité dans sa formalité et sa densité pour en accuser la présence et au delà des apparences constater l'essor signifiant qui se partage et se destine, cet essor de la Vie dans sa pulsion et ses fractales désinences, dans ses floralies les plus vives comme en ses émaux les plus tendres, afin d'en augurer la prestance, l'inaltérable mesure et son appariement prestigieux, concordance de toute légitimité,
Qu'il n'est au delà du souvenir que de comprendre cette légitimité, ces seuils et ses embrasements, ses corollaires les plus denses et les plus inépuisables, pour en officier la grandeur immortelle, cette grandeur confinant à la candeur dans le secret apprentissage qui se doit pour chaque Etre en ses degrés et ses respirs les plus forts comme les plus humbles, condition de toute réalité en ses éclaircies les plus majeures comme les plus couronnées,
Qu'il n'est que de voir pour inscrire dans la plénitude le sort qui ne se réserve mais se prend avec circonstance et décision pour en abreuver l'éclair et le sillon, au delà de toute velléitaire improvisation qui n'est que de surface le moment qui instigue l'erreur ou bien la faiblesse, afin d'ouvrir ce regard pur sur l'immensité et sa clarté étincelante qui vogue la profusion de toute création dans la Création qui se rejoint et s'épanouit en vagues sans abandon,
Qu'il n'est que de circonscrire la pure viduité pour en affirmer la destinée et au delà des signes fragiles qui taisent les plus belles nuptialités temporelles, d'inscrire ces nuptialités dans l'immortalité qui veille, enseigne et signifie dans la Voie et par la Voie, d'un répond Sacré le Répond de la joie qui brille dans l'Eternité la transmutation de toute force en signe de la Vie qui se glorifie et se divinise par delà toute dénaturation de l'orbe qui se flétrit ... "

D'oasis le sillon la vertu s'éployait et dans le dire de l'horizon les nefs aux écumes sacrales s'épanchaient, libre étreinte de Cythère aux flots vivifiants et clairs, à la rencontre de Vala, site portuaire repris et assuré par les Guerriers de la Vie, là bas, sous le front des hospices fabuleux d'Oxphar aux mains des ténèbres et de leurs fiers combattants, dans le vent et la souffrance des rêves et des règnes enchevêtrés qui se complémentaient,
D'ivoire et de Sacre dans la nue situant le sursis d'une heure, la rencontre du combat d'hier voyant les restes des flottes égarées dont l'affrontement avait permis de naître le cil d'une tête de pont sur ce Continent moiré de songe, alors qu'hier encore signait son triomphe et sa portée sur toutes terres de Véga, alors qu'hier encore le chant serein de la liberté se perpétuait dans les parures intimes des nuées opiacées des fleuves et des gouffres,
Astreinte de la nue et de ses dimensions majestueuses qui ce jour déflorait le monde pour initier la Vie dans sa propice nuptialité, enfanté des ardeurs de la pluie et de l'orage, de l'éclair souverain dont les stances pures aventuraient les plus belles promesses dans le réel et ses affirmations sans troubles, dans ce nectar au parfum vivant que témoignaient les équipages assemblés, ici et là, aux mânes célestes des maritimes efflorescences Solaires,
Douves incarnées de lys horizons aux promontoires des lagunes et aux lits des fleuves les plus houleux, douves situant les prairiales densités qui n'excluaient la moindre parole comme le moindre geste afin d'efforcer le rite de la pénétration des ondes et la clameur magnifiée de l'aube qui maintenant égayait chacun dans cette rive de juste renommée, épure du don de ce soi maîtrisé qui ne se confinait dans la candeur d'un sursis mais s'offrait à la plénitude,
Et pour l'individualité et pour la communauté, dans la complémentaire définition des conjonctions saluant le souci non de complaire mais d'être tout simplement, et par ce fait de naître dans la nécessité l'appariement de ce destin qui ne devait plus se figer, mais s'orienter dans et pour le salut de chacun, portée de la conscience qui ne se tait devant la léthargie, portée de la surconscience qui fleurit dans l'ambre le plus pur afin d'initier au delà du rêve le réel,

Eclos du Verbe qu'Iris éveillait dans sa mansuétude et sa bonté naturelle, éveillant en chaque membre des équipages ce savoir d'être et ce savoir être qui ne pouvait plus se définir mais se vivre dans la plénitude et s'arborait avec unicité dans le chant qui brisait les défaillances comme les faiblesses afin d'adresser par delà les scories qui existaient encore parmi certains, la luminosité qu'ils recelaient, cette luminosité qui est la pierre vivante de toute parousie,
Pierre d'écume née des abîmes et s'élevant vers les cimes pour définir non seulement une promesse mais un devoir, celui d'être pour les êtres, celui de secourir et élever chacun dans le sacre de sa pérennité et de son déploiement, dans le seul esprit incarnant cette force rayonnante, celui de la chevalerie la plus désintéressée et la plus aristocratique, celui du don le plus mystique, né de la rencontre de la temporalité avec l'éternité,
Instance déversant ses odes de calme théurgie, délivrant des craintes et des maux, des respirs hâtifs et des complaintes sans lendemain, pour forger le lys destin de chacun, ce destin bâti d'azur et à bâtir d'azur, ce destin imprégnant chaque être vivant d'une limpide détermination, oeuvrant dans le souffle et par le souffle ce devenir qui ne pouvait se conjuguer que sous les instances de cette réalité devenue dont le firmament était accomplissement,
Et par delà épanouissement, libre dessein sans errance ouvrant sur les plus vastes horizons enchantés par l'harmonie et ses sérails, ouvertures d'une densité éclose que chacun percevait dans son ultime réalité, accompagnant le flot de sa mélodieuse incarnation, dans un chant souverain qui mûrissait les degrés de la compréhension de tous, dans l'unicité partagée de ses reflets et de ses fresques qui déployaient leurs ailes sur toutes faces de ce monde ...

" ... De l'ambre cil qui revient la nature féconde et la soif de l'horizon, nous y voici, mantisses de la pluie d'or aux romarins éveillés, dans ces grands champs de l'espérance et de la voie partagée, dans ces hautes plaines de l'azur que signifient les mondes dans leurs éclairs et leurs stances magnifiées, nous y voici, libres d'étreintes dans la nue portuaire de la dimension sacrée qui frappe à la porte de ce seuil fantastique dont nous allons le sort,
Instance sans tragédie délivrant des incarnats les vastes promptitudes que l'Eveil incante et dérive de ses souffles puissants et révélés, par delà les courbes des éléments qui satisfont l'éternité, par delà les rêveries les plus prometteuses, par delà les songes les plus enivrés, dans cette réalité bercée par l'émotion et le jugement, dans cette réalité conjuguant la pérennité et ses désirs d'épanouissement les plus assurés et les plus accomplis,
Nous y voici, et le fruit de l'instant, et le fruit de la joie, et le fruit de la foi, qui nous consument sans oubli de la terreur passée, sans oubli de la peur et de ses enchaînements les plus vifs, nous déclinent et nous invitent aux plus belles courses, par le Chant et pour le Chant, dans la finalité exonde des principes et dans la conscience signifiante de toute détermination, au delà des promesses, au delà des velléités, toujours plus loin dans la pure action,
Agir qui ne s'ennoblit car de la noblesse sans réalité, Agir fier et indiscret car de l'aristocrate candeur l'ode majestueux, Agir encore et toujours dans la plénitude de l'assomption qui ne se satisfait d'un rang, d'une plainte, d'un délire, mais bien au contraire succombe à la pure destinée, éveillant par les clameurs du voeu le plus doux des chants que le Vivant puisse naître, essor du Chant dans sa déité et ses arborescences qui confluent la raison,
Saison de l'onde majeure qui ne se sursoit, saison magique où toutes énergies s'évertuent dan une complémentarité, autorisant dans les flux et les afflux les conjonctions de toute identité dans la mesure du déploiement qui se circonscrit et s'épanouit, dessinant dans l'orbe de la Vie les stigmates de la parousie, cette parousie dont les ondes éblouissent chaque forme pour en dessiner la force et le rayonnement déployés,

Ecrins qui se démarquent et s'associent pour amplifier la mesure de ce pur déploiement qui enchante le coeur et définit dans l'astre le firmament qui s'accomplit, et non plus seulement se prie, vagues aux tumultes précieux qui enhardissent chaque développement vivant afin d'en situer l'immortelle maturité, délivrant des âges les sources de la beauté et de l'harmonie qui ne se consacrent que dans la préhension de leurs feux,
Floralies étreintes de nos Ames, de nos Esprits et de nos Corps, dans l'unité sanctifiant chaque élégance de leurs volutes étincelants, irradiant ce lendemain dont nous sommes porteurs et signifiants, lendemain d'éveil et de joie, de confiance et de couronnement, lendemain scintillant relevant ce défi de vivre qui ne se soumet, qui ne se destitue, qui ne s'oublie, mais toujours s'invite et se prend dans l'effusion de cette réalité qui ne se renie,
Etreinte de ce jour, délibérant le sort de l'exhaustive appartenance d'Etre pour l'Etre, dans la grandeur du dévouement qui ne se conditionne mais s'éveille dans la pluralité des mondes qui se côtoient, s'impulsent, se coordonnent, s'efforcent et se rencontrent dans la pure viduité qui ne se corrompt ni ne se détruit, viduité du Chant dans le Chant que nous développons et qui viendra destituer les abîmes et leurs incertitudes natives,
Libérant les cimes non seulement de l'espérance mais dans l'enchantement la possession de cette espérance, assignant par delà les contraintes du temps et de l'espace cette ouverture sur le réel et ses dimensions multipliées qui ne sont équivoques, mais portées de toute demeure par delà les contingences et les transes de ces contingences, signifiant ainsi l'Etre par delà le paraître, l'Etre dans sa raison profonde dont l'imaginal est constitué et officiant ... "

Préambule de l'aube acclimatée, les nefs maintenant s'initiaient de Cythère à la rencontre de Vala, et le chant dispersait les dernières limites rocheuses de son estuaire composé, là, déjà se trouvaient les multiples rameaux de la Liberté retrouvée, des embarcations de cristal aux humbles boiseries des couchants et des levants de Véga, Peuples et Peuplades embrasés délibérant la naturation du cycle à oeuvrer dans l'azur pourpre d'Oxphar,
Et le cil d'une joie s'émerveillait, dans les retrouvailles d'Iris et de Veneur dont l'accomplissement transcendait la prestance et la beauté, ovation d'un hommage interrompu dans la geste adroite des Amants qui maintenant cherchaient le refuge d'une chaumière convoitée pour embraser leur fidélité dans cet Amour inexpugnable qui jamais ne se flétrirait tant de portée dans son sérail que la luminosité l'éclairait d'une éternité singulière,
Instance de la gravité du Chant et de l'ardeur renouvelée, alentour situait les jalons posés pour déferler sur l'horizon, Vala était devenu une ville forte, nettoyée de ses effluves ténébreux, elle resplendissait d'une vertu nouvelle, attirante et magnifiée qui agréait le souffle des guerriers qui maintenant pullulaient en son sein, mantisses d'armées se relayant inlassablement aux remparts de la cité pour maintenir leur présence signifiée,
La Triade était là, cette Triade des premiers jours, heureuse de son astreinte et de son dévouement dans la portée de Veneur qui irisait le moindre écrin du destin qui désormais ne pouvait plus se quérir mais se prendre dans le signe de l'autorité correspondante qui se manifestait dans l'homme devenu qui ne recherchait au delà ce qui se trouvait en lui même et qui dans l'unité sanctifiait ce devenir dont il était l'éclair et l'accomplissement,
Evir, Etol, Odrin avaient reconnu cette densité en chaque fibre de Veneur et savaient inéluctablement que la route était ouverte sur cet avenir qu'ils avaient enchantés les uns les autres, qu'ils avaient rêvés et songés tant de fois tant dans la défaite que dans la victoire, dans ces multiples paysages dont les souvenirs saillaient l'immensité d'un respir inscrit à jamais car vecteur de libération d'Etres et de Peuples soumis à la condition des ténèbres,

La route serait longue, ils le savaient intuitivement et pour en avoir fait l'expérience dans ces combats mortels dont étaient parsemés les chemins qu'ils avaient parcouru, mais ils savaient aussi que le chemin qu'ils suivaient maintenant était l'unique écrin qui leurs permettrait d'assurer le déploiement de leur juste cause, de cette cause pour laquelle tant de vies temporelles s'étaient données, et tant d'autres se donnaient dans ce jour neuf,
Car il ne fallait s'y tromper, la résistance des maîtres d'Oxphar, et de Véga hier, était conséquente et leur stratégie terriblement efficace, à tel point que l'aube ne pouvait voir que Vala prise par les troupes de Veneur, et ce grâce à la farouche détermination de ses envahisseurs, ainsi qu'à la composition de murailles infranchissables nées de la conjonction des énergies déployées pour en assurer l'impénétrable dimension,
Chaque sortie s'était révélée un désastre et les brasiers du jour en témoignaient, écharpes de fumées des corps temporels qui disparaissaient dans l'azur incertain qui ployait les oriflammes et faisait prendre conscience au tout un chacun qui parvenait dans cette ville pour porter haut les couleurs de la Liberté qu'il devrait, au delà de toute contemplation, naître un Agir souverain pour en garder ne serait ce que le simple goût sur les lèvres,
Mesure le chant était ainsi, cependant que les semaines passaient, toutefois Vala se renforçait dans une intrépidité sans failles, les nefs déchargeaient leur cargaison de combattants sans discontinuer, et chacune amenait les denrées nécessaires à leur survie, la maîtrise de Cythère le permettant, la flotte du Roi de l'Echiquier ce jour respirant l'amertume des profondeurs, après que Valois eut vaincu sa suffisance et ses invectives ...

" ... Et le chant dans l'azur qui nous sépare et ne se mesure, le chant vaste et prompt à toutes configurations de la Vie, dans le fruit et dans la source, dans la sève et dans le flux, dans l'aube miroitant de ses états la plénitude incarnée des rêves les plus doux de ta beauté et de tes épanchements, de tes mystères et de tes fêtes, danse de la nue aux sources de la Vie, danse encore du corps de la nuit au jour fidèle de l'incarnat qui ne se confie que dans l'absolu souverain,
Et d'un répond le ciel commun de l'astre qui nous conjoint, dans la tempérance et la fidélité du sort qui s'épanche, dans la gravité et la supérieure volition qui nous allie et nous réunie, au delà des prouesses qui s'incantent, des ellipses de feux dont les frénésie confinent aux dimensions surannées des sphères endeuillées, de ces vastes affluents des rives oublieuses qui ne se taisent qu'à l'agonie de leurs mystères et de leurs voies,
Mystères éclatants dans la jeunesse de nos coeurs, dans la beauté de cet Amour que rien ne peut tarir ni même désunir, beauté et silence, silence et joie, bonheur jamais conté de la pure arborescence dont le flot est une jouvence pour l'écrin de nos lieux et la tendresse de nos flots vifs et ardents, dans l'altière participation des vagues qui enseignent, de haute mer comme de vaste Océan les déités du Chant qui composent et alanguissent,
Où l'autorité du Verbe est semis, majeur dessein au delà des tempétueuses aventures, des hyperboles sacrées qui déversent leur nectar dans le cadre étroit des velléités et de leurs faiblesses, que notre Amour tait dans sa large destinée qui ne sait oublier, car il ne sait que transcender et l'élan et la portée, à l'image de ce monde dont nous sommes les ferments et qui viendra le ruissellement de sa propre joie comme de sa propre destinée,
Clameur dans la pure harmonie qui s'écoule, rubis des âges et félicité des actes, dans ce don qui nous réunis et nous déclame, ce don sacral dont la rive demain sera la parure de cette Vie, parure diamantaire, au souhait le plus pur, à l'hommage le plus fervent dans la mansuétude portuaire de tout alluvion qui se porte et s'anime, se fertilise et se conquiert dans la définition même de la nécessité qui ploie et déploie les plus beaux oriflammes,

Marque du propos, marque de l'Etre en marche de la moisson, cette moisson de vivre, cette moisson de rire et de joie, de plénitude et de frisson, de compréhension et de partage, qui ne se reflète que dans le destin conjoint de l'équilibre et de ses vertus, cet équilibre des mondes qui anime toute vitalité, toute vivacité, toute alacrité, dans une ovation dont les flamboiements exultent la réalité et ses conjonctions les plus denses comme les plus douces,
Douves en marche des sens et de leur respir, de nos sens inscrits qui se signent et se lient pour l'éternité dans l'affection et la grandeur de ce chant, dans la témérité et dans la viduité de leur espoir et de leur chant, toute voie offerte sillonnant ce respir d'une surconscience qui éblouie, incarne et assigne la destinée de l'ode qui nous tient lieu, sans égarement, sans conflit, sans dénature, sans obligeance, au delà des contingences qui plient la volonté,
Instance de nos voeux dans le voeu le plus tendre, instance de nos jeux dans l'émoi le plus profond de l'orbe qui s'enseigne et que nous déterminerons dans ce monde assis qui ne demande qu'à se relever de ses cendres pour illuminer la vague des univers d'un élan fastueux et fort, cet élan de clarté qui devise toute pérennité, cet élan de vaillance qui ne se tient dans les recoins mais avance avec fierté et détermination vers le rêve de toute innocence,
La joie de vivre par ce monde, la joie d'aimer par cette face de la Vie, la joie pure et douce qui ne se destitue mais s'équilibre et se parfait dans la pure destinée qui ne se réfugie dans l'avidité de la contemplation mais toujours s'agit pour signer de ses forces la temporalité de ce feu qui nous porte et nous enfante, nous conjoint et nous respire, dans un inaltérable souci d'éveil, dans une inexpugnable force qui forge de son voeu ce respir de beauté que nous désignons ... "

En répond, Iris et Veneur se témoignaient leur Amour inépuisable, et dans ce voeu éclatant de jeunesse et de souhait préparaient le devenir qui ne se façonne mais se prend et se légitime afin de parfaire l'harmonie de leur chant qu'ils espéraient témoigner dans ce monde de Vivant, énamour du fruit la parure qui viendrait, cet Enfant qui serait, portée d'un grand rêve et d'un grand dessein qui fertiliserait les jours à naître, dans une correspondance affine,
De la vertu messagère cette connaissance profonde des Etres qui maintenant scintillait dans le regard d'Iris comme de Veneur qui savaient désormais le flux de leur commune existence, son parcours et ses dimensions, ce parcours naturé de prairiale jouvence dont le jour neuf voyait l'étincelante ardeur, dans la communion des coeurs qui rayonnaient la parole et la moisson des âges, cristallisant les corps et les chants des tendres émois,
En marche de plus vaste décision, dans la sérénité baignant d'un large oriflamme la beauté du site devenu, cette ville portuaire qui s'animait sous la fertilité de la Vie et qui resplendissait d'un hymne farouche que rien ne semblait devoir ternir, la foi vitalisant l'essor, la joie malgré la peine de l'oubli des guerriers de passage fulgurant le principe de Vie qui forgeait chaque élan et chaque respir d'une autonome participation conjointe,
Voie nouvelle délaissant l'orgueil et l'humilité, voie sereine appropriée aux plus denses partages que l'horizon semait dans ses désirs et ses fêtes, déployant l'apogée d'une compréhension qui ne pouvait plus désormais se rechercher dans les respirs appropriés mais se féconder dans l'azur le plus pur, au delà des rythmes qui ne sont que les sens d'une quête, au delà des souffles qui ne sont que perceptions et non préhensions de la grandeur,
Toutes forges qui furent, délaissées sur les grèves de ce paysage nouveau qui irradiait le nectar de Véga d'une transe glorieuse dont les stances se répercutaient dans les cieux afin de baigner le cil du Vivant d'une joie nouvelle à voir, semis du chant qui ne se déporte mais s'enlace à profusion afin de taire les velléités et conjoindre les moments majestueux, officiant ainsi dans le dessein de toute destinée l'oeuvre et son souci d'harmonie,

Du jour né le jour neuf, du jour vivant le jour de Vie, et par toutes voix en réponds dans ce calice de l'orbe observé la mantisse du propos qui se signifiait en chaque visage, en chaque regard devant le couple incarné qui venait le sort de ce fruit vivant l'assemblée des guerriers et de leurs feux, cette assemblée rejointe de la Triade qui attendait le respir de leur voie, de cette voie qu'elle officiait dans le plus grand désintéressement comme dans la plus forte cohésion,
Instance des coeurs et des joies, instance déterminante qui irradiait le plus contemplatif comme le plus agissant, car de la marque le signe sans tumulte qui pouvait préparer les plus vastes horizons aux sources d'un accomplissement majeur et non astreint, l'essor situé allant au delà des avidités et des rêveries les plus denses, chacune masquant le sens profond d'une réalité qui ne pouvait se comprendre sans en situer le sort et les conséquences,
Ce sort qui figeait les plus forts, ces conséquences qui paralysaient les plus éveillés, sort et conséquences qu'il convenait de définir afin de démarquer l'ignorance et lui rendre ses captives langueurs, condition qui n'avait rien de votive, mais bien au contraire était respir de partage des expériences communes et différentes, de ces mille et mille expériences qui permettraient d'élargir le champ de l'action dans ses capacités comme ses prometteuses injonctions,
Dessein de ces rencontres qui affinaient le devenir, opérantes en leurs fonctions, ne délaissant sur les rives aucune formalisation mais les intégrant toutes afin d'advenir cette potentialité qui vibrait en chacun et que chacun partageait en fonction de sa propre personnalité, dans un don officiant qui n'était fait d'égalité mais d'une pure complémentarité qui permettait à chacun de signifier les bases et les buts à s'approprier pour parvenir à l'étincelant rivage recherché ...


Le Parvis de Cristal :

© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-096-3

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:27 )
D'Heilheim libérée le Coeur de Cythère ...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:11
D'Heilheim libérée le Coeur de Cythère ...


"... Ainsi Pongée dans le cil de la vertu propice, dans le Corps de l'enchantement, dans la maîtrise de l'Esprit, dans la prêtrise de l'Ame, dans l'Harmonie de l'Unité qui s'éploie et se racine, le devenir qui se conjugue, s'assure et se déploie, de l'Etre infini la beauté qui demeure, dans le sacre du courage et la loi des armes, dans le secret destin d'une appartenance qui ne se renie mais s'appartient et témoigne par delà les apparences,
Pongée, du lac des semences l'orientation du verbe qui ne se défait mais toujours se ranime, par delà les flammes et les cendres, par delà les équivoques et les parousies, par delà ces messages d'une autorité qui se voulait sans failles mais dont la volonté soumise aux principes de la dégénérescence ne pouvait que se finaliser dans une déperdition, telle en ce voeu dans l'assomption du renouveau qui brille sa désinence dans l'oeuvre de ce temps vécu,
Temps de l'orbe qui ne se meurt, temps de l'ambre qui se raffine, se situe et se propose comme le veut la conjonction des heures, comme le veut le ciel en ses émois, comme le veut la terre nuptiale et vitale qui vibre chaque moisson des mondes pour en sillonner de son écrin la préciosité et la grandeur, ces deux faces d'une même plénitude qui ne s'apprend mais est de toute maturité dans le regard de la divinité qui jamais ne plait sous le fardeau du mensonge,
Ce fardeau tant de fois rencontré qui marche de ses scories l'enfantement de Véga dans une écume de sang et de douleur, dans une écume immonde qui lui sert de rempart jusqu' à la frénésie de ses hymnes, toutes voix qui s'entendent par delà les préaux arborés qui ont su se défaire de ses méfaits, de ses malheurs et de ses songes, toutes voix en écho qui répètent inlassablement le destin qui les accable et les situe dans le sort de la dure et impitoyable nécessité,
Vague d'après vagues aux mille essors qui composent, inventent et partagent ces détails, vague terrible qui lentement revient à l'Océan, après avoir destitué la vitalité comme la viabilité sur ses terres d'oeuvre, terres émondées dont le sacre n'est plus qu'un enfer livré au massacre, à cette terreur sourde qui résonne de ses glas les funestes conséquences de l'inconséquence qui se veut maîtresse de ce monde et de ses clartés, de cette terre et de ses origines,

Terrible épreuve dont il faudra faire reconnaître le sort, dont il faudra taire à jamais l'agonie et son enfer, par delà les rites composés qui déjà s'animent de la pure vitalité qu'il faudra bien rendre à chacun par tous les lieux et tous les climats de ce sort qui est accomplissement, renaissance et source de construction, source d'une soif puissant qu'aucune gravure ne pourra arrêter dans son élan et dans sa vigueur, car tous deux nés de l'harmonie signifiante,
Cette Harmonie limpide qui n'a de cesse de toujours s'inventer des passages là où on l'attendait le moins, là où on croyait que rien n'était vivant, là où tout semblait perdu pour sa floraison, états de faits que jamais le royaume de la Vie ne se tait même si on peut croire à sa disparition, même si on veut croire à sa destitution, la force en son écrin étant la puissance elle même, toujours combattant l'impuissance et ses folles équipées comme ses fresques les plus dévoyées,
Ainsi Pongée ce jour libéré, ouvrant sur l'Azur ses yeux de vivante affirmation, de vive arborescence dans l'entrelacs des verbes qui s'épousent, s'éprouvent et se signifient, dans la splendeur commune à la Vie dont les offices lentement se conjuguent pour faire valoir dans l'Unité la mesure de leur déploiement et de leur conjonction, instance qui ne s'indétermine mais toujours se développe afin d'offrir au delà du voeu l'agir en la fonction et les prouesses,
Tant de faits, tant de forces qu'ivoire le songe dans sa mansuétude coutumière, tant de forces et tant de faits qui ne sont sources d'immobilisation mais bien de créativité, cette créativité qu'il va falloir déployer dans ses limites afin d'augurer le prestigieux paysage dont les Temples de Vie sont de limpides éveils, Temples dont il faudra officier la splendeur par les rameaux qui se destinent et dont les parfums sont Eveil de pure destinée comprise ... "

Préambule de l'aube aux marches de l'Azur, que le feu des anciens serments attisait d'une certitude orientée et signifiante, celle du renouveau, de l'essor par principe dans la clarté du sort et dans la décision souveraine qui ne se lie d'aucune amertume ni même d'un remords, car dans l'harmonie le supérieur élan qui brise les velléités, les conjonctions délitées, les conséquences fâcheuses, toutes faces d'un apparat qui n'avait pas lieu d'être en ce lieu de Vie,
Dessein du signe sous le vent, dans la brise matinale s'élevant des Marais de Dirar ou Veneur se déterminait dans un monologue intérieur qui l'éprouvait et le situait, là, dans ce développement de cette oeuvre qu'il avait bâtie et qu'il lui restait à assumer, cette oeuvre terrible dont le voeu ne se suffisait, dont l'essor devait s'approprier et se compose afin de forger les forces qui prendraient la forme sublime lui permettant d'accéder au sort lui même,
Insigne partagé bien des fois depuis les années qu'il s'efforçait à la surface de Véga, insigne multiplié qui vibrait ses incantations et ses prières là ou rien ne s'attendait, là où le désert lui même ressemblait au miroir de toutes passions vécues et disparues, dans ces sols torrides, dans ces terres stériles, dans ces vagues sans voie qui se déversaient en secret au delà des azurs pour s'incarner volonté et prairiale devenir que nul ne pourrait tarir,
Voie supérieure d'une élection partagée qu'il ne comprenait que dans la joie d'Iris, sa compagne, la beauté de son coeur et l'offrande de sa vie, au delà des tumultes et des passions qui soulevaient ce monde, s'incarnaient, se rebellaient, toujours s'enhardissaient afin de lui montrer que par delà l'espace d'un propos toutes faces en son seuil l'approuvaient et dépassaient ses propres sentiments pour le destiner à la volition souveraine,
Cette volition qu'il ne voulait pour l'instant conjuguer, cette volition qui ne serait être que le couronnement de son élan, s'il réussissait à naître le participe de toute harmonie en ce lieu de son état, en ce lieu et par les lieux de l'espérance qui ne se flétrissait, et bien au delà, dans l'appariement des contraires qui subjugués jusqu'à présent s'unissaient à la destinée de son Chant, Chant porteur d'allégresse et de vive aurore sur les terres de leur ensemencement,

Instance au souffle gréé dont les voies profanes épuisaient les sources mais dont les voies initiées apprenaient le rythme, la vertu, la grandeur, et le mérite, toutes forces consistantes qui ne se laissaient imprégner des oeuvres sans lendemain, assurant en cela la pérennité de la joie, là, ici, plus loin, jusqu'au plus humble village traversé et conquis, afin d'engendrer une foi nouvelle, cette foi permettant de soulever les montagnes et les destituer dans l'abîme,
Cette foi consistant dans l'accomplissement de la Vie en chaque Etre, cette foi assignant et encourageant à perdurer la beauté dans le respect inconditionnel de chaque face tant des Identités que des Existants, au delà du servage et de ses menstrues, au delà des chaînes qui brisent la volonté, au delà et toujours plus loin des habitudes et des coutumes qui se figent, afin que chacun épanouisse sa condition de constructeur et de créateur,
Et non de destructeur, insigne porteur de la déchéance des continents sevrés par la Mort et ses fléaux, ses armées en nombre qui parsemaient encore les Continents d'Oxphar et d'Hyperborée, et tant d'îles alentour, tant d'îles livrées à leur fenaison et leur moisson, tant d'îles vécues dont les remparts étaient ceinturées de scories et de moisissures dont les haines accumulées s'ouvraient sur les cieux un chemin de plainte qui figeait d'effroi le voyageur,
Tant de forces encore à combattre, forces reconnues et souveraines dont les faits d'armes ne tenaient de la légende, les derniers combats menés par Veneur en Pongée laissant en son esprit un goût de cendre, un goût amer dont il savait qu'il n'était rien par rapport à ce qui l'attendait maintenant, le devenir pressant se signifiant en ses racines et en son coeur, qui palpitait l'étonnant rivage de la force contenue qui se désignait pour en reconnaître l'écume ...

" ... De la vertu les mobiles, tant d'oeuvre à naître le sérail de l'accomplissement, voici le coeur qui palpite et la raison qui s'incante, qu'il ne suffit d'être pour espérer, qu'il ne suffit de paraître pour convaincre, qu'il ne suffit de vouloir pour perdurer, qu'il ne suffit d'aimer pour engendrer, faces écloses d'un seul rythme qui ne peut trouver sa source que dans la définition souveraine de l'élan porteur, cet élan dont les vagues sont tumultes dans l'Océan de la Vie,
La Vie royaume, la vie étreinte, la vie flamboyante, judicieuse et ouverte sur toutes forces divinisées, des plus humbles aux plus téméraires, des plus vastes aux plus infimes, la vie persévérant ses coutumes et ses joies, ses peines et ses clameurs de gloire ou de défaite, toujours vivante dans la plénitude qui s'efforce, dans cette marche vive qui ne souffre de délaissement, qui ne souffre de malheur, qui ne veut qu'un seul essor, celui de la libre appartenance,
Flux du règne qui s'instaure, de haute haleine dans la floraison des semences, dans la contingence des chairs, dans la pluralité exonde des feux de moisson qui dans l'azur flamboient toute désinence de l'être, de son parcours, et de son propre feu, ce feu qui ne peut rester en latence, ce feu qui ne peut s'inscrire que dans l'Action pure, offerte et supérieure qui démarque les vivants des mortels, qui démarque dans son hospice la maîtrise de la reconnaissance,
Feu de l'orbe aux marches sans sursis qui lentement s'acheminent dans leur vertige vers ces sommets impérissables ou se tient l'Aigle majestueux, cet Aigle dont la beauté transfigure toutes voies dans l'ordonnance de l'éclat qui sied à la beauté, et non seulement à la grandeur, Aigle de Voie Impériale au cil conquis qui ramure de ses élans la clarté solaire pour l'apprivoiser et la remettre au plus humble afin qu'il devienne au delà de toute perfectibilité, ascension,
Ascension vers l'aveu de sa consécration, cet aveu que bien peux regardent avec l'attention qui se doit, tant de mystère dans sa consécration, aveu de vivre un instant la temporalité, aveu de naître et dépérir dans sa forme pour épouser une autre forme, aveu supérieur que rien ne peut destituer sinon sa propre plainte d'un éclat de passage, d'un éclat qui ne se rythme dans l'état de la Vie que comme suranné et velléité dont l'orgueil est suffisance,

 

Orgueil combattu, déjà de voie sacrale l'orientation qui n'est demeure mais avance inexpugnable vers le dessein du destin qui frappe à la porte des vivants, les semencent et les incluent dans ce Verbe de Vivre dont les exploits ne sont pas tant des victoires sur l'extra personnalité que la propre intra personnalité des êtres qui la conjuguent, orbe du chant d'être en semis, orbe du chant de Vivre dont les marques sont de titanesques effluves sur Véga,
Titanesques par leur appropriation, titanesques par leurs écumes qui frappent ces seuils de Vie conservés et situés dont les luminosités sont des flammes dans la nuit qui tombe, qui éclairent les plus vastes principes de l'Ordre qui meut et sillonne les Chants au delà de leurs plaintes, au delà de leurs souffrances, au delà de leurs rites sans finalités qui se congratulent de serments alors qu'ils devraient se plaindre de leur propre incantation de désespoir,
Que l'ombre conserve pour mieux s'en servir et développer les errances dont Véga est le lieu, errances en nombre, errances en écrins fauves qui rugissent leurs croyances, qui étoffent sur les ruines de la vie leurs menstrues de glorieuses destructions, instances des règnes à genoux qui boivent au calice des vainqueurs dans la lie même où s'épanchent les sangs des guerriers de vie morts dans la solitude glacée d'une espérance déchue,
Instance qu'il convient d'abattre pour enfin couronner la vertu dans sa dimension sacrale, dans son autorité nuptiale, dans ses devises et dans ses joies au delà des labyrinthes dont les effluves viennent jusqu'aux terres libérées témoigner de la nausée qu'elles entraînent, cette nausée dans laquelle baignent tant de vivants qui furent, tant d'êtres en chemin qui ne doivent plus seulement espérer, plus seulement accroire, mais se conjuguer pour déterminer leur liberté... "

Préambule du signe aux marches du palais, de l'onde attitrée les principes qui flamboient, et dans la demeure du cristal l'épanchement qui ne se sursoit, Veneur en était là de ses considérations, et dans la nue profonde des hymnes de Dirar une pluie douce venait incanter ses myriades de constellations, rafraîchissante et solitaire, développant dans l'azur des correspondances légères et ouatées dont la mesure emplissait l'espace,
Corolles de vastes plénitudes distillant à souhait les émanations de la beauté, les épanchements de ces citadelles forgées de l'instant, pour l'instant, rubis du satin des roses évanescentes, indigo de pur joyau délivrant au regard assoiffé de mystère les plus vastes arc en ciel que Véga pouvait offrir, sans voeu d'allégeance, dans voeu de clameur, toutes forces qui se méconnaissaient dans leur fruit distant s'élevant en ramure pour dessiner leur contour,
Tandis qu'en éclats se tressaient les ornements de la splendeur, frises de nuées au nectar bâti dont les agencements secrets se correspondaient dans des règnes de parchemins bleuis où l'espérance de la joie se muait dans une douce mélodie, de douves les enchantements qui perçaient les voûtes de ce cristal nappé dont les offrandes maintenant ruisselaient, éperdues de vastes promontoires, de courses rapides et de frénésies puériles,
Il y avait là un monde, et dans l'expression de ce monde le devenir que ciselait Veneur, ce devenir qui paradait dans une fête d'azur, dans une caresse tendre et joyeuse sinuant les moindres horizons pour d'une passementerie d'ivoire coordonner la candeur et la majesté de la sagesse, toutes voies offertes qui se magnifiaient dans une onde splendide où se reflétaient les visages gréés de mille flots, de mille plaines, de mille Océans,
Histoire des âges et des passions de ces âges, immortalisés dans ces écrins fauves qui lentement se dissipaient maintenant sous le soleil renaissant, ce soleil invincible dont les essors impériaux dominaient les sens de toutes ces forces qui se révélaient, au delà de la brume, au delà de ce temps merveilleux, déjà sources d'un léger parfum dont les volatils s'emparaient afin de les rendre à la pure luminosité qui désormais cernait le site dans un atour de splendeur,

Veneur regardait et s'extasiait de ces prémisses qui maintenant se dissipaient, et il voyait en leurs écrins la parure même de l'élan fragile de tout ce qui est expression du Vivant, délétère sérénité qui ne pouvait s'organiser que sous le déploiement d'arcanes majeurs qui se devaient immortels afin d'orienter dans la pure harmonie le façonnage libre et magnifique de la destinée, ce façonnage qui ne pouvait se concevoir sans le libre arbitre du flot Vivant,
Augure de la face de ce destin qu'il savait en lui, ployant et charriant ses alluvions avant que de naître dans un éclat téméraire et inexploré qui le mutait au delà de cette sphère de la Vie en ce lieu, était qu'il ressentait mais dont il avait besoin de coordonner les essors afin de le vivre et de l'enfanter non pas dans une explosion intrépide, mais dans une maîtrise mesurée et assurée qui ne devait se laisser dépérir dans de velléitaires assomptions,
Sachant de l'aube, sachant du crépuscule, sachant de ces jours et de ces nuits qui passent, se rejoignent et se conjoignent, sachant de ce temps l'expression même du Vivant, il ressentait le besoin d'en disparaître le Chant pour en signifier la forme ardente et la désinence conjuguée, dessein de l'astre en sa mesure, d'une nef le parcours la source et le flot qui se devisent et s'orientent afin d'ouvrir sur le Temps le piédestal du futur,
Souffle dans le souffle, respir dans le respir dont les moissons rendraient fertiles les demeures, les ouvriraient à cette plénitude qui ne se rendrait plus au moindre forcement du vent, qui lentement assagirait ses principes pour en visiter les hospices et éclairer l'espace prestigieux, dans un accord sinon parfum du moins lié de compléments en compléments dans une harmonie dessinée qui prendrait la relève de la pure autorité menant à l'éternité ...

" ... Nous y voici, voiles sycomores des règnes au Levant, des mânes les fruits distincts qui vont le chemin de la compréhension de toutes formes dans les chants et dans les odes qui parfument les oasis de beauté, ici et là, dans les alluvions de la Vie qui forgent leurs élytres afin de parcourir l'immensité des terres surannées, vastes émois dans la préhension des signes qui ne se rebellent que pour mieux incanter l'appropriation de la réalité et de ses forges,
Nous y voici de mille voix, de mille feux dans la cristallisation de l'aube qui s'émancipe, au delà des nocturnes errances qui plongent les êtres dans la moisson de rêves et des noctambules essors, au delà des fanions troubles qui s'enlisent dans la brume et les opiacés divines qui de marches en marches flamboient le dessein de leurs chaînes tutélaires, instance gravité qui louvoie au delà des rythmes engendrés la fenaison des rites,
Et dans l'acclimatation et dans le songe, et dans les rives éperdues et dans ces notions étranges qui palpitent l'horizon ou le souvenir s'émeut de caresses invisibles, dans ces rives fantasques qui poudroient l'infini et dérivent les parchemins d'une conscience libérée, là bas, au cil de l'ivresse qui se désunit pour parler de la clairvoyance et de ses états situés dont la promesse n'est équipage mais de l'Unité accomplie la force qui se décide,
Et dans le fruit et dans la chair du fruit, et dans le coeur même de la nef qui s'ivoire de ses parfums azuréens où la notion du temps disparaît pour paraître au delà de tout paraître la grandeur et sa dimension, son éclat fugitif qui se tresse d'incarnation, son éclat dimensionnel qui épure les cristaux pour les faire témoigner de la luminosité qui n s'emprunte mais se donne aux pluviosités des heures et dans le nectar des temps qui passent,
Surgissent, ivres de frénésies, surgissent dans l'humilité du Verbe pour situer le lendemain d'une espérance vive pour chacun des êtres de ce temps, pour chaque ramure palpitante de leur coeur qui développe les sentiments de l'appartenance et au delà de l'appartenance de la commune mesure qui habite le coeur lui même, cette communauté de Chant dont les visitations sont de profonde allégorie dans la pulsion des mondes qui se génèrent,

Haute vague au frisson du vent qui l'instaure, haute vague dans la définition des moments d'azurs qui se clament, haute vague dans l'appropriation des termes qui lui convienne, et dans la joie, et dans le sérail de la joie, et dans la préciosité des ferments qui ruissellent le devenir pour en affirmer la suavité, la langueur, mais aussi la force, cette force dominante éprise d'une vitalité puissante dont la raison est l'élégance triomphante,
Elégance du Verbe, toute de cristalline vertu qui ne s'enlise dans la perception mais bien au contraire culmine le principe de la Vie, dans ses orientations comme dans ses définitions, dans ses actions les plus éthérées comme les plus évanescences, actions de la Voie qui marche son écrin, au delà des rumeurs et des compassions qui défont son augure et marchent vers l'abîme, au delà des désertiques moiteurs qui se malmènent,
Nous y voici et le Chant d'alors dans sa candeur, le chant toujours rugit sa préhension, s'évertue et se précipite vers le fleuve impartial qui poursuit sa route inexpugnablement vers cet Océan de luminosité qui ne saurait paraître car il est tout simplement dans sa latitude et dans son orientation, là, ici, présence sublimée qui n'a de raison que dans la pénétration de ses mystères et de ses forces, vive arborescence de l'éternelle jouvence signifiée,
Signifiée et signifiante dans le dessein de ce rite qui s'impose, ce rite de renaissance qui ne se parodie mais se doit avant l'embrasement et sa divinité éclose, renaissance harmonique face à la destinée qui frappe à la porte du passant et dans laquelle il doit s'inscrire sous peine de disparaître et le flot et l'azur, oriflamme visité et guidé qui ne se présage mais s'éblouit afin d'intégrer le devenir comme l'avenir qui se doivent de naître éternellement ... "

Ecrins des âges que l'aube alimente dans sa divinité et son déploiement, Dirar se désignait dans ses menstrues et ses opales, dans ses certitudes et ses incantations que Veneur regardait, voyant en leurs rythmes les arborescences fractales qui devisaient l'éternité de Véga, ses ruptures, ses allégeances, ses conciliabules secrets et autoritaires, mais aussi ses vertus et ses nuptiales densités que l'onde affirmait,
Toutes voies en conjonctions dans la sérénité présente balayée par le mystère et ses coordonnées prairiales, olympes en sursis qui ne se devinaient que dans l'astre et sa mesure, qui ne s'orientaient que dans la gravitation de la perfectibilité et le souci d'une ordonnance qui ne se mesurait mais se définissait que comme propitiatoire d'une renommée, écrin s'il en fut dans la devise de la Vie qui frappait à la porte de la beauté et de ses myriades,
Qui maintenant exhalaient leurs danses mystiques, ici et là, dans ce royaume pénétré dont les alluvions ouvraient, vastes et silencieux, sur les mondes, les éclairs d'une préhension majeure, conditionnés par les ferments d'une pensée souveraine, pensée de l'Etre face à la Vie, debout au milieu des ruines délétères des heures passées, debout au milieu des cils qui ne brillaient plus que d'une larme amère, debout, toujours souverain de son état vivant,
Inscrit dans la pure incantation qui ne se devise qu'au souffle de la Voie, car inscrit dans la Voie elle même, cette Voie qui ne peut se dissiper malgré les mille maux encouragés qui la cernent et l'opacifient, malgré les voeux les plus funestes et les azurs les plus funèbres, malgré ces rites qui veulent son trépas mais qui jamais ne peuvent en destituer la nef, car cette nef reste présence, présente en chaque Etre qui est regard de la Vie,
Présente en chaque écrin qui fortifie sa demeure et élance ses rythmes vers la floralie de la joie et de ses embruns, tel un flot serein signant de sa présence les plages adulées des amours surannés, vague du propos sans vague dans l'âme sans repos, de celle qui fulgure les moments de la Vie, de celle qui augure la prestigieuse découverte de cette appartenance limpide à son coeur et à son cri, coeur de Vivant, cri de la Vie magnifiée,

Où l'écrin est vertu, où la dimension est consécration, non celle de la déité, mais celle de l'agir le plus noble, cet agir qui ensemençait ses rayons dans la solennité que Veneur parcourait, dimension soulevant les abîmes pour les porter vers ces cimes qui ne se précisent que dans la décision la plus noble, la décision ultime de ne plus accroire mais de vaincre les songes et les rêves pour les induire dans le réel et ses ornementations,
Insigne dont la parousie s'élevait maintenant aux nectars opalins des cendres de la nuit, là, plus loin, dans les dernières nuageuses perceptions qui effaraient encore les volatils assoiffés, voguant vers la Mer de Dirar et ses moissons, allant au delà des rimes pour porter sans refuge la caresse de leur vol aux oasis les plus doux et les plus tendre, qu'univers le cycle de la jouvence l'état de Vie dispose dans ses élytres conjugués,
Où l'éclair se meut dans la foi la plus astre, préambule d'une aube victorieuse sur le souci monotone des prismes qui encerclent et enchaînent les vivants, où l'éclair se fond pour destituer leurs parures incertaines, pour efforcer le temps et la mesure de ce temps afin d'inclure dans le préau des âges le renouveau et ses dimensions propices et claires, ce renouveau de la grandeur qui ne s'innocente mais se signifie avec l'ardeur de la maîtrise,
Ardeur en rite qui ne s'éploie dans l'inutile destinée, ardeur du chant dont les remparts maintenant s'élevaient pour mieux se dissiper et se rayonner, dans une gloire votive qui décillait les yeux les plus ensommeillés, ces yeux du Vivant qui ne savent pas toujours voir, ou qui ne veulent voir que ce qui les arrange, fermant ainsi la porte à la réalité de la Vie et de ses dimensions dont Veneur se promettait d'instaurer la pure viduité sur Véga ...

" ... Du temps d'être le chant d'Etre en toute certitude au delà des sentiments troubles et adulés, rêvés et situés, au delà des remparts forgés de toutes forces pour accroire encore, pour signifier encore, alors que tout n'est plus qu'une rive abandonnée et stérile, alors que tout n'est plus qu'une épopée disparue qui ne se contente que d'un respir qui ne se témoigne mais encore se substitue à l'errance qui fut imperturbable dessein du souffle,
Du temps monarque le destin qui frappe à la porte de la destinée, nous faut il prendre conscience de ce souffle et non le dissoudre mais l'embraser pour le porter à la réalité et lui ouvrir largement l'espace du Chant pour qu'il s'y dirige et dans l'ardeur la plus noble conquiert sa félicité, au delà des limites et des exaspérations qui le cernent, au delà des mythes et des croyances qui ne se discernent ni ne s'improvisent, au delà des doutes et des confusions,
Du temps serein l'éternité qui guide, voyant des heures et des secondes le destin et ses illuminations, dans le secret de la pure joie qui accomplie et qui ne doute, dans le sacre de la pure beauté qui ne se destine mais s'ouvre à la viduité sur la viduité elle même dans la source de tout accomplissement, dans la Voie souveraine de l'état Vivant qui ne se fige mais toujours évolue vers sa dimension et sa préciosité, son état de conjonction signifiante,
Au delà des armes qui ne sont que désirs atrophiés, au delà des rythmes qui ne sont que soupirs sans origines, au delà des fresques des mésententes et des refuges sans conséquences, dans cette motivation qui fait de l'Etre la parure de l'incantation qui se doit, dans le cil l'ambre de victoire qui s'accomplit et ne se fuit, dans le cil la force de la Voie qui témoigne et désigne la pure densité de l'épanouissement de chacun,
Du temps encore, dans la moisson du vivre qui ne s'enracine ni ne se désunie, dans cette voie éclairée qui montre ce chemin, cette route, ce fleuve, cet Océan ou chaque Ame rejoint lentement s'évertue dans son principe afin d'affiner sa pure jouvence dans l'équilibre et la tendre éloquence de la Foi, cette Foi Impériale et sacrée qui délivre des errances, cette Foi lumineuse qui dérive ses ordonnances de la pure beauté dans ses états limpides et supérieurs,

Oeuvre du Corps de lumière qui parle sans étrange diversité, oeuvre du coeur de raison qui culmine ses hommages dans la parousie des stances qui s'éblouissent et s'épurent, oeuvre en corps de la bonté qui témoigne, de celle qui ne s'oublie ni ne se parure, mais qui toujours, dans le secret de l'élan veille la destinée et embellie son dessein, de celle qui toujours reste présente malgré les essaims des routes en nombres qui se tressent sur le parchemin de la Vie,
Toujours renouvelée dans l'ardeur composée qui message ses vertus et ses myriades de nuptialités, toujours et encore toujours renouvelée dans la candeur qui ne se situe mais dans le coeur même de la réalité se témoigne, par delà ce temps qui passe, par delà les écarts de la condition d'être, par delà les sauvages incantations et les incarnations dont les stances sont précieuses demeures, car conjonctions de la réalité et de ses écrins,
De l'inexpérience les feux et les fêtes qui disparaissent, de l'inexpérience en voie d'expérience, l'annonce nouvelle à voir et offrir aux songes et au rêves, au réel dans ses armoiries limpides qui ne se présagent ni ne s'assurent, mais paraissent dans tout ce qu'elles ont de simplicité et d'humilité, instance qui se devise et se situe, instance qui ne se propose mais dont chacun dispose pour assigner ce temps de Vie qui le déploie et l'enseigne,
Au delà des prismes de l'erreur, au delà des prismes qui ont défigurés la Vie et ses limpides appartenances, au delà des funèbres dérives qui enlisent la voie de l'action comme la voie de l'Agir souverain, en l'onde le ciel qui ne se voile mais toujours s'illumine dans l'accompagnement de chaque instant, dans la volonté souveraine d'y voir le dessein de toute force qui ne se dissout mais se concatène afin de s'offrir à la luminosité dans sa prairiale aventure ... "

Ecrin du jour maintenant flamboyant sa demeure, dans les liens de la Voie qui délivrait ses messages, dont Veneur s'emparait avec l'haleine fraîche de la jeunesse qui respire le serment de vivre par toutes faces du lieu de ses actes, face de l'onde qui transperce les plus vastes floralies nuageuses pour laisser place à l'immensité, cette plénitude Solaire qui maintenant déflorait chaque vestige afin de le rayonner de ses éclats les plus vifs et ordonnés,
Ici et là, dans des exondations fertiles dont les chrysalides se développaient à l'infini pour enchanter le Verbe de la Vie, dans des couleurs chamarrées, traversant les mille feux de l'arc en ciel en des flores gracieuses et suaves ou se baignaient l'oasis des cieux, épris de ce nectar parfumé délivrant ses messages en faisceaux ardents et conjugués, tels des hymnes d'oiseaux lyres épanchant leurs signes majestueux,
Offrant en cela mesure de toute la mansuétude de l'Univers accompli qui ne se prie mais se dévoile au visage confiant qui montre témoignage de son allégresse, de sa vivacité, de son ordonnance, vagues profondes venues du plus profond du coeur, de cet état animique qui conditionne chaque état vivant, confiant de la beauté en la beauté, confiant de la probité à la probité, toutes voies ouvertes sur le coeur de l'éternité qui ne se renie,
Majesté d'une force à la quiétude renommée, majesté libérant ses étreintes pour offrir à la nue la splendeur du renouveau, celle qui ne se légifère mais de toujours et pour toujours s'appartient afin de donner ce qu'elle représente dans un don des plus signifiants et non des plus équivoques, dans ce don total confinant le don lui même à l'oubli de celui qui donne, pour seul élan messager le bien de ceux pour qui le don est effectué,
Mesure qui ne se compte, mesure qui ne se développe, car de l'étreinte puissante du royaume de la Vie le sérail qui toujours officie au delà des préhensions captives, au delà des rites délétères, et des mythes qui semblent vouloir par toujours faire accroire que rien de ce qui est n'est plus, que rien de ce qui a été ne sera plus, que rien de ce qui fut ne sera plus jamais, lors que rien n'est oubli mais transformation qui subsiste et éclaire les lendemains,

Ces lendemains qui flottaient en de vastes fresques sous les yeux de Veneur, lendemains d'épopées et de règnes, lendemains en ébauches qui ne se situaient dans d'idolâtres compositions mais se figuraient dans des coordinations logiques où seuls paraissaient les ordres permettant d'aboutir non pas la consécration d'un seul mais la consécration de toutes et de tous, du plus humble au plus accompli, dans un écrin de splendeur officié,
Splendeur qui apparaissait parfois, surgissant de l'inconnu pour de nouveau y disparaître afin de laisser percevoir la réalité dans tout ce qu'elle avait de cru, marquant ainsi la nécessité des étapes à franchir afin d'ennoblir son sein pour découvrir par delà les ramures de sa temporalité les stances qui lui permettait d'avenir sa consécration, cette consécration qui ne pouvait se délivrer que dans l'action la plus justifiée,
Justifiée dans ses arcanes comme en ses principes, justification née de la réalité et non des brumeuses déliquescences participant des rêves les plus édulcorés, justification profonde née dans la réalité pour la réalité et par la réalité que rien ne peut destituer sous peine de se destituer lui même, car prenant en compte la totalité de la nécessité et non seulement les ferments de son conditionnement, car au delà des contingences qui ne sont que persuasions,
Persuasions faciles à naître dans l'équivoque incertitude, dans l'initiable désenchantement qui nature ses voeux et ses orientations, brisant ainsi toute potentialité, enchaînant ainsi toute action, voies en nombre dans la voie qui immobilise la Voie elle même la restituant ainsi à l'état primitif de sa condition, lors qu'elle ne demande qu'à s'épanouir et s'abreuver de la beauté dans ses myriades et ses épanouissements les plus nobles et les plus forts ...

" ... Orientation s'il en fut de plus noble et de plus conquérante, qu'il nous faut mettre en application, dans le sacre et la raison de ce sacre, dans cette fertilité qui ne s'émonde mais toujours se participe, dans cette union sacrée qui ne se tergiverse mais se prend et se correspond afin d'une étreinte conjuguée assurer et le devenir et l'avenir de ce flot qui rugit sa patiente dans les terres les plus vives de Véga et de ses appartenances,
Dans ce destin qui frappe à la porte de nos chants, dans ce destin qui fulgure ses hospices et ses incantations afin d'ouvrir sur le large Océan la plénitude de son déploiement et de son accomplissement, ascèse de Cristal s'il en fut de plus prompte et de plus signifiante dont le Choeur est mesure de tout déploiement, ce déploiement qu'il nous convient désormais d'incarner, aux forges de l'Astre l'épanouissement frontal qui incarne,
Dans cette fidélité ordonnée, dans ces degrés qui montrent la Voie, dans ces degrés parcourus et qu'il reste à parcourir, dans ces degrés aux correspondances majeures qui ne sont plus écumes mais flot porteur de la destinée de notre Voeu, de notre Voie, de cette fertilité qui marche au delà des limites la candeur de l'absolu nécessité, cette nécessité transcendant toute ordonnance et toute mesure, afin d'irradier sa sacralité,
Du Coeur la palpitation profonde qui insuffle à la raison sa viduité la plus profonde, sa viduité la plus rayonnante, sa viduité la plus vaste, oriflamme de la splendeur des Etres de ce Monde qui ne demande qu'à naître au delà des appropriations stériles, Etres en Voie de libération, Etres en assomption de tous les principes de la Vie et auxquels il suffit d'ouvrir les yeux pour percevoir la densité de cette Voie qui est conjonction de toute définition,
Eternité sans failles qui s'ouvre sur le chemin de la moisson des heures passées et qu'il nous reste à définir pour ces lendemains qui frappent aux portiques de notre devenir afin qu'elle soit l'heureuse détermination de la fenaison et non des fresques désertiques qui s'accumulent sur Véga, notre Chant et notre mystère, Véga, sublime état des chants naguère qui retrouve sa pureté sous les fêtes votives qui ne se narguent mais se comprennent et s'ordonnent,

Rubis du songe qui se déploient, s'orientent et s'affermissent pour ouvrir sur le destin la faille promise permettant de subjuguer la léthargie, la paresse, la bêtise et ses pourpres citadelles, l'intempérance et les velléités dont elles sont les essors et les inconséquences, toutes voies sans profondeurs dont les lagunes respirent les émaux d'une terre broyée et déficiente qui nargue de ses hauteurs le destin et son empire Solaire qui se doit d'être construit,
Fertile dessein des âges en signes qui portent le triomphe de l'état de la Vie, fertile destin qui nous attend et ne se compulse indéfiniment mais déjà se tient dans le secret de l'ardeur afin d'ouvrir sur la face de l'horizon les stances de ses élans et de ses stances, afin d'y inscrire la communion des vivants par delà les éventails glacés qui se prononcent, par delà les connotations avides qui désirent, toujours plus loin des âmes sans nom,
Car insignes des vertus souveraines qui accomplissent, et au delà de l'appropriation sont le don le plus humble de ce qui est, de ce tout qui façonne et embellit, de ce tout qui en chacun se trouve et que chacun doit être en pouvoir de partager avec le sentiment commun d'une ascension, ce sentiment de dépassement autorisant chacun à naître le pur sérail de la condition de la Vie en ce lieu et par ce temps, instance d'un partage souverain,
Permettant à chacun d'ouvrir la Voie de l'Eternité en son seuil, en son état, en sa condition, dans la paix sacrée embrasant le sentiment de la pure appartenance à ce Règne majestueux dont chaque règne par les lieux de notre condition n'est qu'un reflet, instance de l'Oeuvre à naître, prospérer et partager, instance de l'Oeuvre magnifiée qui se présente, se doit de s'initier et d'être initiée afin de féconder l'Azur de toute joie de l'accomplissement ... "


L'Unité Harmonieuse :

© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-095-5

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:27 )
Des cils l'orbe Templier de la Victoire ...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:10
Des cils l'orbe Templier de la Victoire ...


Préhension des heures en cils de renouveau aux surfaces azurées, Veneur regardait les flots tendres la Mer de Dirar s'épancher par les frondaisons vastes et surannées des aires souverains que la barque de cristal chevauchait, et son esprit vagabond errait de terres en terres dans le miroir de l'onde pour inscrire la pure définition de l'aube, son interaction sur ces autres rives moirées de songe dont les glauques incertitudes sevraient le Continent de Pongée,
Tant de lumières à naître après les mille pas lui ayant fait traverser les déserts de la communication, ces désert de rives bâties sur le sordide et l'inutile, sur cette puissance qui emprisonnait la vitalité du Vivant, l'ordonnait et dans une passementerie de noire certitude, assignait le présent aux hospices ourlés et moites de la Mort et de ses zélateurs, conjonction d'amère victoire situant des terres éployées le voile de la terreur pour emprise aux yeux des vivants de cet aire,
Qu'il y eut quelques rescapés dans ces demeures, il en avait fait la connaissance, qu'il y ait eu quelques espoirs de rebellions, il en avait partagé la souche, mais tout dans ce lieu restait à faire, dans le souci d'une coordination qui ne devrait se prévaloir de la moindre faille afin de reconquérir ce qui avait été perdu, cette liberté suprême et souveraine qui était aliénée et bafouée, cette liberté supérieure qui devrait rendre vivant les Vivants,
Et non plus les voir lentement s'enliser dans les mânes de la désespérance, mânes les conduisant inévitablement vers ces abîmes qu'il avait perçu, traversé, et vaincu, abîmes de nocturnes aisances voyant les uns les autres se parodier pour s'asservir mutuellement, abîmes de haute négligence conjuguant les essors de l'individu pour ternir les essors communs et les rendre veules et lâches, et les rendre stériles et inconséquents, voies offertes des jours présents,
Il était tard dans ce lambris continental et les pures ovations, et les pures victoires remportées, trop parcellaires pour continuer sur ce terrain qui voyait les uns les autres seuls rescapés de l'antre souterrain, et ce n'était le fragile espace qu'il venait de conquérir en assurant les forces en cohésion tant de la Mer de Dirar que des Monts de Cantor, qui viendrait assurément cette victoire souveraine qu'il espérait, il fallait rencontrer le cil des lieux,

Ce cil éperdu dans les frontières du Vide et qui garantissait la survie des Peuples de la Mer de Dirar, ce cil qui inscrit dans la volonté des actes traduisait par son sacrifice l'espérance et la volonté farouche des oeuvres qui assumaient et non seulement attendaient un semblant de retour du temps passé dans les oeuvres de la liberté et de ses souffles, ce fer de lance qui jouait la comédie du pouvoir en place afin de le maintenir à distance de Dirar,
Tanor, si tant parlé, si tant conté, à l'assemblance de Béor qu'il avait réussi à faire intégrer la vitale harmonie de la cause vivante qui détenait dans une main de fer Norvi, la ville portuaire, Tanor qu'il recherchait dans le souffle lui même pour dresser dans la parole le sursis d'une heure et le signe du déploiement qui se devait de naître pour officier la candide appartenance, cette candide dénomination née de la pure volonté qui ne pouvait se conditionner,
Car née du Coeur Vivant, du Coeur tutélaire dont rien ne peut détruire les palpitations, si tant de l'orbe de l'Etre le signe de l'éclair qui fulgure et ne compose que pour construire et non pour détruire, adage dernier des stances de ce jour dont les fronts multipliés lentement étouffaient et la terre et les cieux de Pongée, adage dont il convenait d'assurer l'éradication par toutes faces de la luminosité qui veillait puis oblitérer ces forces par tout existant de ce monde,
Semence du signe dont Veneur épousait la forme pour la conduite au plus loin, dans les venelles les plus sombres, là ou se situait le signe de Tanor, là où sa Vie s'épuisait pour préserver la Vie d'autrui, cette Vie qui ne devait périr, cette Vie qui devait à nouveau flamboyer par tous les mystères de Véga, dans un pouvoir illuminant et transcendant lui permettant de s'exfolier et de se diviniser à jamais, instance sacrale qui ne pouvait se limiter à la déshérence ...

" ... Insigne dans la profondeur des éléments, dans la grandeur des chants et dans l'ovation des forces, j'en appelle à la pluralité exonde, à l'Oeuvre et à son tumulte afin qu'elle s'éprenne de Tanor, qu'il nous soit donné, qu'il nous soit rendu afin qu'enfin se tresse dans le firmament des heures le feu des anciens serments de Vivre et d'essaimer, que se tresse la beauté en oriflamme au dessus de la prière des mondes pour incliner à la vertu propitiatoire,
Insigne aux marches de l'aube vers le crépuscule, et du crépuscule vers l'aube que le sens de l'aventure s'infléchisse pour coordonner la vitalité en chaque écrin de la mesure qui s'ordonne, qu'il n'est de pure légitimité que celle qui porte au rayonnement totale et non à l'embrasement d'une seul seuil, témoin des astres qui ne se préfigurent mais se légifèrent et s'argumentent dans la pure désinence de la beauté et de ses éléments vitaux,
Et que le signe se précise, dans la flamboyance écrue des milles voeux qui se dressent pour assigner les lendemains et leurs épures, et que son onde élargisse les rives de la pluie d'or qui jaillit des doux métaux aux roseraies ardentes, que le miel coule et que les calices éperdues s'en viennent aux lèvres des amants de la liberté pour étancher leur soif, et que les mets les plus tendres viennent afin de rassasier leur faim, ainsi et pour toujours dans l'écume,
Cette écume qui ne se prévaut mais s'attend dans le miroir des mondes, cette écume qui se distille et ne demande qu'à s'épanouir telle une fleur merveilleuse afin que la senteur de ses divines errances culmine les principes de la nécessité et de ses orientations, ces mille flots gravant par les terres de cet astre la course du soleil et de son zénith, la course sublime et ardente des cils effeuillés qui prennent mesure de la vitalité de toute ordonnance,
Ainsi Tanor, je t'en conjure, dans la Voie de cette onde qui te viens, ne reste muet et dans le répond soit de ta présence au Conseil qui nous tient lieu, et dont nous formaliserons l'essence dans ce lendemain qui triomphe de toutes rebelles incarnations, j'en appelle au destin et à ses enfantements pour conjuguer ce sort qui nous tient lieu, j'en appelle à la Vertu majeure, à cette vertu dont tu as les signes dans la fenaison des oeuvres que tu alimentes,

Qu'il soit de notre renouveau le renouveau du lac de jouvence qui se tient dans l'absence de l'errance, dans la viduité et ses harmonies sans troubles, un lieu de Chant et de lumière incarnés, Temple de la Vie s'il fut, Lieu de la Vie qui fut, de notre sens les coordonnées de l'aventure qui ne s'oublie, là où la source trouve son nid, là où l'épure sans intransigeance vient fonder sa pure destinée, là où le coeur de chacun se retrouve et se désigne pour éclairer l'Univers,
En ce lieu, t'attendrais je pour au delà des observations qui furent miennes témoigner de l'Oeuvre à fulgurer, et dans la raison de l'ouvrage et dans l'incarnation sans abandon du sentiment de pure liberté qui nous officie, afin que nous mettions en oeuvre la puissance témoignée pour ouvrir sur ce monde les rives de ce jardin de floralie qui furent et seront renouvelées, si seulement nous sommes en mesure d'épanouir la vitalité des appartenances et des existants,
Si et si seulement, car le Verbe ne peut être seul témoignage, et de l'acquis qui respire cette route, restent les actions à engendrer et à mettre au point pour en finaliser la pure désinence, cette désinence de la beauté qui ne se mêle de velléité et de faiblesse, cette désinence de la Vie qui ne se parure mais se formalise sans levant d'incertitude à la face de la pure architectonie que revêt l'armure du combat et sa loi supérieure et souveraine,
Ainsi, Tanor, j'en appelle à la clarté de ta vision pour comprendre le dessein de ce lieu et t'inviter à cette rencontre qui nous sera naissance de l'éclair qui fulgure le temps comme l'espace, moment de clarté signifiante qui libérera le front de la luminosité sur cet aire convoité et maîtrisé par ces forces obscure dont nous devons défaire le rang et situer la raison afin d'en isoler les rectitudes et les amenuiser pour qu'enfin s'élève ce Chant Vivant que nous signifions ... "

Eclos du Chant les vagues de Dirar berçaient ce chant d'Olympe dans la cristallisation des heures éperdues, et le souffle sans naufrage s'élevait dans l'Astre, sa mesure, pour se conjuguer à l'essor souverain des pensées souveraines qui guidaient le devenir, passementerie de l'ordonnance qui gréé le sort et ses alluvions, pourfendait les moires aisances, avant que de pénétrer dans la profondeur solsticiale des écumes novatrices fondant l'Azur et sa pérennité,
Oeuvre de beauté où la densité s'écoutait respirer, dans un calme étrange, dans un calme consommé dont les formalités excluaient toutes virtualités, toutes velléités, tout transfert d'énergie non viable, désinence grave et heureuse forgeant les lendemains à épanouir, et sinon à bâtir, à veiller pour que le jour enfin s'élève dans sa pure luminosité et accentue les rives afin d'en parfaire les semis, les ouvrage et les dresse vers l'immensité,
Instance navigante des flots bleuis dont les roseraies denses des Iles écoutaient les serments, les allégories, les prières et les enfantements divins, de ceux qui coordonnent les essors et d'une fluviale portance transmettent dans le sacre de la destinée le message ordonné, révélateur et signifiant, ce message enhardie par le souffle victorieux, éponyme de la vertu des plus vastes principes qui gouvernent les éléments et leurs incandescences fabuleuses,
Creuset sans rides des voies agencées qui confluent vers ce but suprême de rendre à chacun la perception du dire qui le concerne et le certifie, ce dire auquel rien ne s'oppose à ce qu'il fut lui même entente et certitude pour d'autres hères s'ils fussent de même compréhension et de même destinée, instance du Verbe dans la Magie féconde de la pluralité des vagues offrants et situant les dimensions propices de la jouvence éternelle en parousie,
Dessein de la luminosité de ce sort jeté dans l'espace, au delà du temps ouvragé, lovant ses ascensions dans la plénitude d'un désir majestueux, celui de la compréhension par un Etre de l'éclair d'une situation en laquelle il pouvait devenir maîtrise et olympe, maîtrise d'un sort, et olympe d'un serment, dans la gravité des heures de ce monde livré à l'agonie et dont Veneur enfantait les dérives pour en comprendre les terribles écueils,

Création dans la création avenant la rectitude de l'essor qui maintenant parvenait dans le lieu éclos de la pensée de Tanor, qu'il percevait comme un répond à travers les transes du flot, les danses glorieuses des floralies sur les rives des Iles de Dirar qui chantaient leur liberté souveraine, ces rives aux moiteurs exquises qui renvoyaient en éclats princiers les échos de ce chant qui lui parvenait comme une sourde mélodie dont la constante se révélait,
Cette constante se situant avec opiniâtreté, qui revenait perpétuellement comme pour s'offrir et se situer, constante majeure dans la gravure de ce monde devisé dont les stances accomplissaient alentour de ce moment magique des hyperboles dont la géométrie reflétait dans leur concaténation les prismes lumineux d'une apparition dont la densité était née de la volonté du créateur qui l'instaurait et la conditionnait, apparition supérieure,
Témoignage d'une force pratique s'élevant au sommet des Arts de la Magie Blanche et dont le coeur resplendissait maintenant sous les yeux de Veneur, d'un Etre qui ne pouvait être que Tanor, l'assemblance et la grandeur, revêtu de ses insignes nocturnes, ces serpents lovés s'entre-dévorant conjuguant la destruction de Véga, sur un casque d'or destiné, renvoyant une pure luminosité sur l'armure cristalline dont était vêtue l'apparition devenue,
Tanor en personne intervenait, et Veneur dans le silence revenu de la plaine des Eaux de Dirar, lors que les floralies se tressaient en attente, lors que les volatils cessaient leurs courses intrépides, lors que le vent lui même se rendait silencieux, et Veneur donc attendait que s'exprime l'Etre devenu, guettant dans son regard qu'il circonscrivait dans sa pensée, l'élément qui lui permettrait de juger de la bonne foi de l'intervenant qu'il venait d'appeler ...

" ... Que le chemin soit donné et dans la préhension j'ai entendu ce Verbe qui m'est venu, je te le dois semble t'il, à toi, que je reconnais d'assemblance dans les Arts de nos sortilèges et de nos Chants, dans nos devises et dans la maîtrise que nous situons pour en signifier la tempérance et la pure devise, voix venue me porter cette rassurante nouvelle qu'il n'était rien perdu par Véga, notre Mère à tous que nous portons dans nos corps et dans nos coeurs,
Qu'il subsiste par delà les temps les incarnations qui permettront son essor au delà des vacuités de la temporalité qui subit des assauts effrayants qu'il ne sert de rien de répéter à l'infini pour en comprendre la finalité, qu'il ne sert à rien et par ce temps et par les temps qui viendront de commuer si nous n'en détruisons pas les racines, ces racines dont je suis si proche et si lointain en même temps, ces racines qui s'éperdent dans les Univers
Ces racines que nous ne trouverons uniquement en notre lieu, car participes de viduités bien plus vastes qui fondent des empires sur la détresse, des empires sur le néant afin que ne se dresse l'immortelle grandeur de la Vie par les mondes enfantés, l'immortelle attitude de l'Etre face à son destin, au delà des remparts et des citadelles qu'il se bâtit afin de se cacher et de ne se livrer qu'à la fatuité de l'instant, à la compromission et à sa pure destruction,
Racines dont les fondements trouvent leur désignation dans ces faits terribles qui sont ceux de la léthargie et de la faiblesse accouplées qui légitiment les prouesses du fléau qui terrorise notre monde, qui obscurcit notre avenir, qui obère notre devenir, toutes portes ouvertes sur l'abîme, toutes portes par lesquelles se précipitent des milliers et des milliers d'Etres de notre renom, de notre faste et de notre conjonction Vivante qui fut hier noble,
Ainsi, ta Voix dans la Voie qui se veille, ta Voix m'est une juste récompense et j'en comprends la volonté car je suis en sa rectitude et sa force, car je suis en sa foi et son enivrant souci de perfection, là où plus rien ne tient debout, là où tout est ruines, là ou tout s'effondre et où chacun s'ennoblit de cette destruction, car je suis debout au milieu de cette décrépitude qui vagit sans limite la formidable errance de nos Peuples, de nos Etres, et de nos Coeurs,

Et l'éponyme devise que tu proposes dans l'union des forces de Pongée pour situer les ferments d'un Devenir ne peut que m'interpeller dans la gravité des faits qui se déploient et s'emploient à notre destruction, et j'en conçois et l'essor et la vertu, et la mesure et l'impartial dessein, mais cela nécessite un plan d'envergure qui ne peut se figer ni même se fixer, car l'autorité du jour veille cette affirmation et faudra t'il en souverains en conjoindre les essors,
Ainsi dans les lieux n'est il question d'une rencontre subtile mais bien plus vaste d'une rencontre fertile qui permettra d'avenir et la pensée et l'irradiation de l'hymne que tu proposes et dont tu disposes, et dans cette sacralité sans inféodation situer les termes de la lutte même pour en signifier les éléments circonstanciels qui provoqueront non pas de téméraires victoires mais des victoires bâties, des victoires assumées et révélées,
Les victoires que nous pourrions remporter ces jours même dans l'union de nos forces ne pouvant se révéler que des victoires stériles compte tenu du peu de vitalité les signifiant, et là est le propos de ma démarche près de ta vitale harmonie, là est le signe qui doit être pris en compte dans le cil de la viduité des demeures et dans le regard des Etres qui combattront pour cette cause supérieure à toute autre cause, celle de la reconquête de leur Liberté,
Ainsi je te propose une rencontre que je souhaite déterminante aux fastes de ce qui fut le symbole ardent de Pongée il y a de cela bien des siècles, ce Temple dont tu as perçu l'existence et qui reste tant caché qu'aucun Etre à ce jour n'en a prouvé l'existence, ce Temple de la Victoire, où je t'attendrais d'ici la dernière Lune en Sagittaire, par delà les équinoxes des limbes azurées, afin que nous puissions signifier ce monde dont je partage la beauté ... "

Légitimité des heures prononcées, du Verbe l'azur et le serment de rencontre qui ne s'estompe, déjà s'estompait l'incantation de Tanor pour ne plus laisser place qu'aux mille chants d'oiseaux des Iles éveillées, il était temps pour Veneur d'aller à la rencontre de ce lieu surgit du néant qui n'apparaissait qu'aux Sages Eveillés, qu'aux Mages en pouvoir, peux d'Etres en écrins par ces rives débordants les splendeurs dont Pongée fut l'élue et le coeur,
Rives sans austérités qui gréaient leurs parfums d'eaux vives et claires en lesquelles les maîtres rescapés s'épanchaient de stances et de joies divines, dans la clarté de l'oeuvre Solaire bâtie miracle d'une survie fidèle dont les intonations parvenaient en chants ramifiés à Veneur qui les surprenait au détour de son périple le menant de sources en sources vers l'onde pure de la Mer de Dirar, instance éployée délivrant la mélopée du destin,
De l'ambre le sacre de la beauté diaphane des Etres de ce champ d'or et de lumière, aux villes rescapées des pilotis ornementés les faces en nombre, surgissant dans la course de la barque cristalline de Veneur pour porter raison d'un sourire et d'une luminosité appréciée, du troc les nourritures les officiants sevrages permettant sans détour les acclimatations propices et les stances épanchées qui ruisselaient la fécondité des heures de partage,
Toutes voies en songe dans la préciosité de l'orbe sur le chemin conquis des troupes de la Mer veillant dans leurs armures de métal poudré d'or les latitudes et les longitudes des lieux, inscrivant du regard de Veneur la connaissance définie par les voies en nombre ayant signifiée son approche comme éligible de la perfectible demeure des forces régnantes et non des forces obscures, ce qui lui permettait une navigation paisible et assurée,
Navigation souveraine guidée par la seule pensée de ce but recherché qu'il commuait dans l'idéalité et efforçait dans une réalité ou se mêlaient et la splendeur des paysages et la merveilleuse gravure des Etres en passage, parures de nudités exondes levant d'oriflamme l'arc en ciel de la candeur de leurs yeux pour saluer son passage et offrir plus dense épure aux lignes des flancs de sa nef qui ainsi jamais ne se perdait dans les multiples reliefs découverts,

Sites sans servage, sites en abondance, sites gravés de l'espérance dans la fidélité de leurs incarnations que vivait avec joie Veneur jusqu'ici passant d'amertume et de dégoût pour tout ce qui officiait sur les terres et s'éternisait dans tout ce qui pouvait ressembler à la lie suprême dans le couronnement diapré d'une insuffisance qui mutait chacun en ces lieux aux espérances profondes des maîtres de Pongée, le ressourcement de tous en leurs étreintes maladives,
Etreintes de la mort et de leurs accomplissement, étreintes perfides et houleuses qui sur cette Mer ne paraissaient ni n'apparaissaient, tant de veille le feu ornementé de la gravure frontale de l'aube en mystère pour les hordes de la terreur et de leur foi, hordes périssables devant la volonté farouche des Peuples de Dirar, aidés par Tanor qui leur révélait toujours les plans barbares qui voulaient leur destruction, ce qui leur permettait de surseoir cette avidité,
Avidité dont Veneur sur les rives mères commençait à retrouver les traces dans les multiples ouvrages défigurés qui se tressaient sur l'horizon, enseignes de navires coulés et armes de guerres tribales calcinées, conjonction de vies d'hier ne laissant derrière elles que les cernes de la calcification des os qui pourrissaient sur l'infini de la perception des champs de batailles qui avaient du être terrifiantes, tant de morts leurs écumes et leurs fronts découverts,
Charnier d'innocence broyé par l'éphémère et l'inconditionnel, par cette face terrible et ténébreuse que Veneur avait lui même combattu jusque dans son antre le plus maléfique et dont il était ressorti indemne, combat qu'il devait faire naître sur cette terre de Pongée afin qu'elle se délivre des maux qui l'ourlaient de leurs fanges et de leurs scories qui déjà dans le parcours s'initiaient maintenant que la rive mère de Dirar s'espaçait pour faire place à la terre spoliée...

" ... Affine vertu des songes qu'il me fut donné à voir, affine densité des cils qui nous ouvrent leurs sentences devant les monticules qui se dressent, faits des débris d'Etres qui furent et dont les cendres à peine dispersées prouvent ces combats qui font de Dirar un espace libre, Iris, m'entends tu, dans la coordination sans voile qui nous relie, te le dis je, il nous faudra plus de présence pour dissiper les flots des ténèbres qui enlisent ce monde Vivant;
Je pressens la virtualité du combat mais non sa formalité et je sais que mes compagnons devraient initier leur route vers Pongée en compagnie de Valois afin de forger l'élite de la garde qui convient pour ouvrager le flamboiement qui se doit, je le sens au plus profond de l'amertume qui me gagne à nouveau après avoir vu l'état des Peuples de Dirar et le souffre qui se répand au delà de ses rives majestueuses, ce souffre qui calcine toute pensée,
Se perpétue et se bouillonne afin de transformer tout Etre qui partirait de ces Iles en magma informe dont je vois les carcasses achever de nourrir la terre de ce lieu, la mort est là, et si elle n'a pas réussi à franchir ces frontières de la Vie elle garde son espace et atrophie toute vie qui y passe, je le ressens et là devraient se tenir d'autres Mages pour en reconnaître les failles et s'y insinuer et ainsi dissiper la pourriture qui y règne et y sévit,
Car malgré toute l'autorité qui découle de l'équilibre du Pouvoir, ne pouvons nous être partout en même temps, même si nous avons cette faculté de tresser les arcanes du temps pour désunir l'espace et l'obliger à la rencontre de notre chant, nous faut il accumuler maintenant cette puissance et en asseoir les termes pour en préciser le moment, et cela ne pourra se faire sans la volonté précise qui oriente et guide afin que se rétablisse le Vivant,
Ainsi te dis je, Iris, te faut il intervenir en Aral pour que les fers de lance de notre témoignage laissent les guides de leurs choix pour officier la poursuite de la libération d'Aral, et que sans demi mesure, ils prennent voie de l'ascension que je leur assigne, dans la volonté qui épanouit et fertilise et non dans la devise qui s'estompe, et en cela je sais pouvoir compter sur leur diligence et leur intrépidité novatrice et constructive,

Dans les jours qui vont suivre, va se tenir ma rencontre avec Tanor, rencontre dont j'escompte la pénétration des forces abjectes qui légifèrent, forces contre lesquelles je combattrai en solitaire s'il le faut, ce combat étant de mon pouvoir et de mes facultés, mais sur les autres fronts qui vont devenir nombreux dans l'unité que j'espère situer grâce à Tanor, il nous faut faire naître les idéaux et les principes ainsi que la volition qui ne peut se signifier sans coordination,
Sans cet exemple qui fut et qui se conjugue, sans cette déférence à la pluralité et cette autorité spontanée qui ne s'écoute mais s'affermit dans le coeur des respirs qui la suive, genèse des respirs dont je connais les éligibles densités, ainsi rappelle Evir, Etol et Odrin, dont ce jour dans le principe de la délégation des pouvoirs, dans la tripartition unie en la quadripartition, j'ai le plus intense besoin pour me libérer moi même pour ce combat qui m'attend,
Valois n'est jamais loin de toi, situe le et assigne le dans la présence qu'il convient, de Béor doit il donner nouvelle des aides que j'ai promis, sur l'ouverture qui se doit du port de Norvi, et par cette ouverture et délivrance qui se doivent conjuguer, ainsi pourra t'il advenir mes compagnons d'armes, et dès lors rien ne pourra plus témoigner que le courage et l'impartiale densité de vivre des Peuples qui couronnent Pongée, dans le sens de l'aventure gravité,
Ainsi, ordonne et que sois la parole dans le signe en écrin de la pensée qui nous est commune mesure à tous, pour la pure sanctification des actes qui viendront et dont nous ne devons jamais faiblir la candeur afin qu'elle situe sa propre harmonie et au delà dans le sujet l'appropriation d'une appartenance à la seule Liberté qui ne se lie mais se conjoint afin d'apporter sur Véga le sentiment du renouveau qui baignera ses rives fastueuses, après l'Agir victorieux ... "

Jeux du Verbe en l'Oasis de la vertu de l'énergie novatrice, les paroles s'irradiaient avant que de se confondre avec les éléments pour porter leur site en sillon, et la réponse d'Iris venait le parfum de l'heure nouvelle, rassurant Veneur sur la compréhension de son Dire souverain, l'oeuvre était en route et ses affluents aussi, tout un Peuple témoigné se mettait en marche pour situer l'avenir, et tandis que Veneur réfléchissait cette désinence,
Ses pas le menaient au delà des champs de batailles vers cette rive que Tanor avait nommée, la ressentant dans les effluves portées par le vent, senteurs qui n'avaient rien de communes avec les odeurs de ces champs de morts traversés, ici la Vie réussissait à rayonner encore, et l'ambre d'émeraude de la forêt qu'il commençait à pénétrer le confortait dans son opinion que rien ne pouvait jamais se détruire totalement, qu'il restait des îlots de bonheur,
Ces Ilots de vive arborescence reflétant l'intime perfection de la Nature et de ses forces, là dans la parure sauvage et tendre des liens de la flore inondés par la sève de la terre sinuant ses oasis jusqu'aux cimes merveilleuses bercées par le vent salutaire renvoyant des ondes de jouvence par toutes frondaisons, éclairs de la pensée de vivre qui ne se raisonnait mais se vivait dans la déité de la statuaire des mondes éclairés et vifs,
De couleurs les émerveillements qui sinuaient par delà les équipages des roches agglutinées, recouvertes d'une mousse mauve et marbrée de lys où s'enfantaient de précieux repères pour en définir le songe, là s'était situé un monument de pierre et de jade, là s'était enfantée une création supérieure dont les lierres avaient recouverts l'entité, les temps avaient enfouis le secret qui maintenant se révélait à Veneur,
Il lui fallait aller au delà des soupirs naturels, dépasser les fastes des épanchements de la flore, conjuguer les racines et déterminer les pentes secrètes afin d'aviver ce destin qui n'était rempart construit de souche mais conglomérat de failles et de souffles agencés de telle manière que l'observateur le plus téméraire ne pouvait voir en lui qu'un agencement inscrit dans la plénitude du temps et non une oeuvre bâtie et souveraine,

Essor des senteurs diaphanes de lys éperviers, il poursuivit sa route dans le dédale des pierreries et enfin découvrit le site portuaire, là, dans une niche délavée par le temps qui suintait une eau de source pure et joyeuse, prédestinant le lieu si l'on suivait sa course, ce qu'il fit en se gardant des pièges qu'auraient pu contenir le paysage, conjoignant son essor à la vitale perfection des terres qu'il franchissait et qui l'éclairaient sur la portée du site maintenant ouvert,
Il s'enfonça d'un seul coup dans le sol d'une prairies marbrée d'arbres sauvages, et l'escalier de pierre qu'il découvrit l'enhardit dans sa découverte, il savait tenir le lieu, il ne pouvait maintenant plus se tromper, il avança dans l'ombre pendant quelques instants puis se retrouva dans une salle immense, ressemblant étrangement au Lieux de Vie qu'il avait vécu avec Iris et dont il connaissait les sites par tout Véga, celui ci étant étrangement vide de contenu,
Lisse et fauve dans la tenue des roches impalpables qui semblaient respirer, lisse et palpitant comme le coeur d'un Etre Vivant résonnant d'une sourde mélodie dont l'Ame s'emplissait comme s'il approchait d'un vertige qu'elle méconnaissait, palpitation se révélant au fur et mesure de l'avance comme ceux de tambours de bronze qui s'envolaient dans les cieux pour porter la nouvelle de victoires agencées, ce qui expliquait le nom donné à ce lieu Vivant,
Le Temple de la Victoire était là, lieu de rencontre s'il en fut de plus noble dans ce monde à genoux qui devait se redresser, lieu ou enfin après de multiples pas, il trouva l'épicentre ou se tenait une table ronde autour de laquelle trois Etres attendaient dans un silence recueilli, Tanor, Béor, et un autre personnage qu'il méconnaissait mais qui déjà se révélait puissance à l'assemblance de Veneur qui inscrit autour de la table écoutait cet Etre nouveau ...

" ... Qu'il te soit souhaité la bienvenue Veneur de Renom, inscrit dans ce Temple, nous t'attendions et tu es venu comme il se doit, car dans l'assemblance des Pouvoirs le Pouvoir incarné, dans la mesure de Pongée, ce jour livré aux flammes éternelles à satiété des forces nocturnes qui inondent nos rives de leurs menstrues d'agonies et de pillages, toutes forces dont tu veux la destruction au même titre que ceux assemblés dont tu connais déjà les signes,
La réflexion bien sûr peut nous mener aux déterminations les plus implacables mais aussi aux chutes les plus vertigineuses, et nous rejoignons ta pensée qui veut une action coordonnée et signifiante, et au coeur du pouvoir actuel et dans l'espace qu'il légifère, et pour ce nous irons de site en site porter la gravure de la parole mage pour que les Sages qui restent sur ces terrains lèvent les nombres et au delà des oriflammes préparent leur témoignage et leur grandeur,
Car il ne suffit s'essaimer pour récolter, faut il encore délivrer le bon grain de l'ortie qui le malmène et l'oblige, et du nombre en limite pourrons nous dans la parole rare éveiller le renouveau qui ici, nous sied à tous, ce renouveau de la Vie sur ce Continent troublé et décimé, nous irons donc et dans nos pas viendront les mille et les mille souverains qui partiront à la rencontre de l'abîme pour en défaire les outrages et les abjections,
Nous faudra t'il ton appui, ces forces dont tu nous a entretenu et qui déjà sur Aral sont à l'Oeuvre, ces forces que nous accueillerons dans le respect des combattants, dans le respect de l'aide qu'elles fourniront, mais qu'il soit ici bien entendu qu'aucune de ces forces ne viendront pour conquérir notre terre, qu'aucune de ces forces ne se livrera à la démence populaire, ces pillages et ces viols auxquels assistent les vaincus et conjoignent les vainqueurs,
Je sais, par simple autorité, que cela ne sera pas, mais il se pourrait qu'une faille se glisse dans le fer et que cette faille déborde des rangs en ordres donnés et que s'inscrivent des plaintes dans le chant, plaintes dont nous cherchons à détruire les pâleurs exondes, plaintes dont nous ne voulons plus dans nos lieux de vivre, plaintes qui ne doivent de nouveau se faire valoir dans la source que nous allons mettre en oeuvre pour nous libérer de leurs fardeaux,

Ton regard me suffit pour me signifier qu'il sera ainsi fait, dès lors dans l'accueil de cette promesse nous autorisons la venue des lieux que tu proposes, des vies que tu augures et des fastes qui ont fait ta renommée, nous savons ta franchise sans défaut, nous savons la détresse ton lot commun dans le combat que tu as mené pour retrouver le Coeur de ta Vie, nous savons ta traversée de l'enfer et de la mort dans ce combat respiré,
Nous savons et savons par dessus tout que nous pouvons compter sur ta générosité, mais nous ne devons pas en abuser, et s'il est vrai que nous avons besoin de ton aide, devons nous nous aider nous mêmes, ainsi est le secret qui permettra à chacun d'établir et de rétablir la grandeur de Pongée, ainsi te voulons nous arbitre des décisions que nous prendrons, de ces décisions qui influeront et détermineront le devenir de notre lieu,
Et si cela peut être, ce ne peut être que dans les racines mêmes des maux conditionnés qui nous interpellent et nous enchaînent, dans ce pouvoir même qui s'autorise et conjoint la destruction de nos pentes et de nos cimes, ainsi dans la sagesse extrême il se devrait que tu sois avec nous dans ces formes du pouvoir pour en circonscrire les fresques et en obérer les stances, et dès lors nous t'invitons à revêtir la cristallisation de ce pouvoir,
Cette cristallisation qui te permettra d'évoluer avec nous dans ces lieux infranchissables et ou tu pourras mieux encore nous aider, ta liberté totale te permettant d'aller au delà, comme nous le faisons nous mêmes, pour accentuer les modalités des oeuvres à mettre en choeur pour que chacun participe activement à cette épopée de libération pour laquelle notre vie sera donnée, sans que l'ombre d'un doute ne puisse se percevoir au fond de nos coeurs éprouvés ... "

Béor et Tanor présentèrent Ulgrad, le Mage majeur qui venait de s'exprimer, à Veneur, ce dernier intégrant sa réalité qu'il découvrait à son assemblance, Mage de pure autorité dont chacun jusqu'à présent s'était bien gardé de parler, de peur que Veneur ne soit le rayonnement perceptible qu'il dénommait, rayonnement que tout de suite avait ressenti Ulgrad qui l'avait accepté sans même qu'une seule parole ne fût échangée comme le souffle lui même,
Ulgrad était mentor des règnes en pouvoir dans l'aube de Pongée, et de cycles en cycles dans la pérennité des heures de ces temps qui furent, lentement d'Etres en Etres, son pouvoir s'éternisa, jusqu'à ce présent indissocié voyant le porteur de ce nom, sans refuge officier, instance du savoir impérissable des vastes épopées qui s'éveillèrent sur ce Continent, s'éployèrent, disparurent, affluèrent à sa surface puis se réveillèrent,
Pour forger les limites d'une sacralité et l'ardeur d'une joie de vivre, jusqu'aux jours maudits où les splendeurs s'amenuisèrent pour faire place à cette léthargie en laquelle s'enfonçaient tous les Etres passants, jusqu'à ces jours stériles les voyant se dissiper dans l'incongruité des vestales opiacées immergeant leurs forces et leur histoire dans cette lie perceptible au dehors de ce Temple, Temple de la victoire en renom qui gardait préservé les secrets héritages,
Ces héritages des fastes qui ne demandaient qu'à se renouveler, ces héritages sacrés délivrant les sentences et les jugements qui coordonnaient les mémoires, obligeaient les uns et les autres à se comporter en tant que Vivant et non en tant qu'ombre de vivant, héritages qui imprégnaient les terres antiques et dont les concaténations se forgeaient dans des pierres immuables dont les empruntes enseignaient la candeur et la supérieure autorité,
De l'évanescence des écrins, les gardiens du lendemain, lendemain du présent ou lendemain du futur, cela importait peu dans la conquête du temps, dans la prairiale jouvence qui ne s'affligeait mais se perpétuait et pourrait signifier le renouveau du monde lorsque l'éclat embrasé toucherait les vecteurs conditionnels de leur mise en oeuvre et de leur épanouissement, dans l'accomplissement comme il se doit, cet accomplissement de Vie et de lumière,

Cet accomplissement s'ouvrant sur des latitudes et des longitudes acquises et non houleuses ce qui aurait perturbé la finalité et son but, livres ouverts ce jour de grand désarroi où le silence s'éprenait de Pongée, livres lus et enchantés ce jour de haute victoire sur l'incertitude, dans le don de l'espèce à la Vie et à ses tumultes éblouis, en ce lieu et par ce temps, dans la réunion de cette triade qui conservait dans les méandres de l'Esprit le grand Oeuvre achevé,
Dessein du cycle au sourire qui brillait la face de ces trois Etres qui conjuguaient maintenant l'essor du possible dans les limites des potentialités existantes et qui déjà oeuvraient le respir du couronnement, conjoint des racines de la lumière visitée, conjoint de la terre initiée, conjoint des airs épurés, conjoint des eaux coagulées, les uns les autres devisant le sort et construisant ses ornementations qui devaient s'épouser,
De libre désinence dans la portée des âges, dans le respir qui éveillait, dans la tendre éloquence qui ne se brisait sous le joug des uns ou des autres, le but suprême et souverain accentuant les différences pour les forger dans les volutes de la perception de l'action dans une unité sans failles dont les chemins qui semblaient divergents se réunissaient dans une parousie délimitant le champ d'oeuvre à concevoir et assumer,
En acte de puissance la bravoure de l'instant, en acte de clameur ouvragée qui s'illuminait sous les opinions contraires et se finalisait sous les complémentaires définitions de l'ordre à renaître, cet Ordre prairial qui fut et dont le levant affirmerait à la vision des forces contraires non la conviction d'une banale réaction de survie, mais un champ de combat sans limite contre lequel il convenait de vaincre ou de mourir de vaincre ou disparaître pour toujours ...


L'Ame du Déploiement :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-094-7

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:27 )
Lyre de Snotra le détroit de Dyosos ...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:09
Lyre de Snotra le détroit de Dyosos ...


" Instance du sacré aux épervières conséquences, dans la nue cendrée de l'aube qui se révèle, des chairs tendres et enlacées, des fèves adamantes l'Ile de la régénération de nos voeux exfoliés, Iris, mon Amour unique, ma Voie et mon sacre, que de dire ne suffit il et dans la parousie des plus beaux jours, et dans l'onde votive qui ne s'amenuise mais se conquiert, et dans la face des joies qui ne se devinent mais s'inscrivent au front de ta beauté,
Je suis de ce jour l'orbe dans la finalité adventice qui nous est et dans notre Amour éternel serons nous les corps de la Vie, la pluie divine des sens et la poésie des heures, Jouvence à mi nue dans la saison claire de nos règnes, dans la densité exquise des rayonnements du ciel qui épie la moisson de nos frissons et la candeur de nos élans partagés, semences des signes que l'Aigle convole dans le nacre et le jade des temples épousés qui illuminent les mondes,
Tu es et dans la parcours de tes cils, dans la courbure adorable de ton cou, dans le plaisir des caresses et dans la danse des émois, majeure de la nue l'ivresse conséquente, la roseraie de tout parfum, de toute tendresse et de toute harmonie qui devise notre sort dans la contemplation de ce sérail ou nous venons abreuver l'Univers de nos tendres hommages, de nos chants et de nos fêtes, de nos signes et de nos oriflammes les plus ardents,
Nous, dans l'âtre du séjour, où pleut la floralie de nos heures, où l'écume de l'Océan anime la fertilité de nos jeux, où la puissance s'expose sans rebelle incandescence, dans le frisson du plus beau calice comme des douves enchantées, des dimensions libérées de l'Etre dans la passion, nous de pure écume dans le vivant enfanté par son hymne, de pure navigation dans le silence des épures qui bravent les tempêtes et alimentent les vents,
Et de ces seuils notre seuil comblé qui ruisselle la fécondité des épanchements et des serments, ces épanchements tant de fois rêvés ce jour assumés dans l'éloquence du plus doux partage, ces serments tant de fois émis et composés, toujours renouvelés dans l'étreinte du devenir signifiant nos âges et nos parcours à la révélation d'une renaissance, au delà des inquiétudes et des tourments que donnent les ténèbres aux surfaces des coeurs palpitants,

Ainsi dans la mélodie sommes nous revenus, et des brumes n'en parlons plus, sinon que pour nous éveiller à la pure déité de la compréhension, cette destinée qui nous inclue et nous dessine de plus vastes paysages à conquérir, ici et là, dans l'apprivoisement des sites et dans leur reconquête, par delà les paysages tristes afin de naître dans l'éclat le partage des temps et des espaces par toutes faces de la Vie en ce lieu et en ce temps et par delà le temps,
Iris, vois tu ce monde, ce monde de nos paroles à peine nées, ce monde de beauté qui cristallise ses armoiries par devers les efficiences qui semblent vouloir briser leur luminosité, vois tu le cil de la raison qui nous parle et nous enseigne afin que nous prenions le sort de notre sort en main et que nous accomplissions ce pour quoi nous sommes nés sur cette terre de Véga, initiable et initiée des plus vastes Univers qui sont hommages de sa parure révélée,
Nous y voici, sans drame et sans oubli de ce passé qui nous fut douleur et pleur, qui nous fut terreur et conscience de cette terreur, nous y voici, Iris, et nos coeurs qui peuvent désormais palpiter l'essor du lendemain sont comme deux éclairs qui participent de l'ordre divin qui compose, et nous suivrons sa route dans la désinence de ses écrins, dans la splendeur de son propos, dans la pure viduité de son élan messager qui nous inscrit demeure,
Demeure du Vivant pour le Vivant et par le Vivant, demeure de l'Olympe qui hier était, ce jour vient, et demain sera dans l'impétuosité de nos voix qui ne peuvent rester libre alors que tant d'Etres se meurent sous l'occupation d'une domination dont nous savons l'étreinte mortelle par essence, non la mort de la forme mais la mort de la Vie qu'il nous faut combattre par tous les moyens dont nous disposons afin que sa quiétude ne soit plus éprouvée ... "

De l'Or à mi chemin, Snotra éveillée, lançait dans l'azur des appels aux marches royales de l'Océan de Ran, et déjà ses rues escarpées dévoilaient les métiers en travaux, les rires des jeunes enfants, les serments des adolescents, la plénitude des adultes, toutes faces s'ouvrant sur le large pour confronter le jour à la tâche de la survie et de ses moyens, tandis que les curieux regardaient au delà du portique portuaire les cohortes s'organiser,
Cohortes nanties et puissantes reflétant dans leurs yeux l'écume de ces jours vainqueurs qui furent, de ces jours qui viendraient, apprivoisant la ténacité et la luminosité, délimitant le champ circonscrit de cette volonté qui les transfigurait et les advenait à la foule des jeunes gens qui les contemplaient, les uns inquiets, les autres désireux de les rejoindre, tout d'un monde qui lentement se réveillait de sa torpeur et ne demandait plus qu'à s'élancer dans l'univers,
Pour conquérir et reconquérir, pour affirmer d'un hommage puissant la Vie et ses racines par les miels de l'horizon, dans une fête vivante et organisée situant le désir au delà de la prétention, dans une harmonie sans troubles que légiféraient les Sages dans l'éloquence des moments rares où ils enseignaient la raison de leur état, de leur force, de leur conjonction sur cette face de Véga, étreinte des naissances et des renaissances de l'accomplissement,
Un signe pour tout cela, dans l'arrivée des signes de ce temps, Iris et Veneur se joignant aux troupes qui maintenant attendaient toutes un seul mot pour aller là où le devoir les appelait, là ou leur vie précieuse serait souche de l'éternité, là où le sacre de leur souffle déverserait sur les terres arides le dessein de floralies non votives mais pleine d'une allégresse merveilleuse qui permettrait de générer la pulsion de la pérennité dans tout ce qu'elle éclos de beauté,
Semence du songe aux rayonnements de l'Olympe qui frappe de ses rayons mystérieux les transes de la terre et les émotions des cieux, semence limpide déversant ses flots d'or sur les champs nuptiaux d'une étreinte épousée, dans la pure ardeur de la désinence qui s'exploite et se façonne afin d'orienter de ses semis les futures moissons non seulement de l'espérance mais de la réalisation majeure de ce champ d'oeuvre et de vitalité,

Instance dans la fenaison des oeuvres qui ne s'inquiètent mais s'agissent afin de situer et le présent et l'avenir dans la connaissance des autorités du passé, de l'inexpérience à l'expérience, toutes voies ouvertes sur le songe et son dire de réalité et de fulgurance qui brillait dans les yeux de chacun devant le Verbe d'azur que décillait de ses racines Veneur et sa Compagne sacrée, des éléments les forces mûres qui lentement accomplissaient leur destin,
Officiance du règne dont le talisman perdu devinait sous les augures des familiers les principes d'un âge de renouveau qui figerait à jamais les turpitudes des moires aisances qui brisaient les flots de la Vie par Véga, hier altière, car des écrins l'épure de ce moment magique voyant de Veneur comme d'Iris les survivants de cette forge née de la mort et de ses conditions inversées, rupture exacte inversant elle même le cycle de la destruction des jours,
Des Guerriers les mérites l'onde majeure ruisselant, navigatrice, les mille pensées qui agissaient dans l'Esprit le pouvoir de naître, d'étreindre et de parfaire, ces mille pensées dont l'Ame s'enquerrait afin d'initier en leurs axes des degrés apprivoisés, permettant à chacun de reconnaître en sa constitution le seuil de permanence de ce pouvoir, seuil éployé libérant en chacun la connaissance intime de l'exacte ascension de son acclimatation,
Essor dans l'aube du Verbe affirmé distillant les moments et orientant les espaces qui se contrôlaient et s'affinaient, afin d'éprendre dans leur terme non seulement le désir mais la maîtrise de ce désir dans le but à atteindre, à formaliser et instiguer, au delà des stupeurs, des peurs et des inconsciences qui troublent le chemin de la volonté, et dans leur immaturation provoquent le déclin de toute volition, insigne dévoyé en ce lieu de vibration victorieuse ...

" ... Instances, nous y voici, et l'aube dans sa prairiale appartenance nous enjoint des feux antiques aux feux du renouveau pour signifier l'adamante perception de l'Oeuvre et de ses talismans, des hôtes de passage les coeurs ardents qui nous enseignent la vitalité et l'exaltation et dans la promesse l'équipage qui nous conjoint, du retour des heures anciennes les heures du renouveau qui affluent et nous enlacent dans la préhension du songe conquis,
Vaillance et témérité de l'onde adventice en ce préau vous voyant des sites les préambules superbes et souverains d'un Chant d'allégresse qu'il nous convient de partager, et au delà de ce partage de prospérer dans le sentiment profond de ce devenir qui palpite en chacun de nous, ce désir de bonheur et de beauté, ce sens de l'aventure commune dont nous signifierons les stances par toutes marches des écrins qui en demandent l'ouverture,
Ces écrins natifs, dans la prière du plus vaste songe, ces écrins ce jour votifs qui disparaîtront leurs fers et leurs chaînes pour parle avec nous d'une puissance novatrice, d'un élan grave et joyeux à la fois, genèse de l'astre qu'il nous reste à définir dans l'appropriation de la pure détermination qui nous est pensée agissante en ce lieu de la Vie dont chacun ici a donné la vertu, cette vertu fastueuse dont les épanchements sont les novations de notre monde,
D'azur le cil conquérant, d'azur sans drame et sans oubli dans la promesse du plus beau jour et de ses ivresses, dans la déité de son apprivoisement et de ses soieries gréés de mille flots bâtisseurs, dans l'appartenance de la volition qui assigne chacun de nous à un répond volontaire, et non indéfini ou même velléitaire, l'indéfinition nous rendant malhabiles, la velléité nous étreignant servile et oublieux, contes de noires détresses dont il faut nous défaire,
Afin d'ériger ce temple de l'harmonie qui ruissellera de par les terres ouvragées les pures viduités, dans la concaténation des rites et des rythmes qui ne s'éperdent et ne doivent pas se perdre, dans le sentiment majeur d'une révélation parfaite dont les semences viendront les paroles éveiller, et les transfigurer pour les mener vers l'assomption du but souverain de naître, perdurer et non seulement contempler, dans cette action qui nous assigne,

Action de Vivre, action d'ouvrager, action de perdurer les beautés affines de la tendre éloquence et de conjuguer et l'essor et sa renommée, l'imaginale préhension de toutes faces par ces lieux que nous visiterons et qui nous guiderons dans leur majesté, leur connaissance, leur fidélité, leur savoir et leur méditation, faces sans rebelles incarnations qui alimentent les souffles de la compréhension et de ses rives parsemées de finalités exhaustives et constructives,
Ainsi dans l'aube le fruit de la réflexion qui inspire toute décision, le fruit sacral qui n'attend et déjà se porte vers l'horizon pour embraser son seuil et ouvrir une route multipliée dont les candeurs et les certitudes s'octroient de rives en rives par les portuaires dimensions de notre sphère les clés d'un épanchement que nous ne saurions contrarier, ni même advenir, le sens de l'orientation commune précisant de lui même sa marche devisée,
Et des écrins, avons nous dit, des écrins bâtisseurs, nous reste il à fermenter la démarche dans l'accomplissement de chacun, suivant ses forces et ses mérites, suivant ses pouvoirs et dans le pouvoir même creuser ce moment n'appartenant qu'aux gestalts qui savent dans le secret de leur conjonction complémentaire naître à son sacre et bâtir sa renommée, dessein de nos jours à venir qui nous tardent mais qu'il faut mettre à l'épreuve pour en connaître l'espérance favorable,
Des stances les forges et les respirs qui s'octroient, déjà participe, des chants et des foules accomplies déjà les regards qui ne se lassent mais presque trépignent pour porter le pur oriflamme à la viduité profonde de chacun, le savons nous et nous en tiendrons compte dans l'appropriation du terme qui nous remplit d'espoir et de joie, que de voir un jour baigner Véga dans une floralie et non plus sous un voile de ténèbres dont nous savons l'écume mortelle ... "

Préhension des vastes floralies qui se dessinent, des cieux éclairés et purs qui se révèlent, chacun dans ce champ d'agir situait sa prédestination et son orientation, tandis que réunies sous le chapiteau portuaire, sans mystères de l'azur et de ses ambres, les élites du songe devisaient la conscience de ce temps aux vives arborescences qui s'éprenaient de l'horizon et de ses écrins, flots de houles et de gypse délimitant les surfaces habitées,
De l'éther les promesses les grandes chevauchées des vagues qui ourlent leurs propos, cabrent leurs étreintes et ruissellent de la fécondité des heures pour annoncer le frisson du firmament et de ses rêves éclos, ces rêves labourant les sols fertiles pour faire germe le lys et la pâmoison, les diaphanes senteurs d'un printemps renouvelé dont les tendres caresses sont épervières des rites des saisons et de leurs énamours bruissant de sentes adorables,
Nectars de puissance dans l'ovation du Chant qui s'élevait maintenant au delà des citadelles mauves et de leurs espérances sans troubles, ce chant si reconnu des viduités antérieures, de celles qui permirent tant de cristallisation dans les moiteurs charnelles des Iles par le vent, sans abandon du souvenir parmi les premiers écrins de la connaissance qui furent piliers des sites découverts et des prairiales évanescences qui se reconnurent,
D'une joie souveraine le dire de moisson dans la pléiade des escouades bâties qui maintenant se gréaient aux remparts des élans du port assigné, ici et là dans la farandole des Ilotes aux précieuses cargaisons, des fumerolles les ivresses de la fenaison d'un sérail nouveau à voir, écrit, déjà passant de voix en voix, comme un serment pour les commerçants de forges antiques, fastes des Dames du pays et des monnayeurs de toutes marchandises,
Là bas, une flotte s'avançait, majestueuse sur la courbure des élans gravitant de la Mer déployée, une flotte majeure nantie de ses vaisseaux et de ses nefs de combats ceinturant des cargos immenses bâtis de palissandre et de roche, les fanions au vent inspirant la confiance de chacun, et l'oriflamme entrevue désignant une heureuse surprise pour la triade devenue, le coeur palpitant chacun attendant l'écume gracile qui viendrait son sort désigné,

Veneur au milieu respirant ce libre message et situant pour Iris la fécondité du trajet qui fût, les instances de ce préau navigateur représentant tout simplement le sel de la Vie qui est, Valois, ce preux Capitaine qui avait tant aidé Veneur dans sa démarche, et qui, par quel miracle, sinon celui de la légende, venait s'enquérir sur place de sa présence et au delà de sa présence reconnaître la beauté D'iris pour qui il avait tant combattu,
Combat ayant permis la libération des Nixes, ces Iles maintenant dominantes qui hier étaient esclaves de Zeldra, cette sorcière belliqueuse vouée aux destin de la Mort et de ses cohortes, qui désormais n'était plus qu'un souvenir sur la lande et dans le désert, un souvenir de jeunesse pourrait on dire pour les membres de cette triade ayant fécondé l'azur et gagné cette sérénité du Guerrier qui après le combat sait mesurer la beauté de la Paix et ses joies,
Et tandis que le Zénith déflorait les cieux d'une passementerie éclatante de soleil, les navires si minuscules tout à l'heure, déjà se précisaient dans le champ de vision de chacun, dévoilant l'armature solide de leurs flancs et de leurs voiles nanties, mille bouches à feux dans les entrailles de leur sort comme une provocation soudaine devant le hasard qui voudrait emporter leurs forces au seuil de la déperdition, soutenues de hardis combattants,
Qui exprimaient leur joie dans le chant qu'ils composaient, ou revenait souvent le nom d'Iris, qui devant tant d'hommage souriait, heureuse de voir tant d'Etres combattants la noble cause d'un respir, non seulement cette cause dont elle fut légitime, mais la cause de la Vie tout simplement qu'elle représentait majestueusement, ondine à la perception de chacun qui s'abreuvait des paroles louangeuses qui maintenant étoffaient l'ardeur du jour ...

" ...D'Aegir le fruit de nos entrailles, des cimes les révélations venons nous des Nixes porte l'ambre et les délices des rives portuaires, ces diamants et ces gemmes pour parer les plus belles femmes, ces étoffes et ces calices pour embraser leur félicité et conquérir leur coeur d'amazone, Ô natives espérances des jours maritimes, Ô puissance des flots vainqueurs qui dérivent nos certitudes et nos désirs, nos clameurs et nos sorts,
Qu'en la nue s'enchante nos préaux et des douves armoriées les sépales de la pluie de jade qui se partage, s'enhardit et dans les roseraies s'épanouit, venons nous dans la hardiesse des prairies, par les forts élans du vent, par les tendres éloquences des cieux porter le diadème couronné de nos frontales arborescences, ici et là, dans ce lieu souverain de nos mystiques langueurs, épure des citadelles conquises, Snotra la belle et renommée,
Et nos joies et nos charmes, et nos danses viriles après l'essor des mers antiques, les fruits des sites éveillés, et les acropoles en plaisir des émeraudes fières et vivaces, enfin porter le seuil de l'enchantement au plus vaste éblouissement de nos corps émerveillés, venons nous l'étreinte de la terre et de ses sens éternels qui nous animent et nous assignent aux plus douces mélodies, aux plus vives harmonies et aux plus sages mélancolies,
De lyre l'horizon par les vols azurés des gerfauts et des circaètes accouplés, aux stances des symphonies qui ruissellent l'incarnat de la beauté et de ses oeuvres, par le cil de la Voie, par ce cil mile fois éclairé qui libère nos regards des atteintes du temps comme de l'espace, venons nous combler ce vide de l'Amour qui parle notre langage, essaime nos règnes et embrase nos destinées, au delà des rives amères et des abîmes contraires,
Livre de la parousie des chants, que notre chant porte, venons nous encore dans le parfum des écumes resplendir le don de ces cargaisons qui s'épanouissent dans nos cales, qu'ivoire des berges les chrysalides somptueuses des heures écoulées, ici et là, dans les draperies étranges des circonvolutions austères la préciosité de l'incantation pour toute noblesse, des labeurs les hâtives espérances aux nidations sacrales qui se fortifient,

Au delà des rutilances d'un printemps, les blés et l'orge, le maïs et le colza, tourbes du milieu du vivant qui se nourrit et se parle dans la tempérance d'un instant, au bruissement parfumé et doux dont les teintes safranées respirent des ardeurs magnifiques, nées des jours anciens là bas dans les clameurs d'Oxphar et de Pongée, prises et reprises de nefs guerrières au labour des essors de nos combats et de nos commerces maritimes,
Et pour les uns et pour les autres, dans la parole donnée d'Aral qui se perpétue de ne jamais voir un seul équipage des Nixes banni sous la seule opinion de naître ce droit de faire circuler toutes marchandises pillées ou bien achetées, toutes ces faces de la besogne qui maintenant sont à votre disposition pour les plus offrants, pour les plus riches mais aussi pour les plus pauvres car notre Droit est puissance de cette vocation,
Notre Droit d'éperviers de la Mer, notre Droit universel et reconnu dont la légitimité remonte aux temps précieux de la reconquête, par les souffles de Parsifal et par les étreintes de Dyosos, et ce dans l'infini qui inscrit sur le front de nos heures la densité de nos actes, ruissellement fauve par nos vies, ruissellement d'or par nos oeuvres, ruissellement dont nous vous portons les semences et les éclats afin d'oeuvrer la juste mesure de l'épanouissement de tous,
Et que nos voiles maintenant se taisent, et que nos flancs s'inscrivent sur les pontons de marbre de votre site, et que nos joies resplendissent de revoir des visages multipliés, et que vos tavernes s'ouvrent, et que nos transes s'exposent, il est de l'heure de l'écume comme le parfum des fleurs, et cette heure est au Chant comme le couchant des vagues au solstice du miel, dans l'heure heureuse des nuptiales assomptions du plaisir partagé ... "

Snotra était en fête, tant de monde en son site, des marines effervescences les flamboyances aux cohortes devisées d'armures et d'épées nanties, les tavernes ne désemplissaient pas, et des marchés se créaient avec rapidité, tandis que des cales chargées venaient à la contemplation de chacun les fruits dressées des essentielles destinées, les ors ruisselants des vases pailletés d'onyx, les assiettes de bronze et les couverts argentés,
Les draperies iridescentes et les étoffes moirées de mauves et de glaïeuls, les vêtements aux atours fabuleux prisés des maîtres des lieux enrichis, et des souches du cristal les pagnes bleuis aux reflets d'ambre et de lumière, et dans les sources à profusion les draps de lumineuse perception aux fresques adorables enchantant l'humeur et la joie des conquérants de leurs messages dont les floralies gravitaient des splendeurs déployées,
Les bois divins, du chêne au palissandre aux courbures affines, les éclatantes ramures des châtaigniers et des oliviers, et dans la saison le souffle des saules et des ormes glorieux, ouvragés dans l'ivoire et la perle les écrins meublants des signes du vivant pour parure, noblesse de la destinée, des armoires aux façons ciselées, des tables et des lits aux granits superbes se développant dans des arabesques fauves et tendres à la fois,
Les parfums dionysiaques, senteurs mêlées des pluies des douves anachorètes, aux danses fruitées des amazones livrant de signes exquis la fraîcheur ou la torpeur d'un été chaud et suave, caresse charnelle des moiteurs tressées de fines armatures où se lisaient la plénitude et le seuil d'un épanouissement merveilleux, exonde prestance des fragrances qui éperdaient leurs hymnes dans une farandole de voeux exaltés,
Toutes forces que le peuple de cette ville venaient éveiller, qui pour acheter dans la moisson de son heure, qui pour regarder l'espace d'un instant afin de se préparer à des lendemains qui lui permettrait de conquérir le précieux onguent où le métal fabuleux, qui pour rêver et s'éprendre de mille lieux et mille faces inconnues dont les parures s'épanchaient sous ses cils, comme autant de gravures fidèles d'un monde qu'il aimerait reconnaître,

Qui pour troquer contre les denrées de l'espace de Snotra, tous pour se révéler à la puissance et la quiétude des heures d'autres âges qui avaient façonnées les respirs de ces ouvrages qui maintenant passaient de mains en mains afin de s'offrir au plus offrant, à celui qui serait naître le désir chez le vendeur, le désir du de se séparer de la pièce rare et conquise par tant d'aventures et tant d'ardeurs, toutes conditions dissipées dans la monnaie remise,
Pendant ce temps, au delà de ce bruyant paysage, Valois avait rejoint Veneur et découvert Iris, le coeur enflammé par la beauté de la jeune femme qui avait su traverser les épreuves avec une sérénité témoignant de sa grandeur comme de sa noblesse, tout en se jurant à lui même une fidélité éternelle pour cet Etre pour lequel il avait combattu et pour lequel il continuerait à combattre inexpugnablement, essence d'une volonté partagée,
Qui rayonnait dans les paroles échangées de chacun, s'élevant avec allégresse dans cette auberge distante de la cohue, et de laquelle, devait partir, messagers, les espoirs d'un renouveau pour ce monde éprouvé, Triade des origines, piliers de Veneur qui les uns les autres, accompagnés de leur propre triade, se révélaient les fers de lance qui permettraient de faire rayonner l'harmonie sur Véga, désir intense à peine ébauché,
Action dont la réalisation était l'objet de leur réflexion, des signes reconnus l'orientation de la décision circonstanciée qui serait nantie d'une volition ordonnée, et non d'agir précoces et dispersés qui ne menaient qu'à la perte des terres traversées, hors Gullveig, l'Ile magnifiée, et ces terres d'Aral à peine sevrées, action qui ne pouvait naître que dans la persuasion et au delà de cette persuasion, dans la reconnaissance d'alliés objectifs et souverains ...

" ... Qu'il est peu de dire, faut il agir, et dans la certitude d'un lendemain qui nous soit favorable, dans cette certitude qui ne s'effarouche ni ne se délite de ses versants, afin d'autoriser au delà d'une permissivité laxiste le renouveau dans sa tempérance et sa juste ordonnance, par delà les velléités et les inconséquences d'actes à peine ébauchés qui ne s'animent que sous le joug d'ordres et d'entrelacements de ces ordres,
Car il serait orgueilleux de devoir penser un seul instant que notre contribution suffirait à ranimer l'éclat de Véga, sinon des terres traversées les obstacles s'enchaîneraient et comme nous l'avons déjà vu retomberaient dans cet oubli qui semble la conséquence fâcheuse d'un oubli, d'un abandon, qui, ressentit forgerait les armes de cet ennemi implacable dont le combat maintenant qu'il sait qu'il y a ardeur à le combattre devient volatile,
Volatile et donc encore plus nuisible qu'il ne l'a été jusqu'à présent, car dans sa semence léthargie puis action puis de nouveau léthargie et enfin de nouveau action, combat qui s'assemble aux mystères et ne méconnaît l'inventivité des Etres qui le croient vainqueur puisqu'il reparaît à chaque fois que nous détournons nos yeux d'un écueil ou bien d'un bouleversement, à chaque fois que nos pas s'en vont d'un site pour reconnaître un autre site,
Ainsi je crois que de l'exemple devons nous nous inspirer, l'exemple de Gullveig ou nous avons su fonder une réalité, en nous alliant les hymnes porteurs d'espérance, en nous unissant aux sages de Hati, la citadelle imprenable, en nous réalisant dans les us et coutumes du Peuple de cette Ile qui hier native de l'élan porteur de la Mort ce jour, purifiée étonne et incante la Voie jusqu'aux compréhensions les plus ternes,
Et notre force dans l'accueil de ces jours heureux qui baignent ces plages d'or devenues, nous enseigne qu'il ne peut naître de conjonction favorable que si nous sommes les uns les autres sur ce terrain d'action, ce qui veut dire que nous devons nous partager l'essor du sérail, mais notre nombre est infime devant l'étendue et même devant la royauté de certains espaces qui eux aussi rayonnent une persuasion, celle d'une nécessité de vivre,

Cette Nécessité qui nous anime et nous fertilise, et là est le propos, là dans cette sensation qu'avec eux, nous pourrions effectivement solidariser les contraintes géographiques et initier une plus vaste offensive, éclairer un présent et déterminer un avenir, iriser les forces vives qui permettront de vaincre cette force qui depuis le combat des Hespérides et des Impériaux culmine la vitalité de Véga et petit à petit l'affaiblit jusqu'à cette agonie que nous avons rencontré,
Il y a là mesure de notre engagement et de cette mesure nous assurerons les sources de l'épanchement vital qui coordonne et bâti et ne stérilise, qui sans improvisation sait mener la luminosité au delà des fléaux qui tressent leurs moires aisances par les surfaces de ce lieu et ouvrent sur le silence les plaintes et les abnégations en les rendant serviles, et au delà de cette servilité se servent de ce refuge pour soudoyer la déité de chaque Etre par ce monde,
Voici le chant et l'espérance du chant, qui nous permettront d'affronter ce seuil et par delà ce seuil de nous révéler aux sites d'Oxphar dont nous savons tous qu'ils sont les instigateurs de la chute de l'Empire, et parce fait révélateur alliés de cette puissance qui brise la loi de la Vie, l'anéantit et la réduit à sa plus simple expression, la condamne non seulement en la bâillonnant mais surtout en l'asservissant, rendant ainsi chacun esclave de sa volonté,
Le but à atteindre est donc là, dans la recherche de ceux qui peuvent nous aider et non nous satisfaire, dans la recherche de ces alliés effectifs qui participeront à cet assainissement de tout ce qui nous est commune demeure, de tout ce qui est Vie et puissance de la Vie, ainsi devons nous ensemble avant que de seulement conquérir déterminer les vecteurs de cette reconquête qui nous enseigne et nous affirme pour l'éternité de la Vie ... "

Moisson du signe espéré des voies communes l'ascension des termes, des jours exonds en possession du règne, chacun dans ses limites déjà s'affairaient pour retrouver dans les sillons de sa mémoire les oeuvres à signifier, par delà les brumes des rencontres, dans l'affine perception d'ivoire qui naît la parure de la randonnée souveraine par les semis de la Voie pénétrée et supérieure, celle qui enseigne et désigne le chant de commune appartenance,
Evir en ses semis la fenaison des rives déployées des Nixes le coeur secret des jours antiques qui le voulaient devenir et revenir des fastes des rives d'Ydalir, dans la conjonction d'un savoir et dans la conséquence d'un désir, Etol en ses sens éprouvés l'accueil d'une perception qu'il sentait nantie d'Austri et de ses coutumes dans la soif de signifier la pure incantation du Verbe d'Etre et d'essaimer par les racines altières de la terre fécondée,
Odrin en son sein déterminant les signes de sa naissance, ces terres de l'Acier qu'il savait son ambre épousé, des mille flots de la vigueur la caresse des heures et des oeuvres à maîtriser, Valois en ses fastes et ses démesures le cil de la pénétration des Océans le conte des genres et des conjonctions sinuant permettant de déterminer au delà des factices velléités le pouvoir des Etres en rencontre et des Etres en fonction,
Toutes vagues écloses qui participaient d'une aventure dont le seuil à peine ébauché déjà réagissait dans le coeur de chacun, jusqu'en Veneur qui savait en son âme le fruit d'Aral là bas en Svarta la ville citadelle l'écume d'une alliance imprévisible qui donnerait de ses limites l'orbe épure des rives de ce continent majestueux dont les oriflammes ceignaient les tours crénelées de mille et mille villes encore signifiantes et non assignifiées,
Sans refuge dans le signe convenu de la pluralité des actes et dans la définition des routes à suivre, des triades accomplis, les oeuvres à culminer par Knitberg et Magni, les douves d'Evir, l'un par Ymir, l'autre par Sygyn, Modi et Nagrind, les piliers d'Etol, l'un Par les souffles de la mer d'Aral, l'autre dans le feu du désert Ylien, par Ifing et Mimir, les insinuants d'Odrin, l'un par les ramures du canal de Snotra, l'autre par les courbures de la Anse des tempêtes,

Ecumes de vagues profondes ciselant déjà au delà des routes éperdues les mille flots d'un apprentissage, d'une reconnaissance des lieux dont les vecteurs viendraient la reconnaissance du possible et des limites du possible, courbure de l'horizon devisée qui maintenant prenait la forme désignée, celle des missi dominici envoyés hier sur Gullveig et qui maintenant se révélait dans la beauté du Continent magnifié et exondé,
Iris et Veneur désignant dans le semis dévoilé la rencontre nouvelle, celle des Iles des Grims en qui ils devinaient des alliés sereins et certains, ces Iles vacuité des Arts et de leurs mille assauts renvoyant la décrépitude aux mortifications, toutes oeuvres en les cils éployés délivrant non seulement le chemin d'une espérance mais d'une connaissance ultime dont l'apprivoisement permettrait peut être le rayonnement du message maintenant conjugué,
De Dyosos le détroit l'écume de l'aventure à partager, que se permettait Valois dans le signe d'un écrin, les Cohortes devant rester et prospérer par les triades advenues, les unes et les autres suivant le site de parution et de pouvoir se fondant dans l'écrin du Pouvoir ensemencé et rayonné, insigne d'un départ que chacun entrevoyait comme une légitimité mais aussi comme un devoir afin de se découvrir et se dévoiler dans une réalité conjointe,
Cette réalité mutant ce qui jusqu'à présent n'avait été que test dans une supérieure détermination qui ne souffrait pas de la moindre défaillance, du flot porté les racines du lieu, l'écrin des âges et des espaces se situant aux liaisons spontanées qui assureraient la diffusion des messages et des mots d'ordre dont les conjonctions permettraient la mise en oeuvre de l'accomplissement de la délivrance de cette terre d'Aral assignée ...

" ... Ainsi, dans la parole donnée, dans l'épanchement à naître, au delà de la suffisance et de ses écrins malhabiles, que chacun dans son règne perdure la motricité de notre voeu commun, celle de la liberté pour tous les Etres de ce champ d'Oeuvre, ce champ tant de fois parcouru, tant de fois circonscrit et tant de fois perdu dans les ramures de nos parcours au but si ultime, ce but déterminé et atteint qui nous pousse maintenant au delà des courses folles,
Au delà des équipées sauvages, au delà des prismes qui naturent la préhension mais parfois sont les stances de l'oubli dont les faces nous interpellent dans le désir de renaissance qui nous éploie, au delà et toujours plus loin, dans cet apprentissage des Etres qui nous seront champ d'oeuvre, champ multiplié dont les floralies permettront de voir aboutir sinon en tous lieux déjà l'épure d'un site de gloire car victorieux en son sein et par son sein,
Et j'en appelle à nos certitudes, à nos éblouissements et à nos connaissances pour qu'essaiment non seulement la parole donnée d'aller encore plus avant, mais surtout la compréhension de ce que nous parcourons, sans allégeance bien entendu, mais toutefois dans le respect inconditionnel qui nous permettra de bâtir et non seulement de prospérer des combats qui ne seront que lies dans lesquelles nous nous enliserons et nous perdrons,
Il nous faut maintenant chacun partir, coeur de Moisson de chacun, coeur de fenaison dont les palpitations seront parcours intenses, toutes liaisons devant être assurée par Valois qui peut se permettre d'aller et venir sur ces mers et ces Océans austères à la rencontre de tous et disperser la connaissance à chacun, Valois que nous devons remercier de nous rejoindre alors qu'il n'est pas dans l'obligation de le faire et encore moins de l'envisager,
Allons et que le signe de chacun brille par les cieux éployés et que chacun tienne au courant les uns les autres des rencontres qu'il fera et partagera afin que nous soyons maîtres des situations traversées, ces situations qui se renouvelleront et qui participeront à notre développement, et que chacun baigne dans l'oasis de la clarté qui nous tient lieu, ce pur épanouissement qui délivre et enseigne au delà des marches stériles les forces nécessaires de l'accomplissement,

Nous allons quant à nous désigner ces Iles du vaste monde, de l'Océan Glaciaire les rites et les préhensions, ces Iles qui nous furent il y a de cela bien longtemps contées et signifiées, et dans lesquelles nous trouverons certainement le fruit et au delà du fruit les racines qui permettront d'alimenter la sève de nos actes, et de chacun bientôt le pur aliment que nous cernons déjà dans la parure de chacun, dans cette symbiose de nos conditions,
Dans cet équilibre qui nous permettra d'aller toujours plus avant dans la définition d'une force novatrice qui fera de cette écharpe de soleil dans l'immensité des sphères le coeur d'un acte et la puissance d'un chant, coeur dont les volitions enchanteront les préaux d'un hymne ou nous retrouverons après les mille et mille faits d'armes et de paix qui nous attendent et nous invitent, après ces fresques magiques qui conjoindront nos espoirs et nos voies,
Dans la Voie de la perception majeure, cette voie qui fulgure l'état de nos stances et maintenant nous oblige, non à la stagnation mais à la pure volition, à l'action courageuse et situationnelle qui développe la fermeté du langage et la parure incandescente d'un feu sans oubli, si tant porteur de nos expériences, déjà dans les rangs des nombres contraires l'agonie de leur suffisance et de leur orgueil, l'agonie de leur outrage et de leur belliqueuse aversion,
Allons, mes amis et que le ciel nous soit favorable, que les vents nous soient heureux, porteurs de pures nouvelles et non de désastres, que la terre nous soit conviviale et que l'eau dans son immensité nous délivre des scories qui parfois s'éploient, et qu'enfin dans la conjonction de nos forces se tresse l'oriflamme qui baignera, souverain, la beauté, l'harmonie et l'épanchement tant de cette beauté que de cette harmonie que nous voulons resplendir ..."


L'Esprit du Règne :

© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-093-9

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:28 )
D'Iris en la vertu majeure ...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:07
D'Iris en la vertu majeure ...


Ténèbres des azurs incertains, voguaient ces nefs de cristal vers la souche de la féerie et l'empire de la Voie sacrale, dans la pluie et dans la cendre, dans les larmes et les rires, dans le poudroiement des matins hivernaux renvoyant aux écumes la fauve allégorie de troupes en partance, de souches sans naufrages s'irradiant d'une mélodie dont les purs éclats transcendaient les eaux de ces brumes éprouvées,
Qui renvoyaient l'éclair serein d'une forge dans la diamantaire éloquence, des cris et des parfums qui enivraient les équipages, des songes et des rêves des Etres qui partageaient cet instant sacré qui mutait le sens advenu de leur équilibre dans le plus fort équilibre des mondes, là où le sens de toute aventure se devinait, là où le présent, le passé et l'avenir s'unissaient afin d'initier de l'aube le partage d'un règne,
Partage du sens de l'éternité, partage encore dans la joie des vents porteurs qui triomphaient des tempêtes et des majestés de Hrim qui se déchaînait à souhait pour renvoyer vers cette Ile disparue, Hati depuis le passage des troupes la magnifiée, ces Etres du levant dont les oriflammes claquaient dans la bourrasque afin d'annoncer la présence de la Vie dans son allégorie, dans ses fêtes et dans ses joies souveraines,
Le brouillard moqueur n'avait de prise, le silence des flots et des lames hautaines n'avaient d'emprise, les houles déferlantes n'avaient de force, rien ne pouvait déclarer à la nuit la flotte qui s'avançait sur ces cri de l'Océan, ce faste de colère et de désir, ce rire incarné qui déversait dans les nuageuses perceptions opiacées son venin et son acclimatation, rien de ces maux qui teignaient l'atmosphère ne pouvait atteindre le devenir,
Aux cales les vivres, aux mâtures les Etres de ce lien inexpugnable et dans le vaisseau Amiral le lieu du temps dont la réflexion étincelait les rives de paysages encore vierges, ce talisman sans orgueil qui bâtissait le répond des jours et des nuits, ce répond qui n'implorait ni la pitié d'un destin ni les contraintes d'un dessein, répond d'autres jours et d'autres lieux, répond du Sacre qui ne se devise mais se conquiert,

Qu'insigne le Verbe en la pluie d'or qui devine, qu'insigne en la prairiale appartenance du Vivant et de ses obéissances qui sont tumultes dans le devoir au delà de la peine et de l'affliction, au delà des espoirs comme des désespoirs, si conte de l'ouvrage sans outrage la sentence qui ne se dévisage mais s'ordonne et se gravie, s'affronte et se désigne pour s'orienter et s'éveiller, s'éployer et sans abandon se contrôler,
De l'Etre le serment, Veneur en son moment, dans l'impassibilité du mouvement qui ne se fixe mais se répond, Veneur cristallisant toutes ses orientations dans le voeu le plus sacré et le plus beau, dans le voeu le plus chaste et le plus tendre, dans le voeu de l'Amour qui naît de la pure divination, au delà des méprises des sens, au delà des traîtrises des fastes, au delà de ces sources qui gravitent la pure espérance,
L'Univers accompli en son cri veillant de brumes les stances Solaires qui s'attendent, d'Iris l'incarnée la plus belle des Oeuvres que son Chant expose, que son chant consume que son chant honore, dans le parfum de l'âge mûr qui sait désormais au delà des silences et des mots effeuillés la seule destinée de son Etre qui ne se plaint, qui ne se délie, qui ne s'assignifie, toutes voies ouvertes en la Voie de la parole mage qui ne s'éblouie,
Ni ne s'absente afin d'embraser le cil du vivant avenir dont les ferments sont un Règne, dont les sources sont d'ambroisie, dont les stances sont le conte d'un devenir dont les souffles irisent toutes faces de la mémoire du Chant en avenir de cette face de l'Univers dont les hymnes unissent les forces acclimatées de la beauté et de la Sagesse afin d'ornementer et d'initier l'aventure des Etres Vivants aux plus vastes destinées épousées ...

"... Préhension du Verbe ou chaque demeure repose, préhension des Chants que chaque joie dissipe, que chaque larme veille, que chaque destin compose, dans la sensibilité du plus beau jour, dans la croyance et dans la dissipation des songes qui se nouent et se dénouent pour participer de l'essence même de l'existence qui trame ses circonvolutions par delà les cimes et les abîmes, préhension des âges en leur destinée comme leur accomplissement,
Nous y voici, et l'Ame éclairée du parchemin qui fut, dans la réalité du séjour le plus propice, dans la tendresse éclose des oeuvres sans sursis qui ne se disposent, et dans la fête de la Vie sous les hospices de ce zénith solaire dont les fresques enfantent les plus forts épanchements, dont les cils éveillent les plus belles vertus et les novatrices acclamations des rêveries les plus hautes en couleurs comme en émerveillements,
Nous y voici, au levant de l'Esprit qui parle la gravité des mondes et enchante la parousie des signes dont les semis ne sont de ces fresques de pétales et d'armoiries qui sèchent leurs litanies sur les incandescences de la Voie, toutes paroles s'évertuant de leurs calices vers la préciosité lors qu'il n'est de rêve de l'harmonie qu'au delà de ces présomptions de finalités et ces considérations qui ne se révèlent qu'un parfum déjà suranné,
Nous y voici dans le témoignage du Corps qui se parfait et exulte ses devoirs d'Etre au règne de la Voie qui n'immole mais toujours sculpte le lendemain de ses eaux vives et azurées, par delà les fauves allégories, par delà les enchantements bruyants, par delà toujours et encore afin de signifier la pure viduité dans le souffle et par le souffle aux mânes essentiels qui décrivent les forces des Univers et de leurs épanchements,
Nous y voici dans l'Unité gravitant le perfectible, dans la vision qui ne s'émeut, dans la vision qui ne trépasse, dans cette vision solitaire et solidaire de toutes faces par ces mondes magnifiés et glorifiés, par les monts et les vallées les plus denses et les plus funèbres, par les vents portuaires qui saluent les Univers de leurs voix enfantées dont les signes perpétuent et la volonté et de par cette volition leur ordonnancement,

De toute vacation la plénitude, l'émoi et la juste demeure du cil qui nous est mage, là, ici, dans la raison des Univers qui germe leurs serments et déjà dans la signification présente affronte les semis de la Voie en alluvions dont les sillons épanchent leurs flots aux gravitations exfoliées qui parlent un âge d'or renouveau, cet Age pur dont les stances se révèlent dans la floraison d'une divination aux extrêmes densités épanouies,
Sans affliction dans le dessein qui ceint l'écharpe de la vitalité et de ses fruits, là bas, aux arcanes de la mémoire, si tant tressé de pure volition, si tant assigné à la seule présence de l'immortel destin que rien ne peut entraver, que rien ne peut éconduire, que rien ne peut destituer ni détruire, l'heure nuptiale de l'élément de Vie accaparant tout ces sortilèges pour les braver dans une impérissable viduité que l'on ne peut mesurer,
Sinon des rives sans limites aux arcades de la Vie de lumineuse perception, de lumineuse participation qui ne s'offre aux regards tutélaires que dans les moments les plus beaux de l'humilité partagée, de la hardiesse composée, là, en ce mystère de la pénétration des ondes ou aucun refuge ne s'absout, ou aucun lien ne vient désunir, là, dans ces frondaisons où la pure beauté s'achève pour fertiliser les Univers dans leurs ascensions,
Creuset victorieux que toute nécessité déploie, irradiation solsticiale dont les ferments sont des oeuvres heureuses dont les témoignages enseignent aux Vivants la plénitude et le renouvellement de cette plénitude, au delà des léthargies frontales dont les déraisons sont les saisons prémonitoires de la mort et de ses moissons, de l'angoisse inutile qui morfond la Vie en ses entrailles et ses éblouissements ... "

Pénombre des cils en la venue des jours bienheureux, le songe s'évertuait et Veneur dans sa contemplation tressait de l'infiniment petit vers l'infiniment grand le souffle de sa reconquête, sous les yeux de ses amis, il enfantait le seul rêve qui se devait d'être au delà de toutes les afflictions comme de toutes les mélancolies, il assignait le lendemain au règne de la Voie qui conjuguait chaque faste de l'essor Vivant à son accomplissement,
Insigne en l'onde dont les accords déversaient en secrets les sites d'une harmonie dont la plénitude renvoyait ses échos jusqu'aux mémoires avisées qui partageaient ce sérail, dans le mystère des sorts qui ne s'éperdent mais se comprennent et se partagent jusqu'aux plus hautes aventures qui cristallisent les demeures dans leurs appartenances et leurs déploiements dont les éventails sont des conjonctions fraternelles qui ne s'oublient,
Agapes de l'Esprit aux agapes des corps qui dérivaient la vertu de ce lendemain qui se magnifiait et évoluait afin de délaisser l'image des jours et des nuits dont la teneur fuyait la beauté pour ne laisser à sa place que le calvaire des cris de colère de Hrim batailleur dont les stances déversaient dans de moires aisances des venins accumulés par les basses fosses marines où germait l'impénétrable densité de la violence,
Lieu du souffle et demeure du cil dont les rêveries n'échappaient au commun qui savait désormais son destin lié à la pure loyauté de son élégance et non de son allégeance, sachant que rien de ce qu'il allait combattre n'allait l'inciter à la tendresse ou bien à la commisération, les armes éveillées ne se diluant dans la compréhension mais dans une fermeté qui ne pouvait que mûrir le désir d'une vitalité à toute épreuve,
Où l'orbe en son sein de son cil s'étonne, dans la pluviosité du granit et le fracas des métaux mordorés, dans la détresse comme dans le calvaire, là où tout respir ne s'éclos plus que pour survivre, dans cette demeure altière où la mort surgit pour appréhender le moindre écueil, le moindre maux, le moindre espoir, là où le chant lui même se tait pour ne laisser plus qu'apparaître et non paraître, dans le secret des âges qui se dissolvent,

S'accueillent et se témoignent, orientent et négligent, dans le mystère suprême de la clarté qui ne s'isole mais surgit triomphante pour emporter le coeur de toute amitié, le corps de tout vivant, ne laissant que des larmes épousées le parterre du combat, le champ de bataille sur lequel gît ce qui fut hier le tremplin de la Vie et de ses origines, dans l'absurdité qui semble grotesque mais qui toute autre assiste le témoignage et l'éblouie,
Demeure du jour des lèvres qui se ferment pour faire ruisseler le pur souvenir de ces flamboyances qui furent, ces flamboyances d'êtres vifs et aimés, d'êtres chairs, qui ne sont plus, qui ne sont que des limbes dans l'enfantement des cercles mystérieux des Univers, que l'on appelle et qui ne répondent pas, l'impénétrable densité du destin guidant leur voyage au delà des prières et des lamentations des jours visiteurs,
Insinuants des aubes de demain, dont les périls sont les augures et dont les fiertés sont le surpassement de chacun devant les événements qui forgeront le coeur sacral de cette force visitée, insigne en la présence de l'oeuvre à assumer au delà de la moindre parcelle d'espérance, au delà du moindre désir de survie, au delà de la moindre étincelle de souvenir, le cil en son Chant porteur de l'oriflamme destituant toute destinée individuée,
Seul restant le devoir dans son ornementation fractale dont les essaims sont le choeur du recueillement et de ses ordonnances, de la fidèle préhension le sacre de ce lendemain dont les fêtes sont à venir, dont les joies sont à vivre, dont les félicités seront le couronnement des actes dans leur déploiement et non dans leur contemptation, le seuil franchi de l'heure majestueuse éclairant le front de l'aube dans sa dimension surprise ...

" ... Volition du Chant dans l'ordonnance précise de ce que nous devons armorier, il n'est ici de lieu pour se plaindre et s'indéfinir, il n'est ici de fioriture dont l'Ame ne doit se soucier, il n'est ici de parchemin que l'Esprit ne sache lire, il n'est ici de sens advenu que le corps ne ressent, il n'est ici de drame que l'Unité ne peut résoudre et circonstancier afin d'en destituer la finalité et en rayonner l'exacte ascension,
Ainsi du verbe d'Etre nous devons nous d'aller au firmament de notre cause et déposer en son sein notre glaive pour de l'astre enchanter le séjour et non figer sa restauration, le sens est là, et la source et le fruit dans sa devise, et le chant et l'aube en ses floralies, toujours porteront nos messages afin d'augurer du participe l'élément frontal de notre devise de vaincre, vaincre ou mourir car tel est le seuil qu'il nous faut franchir,
Ce seuil tant de fois reconnu, ce seuil tant de fois ébloui dont nos yeux ne sont les contes mais les vivantes affirmations, dans le savoir de ce dépassement qui mute l'individu aux plus hauts essors que la Vie ne connaît, ces essors de la vitale affirmation que rien n'éconduit sinon le plus pur et ardent désir de Vivre et vivre encore pour la joie et la lumière, pour la parousie du devenir qui ne s'enseigne mais se prend et s'initie,
Devenir, nous y viendrons, et nos écumes, et nos chants, et nos nefs et nos sentences, dans la victoire achevée qui éploie ses ailes au firmament de Hrim qui enchante sa colère, ici et là, annonciateur de tout ce qui sera et tout ce qui se fera, non dans le mystère des aubes mais dans l'incarnat solaire qui ne se dérive mais toujours se force et s'épouse pour en signifier les ondes et les épures dans un cri dont l'horizon est le germe de répond,
Répond, je vous en conviens qui ne cesse de s'atrophier, qui ne cesse de s'oublier, qui ne cesse de se tarir, mais là où est la source, le fleuve naît et il n'est de serment plus pur que celui qui suit ses rives vers l'Océan dans le moment prestigieux qui le voit s'accomplir et s'ordonner, dans ce moment éclos dont le lac stellaire verra se dissiper les brumes et les constellations novices, ces galaxiales enfantées du néant,

Qui retourneront au néant pour libérer dans la volition souveraine l'image tant attendue, tant espérée, l'image de ce Règne dont nous ne savons encore les frissons et les densités, l'image de cette fête de la Vie dont les embrasements participent en nos coeurs l'attente et l'Olympe, attente de vivre dans la survie, Olympe dont la moisson dérivera cette Vie impatiente qui fulgure en nos messages et nos voix qui s'unissent pour prier,
Prière sans allégeance, prière d'hommage aux plus belles routes qui annoncent la fertilité des victoires, des défaites aussi, et des coeurs amers, et des peines en miroir, et des nombres en sillons fécondant de leurs chairs les sols arides, et nous mêmes sacrifiés dans la plus dense espérance, et nous mêmes mortifiés dans la douleur que rien ne peut défaire sinon ce sourire Solaire, ce sourire né d'Iris l'embrasée et l'exfoliée,
Iris notre vertu et notre feu, Iris notre message et notre Coeur, Iris éperdue dans ces temples maudits qui courbent la raison de notre sol, qui sentencent de leurs ébats les plus maudites incarnations dont les voix tremblent les refuges et les pensées mortelles qui fusent en abondance par les respirs de la terre d'Aral la bienvenue, la bien née, hier encore dans le zéphyr inscrite en nos mémoires de pureté l'insigne,
Que le firmament témoigne, au delà des images qui déploient les sentences de l'Esprit, que l'horizon embrase dans la venue des plus hautes fresques qui divisent et dont les enseignements s'écroulent devant la forge des talismans qui se battent et dont les routes multipliées nous parlent et nous invectivent, de l'orbe le flot de l'avenir qui nous vient, menstrues du sort qui ne se néglige et ne se bafoue mais étincelle sa vision ... "

Paroles inscrites, paroles écrites, dans l'oeuvre et l'assomption de l'Oeuvre du cycle éclos les mille enfantements dont les gerbes de soleil efforcent la réalité pour en correspondre les faisceaux et les irradiations, que le coeur compulse dans la définition des cils qui se répondent dans l'assemblée évoquée dont les signes porteurs dans les ramures temporelles se déterminent et s'identifient pour orienter le souffle,
Des nefs embrasées les préaux des offrandes des rescapés de Gullveig, l'Ile nymphe désormais, et dans le semis de leurs ordonnances la préciosité du coeur vivant de Veneur, là dans le répond, cette triade de son devenir dont les sentiments partagés correspondaient chaque acte en chaque voie traversée, dans l'appropriation du songe et de ses épopées, dans la constellation des mondes qui destinent la parure de l'onde louvoyée,
Evir au Verbe souverain délibérant la route à suivre par les vols de gerfauts et les enfantements des houles, là où Midi sonne le zénith, là où les cieux comme les eaux se taisent pour déterminer les terres à parcourir et éveiller, au delà des brisants et des naufrages anticipés, par delà ces fosses maritimes dont les empruntes couvaient des liens inexpugnables et sentencieux, aspirant sur leur passage la densité de toute présence vivante,
Etol aux marches du cristal dont le sens commun désignait l'ardeur au delà des précipices, ces abîmes soulevant des montagnes d'écumes aux miroitantes circonvolutions ambrées devisant l'incertitude dans les regards et l'atrophie des gestes pour se signifier lagunes et correspondances mystérieuses dans le coeur des Etres de ce temps, toutes faces d'un même rythme martelant aux tempes l'empire d'une destitution,
Odrin, insouciant et ivre de la folie des éléments, répond de chaque dessein des sites tumultueux, assurant le destin de la renommée de ces nefs en cristaux éparpillés au gré des vents, réunies par sa seule volonté, ses cris et son désir puissant, assignant chaque face dans la contrainte de l'espoir afin que la prudence et la vaillance partagent le dessein d'une victoire et non d'une affliction, d'une joie et non d'une peine,

Veneur, au milieu, centre de la Voie composée, du Guerrier la stature et la volition, imposant le rythme suivi pour signifier la plénitude du sort, accomplissant l'imprévu et la nécessité, statuant la raison et dans l'alchimie de la composition des éléments gravitant le perfectible, sans errance, le but à atteindre correspondant chaque détail de la survie de chaque Etre en ses ramifications, ici et là, mille et mille volontés établies,
Qu'il ne pouvait égarer ni délaisser devant le feu des yeux hier cendrés, depuis éclairés, qui se signifiaient dans son univers afin d'extraire de Véga le fiel et le venin composés par celle qui fut l'austère confidente de la mort, Zeldra, encore vivante dans leur coeur, hier moissonnée dans la flamme du combat titanesque qui permit la renaissance des Etres et des Chants par Gullveig la bien nommée, hier l'ignorée,
Tant d'Etres et tant de Chants, tant de joies et tant de signes, tant et tant dans la destinée que rien ne devait ternir, tant de responsabilité devant ces coeurs qui palpitaient le répond de l'action pure qu'il engendrait, que Veneur était bienheureux de pouvoir s'appuyer sur sa Triade qu'il savait indéfectible, car au delà des honneurs comme des paraître qui sont la suffisance des ignorants et des faibles,
Dans la coordination des gestes du moment le corps du répond aux chants des équipages se situant et s'éprouvant par les flots déchaînés qui ne laissaient à chacun aucun répit, qui ne laissait à chacun pour seul salut que celui de combattre et vaincre, enivrant sillon de bravoure permettant de juger des uns et des autres dans l'azur du devenir qui viendrait et serait, cet avenir enchanté qui s'explorait par les voix portées ...

"... De l'orbe en ses semis nos silences et nos peines, aux voiles de feux des brumes nuptiales le sort de l'irradiation qui nous est la brise, allons nous la plénitude de cette vitale affirmation, et nos coeurs et nos corps d'équipages en voie d'assomption, et nos corps et nos coeurs palpitent le divin horizon lorsque resplendit la nue de l'ouvrage qui se révèle et s'enseigne à nos heures douves de lys cristallisation l'emprunte,
Essaims du Règne en propos, des cils ouverts sur la raison des mondes, notre voeu et notre Chant, notre Univers qui s'accomplit dans la préciosité du rêve qui ne se meurt, notre souffle et notre densité, des clameurs les rives de l'absolu qui fermente en nos sites, l'ambre et le salut au delà de toutes les tourmentes, au delà de toutes les écumes et des houles passagères, messagères de vertu aux prismatiques inquiétudes qui s'étoffent,
Viendront ces signes la félicité des stances qui s'enchantent aux parures de la divinité et de ses croyances, viendront ces cycles qui effeuilleront les idéales significations pour n'en augurer que celles qui font les mondes, viendront ces temps en ce temps de la beauté dont les incarnats se réalisent au firmament des jours heureux, au firmament des nuits sacrales, par delà les minéraux hâtifs et les tourbes malheureuses et écrues,
Et nous serons en leurs hymnes, porteurs de l'aventure et de son adulation, dans la prêtrise du sacre qui s'éveille, dans la gloire de l'exacte ascension qui guide notre chemin, cette Voie enseignée qui ne dépérit mais d'heure en heure prend toute sa signification face aux événements dont nous ne serons les jouets ni les fétus de paille qui se laissent emporter, car notre demeure est en ce lieu et notre lieu nous est demeure,
Ainsi dans la formalité du voeu, ainsi dans la présence de ce signe qui ne se trompe et nous guide, forgerons nous les lendemains qui flamboient au delà des gravitations ténébreuses et de leurs enfantements, dans le combat qui naît de nos devoirs et de nos désirs, ce combat que nous voulons porter par toutes faces de Véga, jusqu'à ce que l'embrasement décide de l'avenir et de ses forges, du devenir et de ses forces,

Combat s'il en fut de plus noble, dans l'aristocrate détermination de notre voeu, dans le sens de l'aventure déployée qui cri sa formalité par l'horizon et ses prémisses, porteur de nouvelle, la nouvelle de la guerre impitoyable que nous mènerons au déclin et ses apitoiements, guerre bouleversante dans la foi qui l'inspire et dans la volition qu'elle ordonne, celle de nous voir naître dans le fer et dans le feu le sacre de toute viduité,
Où nous vivrons, où nous mourrons, pour que d'autres vivent la beauté des joies de la Vie, pour que d'autres mesurent la pertinence de la vitalité et de ses actions, pour que d'autres enseignent la pure harmonie et ses conditions, pour que d'autres ne prient inutilement sur le cadavre des idéaux, pour que d'autres respirent la libre désinence d'une appartenance, dans l'appropriation de la Vie au sens de la Vie souveraine,
Où nous mourrons, où nous vivrons pour ceux qui resteront, ceux d'entre nous qui auront la joie d'avoir servi la beauté, la joie d'avoir déployé la grandeur et non la servilité, la joie suprême d'avoir étonné ce monde et de lui avoir rendu sa souche magnifiée et heureuse, dans le sens de l'affirmation de l'initiation féconde et non inféodée, moment de toute majesté en correspondance de l'ultime devenir qui ne s'oublie,
Insigne en la splendeur du moment, insigne en la gravité de ses composantes apparues et nées de l'ambre au parfum subtil qui témoigne, dont nous serons porteurs et veilleurs si restons en sacre de cette aube souveraine que nous vivifierons de nos âges et de nos chants, de nos corps et de nos coeurs, de nos esprits et de nos âmes, dans l'unité supérieure destinant à la Vie ce sacrifice de nous mêmes dans la raison du Coeur Vivant ... "

Insigne au vent de gloire élevé des souffles de Hrim, ces équipages annonçant cette parfaite conjonction de valeurs au chapiteau de l'horizon dont on pouvait voir les frondaisons noires s'accumuler au levant, signe de tempête précoce aux marges des astres désignant un désastre qu'il était difficile de croire immédiat tant les vagues ourlaient de fraîche haleine les flancs des nefs dérivant leur salut de prêtresses sauvages,
Veneur en voyant l'acclimatation compensait de ses énergies l'implacable destin qui pour tout autre aurait été un terme, mais qui pour le feu de son serment alimenté des graves certitudes de ses compagnons ne pouvait s'échoir dans l'enivrance d'un baume de fonds maritimes où tant d'Etres avaient péris trop infatués de leur propre équilibre, de leur propre détermination, de leur propre colère, émotions surannées qui se révélaient,
Emotions vivantes au parfum de la peur insinuée qui larvée s'éveillait dans le regard des Etres de son Chant, maîtrisée dans la dévorante certitude du devoir qui ne pouvait se trouver destituer devant le rempart des sillons qui maintenant pourfendait les flancs des navires, constellait de son rire les mâts qu'il brisait comme autant de fétus de paille, dévorant ces signes vivants pour mieux en pourfendre l'haleine,
L'heure était grave mais Veneur savait son sursis, et dans le chant des équipages continuait à insinuer son Verbe pour que chacun, qui aux mâtures, qui aux poupes, qui dans les cales, sentent en lui monter le désir de se battre jusqu'à ce que le dépassement soit lumineux et perfectible, ce dépassement de l'Etre devant les événements que plus rien ne peut atteindre, que plus rien ne peut détruire, toutes formes essentielles au lendemain,
Cette anse des tempêtes portait bien son nom, et les clameurs déchiraient l'avenir de son parfum multicolore renvoyant des brisants les esquifs jusqu'à des hauteurs invraisemblables, balayant les ponts et dérivant les chaînes pour ne faire rugir que la voix des métaux cendrés qui, labourés et épiés, laissaient poindre sur le sursis d'une écume une lamentation pénétrable et secourable, que les marins situaient et signifiaient,

Tous dans la volonté s'abreuvant de la nue, sachant le sort à combattre, s'activant les uns les autres pour conserver dans cette face sombre des îlots de vie dont les parures émettaient une luminosité dense destituant les ramures des cristaux assouvis pour enfanter au delà des colères des éléments une mélodie sourde et vibrante dont les notes enchantaient chacun d'un devenir aux promesses éclatantes et rayonnantes,
Ainsi dans la nue fécondée des mesures de l'Océan, tous s'évertuant au combat, sans qu'une peine, sans qu'une larme, sans qu'un gémissement ne fut dévoilé, la peur elle même disparaissant sous le joug de l'inexpugnable volition, ordonnant, statuant, situant, chaque phase de l'appropriation des vents, chaque secousse des vagues, chaque désir des fosses marines, délivrant des brisants, des vents contraires et des souffles autoritaires,
Conjuguant l'essor dans une vitale harmonie dont les fastes répondaient chaque étreinte sauvage, accaparant chaque fluidité pour en dévier les inharmonies et les rendre à la mesure Océanique, témoignage de la parure qui se cristallisait maintenant dans le coeur de ces Etres épanchés par le même sort et dont les yeux flamboyaient non pas la haine mais le secret essor de ce que a Vie elle même condense dans ses parousies,
Rythme engendré de la vertu composée qui délivrait ses ondes bienfaisantes pour rétablir les flux dont les équilibres lentement revenaient sur la face de ce monde incontrôlé, les moires aisances s'amenuisant repartant vers leurs souches profondes, leurs langues de feux s'épuisant à conquérir l'inconquérable, tandis que la luminosité de nouveau parlait sans refuge nettoyant les ombres pour irradier un enfantement Solaire ...

" ... Nés du combat bâtis en nos rimes, nés de la Vie pour parcourir le songe de la Vie et l'affirmer dans la réalité la plus féconde, sommes nous devenus, et notre joie et notre chant dans l'accomplissement suranné des vagues altières qui maintenant s'épuisent au silence des maux qu'elles agitent et prédisposent au secret des rives imparfaites qui se laissent pénétrer et isoler par leurs mondes indéfinissables,
Sommes nous ramures de l'épervier que l'on voit dessiner de son vol l'aire souverain qui affirme sa présence, des terres moirées de l'onde aux équinoxiales grandeurs destituées par le solstice merveilleux qui fulgure le Levant des oriflammes de nos nefs sacrales, Ô mesure des enfantements qui ce cernent et se détaillent sous la poupe navigante dont jamais l'exténuant voyage ne triomphe, dont jamais l'éploiement ne se surfait,
Viendrons nous ce jour neuf dans l'année nouvelle à voir, des âmes bien nées et des cils parfaits la temporalité du jeu de la Vie et de ses épanouissements novateurs qui brisent les idoles et défont les rêves les plus noirs, viendrons nous dans la joie salutaire élever ce rameau d'olivier aux portiques des temples pour signifier notre plus vaste appartenance par les lieux engendrés et les moissons bâties de sèves et de règnes,
Et notre souci n'étant de plaire, et notre souci étant l'éclair, viendrons nous encore la pluralité exonde des fastes de Midi dans l'enseignement des rares opportunités qui fondent les cités et évertuent les mondes, viendrons nous mesure de la Voie des Sages autorisés qui veillent le chemin et signifient les routes diaphanes qu'il nous faudra suivre pour destituer les firmaments nocifs qui évaporent nos âges et nos frissons,
Mesure de l'aube au firmament, mesure novatrice dans le gréement des signes qui s'inscrivent demeures et par ces demeures fêtes de nos joies, vaillance de nos coeurs, temporalités de nos corps forgés par cette aventure maritime, nouvelle à voir, nouvelle à dire dans les frontières des chaumes dans la nuit où irisent les paroles des mages aux miroirs, des sages à barbes de zodiaque, et des enfants nouveaux aux surfaces,

Tant d'heures acclimatées dans le songe des mondes que l'avenir fulgure, tant d'ondes en souci évitées et éperdues dans la soutenance des crêtes qui nous furent, dans l'apprentissage des saisons cette moisson heureuse qui baigne nos visages, là où nous savons que demain sera parure d'autres états de vitale affirmation et de tendre éloquence, mais aussi de déperdition et peut être de disparition dans le combat qui ne cesse de s'approprier,
De vague austère, de vague belliqueuse, de vague terrifiante où la terreur sera, où la peur deviendra coutume, où les pleurs hurleront leurs sève d'amazone, et qu'il nous faudra vaincre, et qu'il nous faudra prier et qu'il nous faudra enlever de hauts faits d'armes pour signifier de l'aventure la portée des mondes, la splendeur des civilisations, et l'apprentissage des Univers qui ne se contentent de ruptures et de silences par les chants,
Mais bien au contraire demandent et demandent encore jusqu'à ce que la nuptialité des sens soient l'horizon de leurs sacralisation, de leur pouvoir et de leur sens dans l'aventure commune qui sied de la Vie les éléments de sa signification la plus profonde comme la plus vitale, cette signification de notre volonté éclose que nous porterons au delà des remparts de Véga jusqu'aux confins des Univers s'il le faut,
Bâtisseurs de l'an neuf aux marges du cristal qui féconde, dans l'assomption de la foi qui nous soulève et nous officie, bâtisseurs en répond de la majesté des cils qui composent et de la beauté des prairiales jouvences qui ne se confondent mais se participent, dans l'assomption du feu qui couve en nous, dans la pulsion des marches qui nous viendront triomphe, au delà de toute force qui se décompose et s'évertue destitution de notre face ..."

L'aube était caresse de ces paroles embrasées dans la chute de la tempête dépassée, et les mille flots des rires qui jaillissaient et des congratulations qui se déversaient de mille manière dans les rives de ces nefs étaient une espérance magnifiée dans le flot qui maintenant s'évertuait rassurant aux plaintes des flancs malmenés, chacun était l'oeuvre d'une heureuse certitude et chacun manifestait son contentement,
Le jour éclairé dissipait les dernières nébulosités de la colère de Hrim, délaissant sur l'horizon une vaste plénitude sur laquelle les navires maintenant se dérivaient, annonciateur de travaux et d'adresse dans la remise en place des mâts brisés, des voiles déchirées, des pontons crevassés, là, chacun s'affairait suivant ses possibilités, les uns charpentant, les autres tissant, et d'autres encore restituant la beauté initiée,
La Anse des tempêtes était désormais traversée, et déjà les myriades d'oiseaux multicolores qui venaient à la rencontre de la troupe annonçaient la présence de la terre, cette terre d'Aral qui viendrait le signe d'autres noblesses pour ces équipages émaciés qui venaient de prouver leur force face aux événements les plus tumultueux et les plus destructeurs, rencontre partagée qui affinait les visages et leurs secrets,
Rendant à certains ce courage qu'il croyait disparu, révélant à d'autres leur pouvoir de vaincre, et pour d'autres encore leur vitalité qui ne pouvait se mesurer, insigne de parcours, insigne de séjour, insigne de dépassement qui mutait chacun en ses dispositions les plus profondes en lui permettant de se rendre compte de ce qu'il était réellement face à l'inconnu et ses meurtrissures, face à l'abîme et ses circonvolutions ténébreuses,
Reconnaissance d'affinités aussi dans les gestalts qui venaient de ses créer devant les événements, les uns les autres s'associant pour dissiper et contrarier les faits qui se voulaient destructeurs, forge des sites qui seraient nécessaires dans les combats qui devraient se mener, forge des Etres qui savent compter l'un sur l'autre en cas de drame ou bien de défaite, forge intense dont le secret tenait dans l'Agir,

Cet Agir souverain qui ne se laissait guider par les passions ou bien par les triomphes uniques du dire, mais qui de l'Esprit incarné reflétait la volonté et la précision de cette volonté au delà des failles de l'incertitude et des réflexions devenues inutiles face au combat à mener pour que la Vie de toujours surgisse là où on voulait la voir se dissiper, là où on voulait la voir s'amenuiser et disparaître à jamais,
Ecume du Vivant aux marches du sacre qui l'élevait et le signifiait au delà de l'abandon, au delà des frénésies de la peur mortifiée, au delà des appels de désespérance, au delà des prières incarnées qui ne se réveillaient que dans les moments où la lutte ne pouvait plus surgir, écume balayant l'abyssale notion de déperdition pour naître dans le coeur de chacun la sensation d'Etre au delà de l'affliction et de ses ornements,
Sens éployant ses ramures par les nefs visitées où le sourire régnait sans autre participe que celui de l'action bien menée qui venait de fortifier les corps et engendrer en chacun le souffle d'une raison supérieure, celle d'Etre pour l'Etre et inversement, dans le respir ouvragé de la situation qui maintenant dans le calme rayonnait une fidélité que chacun comprenait et dévoilait sans la moindre pensée profane qui n'était ici que rupture,
Les travaux prenaient le pas sur cette dimension acquise, et dans la nuit tombante, déjà les nefs retrouvaient leur splendeur, acquérant une vitesse qui permettrait de les voir dans les jours suivants aborder ce continent où se trouvait le coeur de la Voie que chacun poursuivait, déjà les senteurs prononçaient la présence des terres, demain serait un autre jour gréé par cette vitale conjonction qui venait de naître ces Etres à la nécessité ...


Le Corps du Vivant :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-091-2

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:28 )
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