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Aégir au vent puissant de l'orbe ...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:06
Aégir au vent puissant de l'orbe ...


Chant d'Est en marche du propos, tel en ce monde éclos des Oasis incertains qui baignent de leurs cils les étalons à la brume tombée, toutes vagues sans repos dont le miel, satin des roseraies aux lys éperviers, effeuille les routes sombres d'ombres assumées aux vastes désinences des candeurs anonymes, fierté des âges et prouesse des cimes, fierté partagée aux écumes vives qui enseignent des mâtures les rives parfumées et les élans sauvages,

Dont les sillons exploitent de leurs voeux toutes fêtes à Midi, toutes fêtes éclairées dont le satin de l'ivoire partage la mémoire et éclaire de ses règnes l'onde mère des surfaces tendres de la nue complice, instance de mage densité aux forces libérées qui de volutes en volutes éprennent leur condition pour savourer des algues le lieu d'une magnificence commune, éclair du Chant, éclair du Règne, et toutes voies insignes,

Au delà de l'affliction des formes qui se déshéritent et se naufragent, et toutes voies en fêtes dans l'annonciation splendide de l'Amour qui s'embellit, ainsi en vague de ce sillon l'orbe prêtresse qui se tient, cette naturation féconde des lys perfections dont les azurs constellent de leurs demeures l'équipage novateur qui respire leurs embruns, forges des talismans qui ne s'évitent mais se prennent afin de forcer l'Eternité,

Volition qui ordonne, de celle qui fulgure les lendemains à naître, au delà des paradis artificiels qui vont de clameurs en clameurs fortifier l'irréalité et ses écrins votifs, au delà de ces apparences trompeuses qui voguent sur l'Océan en désignant des mirages que la vision ne sait voir, tant d'assurance dans ce regard neuf, tant de détermination dans cette face noble qui surgit, tant de joie et tant de réelle autorité que le firmament de l'Age s'incline,

Pour offrir aux majestueuses embellies la pluviosité d'un souffle et la consécration d'un rite, éclair aux marches d'un palais dont les épures safranées déploient leurs oriflammes sur toutes tentations de l'Etre, sur toute vérité au delà des prosternations et des abîmes, au delà des sagesses d'apparences et d'apparaître, au delà de ces vêtures inconséquentes qui ploient sous les armes sans répit d'une pitié parasitaire qui lentement s'englue,

Dans l'inutilité de l'action comme de l'imagination, toutes voies enceintes des surfaces éployées qui de rythme en rythme délibèrent les vastes fronts de la splendeur et déjà dans la rime éveillée, désigne la pure jouvence d'un élan mystique et fabuleux, du devenir le rayonnement, du souvenir sans refuge, de la vaste promptitude des éclats qui vont de sites en sites développer l'éveil d'une ardeur nouvelle à voir et fortifier,

D'une force destinée qui ne peut que s'accomplir dans la tresse des émaux de l'Amour et leur couronnement, étreinte du Voeu qui s'accompagne et dans la hardiesse du jour neuf acclame son élan afin de fêter la dignité du signe qui s'invente, se compose et se révèle dans l'affirmation de la Vie et de ses prouesses, D'Iris le nom sacré l'aventure de la beauté des rives opalines, fruits vivants l'Azur et ses serments du séjour la pluie d'Or,

En ces liens indéfectibles venus et revenus des âges incertains dans la splendeur du témoignage et dans l'accomplissement qui se devait pour s'offrir et s'iriser de la plénitude comme de la jouvence éternelle qui ne se parure mais se vie dans sa finalité et son exhaustive étreinte, demeure s'il en fût de plus noble et de plus vaste dont le firmament ce jour d'Ile nouvelle à voir s'exauce et se partage pour la raison de la nomination,

Du Chant de l'Harmonie ne pouvant se révéler que dans la fécondation de l'Avenir et de ses fastes, jour de splendeur s'il fut dans la reconnaissance du parcours de l'Unité s'évertuant maintenant à la connaissance de cette terre en laquelle le sacre du Printemps était tenu prisonnier par cette force singulière des ténèbres le lieu, Oeuvre du Chant à naître et signifier pour que les chaînes tombent des cils de l'Amour magnifié ne demandant qu'à vivre ...

... Ainsi nous y voici, et l'onde amère de ce passage, l'onde délétère de ses ramures qui nous menèrent à travers ces paysages dantesques dont la nuit volatile nous était promesse d'une aube de renouveau, que de fresques combattues dans cet ordre qui n'était que pâle renommée de ce qui nous attend et que nous devrons vaincre afin de fertiliser le jour neuf qui nous verra réunis à Iris, Feu de l'Amour de mon ambre le sacre d'un salut et d'une ovation,

Ainsi le souffle et l'embrasement du souffle dans le vol du dragon qui nous permit le signe de ce séjour dans lequel nous allons appartenir au seul symbole de l'équité et de ses membrures divines qui fulgureront la Déité et permettront l'évanescence des scories qui épuisent le monde de notre Amour, ce Monde dans lequel nous sommes partis et au delà destins de son éternité et de son rayonnement, de son sacre comme de sa vitalité,

Ici se tient le lieu, et nous le savons, ici se tient le Chant et sa prison que nous devons détruire afin qu'ils puissent de nouveau enchanter l'horizon et sa plénitude, délivrance sublime dessinant de ses hospices les clartés au delà des ombres assouvies qui bâtissent leurs nids dans ses frondaisons qui furent d'azur et le redeviendront par le voeu de notre force, par le voeu de notre élan, de notre joie et de notre courage associés,

Et nous prendrons ce droit comme il se doit de vaincre ou bien mourir, de vaincre les turpitudes de la nuit pour que l'aube s'éveille et se vitalise dans l'orée superbe de la désinence d'Etre, d'Etre aimé et d'Etre à aimer, dans le flux de la Vie, dans tout ce qu'elle a de composantes magnifiques, dans tout ce qu'elle a de magique et d'éternelle, afin de soustraire l'inutilité d'une dérive qui ne sied à sa grandeur et son exacte destinée,

Ainsi dans ce Règne notre séjour qu'il nous suffit de comprendre pour en naître les écueils et les affronter, qu'il nous suffit d'intégrer pour en comprendre les vitales harmonies qui nous serviront d'appui dans ces combats qui viennent et que nous ne faisons pour l'instant que pressentir, pulsions domaniales de ce site dans lequel nos pas foulent un limon annihilé et prosterné devant les ruines de la Vie et de ses augustes majestés,

Ainsi dans ce Chant notre désir commun, né de notre Union sacrée, qu'il nous faut maintenant mettre à l'épreuve dans ce fleuve de gloire ou bien de déperdition, dans cet Océan qui deviendra limpide ou restera amer suivant notre victoire ou bien notre chute, Hrim au vent puissant de la Lumière qui ne peut continuer sur ce versant a servir les ténèbres et leurs flots dissipateurs de vie et de beauté, et leurs flots navigateurs de folie,

Compagnons, que nos armes soient prêtes, que nos coeurs soient trempés dans le plus dur acier, que nos esprits soient aux aguets, que nos âmes restent pures, le temps nous est venu de la confrontation, le temps nous est venu des signes qui seront les guides de nos pensées les plus secrètes, il est temps de vivre ou bien mourir, il est temps de nous voir naître ou bien dépérir, mais conserver le sens de l'honneur par tous les feux qui nous deviendront,

Et l'onde est en ce jour qu'il nous reste à naître et l'onde est en ces feux qui nous observent et nous questionnent, deviendrons nous ou à la poussière resterons nous, éclos du jour, venons donc ce sérail et que ses fruits les plus doux comme les plus méprisables viennent à nous pour que nous puissions prendre mesure de leurs écrins, de stances sablières l'éperdu des temps leur essaim qu'il nous faudra contrôler pour persévérer notre quête,

Voici donc le jour neuf, mes compagnons, voici donc ce terrain d'action qu'il nous faudra découvrir et je reste persuadé de vos forces, et je reste conscient de notre inconscience de nous aventurer si loin dans les méandres de l'agonie, mais nous le faut il non pour nous prouver notre éclat mais pour délivrer de ses chaînes la pure beauté à laquelle nous avons prêté serment, moi dans l'Amour, vous dans l'Enamour, vaste Foi qui nous embellit ..."

Anse des marées portuaires, l'Ile était là, reflet de toute perception du quatuor qui maintenant réalisait sa destinée, et l'ambre en site du devenir témoignait, qu'Iris en sa saison l'ouverture du rythme qui façonnait le détail de cette troupe revenue des orbes du désert pour s'enchanter dans ce labyrinthe des âmes mortes qui dérivaient la gravure de cette face marbrée d'aisance et de pamoison dans l'azur incertain que les regards maintenant fixaient,

Il y avait là demeure d'un hymne qui s'élevait mais avait bien du mal à se comprendre, tant de rites sans assouvissements les termes de ses chants qui s'amenuisaient dans la conscience en la préhension du sort qui se devisait, et l'ambre à mi saison, sans rupture de cette force lentement jaillissait la gravure de cette face enlisée certes de ténèbres mais au delà de la corruption, la Nature maîtresse de tout propos, élevant ses ramures par delà l'horizon,

Insigne en la présence des Etres de ce temps soulevant leurs voiles mystérieux devant cette cohorte venue de nulle part, pêcheurs de souffles à demi nus sous le soleil voilée qui portait encore ses rayons sur cette entité méconnue dont le feu perlait des arabesques étranges dans les sentes de ces épervières mélancolies, diurne éclat aux algues des roseraies qui s'épanouissaient sous les pas voyageurs comme des contes de racines en mal d'éternité,

Veneur guidait sa troupe au milieu de ce lieu épris de ses vertiges, et chacun conduits et conduisant prenait mesure d'une force irréelle qui semblait s'être emparée à la fois des terres, des cieux et des Etres rencontrés, tant de faces impromptues dans les rencontres qui s'égaraient, improvisation de fugitives évanescences éclairant de brefs instants l'esprit d'un tumulte et d'une gloire autrefois méritée ce jour à peine témoignée,

Chacun se taisait devant ce monde, tout en ses pensées, ses questions, ses abîmes et ses cimes, le souffle seul délibérant autrui pour comprendre l'essence de cet enclos dans lequel chacun concerné et concernant s'adressait pour trouver au delà des remparts une certitude que rien ne viendrait détruire, celle de toujours Etre là où ne se rencontrait non pas comme à Sigyn, des Etres dénatures, mais des Etres désincarnés qui ne cherchaient le dialogue,

Qui non plus ne fuyaient, mais toujours semblaient issus d'une torpeur dans laquelle ils se complaisaient et s'anéantissaient, semblant ne rien voir sinon qu'eux mêmes, et encore, cela n'était pas certain, donc en chaque état comme en chaque moment de leur existence, semblant déjà mort, triste répond d'une incarnation qui ne se concevait que dans la préhension de la réalité de ce phénomène né de la puissance de Zeldra,

Lutter n'aurait servi de rien pour appréhender ce fait, il fallait, et la troupe en convint, se laisser bercer par cette irréalité, non pas en malmener les défections, mais en suivre les méandres afin d'aller au delà des imperfectibles conditions qui étaient la mesure de cette terre curieuse, terre austère s'il en fut et pourtant non dénuée de vie dans son royaume, car là existait le minéral, et la flore parsemait ses élans, et la faune sans inquiétude s'y baignait,

Insigne de la géographie Sacrale, Veneur arrêta sa troupe pour essayer de percer le mystère de cette Ile et sinon la situer déjà peut être la comprendre par d'autres yeux que les siens qui furent, ces yeux qui permirent la renommée de tout ce qui était vivant à la surface de Véga, des tablettes il retira les sources d'Aral et de ses Iles, retrouva les Alfes et les Nixes, d'autres Iles encore, situées bien au sud et enfin le nom sans oubli, Gullveig, la mystérieuse,

Un nom pour un chant, un nom pour un hymne, des formes curieuses aux vastes fronts de l'Océan, un semblant de continent perdu dans l'Océan de Hrim, que personne pas même les marins d'Alphaeïm ne connaissaient, Nature d'un enchantement ou bien d'un enfantement, du séjour l'astre la clarté d'un front pusillanime qui féconda l'Astre et sa demeure, délivré du message l'appesantissement d'un sort qui devait perdurer l'éternité ...

... Et la pluie du langage dans cette aire qui nous détermine, la pluie de la Voix s'exprime dans le regard qui sied aux habitants de cette Ile, ne les regardez, ne les voyez, ils ne sont pas, ils ne sont qu'errances de domaniales participations aux éloquences d'un plus vaste drame qui officie dans leurs remparts et dans leurs fastes, des ambres à genoux qui constellent d'ivoire les prairiales demeures qui furent un jour de vivante acclamation,

Que le songe ne s'exprime, leur réalité fugace témoigne de leur inconséquence, de leur mot écrit qui ne sait plus se lire ni même s'écrire, il y a là bien des rites qui perdurent dans la tonalité des vagues de Hrim dont la puissance elle même ne peut rien pour circonvenir leurs écrins maladifs et stériles, nous sommes en face d'Etres qui furent et cela n'est rien de le dire, faut il le vivre avec toute la témérité qui se doit pour que nous puissions avancer,

Eclore le Voeu de notre destinée, libérer la beauté qui se tient cachée, la vertu qui est immolée, la tendresse qui est prisonnière, toutes voies que ne savent lire ces Etres éperdus dont les litanies commencent à emprisonner nos esprits de leurs liens et de leurs lieux, vagues qui s'éparpillent et se pressent dans le songe de nos incarnations, vagues qui règnent de fausses harmonies dans la douleur d'un soupir qui s'évertue,

Ne nous laissons leurrer dans ces mélopées qui stancent leurs défaites et s'arrogent le droit de naître en nous de vastes mélancolies qui sont pires que le désert que nous avons traversé, ne nous laissons méprendre sur leurs inquiétudes qui frappent nos coeurs d'un sourd grondement, celui de la peine déchue qui cherche un point de rupture pour reconnaître la face cachée de nos âmes et pénétrer ainsi la force de notre déploiement,

Il n'y a de fête dans l'arceau de leurs béatitudes, il n'y a de corps dans la présence de leurs mots, il n'y a de chair et d'émotion dans leurs avides présences, il n'y a que les reflets incarnés de pensées détruites qui perdurent des mots et les semences de ces mots, d'avides arrogances qui festoient des principes de la Vie et s'acclament en sillons par les vagues de l'Océan frontal qui devisent leurs respirs sans joie et sans partage,

Le voyez vous, le sentez vous, ici se tient le lieu de la Mort et de ses cohortes, ici se tient le jour déchu ce qui explique les vaporeuses indéterminations du soleil qui se voile sous les assauts d'un monde infertile qui ne connaît de caresse que celle de la stérilité et non de la fécondité, ici se tient le refuge de la désincarnation et de ses habitudes, de ses remparts insipides et de ses tourelles crénelées de crânes dévorés,

Nous sommes en marche de ce devenir, il ne faut pas nous tromper, nous sommes en marche de cet avenir, il nous faut bien le comprendre pour en cerner les desseins et les morbides langueurs, l'horizon exprime cette moiteur dans laquelle se bercent ces semblants d'Etres qui nous regardant cherchent à satisfaire le dernier besoin de vie qui est racine de leur conscience prisonnière, car là aussi, il ne faut pas nous tromper, certains sont encore vivants,

Et leurs yeux sans regard pourraient luire d'une flamme en laquelle nous risquons de disparaître, car leur puissance réside dans ce secret qui ne se dévoile mais se comprend, qu'ils sont capables d'engendrer en épuisant l'énergie de chaque Etre comme de chaque lien qui respire de la Vie, celle qu'ils n'auront plus mais dont ils restent convoitise, espérance et désir afin de satisfaire des exigences qu'ils sont seuls à connaître,

Car forgées de leurs vies antérieures, de ces vies qui furent et dont les essences et les parfums stagnant dans les hautes régions de l'Ether nous témoignent la raison, l'irraison aussi, la noblesse parfois, le courage bien sûr, mais bien souvent la lâcheté servile qui leur servit de rempart pour affronter leur servitude, celle née de leur élan à servir cette intrépide et délétère mortification que nous allons combattre et j'espère vaincre ... "

Présence du Chant, l'orbe majeur dessinait sur l'horizon ses sillons marbrés de sylves et d'errances, le semblant d'aube qui venait en liseré semblait échu d'un pouvoir incongru dans lequel se baignait une rive lavée par les fraîcheurs des vagues de Hrim, la troupe avançait ce sillon et l'écume balayait devant elle les scories de la nuit aux festivités inquiètes, il n'y avait là rien de représentatif de ce que l'on aurait pu dénommer joie,

Les rencontres éparses des Etres de ce temps se renouvelaient dans la même litanie, une tentative d'approche puis une fuite égarée témoignant de l'atrophie de ces semblants de vivants qui ne cherchaient le dialogue que pour mieux se confronter et non pas pour se lier, la route indéfinissable se poursuivait au lointain, parmi des arbres que l'on aurait pu juger magnifique si les vaporeuses circonvolutions de l'éther ne masquaient leurs membrures étonnantes,

Un cours d'eau sinuait vers les terres des évanescences brumeuses où l'on devinait plus que des formes des amas de forge engendrée dont les laves bouillonnaient des crispations stridentes qui se répercutaient dans l'infini, revenant sur les terres dans un élan moité de règne qui s'effaçait pour ne plus laisser place qu'à une rumeur opiacée dont les effluves dans le silence parfumaient l'aurore d'un encens entêtant et dérangeant,

La troupe se dirigea vers cet amas, traversant un champ lavé de frisson où les herbes rares s'éparpillaient dans des entretoises gravées dont les symboles ruisselaient des atermoiements et des plaintes que seul l'inconscient pouvait saisir tant de scènes découvertes aux fluviales arborescences de leurs entrelacements brefs et soumis, la nature disait là ou aucun Etre ne semblait devoir parler, et ses semis en friches engendraient des contes étonnants,

Mémoires des lieux, ils invitaient les présences au recueillement par l'astre dévoilé qui dérivait le paysage, par delà le guet que franchissait la cohorte, un guet fait de lambris de palissandre, de vieux chêne et d'ivoire dont le monticule couvert de lierre épousait la surface de la terre d'accueil afin d'en soustraire au regard les mélopées avides qui se couvraient de désir dans l'espérance d'apprivoiser les Etres en son passage,

Jeu dévié par la troupe aguerrie qui ne se laissait intimer l'ordre de son devenir par les fresques de ce paysage, le but seul concernant l'esprit unique né du gestalt des forces et des chants des compagnons qui s'entraidaient les uns les autres devant les miasmes qui auraient pu décomposer leur harmonie, insigne victorieux leur permettant de naître l'horizon qui maintenant révélait la nature de l'amas qui se dressait devant eux dans une clameur dénommée,

L'informe devenait formes et l'on pouvait voir en son sein le règne de sa forge, des élytres les foisonnements de la nuit l'hivernale grandeur de stalactites développant des nuées de jade et d'or entrelacés dans des ramures épousées dont les correspondances sous le souffle de l'air enchantaient le répond de l'hymne entendu au large par la troupe, et ce lieu s'évertuait dans une raison particulière de laves arborescentes qui striaient l'azur de couleurs mordorées,

Dessinant un escalier s'enfonçant au plus profond des entrailles de la terre visitée, de marbre les veinures dissipant des armes les volutes d'inscriptions incompréhensibles qui s'agitaient sous les précieux développement des couleurs embrasées, ondulant des écrits les mots épars que le conscient pouvait éprendre et reconnaître dans une effluve interpellant chaque ramure de la personnalité de celui qui les comprenait,

Piège s'il en fut de plus pur caprice pouvant prendre en ses liens les épures innocentes mais ne pouvant défaire les Etres qui regardaient se dérouler les pulsions de leurs heures dans ces sursis de minéraux qui s'impatientaient de ne les voir se confondre en leur sein, lieu du Chant ils s'avancèrent sur ces marches qui ne pouvaient les distraire de leurs forces, parcourant ainsi des mystères les éclosions de leurs fastes ...

... Et notre pas ne doit s'éloigner des rives qui sont contraintes dans ce défi, les images qui nous sont renvoyées ne sont que des effluves des épures qui se montrent de nos faces, à l'assemblance des rivages que nous avons connu dans le désert, plus stylisées certes mais de même nature, Zeldra, prêtresse en son royaume se renouvelle et s'éperd dans ses litanies qui ne sont que les convoitises qui accroît leur pouvoir lors qu'elles ne sont que pâles figures,

Que nous pouvons sans failles dissocier, que nous pouvons destituer sans qu'elles atteignent leur but ultime, celui de nous voir nous rendre à leur désintégration, à leur dissociation, cette force qui voudrait nous voir parcellisés à l'infini afin que notre harmonie se voit destituer et réduite au néant, ainsi que chacun veille dans le destin des autres, ainsi nul de ces atteintes ne pourra nous enliser dans la destruction,

Ce lieu de naître est écaille virtuelle du monde de Zeldra, ressentez ces effluves, il y règne des menstrues de glauques incertitudes et par ailleurs, chrysalide curieuse, une émanation qui ressort du divin, et là nous pouvons voir qu'au delà de toutes failles coexistent à la fois la laideur mais aussi la beauté, l'une l'autre ne pouvant vaincre totalement la surdité de chacune, et de ces remparts de l'une l'autre nous faudra t'il nous servir pour aller plus avant,

Ici des marbres solsticiaux, ils sont les veinures du passé et les commentaires du présent, et déjà dans l'avenir le cycle sans failles qui nous vient, de l'amas qui fut la forme qui est, cette forme d'une énergie magnifiée qui ne s'isole mais toujours perdure malgré les tumultes de la nuit et de ses déités moitées de songe et d'ivresse, Energie qui ne peut se détruire ni s'annihiler sous peine de tout annihiler et détruire,

Ivoire, l'Oeuvre est en sillon, et là bas dans ce règne minéral ces pas furtifs qui vont les coursives de la terre, des conques brumeuses sous le feu qui se déclare, des alcôves bruyantes dans lesquelles on ressent des présences habiles, des sourires inquiets et déjà la force qui se meut, il y a là mesure de vivants, respirez ces hospices, respirez ces gravures, elles n'ont été faites du hasard mais de mains bâtisseuses et éclairées,

Il ne nous suffit d'en croire l'emprunte, il nous faut aller plus avant, et restant sur nos gardes délimiter la pulsion de ces actes qui se montrent et se démontrent dans la façon des arrangements des limbes sans sursis qui éclairent de leurs fastes les écrins de ce labyrinthe où les espaces s'agrandissent et s'amenuisent comme pour mieux nous tromper sur le sort de leurs officiantes générosités, rien de stupide dans cet agencement curieux,

Rien de facile non plus, et la raison est là de ce témoignage, que ces gréements sont présent pour destituer la force de la nuit, car ils sont tissés d'une force que je reconnais, celle non de la pitié ni même de la faiblesse mais de la force tranquille qui agit, de la force claire et éclairée qui veille le chemin de l'harmonie et de ses signes, dessein d'un coeur qui palpite les frondaisons de ces minéralités qui s'épanchent et s'enchantent,

Ne nous méprenons, il ne s'agit d'accroire, il y a la toute fonction de toute devise, et rien ne nous dit que nous trouverons le port, les enchantements s'ils sont clairs ne sont peut être que les flux d'une évanescence plus profonde que je ne reconnais pas mais qui peut exister et nous leurrer, ainsi ne soyons que maîtres de nous mêmes, et dans la prudence continuons notre recherche pour comprendre la raison de cette citadelle aux rives de cette Ile méconnue,

Allons et que nos coeurs ne défaillissent, nous trouverons le chant de cette force qui se sublime pour apprivoiser les corps et embrumer les esprits, destituer les âmes et circonvenir l'Unité, restons sur le fil des veinures et progressons cette entité dont je pressens les souffles vivants derrière le miroir des songes qui affluent et participent à ce leurre dans lequel nos pas s'affermissent et ne se comptentent afin d'agir leur salut ..."

Prisme de la pensée aux remparts élevés, l'orbe du règne s'évertuait de haute vague par la sphère engendrée et le cil du parcours devenait de plus en plus dense et souverain dans les liens embrasés des sentes rejointes, il y avait là un nid de verdure de curieuse légitimité dans cet endroit où l'on ne s'attendait à trouver que rocailles et indétermination, et dans ce semis de moisson un hameau livré de génération ou se trouvaient des foyers illuminés,

Du ciel la fracture du labyrinthe venait des voiles la perception d'une luminosité suffisante pour animer la surface moirée de ces scintillements floraliques qui épanchaient une soif d'être et perdurer, et dans l'atmosphère régnant un parfum de quiétude qui magnifiait l'existence de ce lieu, faces nouvelles à voir dans l'ombre et ses jeux de facettes renvoyant le clair mystère d'une appropriation que rien ne devait troubler,

Pas même l'arrivée de la cohorte qui, émerveillée, laissait aller tous ses sens dans cette tribale arborescence où rougeoyaient les lucioles d'une pérennité qui inversaient la nature même de l'écrin traversé, insigne nanti qui devisait ses frontières aux calices de parterres qui n'avaient rien d'imaginaire, car gréés de façonnages lumineux dont les cristallisations renvoyaient dans l'éther des ondes de chaleur et de bonheur partagés,

Conscience le gestalt apprivoisait ce sérail, et dans la forme devinait les présences d'Etres en éveil qui annonçaient leur avance, de petites formes aux yeux incandescents dont les éclairs traversaient, fugaces, le respir des esprits de la troupe, questionnant et répondant la mesure de la pénétration de leur désir comme de leur force afin de s'assurer des intentions de chacun face à leur découverte et leur apparence extraordinaires,

Veneur délibérant les hymnes en parcours intima à la troupe un arrêt qui permit aux Etres de ce champ d'exposer leur mesure pour qu'ils puissent poursuivre leur chemin, s'avancèrent alors, à l'assemblance de la cohorte, quatre Etres bâtis en force, armés et volontaires, la main droite levée dans un signe universel et compris signifiant le désir de l'amitié, auquel ils répondirent par un salut semblable, scellant ainsi la Voie d'une paix intime entre leur puissance,

Puis, éclos des pas de chacun, les uns les autres firent connaissance, ces Etres aux formes sveltes malgré leur petite taille étaient parfaitement constitués, vêtus de tissus éblouissants, leurs armes ruisselantes de joyaux, ils transparaissaient un degré de sagesse qui n'était pas élémentaire mais bien plus puissant, et sous leur sourire discret on devinait qu'aucune peur ne les traversait devant la présence de ces géants qui venaient à eux,

Le plus âgé d'entre eux qui semblait être le chef et qui se révéla tel, engagea le dialogue avec Veneur, après quelques tâtonnements ils trouvèrent une langue commune qui leur permit de se comprendre, lors, Nilfung, le maître des lieux, les invita à se rendre dans le hameau qui leur était apparu, après une marche à travers le déguisement des apparences qu'il leur aurait demandé bien des épreuves pour le franchir, ils parvinrent sur la place centrale,

Là, tout un Peuple surgit de l'immensité des clairières, une tribu majestueuse de vieillards, de femmes, d'enfants, et d'hommes en pleine possession de leur force, les yeux scintillants de cette étrange lueur dont la troupe avait constaté le pouvoir singulier, les uns vêtus de pourpre, et les autres d'émeraudes, certains nus, la chair incandescente et mordorée, d'autres encore équipés de pied en cap d'armes de guerre, et d'autres encore,

Les plus jeunes souriant, les plus vieux, sans inquiétude, le regard insistant, tous rencontrant l'éclair de Nilfung qui d'un geste apaisa les demandes quand à la nature des Etres ayant réussi à percer leur demeure et leur asile de bonheur, chacun en ce rite épousant la fidèle dénomination de leur chef et des lors retournant à ses occupations, seuls restant auprès de la cohorte et Nilfung les conseillers de la tribu et les chefs de guerre ...

"... S'il vous prie de nous suivre, et que notre chemin soit le vôtre, vos pas dans les nôtres afin de ne sombrer dans ces pièges qui sont autant d'aimants pour les Etres mendiants et ceux plus féroces et reptiles qui guettent nos tribus afin de satisfaire leur désir de puissance et de violence par ces lieux que vous découvrirez, nous sommes surpris de vous avoir avec nous, surpris que vous ayez déjoué tant de leurres pour que notre rencontre se fasse,

Il n'y a de crainte sur vos visages et nous sentons dans vos esprits une force douce qui ne se meut que si elle est soumise à la désintégration, ainsi êtes vous parmi nous et allez vous venir le premier cercle de notre Peuple, ce cénacle où nous siégeons pour préserver nos droits légitimes sur cette terre sur laquelle maintenant nous n'avons de prise qu'en ses sous sols et ses cavernes, là où les affres de feu s'élèvent vers les cieux,

Là où les stridentes circonvolutions du coeur de Véga s'expriment afin de désigner aux surfaces notre colère légitime, la colère de tout un Peuple se voyant déchu de ses arborescences pour le privilège de faces ténébreuses qui réalisent leur destin en souillant l'avenir d'une harmonie, là où la Vie témoigne encore au grand regret des prédateurs qui, fauves, s'enhardissent afin de nous destituer de ces lieux les plus secrets pour assouvir leur gloire,

Ainsi tel en ce monde sommes nous, et sauvés par le corps même de notre taille qui nous permet de nous cacher au plus profond des entrailles des sables, des racines et des fresques naturelles qui embaument chaque lieu préservé de l'outrage de ces nauséeuses perceptions que vous avez pu ressentir en arrivant sur les rives de Gullveig, Ile au nom maudit qui ne se respire plus outre monde par les arcanes du savoir de Véga la magnifique,

Car il vous faut comprendre qu'avant même d'aller plus loin nous ne sommes pas là par hasard mais de circonstance en votre marche, gardiens prévenants des mondes rencontrés, gardiens de cette Ile en ses ramures les plus secrètes qui ne se naufragent malgré les dimensions qui se sont instaurées en son sein et qui cherchent par tous les moyens à détruire sa dimension exacte afin d'initier par ses écrins le destin de toute la planète qui nous sied,

Gardiens devenus après qu'être maître de ce feu qui songe son cristal d'harmonie maintenant qu'il n'est plus qu'avec nous que refuge des entrailles de ces sérails qui se situent les uns les autres près des rivages les plus hospitaliers, là où les ombres ont discernés leur possibilité d'irradier leurs volutes de noir dessein, par delà ce monde, vers les autres mondes qui les ignorent et en connaîtront un jour les ravageuses destinées,

Gardiens pour ceux qui s'aventurent sur nos rives et dont il nous appartient de prévenir le chemin, gardiens pour ceux, et ils ne sont pas nombreux, cherchent à redonner la Vie à ce lieu, mais aussi témoins de guerre pour ceux qui cherchent à bâtir leur nid dans l'orbe destructrice qui s'évertue sur les surfaces, ainsi nos ramures et nos pièges qui sont autant de leurres et éperdent les égarés de la Vie qui ne prônent que la mort et ses densités,

Leurres voyant des êtres désincarnés les ruissellements d'eaux vives dans le feu salvateur qui sacralise leur immortalité, en force de ce sérail qui ne se disjoint de ces orientations qui nous mènent et nous inspirent, qui nous ouvrent la Voie et nous permettent d'ouvrir la Voie aux plus vastes destinées qui se meuvent et épurent de leur voeu les lendemains à naître et non seulement espérer, les lendemains à vivre et non seulement rêver,

Ainsi notre Chant, ainsi notre vocation dans l'astre du séjour qui s'émeut, ainsi notre surprise de vous voir naître à nos côtés, là où nous n'avons reconnu qu'un seul Etre en son temps qui, trop pressé dans sa quête, a oublié de regarder ce que nous étions, Térik fût son nom, et je vois que vous aussi l'avez connu, et sa perte fut de ne venir que pour voir et non agir, ce qui apparemment n'est pas votre cas et ce qui d'une certaine manière nous rassure ..."

Mantisse du souffle azuré aux portiques qui se révélaient, la troupe à la suite des nains, pénétra un arceau de vitrail ramifié dans lequel les images se renvoyaient les unes les autres pour ne plus former qu'une trame où l'invisible dominait, des marches descendaient des ramures épervières qu'il fallait circonscrire pour en appréhender les terminaisons et ainsi s'ouvrir un passage propice vers les suivantes dont les jeux ornementaux éclairaient une salle,

D'ivoire et de gypse, constellée de veinures bleuies dont les luminosités fractales renvoyaient des ondes colorées affinant des sonorités douces et nobles qui irradiaient l'atmosphère, dessein du message de paix arboré qui ne se montrait mais se déclamait par toutes faces de cet îlot de beauté où les sièges bas cristallisaient des splendeurs que tout un chacun aurait bien voulu posséder ne serait ce que l'ombre d'un instant,

Chacun pris place dans ces fumerolles légères, et l'onde envoûtée se tue pour laisser place à l'érection d'une table centrale qui figurait l'Ile du destin sur laquelle naviguait l'esprit de la cohorte, cartographie d'un monde miniature, chaque détail pouvait s'y éveiller suivant l'intensité du regard du visiteur, ainsi cernée de Hrim, l'Océan puissant, chaque rive pouvait se dévoiler au gré de la raison et de ses éventails de sagesse,

Gullveig était immense, non une Ile mais presque un continent face aux Iles reconnues par les membres de la cohorte, au nord une avancée de sable doux battue par le vent de la puissance, des roches en détail les venaisons de sentes en éclats qui striaient la gravure de ports hier nantis ce jour déchus, plus au sud déjà l'ambre d'une végétation superbe éclairant des rythmes de fenaisons que la moisson ne saurait reconnaître par le temps vécu,

Insigne en ce sein l'existant d'un Temple dont on ne devinait qu'une couronne frontale, dissipée au milieu de roches inaccessibles, moiteur des cieux et chaleur de la terre les effervescences bruyantes de rives ombrées par des eaux sulfureuses sortant du coeur de ses citadelles, à l'Ouest l'épanchement de rives noircies par les fureurs de la dépression de Hrim, une anse aux violences inassouvies qui inondait les parures de l'horizon,

Anse des tempêtes culminant au large les prouesses de la Nature dans ses dérives et ses dysfonctions les plus exaspérées où nul marin n'avait reconnu la densité de la Vie si tant écharpes des navires les conjonctions qui oeuvraient sur les plages en portance de ces écumes qui foudroyaient jusqu'aux arbres millénaires, à l'Est une calme latitude isolée et superbe, presque souveraine tant le calme y régnait, dichotomie des oeuvres,

La Nature ici y couvait des élytres de roches en chrysalides, des gemmes et des pierreries, toutes faces écloses tendues vers le pâle soleil qui dérivait d'esplanades en esplanades jusqu'aux limites d'un lotissement de forêts s'étendant les unes les autres dans un entrelacement curieux qui formait une frontière entre le nord et le sud, préservant cette dernière région des vastes épanchements de la Nature et de ses flots ourlés et fauves,

Là des fruits coralliens les premiers villages encore habités et des champs austères où ne vivaient qu'épars des faunes altérés, une surface jonchée par les travaux coutumiers, faits sans hâte et sans précipitation, travaux que l'on devinait dans l'escarpement tracé par les mains qui façonnèrent les rives naturelles dans une forge née de l'esprit et non laissée au hasard des passementeries de la végétation et de ses orbes adulés,

Annonciation de la ville haute, Hati, la capitale de ce lieu, immense et ruinée par le sort qui la conviait à la désespérance, par le corps lui même ouvragé, du feu de l'Océan au nord, et de chaînes de montagnes dissipées au sud nanties de neiges éternelles, toutes faces qui auraient dû lier une tempérance en son sein, qui si elle avait existé, ce jour ne se révélait plus, et marquait la ville d'une crispation qui se devinait dans ses méandres oublieuses ...


La Forge de l'Epée :

© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-090-4

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:29 )
Des cils Parsifal la blondeur ...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:05
Des cils Parsifal la blondeur ...


Et l'onde en sycomore des voiles éployées, par le Chant de l'Orbe qui se dresse sur l'horizon, des vastes promontoires qui cisèlent les lagunes, des signes d'Azur dans le ferment d'Ydalir aux marches somptueuses des équinoxes qui se lèvent au firmament, de toutes forces franchies les lames venues des sites de l'Océan d'Aégir, adviennent le flot de l'Astre en son miroir, les justes faces du souffle qui s'éploient,

Les justes danses des houles sous la nue, dans le faste et l'arrogance des vents qui brisent les éclats, destituent les mondes, innocentent les enfantements, déclament la juste mesure de la Vie dans ses étreintes comme dans ses mystères, dans ses accomplissements comme dans ses mystiques désinences, haute Voie et vaste Voie dans la promesse du séjour, haute Voie et vaste Voie dans l'épanouissement de ses conséquences,

Où le feu des anciens serments s'éteint sous la pluie divine et miraculée de l'ardeur qui se renouvelle, dans la prestigieuse éloquence de la divinité qui flamboie l'hymne de la Vie, Solaire en son rayonnement, Solaire et magnifiée, qui se dit, s'annonce, ne se trompe, s'élance dans la pure destinée qui ne s'attend, mais se prend dans la tendresse et la sagesse dont les écumes s'interpénètrent pour iriser la conscience,

Dessein de l'Orbe du Divin, dessein qui ne se prédestine mais se déclare et s'ouvre sur le présent et ses rives hautes en couleurs, ses rives égrenées dans le paysage qui fut de l'horizon et qui s'atteignent après les sites éprouvés, ces sites qui ne sont que des citadelles dans lesquelles s'éperdent les plus nobles sentiments, les plus beaux désirs, les plus vastes étreintes, pour ne plus laisser place qu'à la sécheresse des coeurs,

Du Verbe en signe le seuil qui ne s'estompe mais déjà lève ses étendards sur l'Ordre majestueux des conséquences agies en conscience du Voeu, par les routes maritimes et les défenses naturelles, par les somptuosités éclairées des monades anciennes qui d'antiennes lèvent le voile de la parousie au delà des sorts contraires qui s'infidélisent et se mésentendent, au delà des routes sombres qui se disloquent sous ce Chant,

Ile des flots naguère déchue dans l'aventure qui se dresse, Ile des naufrages délaissée montrant à la place de son sol aride la pure jouvence de l'accueil du Vivant, la fraîche haleine du sourire du jour glorieux dont les fastes sont les épanchements de la clarté soucieuse de sa raison et du don qu'elle détermine, ce Don loyal et beau que rien de part le Monde ne peut tarir car l'expression de la vive arborescence de l'éternité,

Du Devenir la rosée nuptiale qui devise la pure clarté qui ne se médit, qui ne se dit, mais se vit dans l'apprentissage somptueux des espérances qui se savent acclamées, des espérances qui se savent récompensées, dans les forces de la prairiale densité de l'ascension, dans les plaisirs et les désirs qui se satisfont, dans la beauté, au delà des transes qui germent les insatisfactions et les naufrages des coeurs sans amour,

Haute Voie et noble perception qui ne s'enlisent dans les faits d'armes mais s'auréolent de la puissance de la Vie en ses armes victorieuses, haute Voie et noble perception qui ne se dénient mais s'ouvrent sur le Monde, sur l'Univers et ses flamboiements, sur la grandeur de la Nature Humaine et de ses multiplicités qui vagissent les routes nombreuses de la féerie de Vivre et d'essaimer, d'aimer et d'embraser,

Et le Coeur et le Corps, et l'Agir et l'Esprit, et le Dire et l'Ame, et l'Harmonie et l'Unité de l'Etre Vivant qui se dresse devant le Monde de l'Univers et s'accomplit et l'accomplit avec la force Sage de la perception qui le bruit et l'éploie, avec la force mure de l'élan qui porte son coeur vers le pur épanouissement comme le pur accomplissement d'Etre pour l'Etre et par l'Etre de son Chant qui se fertilise . . .

. . . Aube sur les sites, aube sur les vagues amazones qui nous mènent, Iris du flot de mon Amour l'étreinte qui nous enseigne, Aube encore dans la pluviosité du granit, dans la tendresse des opales et dans la salutaire ovation des chants qui nous flamboient et nous retrouvent, dans le cil de la bonté qui démarque nos chemins, les oeuvre à la fertilité des règnes et à la densité des Hymnes, dans le rêve comme dans le songe,

Dans le réel comme dans l'harmonie, le cil sans refuge, le cil sans citadelle des méprises et remparts d'agonies, toutes voies dans la Voie qui nous éclos, participes de nobles essences, de floralies ouatées de mondes et moirées d'Univers éployés dont les ondes abondent notre destin, correspondent notre densité et notre essor, des sources rencontrées les forces qui nous éprennent et nous livrent au firmament d'une éternité,

Eclair du souffle et ascension du Chant, qui nous livrent et nous mesurent dans une commune existence dont les fastes sont épures des maux que nos pentes ancestrales subirent, de par les règnes adventices, de par les jeux des inharmonies qui sont les sens de l'histoire commune qui nous fit, nous vit naître et nous vit prospérer, tels en ce lieu de l'insuffisance ou baigne la suffisance et ses données stériles,

Univers de l'Amour que rien ne peut tarir, que rien ne peut détruire devant l'éloquence du Chant qui ne se méprise mais s'ordonne et dont la volition non seulement propose mais oriente notre devenir dans un Feu inextinguible dont les ardeurs écloses embrasent le firmament d'un rayonnement solaire enivrant et pur, glorieux et sûr, qui nous voit nous réjouir et nous déployer dans la tendresse exquise de l'énamour fulgurant,

Essaim du souffle aux marches du Soleil dans la pénétration des odes qui nous viennent, dans le cil de la vertu messagère qui déploie ses oriflammes pour conter l'enfantement et la beauté des formes, dans l'azur baigné de calices étincelants ou boivent les oiseaux d'Or aux lys effeuillés, là, sur l'horizon des prouesses et des Verbes en semence qui nous parlent et nous agissent aux fronts des algues éthérées,

Dans les semis des voiles de notre nef qui poursuit inlassablement sa route vers ces lieux nouveaux pour nos yeux et nos coeurs, vers ces lieux qui sont d'Iles le partage, d'Iles le renouveau peut être de notre Chant, dans la reconnaissance de cette prêtresse Mage, dans la reconnaissance de cette force tumultueuse qui bat sur mes hanches, ce cristal téméraire, ce cristal éblouissant que je ne veux appeler,

Mais retrouver afin de connaître et naître son sérail, son Olympe ou bien sa destructive force opiacée, règne d'avant Règne, règne d'avant coeur dont les semis de moisson sont des sépales et des ordonnances dans nos rêves qui surgissent, dans nos doutes qui se prononcent, dans nos forces qui s'élèvent, se bravent, s'affrontent puis dans l'Amour se subjuguent, dessein de l'oeuvre qui ne s'absout mais toujours s'éponyme,

Afin d'éclairer la pensée des mystères sacrés, des mystères en voûtes par les cathédrales bâties qui sont des secrets bien gardés les épanchements de la vision divine, les salutaires ovations de l'Etre pour ce lendemain de naître qui le prestige et le dirige, d'un pas sûr et azuréen, d'un pas noble et serein, par les mille voies de la pénétration des ondes dont il fait choix, dont il fait oeuvre en son assomption et son éclat,

Eclair du Chant qui nous absout et nous délivre, éclair du Chant qui nous assigne et nous révèle, des formes engendrées les respirs qui se dérivent et s'orientent vers ce destin éclairé qui nous entend et nous parcoure, nous devise et nous prépare aux plus vastes firmaments, ces firmaments que l'aube précise, dans sa pluviosité nacrée de ciel et d'eau, dans sa Déité ouverte aux vents et aux terres miraculeux . . . "

Aegir au Chant lointain écoutait cet hymne, et dans la frénésie des vagues altières qu'il déversait par les parures de son coeur, transportait l'aube prairiale de cette étreinte, libre du vent dressait les voiles de la nef azurée vers l'immensité de son oeuvre, visiteur de voyageurs multiples par les aires de sa surface moirée de songe, écrin du sort des maritimes allégeances comme des secrets les plus gardés aux cales lambrissées,

Il vivait ce Chant, comme un chant serein et joyeux, lors que de ses pentes et de son présent ouvragés, il ne connaissait sur son sein qu'Iles et Continents en fastes de guerres, navires écharpés des constellations avides, des fourberies et des caprices du Levant, des rythmes qui effaçaient jusqu'à la plus simple humanité dans le cil des combats qui festoyaient des cadavres dont ses fonds sans fin s'emparaient désespérés,

Combats pour un mot, combats pour un ordre, combat toujours dans les lames de la transe guerrière élevant dans ses préaux des mâtures élevées les cycles de la nuit et de ses cendres, les ravages de la détresse et les conséquences hardies des troubles qui ne se vagissent ni ne s'excusent mais s'éprennent afin de se libérer dans des faisceaux de gerbes sanguinaires dont les saluts n'étaient des nombres portuaires,

Mais inscrits de rebelles incantations dénaturées, les souffles de conquérants ayant délaissés toute conquête pour ne s'apprivoiser que dans la bestialité des heures, dans la ténébreuse floralie des monstruosités qui s'accouplent avec le silence et s'enhardissent dans la nébulosité afin de mieux se parfaire de l'enlaidissement qui convient et sied à la démesure temporelle lorsqu'elle n'est vive de l'arborescence,

D'un Ordre supérieur et harmonieux, d'un Ordre éternel acclimaté, dans la mesure et la prestigieuse éloquence de son moment magique incarnant toute Déité comme toute compréhension, toute navigation dont l'Oeuvre est le souffle de son Don et de sa préciosité, toute navigation disparue ces jours de fleuves stagnants et de sites sans amour, de mers atrophiées et d'Océans granitiques, qui s'éploient dans un rêve de renouveau,

Ce rêve qui parlait, était vivant et fier dans l'austérité du pouvoir qui s'amenuisait d'enchanter son orbe, de rendre mélodieuses ses sources, d'avenir sa densité et d'éclore sa magnificence par les cimes des houles et les abysses éthérés, ce rêve qui se montrait et ne paraissait, mais toujours s'alimentait des plus nobles essences du Vivant pour aduler la Vie et l'honorer de sa force et de sa tendresse épousées,

Voix nouvelle du Renouveau parmi les voix stériles qui s'annihilaient de par les fenaisons des rives des terres qui se consumaient, se stratifiaient, se désertifiaient, voix nouvelle parmi les flots qui s'agençaient de constellations macabres et diluviennes, voix fertile annonçant le renouveau comme le lys l'approche du Printemps par les miels de l'azur et les féeries des cieux enchantés, par les mille danses des faunes magnifiés,

Qu'Aegir écoutait tout en berçant le coeur des flancs de la nef cristalline d'un souffle présent libérant son signe des éléments troublés qui venaient parfois battre son rempart afin de l'éperdre dans les desseins des courants tragiques et fauves, sombres desseins, sombres latitudes dont les voiles levés montraient des vaisseaux affirmés cherchant des proies novices ou des proies éprises afin de profiter de leur cargaisons salines,

Ivres de fureur et de combats, ivres de folie et de mort pour les équipages, le gain pour seul respir, le gain de paraître et d'essaimer la violence, le gain de jouir de l'or et des rubis, de la souffrance et des maux qu'épanchaient leurs forces multipliées qui enracinaient par le fer la beauté afin de la soumettre à leur impiété comme à leur volonté destituant, toutes forces malheureusement épanouies sur l'aire voyagé . . .

. . . Et l'aube en son préau natal, des rives l'Or souverain les pluies d'hiver qui sacrent notre épaule, par le vent a porté sa phrase le long des isthmes de grenats, et dans la volonté du Chant ou s'éperd le renouveau, flux de nos moments dont le cri s'éternise afin d'irradier la beauté de notre Amour, la densité de ses songes et la splendeur de son Eternité, si aimer n'est un vain mot dans la candeur des rites,

Qui se fulgurent, si aimer n'est un vain mot dans la prairiale demeure de l'Onde sycomore où mon Chant devient éclos de la radieuse constellation de l'Avenir qui nous sourit et nous intime au dessein de l'Orbe dont les flancs de l'Azur m'inondent, si beaux de l'algue en pâmoison, de l'Oasis, Veneur de mon fait, Veneur de mon âge et de mon serment, dans la vêture de l'été précoce le corps si lys des vagues de la Mer,

Préau du Chant d'énamour, si fort aux frontières de la définition du rythme qui s'enchaîne pour ruisseler le ferment de la blondeur épicée du souffle qui s'incarne, tresse d'émaux de vaste oriflamme vierge de lianes libérant d'opale la nue tendre et vive du désir d'aimer et d'ensemencer mon corps de doux dessein, offert à la portée de ta densité alors que sous le feu nacre s'éploie la gravité des mondes et des Univers constellés,

Veneur en ma source caressé, Veneur en mon site adulé, de la tendresse le sel sur ta peau, le miel de ta sueur mêlée d'épices et de corail que je fête dans la danse de l'Amour, dans la fertilité du Don qui ne se conditionne mais se délivre par les signes des algues frémissants les fruits nacrés qui se bercent dans le souffle qui nous enseigne, nous éprend et nous assigne, tendresse du Chant et douceur de l'hymne, tendresse du voeu,

Et illumination du songe, dont la splendeur sourit aux amants éternels, aux amants compris qui s'accomplissent dans la nue du plaisir Divin, mille rubis sur le satin de mon âme, dans la plénitude du repos de ta chair éclairée de jade et de schistes maritimes, par la caresse de mon Chant sur les atours de ta beauté, coeur palpitant la perfection du marbre qui te sied, ciel fécond et doux d'émaux tressés qui s'apprivoisent,

D'ivoire ourlé de l'eau vive de l'éclair embrasé naissant un sourire sur ton visage qui s'enchante avec victoire sur le champ de la pure jouvence, dont les signes sont floralies par les ardeurs épanchées aux sites de l'ultime prouesse retrouvant la navigation vivante de l'apaisement et du don, flot vivant s'écoulant tendrement dans la candeur et l'innocence, ruisselant des gerbes de corail sur ton corps d'ivoire vivifié,

Essaim du Verbe et devenir du Règne, dans la flamboyance qui nous unit et nous révèle, dans les préaux sans failles qui germent la préciosité de l'accueil de toute vitalité comme de toute mesure Humaine, dans l'Amour, l'Amour de la Vie qui palpite l'horizon, dans la vision sereine du Chant d'Azur, Veneur en mon regard qui s'éperd et se perd, le regard brillant le devenir des Mers antiques, cheveux flottants au vent,

Monde s'ouvrant à moi dans l'accomplissement de la chair, Univers de la beauté aux muscles affines en fenaison saillant sous la peau lisse et hâlée par les ardeurs du soleil l'épure de ma jouvence, du Solstice la floralie du Don, arc tendu de l'ambre réfléchissant la luminosité des cieux l'orbe de semence tressée de sève de mon Amour, libérant la sérénité du feu qui s'adventice et se propage, s'éploie et se racine,

Afin de mieux unifier notre désir et éclairer de vastes promptitudes le nectar des cils aventures qui devisent toute mesure de la pérennité du lieu d'Etre et de vivre, du lieu d'Etre et d'essaimer, toutes faces en ce jour de la candeur la suavité du Don qui magnifie l'éloquence de la pure jouissance de vivre, haute vague qui ne s'exploite mais s'orbe dans la Déité du jeu des stances aux coralliennes effervescences d'énamour . . . "

Et l'ambre en semis, Aegir observait le Chant de l'Amour de ces Etres, l'indéfectible bonheur révélant Iris en sa plénitude et son assomption sous les tendres ébats de Veneur vivifiant son Chant d'une ardeur magnifiée, et l'onde en son cri dans la fertilité venue des amants qui se réunissent, Aegir devisait la réalité des signes qui se préparaient sur l'horizon, les signes adventices et avants coureur des orbes qui se combattent,

Une voix parlait dans le secret des nuageuses perceptions, un regard persistait sous la voûte de nacre, et ce regard comme cette voix ne s'accomplissaient dans le sérail de la mélodie des amours qui se tressait d'eaux ivoirines et claires, et ce regard comme cette voix déjà assignaient d'autres fresques pour ces amants réunis qui ne pouvaient le rester pour combler leurs désirs et leurs surfaces ombrées d'une malédiction atavique,

Aegir entendait, Aegir percevait mais ne pouvait intervenir, sinon qu'en permettant à la nef de cristal de s'accomplir dans la paix d'un sérail, par delà les vents et les nocturnes allégeances, par delà les tempêtes et les horizons fragiles qui berçaient de vagues éployées les mystères de son orbe ancestral, ces mystères si contés de havres de paix dans ces jours autrefois où son Règne était de Vie,

Avant les clameurs de la folie, par ce Monde ancien, par ce Monde vécu, où ses signes constellaient des plages épousées, des rives écarlates, et des enfantements solaires, Terres antiques où la Vie savait parler à la Vie, Terres majestueuses où le sens du Vivant éclairait les vastes prouesses de l'Amour et de ses chants dans les épreuves comme les conquêtes, dans les serments comme les victoires,

Terres nobles en parcours, au sourire du jour où les Vivants venaient baigner leurs corps enfantés, plonger ses houles tendres pour y redorer la beauté de leurs chairs sculptées d'amour et d'énamour, vibrant toutes faces de son éternité dans le désir et le savoir de ce désir, ouvrant leur coeur à la mélopée de ses vagues tutélaires embrasant le secret de leurs essors et de leurs chants pour les fulgurer dans la pure jouvence,

D'étreintes en étreintes dans la nue portuaire et statuaire de la saison des algues dans la nue, dans le sevrage des chants et dans l'hymne à profusion des désirs assouvis reflétant sur les visages des Etres la plénitude de la tendresse et la sanctification de leur état, le devenir dans la clarté lumineuse, l'avenir dans la force de la beauté avenant de ses fêtes les plus pures densités de l'existence et de ses fastes,

Dans la création du Chant, la Création offerte qui parure les divinations et éclos les plus belles pages de la Vie, des signes les Temples en moisson le prières de la joie, des signes les Citadelles de la pluie et du Soleil, murs ouverts sans remparts par la conscience ouvragée de l'Ame sereine qui ne se perd dans les litanies du désespoir et toujours s'aventure au delà des méprises afin d'enfanter l'harmonie,

Dessein des aubes qui furent au miroir des âges, au miroir des chants, au miroir des hymnes déferlant sur les vagues pour porter le message des floralies accomplies, des fenaisons engendrées et des moissons nouvelles à voir dans la plénitude du bâtisseur, dans la compréhension de son coeur et dans la palpitation de ses racines, oeuvre du Chant et allégresse des genres, oeuvre du souffle et stance du lendemain à naître,

Ivoire des jours anciens, renaissants dans la plénitude de ce couple armorié dont les sépales devisaient l'ascension de leur renaissance, de leur éternel renouveau sous les transes de l'Amour baignant d'un lac clair leurs desseins conquis et compris s'évertuant au pur bonheur dans la présence de l'onde de cet Océan qui réfléchissait leur devenir et de l'instant acclamait leur état de Vivant, lors que la nuit lentement descendait sur l'horizon . . .

. . . Et l'ambre en miroir dans le bruissement des flots qui nous viennent, des signes apprivoisés les regards qui nous devisent, les regards du Chant et les regards de l'Hymne, forces éployées qui vivent de miracle et épanouissent dans l'Ame le regard novateur de l'Esprit, ce regard accomplissant et non déniant, ce regard comprenant et délivrant et non s'égarant dans l'incompréhension et ses rythmes,

Ce regard avenant de toute force la force de la pureté là où les racines sont miel, là où le ciel s'ouvre sur le flot de la Vie, là sur ce lac ne demandant qu'à naître un fleuve glorieux, naissance magnifiée, naissance éclairée avenant la préhension de la pure viduité comme de la pure innocence, dans la perfection vitale l'épure de prêtrise du signe d'aimer la jouissance de l'Etre aimé, la candeur du rite qui flamboie toute demeure délivrée,

Offerte et parure de l'Eternité du souffle devisé, dessein de l'ambre aux marches sans repos, dessein de l'orbe aux transes évertuées, dans le respir des latitudes de la chair qui reflètent toutes faces de l'Etre en son accueil et sa perception, en ses écueils aussi qui ne se doivent de perdurer afin que la vitalité éclaire le principe du devenir, jaillissant dans un flot majestueux à la rencontre de l'Univers,

Essaim des sens du Vivant aux signes de la Conscience et de ses éclairs, toutes formes de la splendeur qui se réalisent dans le firmament de l'Azur retrouvé, des cils la vertu où ton regard baigne, dans le Chant de mon Ame, de mon Esprit et de mon Corps reposant sur ton corps libéré s'abreuvant de mon sel et de mes joies afin de régner la splendeur, oeuvrer ce lendemain qui nous tient lieu et dont les voies sont nombres,

Voies à voir, voies d'ivoire que nous verrons plus tard alors que déjà se montrent les étoiles de notre Monde, alors que la nuit lentement endort le soleil et ses moissons majestueuses, alors que la brume maritime commence à couvrir la raison de l'horizon, alors que mon corps réclame ta présence et que tu me rejoins, Veneur de mon ambre, Veneur de mes cils sous tes paupières closes, sous ton sourire désarmé,

Et que la pluie tendre de ta chair s'épanche en ma chair, dans des frissons sublimes éveillant tous mes sens, dans des frissons splendides m'avenant aux frontières de notre éternité et de notre éveil, pluies d'Eden au miroir des caresses de tes fruits lourds et tendres que mes caresses épousent afin de réjouir toutes faces de ta densité, jusqu'au sillon profond de ton ambre qui s'ouvre au plaisir souverain,

Enchantement des fêtes de la nue, enchantement des orbes de la nuit aux sources de la Vie qui se dérivent et s'orientent, aux fleuves incarnés qui se sacralisent et s'adventicent dans des respirs ouvragés où le Feu danse le miroir des oeuvres exondes et pures des charnelles éloquences, dans la tendresse azurée des consciences qui bâtissent l'essor de tout devenir comme de tout avenir par cet Univers de nos sens,

Et déjà demain s'annonce, de quelle vive arborescence, de quelle majestueuse définition, et déjà demain s'annonce alors que nos rêves nous emportent dans le secret éclat des signes de la Vie, et mon Amour s'éploie pour embraser toute force de ton coeur, et mon Amour veille sur ton corps endormi qui tendre dans le sommeil dérive vers les stances de notre lendemain à vivre, de notre lendemain vers lequel nous serons,

Aube par la Vie, Aube dans la Vie, et signe dans la fenaison des âges qui nous tiennent, nous livrent et nous délivrent afin de prononcer le seul désir de notre réalité, notre renaissance, O Veneur de mon Ame, Veneur de mon Chant que nul ne pourra de par ce Monde m'enlever, si tant d'Amour le fruit de nos écrins, si tant d'Amour le sol de nos étreintes, si tant d'Amour au delà de toute viduité le signe de notre Hymne . . . "

Parole de l'astre au firmament, dans la nue splendide de la Vie ruisselant ses orbes par les mille flots de l'ambre, des houles et des vagues les fruits de l'Ame aux marches du corps splendide qui s'éploie et se déploie pour forger le devenir en ses armes, en ses chants, en ses victoires et ses gloires dont les forces épanouissent la vitalité dans le flux des aires souverains dont les Aigles démarquent la puissance et la joie,

D'Aegir le cil, la volonté des êtres qui s'enchaînent, les fruits des passions étreintes, dans la nuit profonde aux armes de la pluie qui se destine, le signe d'une sérénité qu'un instant éponyme, toutes pensées en oriflammes sur le destin qui s'alimente, toutes pensées qui s'imaginent et déjà s'effraient dans l'avance impartiale de nefs belliqueuses, à peine entendues, à peine destinées dans le sommeil des Amants,

Déjà sur le sort l'inoubliable atteinte, qu'un vent lointain prononce à grands renforts de voiles et de rames sous le rictus d'hères dans le temps aux vêtures de chaînes et de pagnes argentés, d'ivoire sous les lunes d'équinoxe, armés et outrecuidants, perçant la mémoire de l'Océan pour s'incruster dans la devenir des Etres de ce temps afin de prononcer leur éclat et leur vertige, afin d'engendrer la peine et la violence,

Insigne dans la nuit profonde, la langue rouge du feu tachant l'esquif d'une rebelle incantation, sans réveil, de bras l'essor d'Iris emportée, un bâillon sur la bouche afin qu'elle ne réveille Veneur, lui même abandonné lié à la poupe de la nef, criant la méprise du sort en regardant petit à petit se consumer le pas fragile de son corps, cette barque enchantée dérivant lentement l'Océan granitique, cris de douleur,

Cris répercutés dans l'infini des vagues hautes, cris encore lamentés puis d'ardeur dans le désir, d'ardeur dans la sauvagerie instinctive de la Vie qui se rebelle contre la mort, contre le désespoir et ses litanies avides, contre les mots de mal mort, contre les maux de mal vie, contre ces récifs qui sont les écueils du vivant qu'il doit franchir pour s'affermir et s'affranchir de toutes désunions comme de tout enchaînement,

Dans l'orbe du souffle l'élancement qui ne se chavire, la pulsion de la Vie qui s'habite et s'auréole de sa pure affirmation, le choc des événements lentement s'estompant pour faire place à l'action la plus élémentaire, à la plus novatrice, Veneur éclos, délibérant de la juste mesure lui permettant de renaître libre de ses liens alors que la barque lentement s'enfonce dans l'eau noire de la nuit ardente de l'éternité,

Dans la pensée le flux qui se compose et décompose, la pensée pure motivante déterminant toute force, la pensée ultime ouvrant le barrage des remparts du corps pour lui imposer la volition et l'exacte ascension de cette volition, du signe de l'heure la conscience qui se ranime et ne s'épuise, la conscience qui devient surconscience et s'initie dans la fermeté du site volontaire à l'épanchement de son devoir et de son chant,

Ecrin du règne qui ne s'absout que dans l'action vivifiante, épure des scories des mots qui s'irradient, livrant le combat nécessaire pour que la nécessité devienne, pour que la nécessité advienne, pour que la Vie résiste aux flots comme aux outrages, pour que la Vie renaisse dans son flamboiement et son écume, qu'ivoire l'azur dans son éponyme désir la finalité du Chant qui s'exauce et se porte aux ramures éployées,

Veneur en son cri venant de se libérer du fléau des cils des liens qui le maintenaient, revenant lentement la surface de l'onde pour reprendre respir de la conscience, respir de l'air pur flottant aux marches des cieux étoilés délivrant dans un soupir leur enchantement, insigne de la parousie qui se détermine et s'ouvre à la densité de la renaissance et de ses éclairs cendrés qui terrassent les ténèbres et leur coeur . . .

Et l'onde en miroir, si sacrifiée des âmes vagabondes, l'onde de l'Ether en ses ramures et ses désordres, l'onde épure broyée sous le regard cinglant des étoiles en naufrages, qu'ivoire des pluies d'Eden et ce chagrin qui me dévisage, des mâtures adverses les sens qui s'effacent, toutes voix de ma voie disparues, que me reste t'il aux remparts de ces flots qui m'affrontent et se déchaînent, Ô Aégir,

Ton nom puissant par nos racines, ton nom puissant aux pentes de ce lieu Vivant qui me fut écume, où le serment de vivre et espérer, où dans le firmament de la nuit qui vient de me séparer de la Vie victorieuse, et ce bois qui me porte, ce bois aux senteurs délicates m'est un rappel dans le souffle de son incarnat, car il porte à mes sens le parfum de la Vie qui me fut étoffe, disparue du clair obscur,

Où la passion demeure, disparue de ce crépuscule ou la Voie dans ses talismaniques enchantements lentement portait mon coeur par les plus vastes vivacités de l'Orbe, au faste et à l'éclair, à la pure jouvence qui précise l'Ame du Monde et l'oriente, le façonne et l'innocente, l'ouvre sur la pérennité et ses devenirs qui éperdent leurs parures afin de mieux naître le réel en ses essors et ses latitudes sans troubles,

Et ce lieu et cette destinée qui se demeurent, ce long fleuve souverain qui berce mon esprit au milieu des algues de la Vie, dans le souffle et par la brise, dans la violence du Chant qui ne s'apprivoise mais se déclare, dans la violence qui monte en moi et ne me désespère, si tant des éternels retours sont les arcs en ciel par les tragédies qui s'instaurent, le sais je encore, le sais je toujours, en ce lieu,

En ce temps, dans la brume sauvage qui déploie ses armes au delà des caprices de ces navires de guerre dont la flamboyance écrue bouleversa notre hymne et notre chant, au delà des larmes, au delà des cris, au delà des serviles incantations que l'orbe légifère, le sais je encore, le sais je toujours, et déjà me faut il dans l'aspiration du monde éclairer cette destinée qui me veut délétère des signes et des oeuvres,

Au delà des fauves allégeances, dans la sérénité qui se doit d'être face aux événements qui frappent à la porte de la Conscience, l'éponymes d'injustice en l'enivrent de fausse vertu, au delà des apparences et des tourbillons d'incertitudes qui balaient les mondes du Vivant de leurs sarcasmes, de leurs incantations et de leurs jeux sans réalité qui bernent les oriflammes de la pure viduité en sa dimension absolue,

Instance du Chant qui marche le degré de ce temps qui me cerne et me fuit, Iris en ma chair, Iris en mon Ame, Iris en mon Esprit, en cette Unité qui me destine et m'oblige, si de la mort je suis revenu, te viendrais je, je le sais et ce ne seront les acclamations de la colère, les bestiales apparitions de ces êtres venus d'on ne sais où qui me feront perdre ta Voie, je le sais et la tristesse qui berce encore mon coeur s'éteint,

Afin d'étreindre une palpitation qui est celle de la victoire sur les épanchements des mystères qui nous sont devenus, ces mystères éployés dont la conjuration paraît, car il n'est du souffle aucune parole que nous enfantâmes pour connaître ce sort, nul, à part nos proches, n'aperçu le terme de notre voyage, le terme de notre éclair foudroyé par ce jeu du destin qui n'est, je ne le crois, le fruit du hasard,

Mais d'une improvisation que rien ne devait dérouter, et dans le cil de l'étoile qui nous guide, je commence à comprendre, je commence à percevoir le fruit de ces cris qui nous lamentent et nous indéfinissent, dans la possession du Chant le voile qui se découvre pour apparaître la réalité, dans une limpidité sans équivoque dont la face tragique s'évoque, dont le cil guerrier s'affronte, dont le moment est confrontation . . . "

Et l'ambre de l'écume portait ce Chant, qu'Aégir écoutait, impuissant en ses racines, impuissant à naître et essaimer, impuissant de larmes par les eaux glacées, dont ses entrailles advenaient la densité, il n'y avait demeure pour un message, il n'y avait coursier pour répondre à son désir de prospérité, seul restait dans le zéphyr son souci de porter Veneur aux sites de son ardeur et de son feu,

Aux sources de son exacte ascension, par delà le vide et ses nocturnes belligérances, par delà le cristal dont les nuées parodiaient l'intensité vive de son éclat et des drames qu'il étoffait lorsqu'il ne voulait pour parure qu'une éternité de calme, insigne de la portée des rêves et des songes, au sol du vivant qui se devise, dans l'Ame portuaire des racines qui venaient battre les flancs de l'aube de ses grisailles assourdies,

Où palpitait le coeur du Vivant, des flots vivaces et élancés les mille sortilèges qui vont et viennent dans la splendeur de la nuit l'éclair du jour aux facettes sans nombres dont les densité sont des respirs pour le coeur de la félicité, pour la nuptialité des odes sous le vent et pour l'enchantement, et pour l'épanouissement des Etres de ce monde qui, vagis d'incertitude retrouvaient dans ce firmament la pérenne densité de l'heure,

Dessein du Chant aux marches des granits des Ilots en gerbes par le corail qui s'enfante, ici et là sous la houle vagabonde du nom Sacré, la Barrière de Parsifal, fier élan gravitant la perfection des sols qui s'émondent et instaurent leur exondation afin de parfaire l'envers des orbes qui se conquièrent, haute vague en frénésie des sols, haute vague en faste de l'épanchement qui se transmue et se nature,

Par les floralies des gerbes coralliennes qui vont les pentes et les cimes de la parousie, insigne du jeu de la Vie, insigne fervent mesurant de ce temps l'incarnat des réalités et de leurs forces assumant la destinée du Vivant par ce Chant éclos, où l'onde s'espace dans le trouble du firmament, des nuageuses perceptions le déchirement Solaire voyant des lames argentées les ombres légères et colorées,

Algues de la nue, Ors lambrissés des étoffes qui se gagnent sous la houle, dans le déferlement du vent, délibérant des signes le corps de ce lieu ou Veneur, encore abasourdi par le déchaînement des flots, se retrouvait, libre de marcher, libre de s'épancher, libre de revivre, ici, en ce temps et en cette force, des signes élevés les cimes qui se prennent et ne s'enlisent, chamarrées de jades et de jaspes,

D'ivoires et de quartz, reflétant l'immensité et ses effluves, ses harmonies comme ses colères, ses déités comme ses mélodies, toutes vagues confrontées à la nécessité de naître un Empire de couleur aux marches de l'azur, dans la sérénité du flot adventice dont les lames brisées échappaient des flores en message, de vifs parfums l'aurore en sa quiétude et son abandon que le Ciel couvrait d'un horizon parfait,

Diaphanes atolls aux pas gravés, éclairés des purs talismans du Levant, hordes d'oriflammes de beauté dont les prismes éclataient de radiations lumineuses, dont les ondes espacées renvoyaient au regard des chatoiements vivaces et merveilleux, dessein du signe aux marches élancées des gravitations écloses relevant du néant les armoiries des cristallines efflorescences des métalloïdes fabuleux,

Essaims du Verbe de la Dimension de l'Ether qui se lève afin de naître par le jeu des miroitantes effluves la pure irradiation de l'Ame du Vivant qui renaît en leurs flores essentielles, marques de la Vie dans le site qui se révèle, où Veneur, Vivant, lentement renaissait, dans le souffle d'une palpitation vivante, éclose et faste, le souvenir de ce qu'il venait de vivre heurtant parfois le champ de sa conscience afin de ne le faire oublier . . .


La Spirale de l'Eveil :

© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-089-0

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:29 )
Aux portes de Hrim ...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:03
Aux portes de Hrim ...


Signes des Chants du passé dans le présent, des sites Océaniques et des prairies de houles vagabondes, des vents de l'Est qui s'animent, et des parousies Solaires dont l'éventail explose dans des couleurs magistrales, devenus, des marches d'Alphaeim aux jours anciens, aux jours votifs de la gloire épicée de la tendresse en sa beauté comme en sa renommée, de la gloire épanchée de mille parchemins aux féeries divines de l'azur,

Ô azur serein des vagues amazones coulant des brumes natales les fruits d'airain que la nue estompe dans des sourires désarmants, des latitudes des solsticiales langueurs et des écumes par le songe, des fruits d'hivers, opales en séjour des stances qui s'irisent et portent des lendemains de rêves dans le règne du soupir qui demeure dans l'espoir et la confrontation de l'espérance épousée, mânes à propos des cils favoris,

Du lieu de l'Etre, du lieu Vivant, des nectars et des souffles d'épures dont les portiques enfantèrent la tenue du plus haut jour, noble en préau des circonstances et des forces qui habitent le sérail des mémoires ancestrales, du devin majeur qui fuit le temps pour rayonner l'espace et par les stances de la Vie s'abreuve du sillon de la pure espérance dans le creuset des armes de la nuit comme des larmes du jour destiné,

Qu'un départ sans oubli, heureux ou malheureux, toujours conté dans la préhension du devenir qui s'instaure aux fractales dérives des ondes de la mue, de l'arbre en racine ses fières branches qui se dessinent et constellent le règne du Levant, oriflammes qui se tressent des bourgeons de l'innocence et dans la quiétude sans absence se devinent déjà de la pulsion motrice l'oeuvre ardente qui viendra dans la désignation des heures,

De maître mot comme de maître d'équipage les lys horizons qui témoignent dans le feu du Couchant qui lentement s'illumine pour laisser percer les derniers mystères conquérants dans le fruit de la densité des nuageux éclats qui transcendent et fulgurent les soleils de ce Monde livré aux règnes sans états, ces rives à conquérir, ces rives à naître dans les sépales de l'orientation du songe qui devine perçoit et féconde,

Des yeux diaphanes la constellation des chants qui se brisent sur les lames évertuant leurs profils vers des nasses abyssales dont les roches cristallines se déterminent dans la fusion et la profusion des forces éthérées, aux laves exaltantes des forges de l'Eau rejoint de la Terre et des Cieux dans le Feu Olympien des plus purs mystères qui ne se reconnaissent que dans le monde silencieux où la raison s'efforce,

Ou l'Imaginal se structure, ou l'Etre enfin demeure de la demeure s'éclos pour rayonner par les sphères l'ambre du salut qui l'unit et le ramifie dans l'éternité et son accomplissement, écrin du signe qui flamboie, Azur de l'Etoile divine marquant de son front l'obsidienne et le pourpre des flots enténébrés dont les reflets dessinent au delà des tumultes le lieu du chemin à conquérir comme de la joie à efforcer parmi les hymnes enchantés,

Qu'ivoire la pluie d'Or dans le souffle austère de la pensée des brumes qui opacifient puis exondent les silences et les vertiges de la création en gestation, ce devenir en mémoire, cet avenir à naître et la pensée sans abîmes au dessus de l'abîme voit dans la voyance même l'éclair porteur de la dimension du naître et officier, du naître et resplendir par delà les vagues comme les monuments liquides qui s'affairent inexpugnablement,

Au delà des Cieux comme des constellations, des nuées galactiques qui prolifèrent, au delà de l'abstraction des sens, portant un royaume dans ces royaumes qui se parlent et se devisent dans un couronnement magistral dont la nuptialité porte en elle le fruit de l'action et non de l'abdication, le fruit d'un répond et non d'un silence, le fruit de la Vie et non de l'oubli, écrins du monde d'avenir qui s'éploie dans une cristallisation . . .

Ce Monde né à peine né de la naissance circonstanciée qui vient frapper le regard de la pluie naissante, dans l'orbe du chemin, dans le creux du vallon, dans la destinée des rêves et dans la pluviosité des songes, ce monde de l'éveil qui déjà s'instaure et s'éveille pour porter bien haut les oriflammes de l'ardeur dans la composition du Chant qui se sacralise et se devise dans les féeries diaphanes des tumultes et dans la joie,

Joie de la Vie, joie de l'Amour, joie des jours heureux qui furent, pressés de mille tendresses et de mille parchemins dont les écrits restent dans la mémoire des heures comme l'accomplissement vivace de la divinité naissante, et dans le fruit et dans le souffle, dans l'assomption des signes qui culminent dans l'heureuse perception des voies qui de talismans en talismans s'éprennent et se prennent pour parures et vêtements,

Draperies du Couchant sur l'Orient du règne dont les grenats mauves et conquérants, sans abîmes, se tressent pour offrir à la destinée l'aliment des heures à venir, ces heures éployées dont les cils éperviers demandent aux mystères des réponds d'azur et non des promesses sans lendemains, des lendemains d'alacrité et de vivante ovation dont les firmaments bleuissent les tresses des lianes effeuillées des demeures ancestrales,

Hier encore, depuis devenues des jours anciens qui s'estompent dans le rire et dans le serment, dans la joie et la fécondité des rives de ce temps, ce temps échu dont les respirs s'enfantent encore pour naître la félicité dans le regard qui les voit, les devine et les précise dans la précarité des voiles qui les illuminent et les opacifient petit à petit lors que le chemin s'éperd, lors que la vie s'avance, et que la brume s'instaure,

Nidation des souffles à propos et des errances achevées, des nocturnes allégeances comme des diurnes opiacées, des mille floralies aux vertiges surannées, de l'abondance et du cri de l'abondance dont les sortilèges lentement s'amenuisent pour offrir la sérénité dans le regard vivant qui la déploie, l'oriente et la féconde, dans le regard épris qui se justifie et se parodie comme pour mieux s'éclairer d'une promesse,

Dont les enchantement sont des éclairs de passion, dont les firmaments d'onyx élèvent sur les terres émergées des douves de calices où les mers abyssales se retirent pour laisser place au Soleil immaculé de la perception de la beauté, de la justice, et de la matérialité des transcendances adventices qui prédisposent à la renommée du signe par les constellations épousées, des charmes en iris, des songes en desseins et des clameurs votives,

Et d'autres fastes dans la mesure des éléments dont les gerbes coralliennes semencent les oeuvres à Midi, les flots sans brumes roulant des lames certaines dont les couleurs argentées annoncent des parousies sur les signes étincelants des rivages en parcours, semailles en moisson, épices des chaumes sans regrets dont les fulgurances sans hâte se rendent à la destinée du règne, par les mille voies incarnées,

Celles des fêtes et des douleurs et des couleurs aussi dont les tapisseries s'éploient de luxueux détails racontant et contant les mânes des destins et les propitiatoires architectures fécondant des sites en corail, des marches en respirs, et des souffles en éclats qui prennent d'équipage non seulement les mots de l'heure mais les phrases sans absence qui comblent les sols arides de racines luxuriantes et majeures libérant le front d'Or,

D'Or et de mystère, d'Or l'Univers des lieux et des rencontres et des espaces azuréens dont les florilèges sont des sacres pour l'Eden en leurs chemins, sans masques à propos, sans masques sans propos, toutes viduités s'accomplissant sans égarement, toutes viduités s'assumant dans le regard élevé situant des hymnes les forces vitales qui ne se statufient mais bien au contraire vont et viennent l'au delà . . .

Ecume de la moisson du naître, dans le respir qui sous tend la perfection à naître, écume de l'âge porteur qui s'identifie et se formalise dans le rayonnement et le devenir du rayonnement, non dans la simple abstraction mais dans la concaténation des pouvoirs et des énergies qui non seulement disposent mais s'agissent et se témérisent dans la nuptialité de la conséquence des orientations qui les devisent et les synergisent,

Du fruit de l'Etre la fenaison, l'Etre en marche vers son devenir, voyant de l'avenir sans mesure de l'oubli du passé, les marches dressées qu'il accomplit et par lesquelles il s'accomplit, dans les degrés, dans les certitudes mais aussi dans l'incertitude bien contrôlée par l'action qui témoigne, agit, disponibilise et asservit les moindres défauts qui s'intègrent pour ne plus se déterminer que dans la fonction précise de leur élévation,

Fruit en herbe des âges témoignés, fruit en marche vers le mûrissement et la détermination du mûrissement, la vitalité éperonnée par l'acclimatation de toutes gerbes des plus douces aux plus fauves, des plus denses aux plus humbles, des plus tendres aux plus violentes, des plus fortes aux plus faibles, des plus vitales aux plus désordonnées, des plus vives aux plus noires, des plus libératrices aux plus enchaînées,

Fruit du Chant qui se mesure dans le demeure de l'Etre qui se conduit, s'oriente et au delà des verbes profanes avance vers la lumière intérieure de son devenir, mais aussi dans la conjonction de la vivacité dans la préhension de cet extérieur dans lequel il agit et réagit, dans lequel il se situe et se formalise, dans lequel il cohabite et se détermine pour définir sa pure destinée comme sa pure acclimatation de vivant,

Des forges en état, les lys admonestations des épures diverses qui frappent le visage et unissent les flots téméraires pour les signifier et les rendre à la pure latitude de la Vie, des forges en silence et des respirs aussi dont les vagues tutélaires s'emportent dans la force des détails et des azurs exigeants dont les formes sans ruptures destinent l'éclair et son empire, l'empire et son éclair, dans la majesté,

Oeuvre en marche de l'Etre en marche de sa voie et de son état, de sa pure latitude dont les forces mobilisent, dont les transes enseignent, dont les sagesses dominent, dont les passions culminent, dont les stances s'aventurent, et des mots pour le dire, et des mots pour l'agir, dans le tourbillon des vagues qui s'amazonent et se destituent pour mieux se renouveler dans la fécondité des heures en parcours,

Des mots qui coulent tels les flots des sources l'onde du respir, des mots qui se précipitent, s'exondent et s'adventicent, des mots encore dans la mémoire et le temple de la mémoire qui officient, dans la mémoire et le temple de l'histoire de l'Etre qui règnent un talisman, le talisman du vivant, le talisman de la Vie et de ses possibilités merveilleuses qui s'offrent au regard neuf à peine né de la condition du naître,

Mots en sources, mots en fleuves qui se dissipent et se taisent, mots en voix qui rayonnent et s'épurent, mots toujours renouvelés dont les portiques au firmament ne s'amenuisent mais décrivent et alimentent l'esprit de toujours qui veille dans la caverne ancienne des renouveaux qui s'attendent et se pressent, des renouveaux qui se perfectionnent et s'irradient afin de s'offrir la pulsation signifiante du devenir,

Mots d'écrins dont l'écrin est la constellation du Vivant en son épure et en sa domination, en son épure et son berceau, des nefs triomphantes la nef du cil qui veille et ne se repose, qui veille et ne se contemple, qui veille et par delà la veille oriente le lendemain à naître, dans la complexité des marches gréées dont les faces et les circonvolutions enseignent les mille et mille destinées qui peuvent naître ou s'égarer . . .

De l'Etre le flamboiement dans l'astre convenu qui s'éploie et se déploie, de l'Etre en marche vers les armes de la conscience régénératrice dont les formes et les virtualités s'imposent et se développent afin d'orienter les lendemains à naître et signifier, afin de mûrir l'éternité et ses symboles, les forges de la beauté, de la pure densité qui éclos des ramures solsticiales par les temples en vigueur et les stances en parures,

Veneur des flots venus, Veneur des âges en parfums le couronnement des Alfes et l'âge qui vient dans la puissance et la fragilité, et l'âge qui naît dans la splendeur et l'écume de la candeur, fastes et faces des louanges appropriées dont les desseins sont des augures et des partages dans les semis de moisson des gerbes de corail, dans les sols arides et les sols conviés de la pure densité des oeuvres qui s'acclimatent et renaissent,

De l'Etre en marche de lumière, de l'Etre solitaire dont les flots s'éprennent de vertiges, des mers anciennes et des voix données qui furent en propos, ces voix des Etres qui passèrent, ces voix des Etres reconnus, ces Etres chers dont les parfums d'hier constellent la mémoire, enchantent des fresques qui ne se dissolvent mais se content et se racontent dans un souffle porteur de merveilleux comme d'enchantement,

Hier en corps et des marches en vives efflorescences des éblouissement des temples mémoriaux qui stancent et incantent les feux des floralies divines qui se prêtrisent, des marches encore dont les forces sans étrangetés conviennent du respir qui fut et sera parmi les rives étrangères, parmi les rives à reconnaître et à naître dans la préciosité des oeuvres en vêtures, des oeuvres en sillons qui se parlent et deviennent,

Hautes rives et rives hautes des âges élancés qui viennent et de parures en parures vont et viennent le chemin de l'ardeur, sinon du bonheur, la route de la beauté qui se dit, qui s'agit, la plénitude du moment de l'Etre en son instant présent qui se finalise et s'ordonne dans les prismatiques errances comme dans les accomplissements les plus organisés, afin d'engendrer l'équilibre de la formalité,

Des souffles en respirs, par myriades aux éclairs des mondes contingents, aux espoirs des cieux éveillés, aux flores abyssales comme aux désertiques essors de la terre ramifiée, dans le vent et l'eau des principes irradiés, par le ciel et par le sol fertilisés, existences des nombres et arcane majeur de la pure épure qui se cristallise pour de ses feux s'accomplir et pénétrer les mondes de la Vie et de leurs flamboyances,

Mondes en éclats, souverains des genres distincts qui se détruisent et se construisent, s'organisent puis disparaissent dans des forges qui renaissent des conjonctions favorables ou défavorables, toujours d'une tenue décisive pour l'orientation des ondes créatives, toujours renouvelés dans la pulsion motrice de l'essor souverain qui les guide et les formalise vers l'infinitude de la splendeur qui se doit,

Mondes habités des vivants qui ne s'amenuisent mais se témérisent dans leur désir de naître la pure viduité, mondes éveillés mais d'autres endormis, mondes effarés aux marches des cristaux qui se brisent, mondes endeuillés aux forces qui les destituent et les réduisent, mondes enfantés des vecteurs du vivant en leur harmonie comme en leur désuétude, toujours éclairés des fronts d'Or qui se parent du talisman de la Lumière novatrice,

Cette Lumière qui ne jaillit et ne s'apprend, cette Lumière inscrite dans le plus profond des coeurs de la Vie, dans le coeur lui même du Vivant qui palpite l'horizon et son diadème Solaire, allant et venant des âges et des cycles, des temps et des espoirs les forces qui le meuvent et ne l'oublient pour irradier de sa fertilité la pure connaissance du connaissant dont l'inoubliable écrin témoigne par les Chants de la Vie . . .

En signe par le Chant, en signe de la pluie, de l'Amour et du Soleil, des vives efflorescences et des éblouissements votifs qui viennent au delà de la brume les dissipations diurnes et nocturnes sans allégeances la prêtrise du regard et la grandeur de la Voie, des marches renouvelées anciennes et épures la Vie dans ses armoiries limpides et éblouies qui s'en viennent de nefs en nefs la candeur d'un sérail lumineux,

Douves du cristal et stances de la nuit les bruissements des ardeurs et les conquêtes espacées des temples en fêtes de la joie, des prouesses et des instances les plus sacrales dans la devise de l'orientation de l'orbe qui se montre et se mesure pour officier la splendeur des chants qui s'assignent et s'éperdent pour mieux renaître dans une floralie aux senteurs parfumées de mille et mille chemins de puissances adventices,

Qu'irise le nectar dans ses fleuves incarnés, des fleuves lactescents ou perle la pure situation de l'élan novateur qui signe de son front d'or la jouvence des armes de la nue, des ambres de la fertilité et des conjonctions qui libèrent de flots en flots la quiétude dans son ascension la plus vertigineuse comme la plus accomplie, la plus intense comme la plus perfectible, la plus belle comme la plus noble que l'appartenance étreint,

Flots des marbres statuaires et des horizons qui se proposent, des horizons dont les gerbes d'étincelles enseignent des nuées l'opale du séjour, la gravité de la signification la plus profonde, le Règne et son moment majestueux dont les fêtes se délivrent pour annoncer le terme des jeux d'ivoire et des jeux d'histoire, ces jeux de la prouesse qui ne se subsiste, qui ne se détermine sinon que dans la conscience d'une condition affine,

Condition du Vivant en ses états et la mesure de ses états, la reconnaissance vitale de son ascension et la perfection du rythme qu'il anime dans l'essor et la beauté des ramifications de l'ambre qui l'agit, des âges la pure incantation, le chant officiant qui s'élève et se purifie dans la densité des préciosités et au delà de ces préciosités s'accentue afin de s'épancher dans les rives ouvertes du destin qui s'alimente,

Et se déploie pour offrir l'exondation de la détermination, sans masques, sans oripeaux, sans mobiles, au delà des formes sans substances et des substances sans formes, encore plus loin des racines amères et des racines sans vie, encore plus loin et plus loin encore des miasmes et des errances, pour ne retenir des fractales passes des écueils que les firmaments qui s'inclinent et ne s'alimentent,

Ces passes qui ne peuvent plus ternir les lendemains à venir, lendemains de l'aube et de son crépuscule voyant des aires reconnus la pure divinité dans l'accomplissement, voyant de la pure fertilité la novation des heures en nombre qui s'attendent et s'évoquent, voyant du jour comme de la nuit des nuées les fruits divins qui dans leur couleur diaphane montrent le chemin de la pure viduité et de l'épanouissement,

Ces états de la densité que nul ne peut détruire, que nul ne peut obérer dans le silence, que nul ne peut acclimater s'il n'a la gravité du Chant en ses déploiements comme en ses respirs, s'il n'a la pure humilité permettant de gravir les marches marbrières des sols friables qui s'excluent et se partagent, s'associent et se dispersent, naissent puis disparaissent au gré de la tonalité conscience qui suit leurs chemins miséricordieux,

Etats du Vivant qui ne s'inspirent mais se tonalisent dans la pure volition de l'Etre, de l'Etre en marche vers la grandeur et l'assomption, de l'Etre de vigueur qui marque de son emprunte la désinence des âges et la pure floralie des stances dont les hommages s'évanouissent pour acclimater la témérité et l'audace vertueuses qui naîtront l'éclat et le partage de l'éclat afin d'éployer la Nature dans sa libre vitalité comme sa pure viduité . . .

Signes d'hiver par les temps, l'ouverture des hymnes sur les Mers nouvelles à voir, ces mers inconnues, des règnes en cités et des forges en écrins, ces mers douves de mystères, d'éclats et de rêves enseignés que les souffles abyssaux dérivent dans des marasmes ou bien des tumultes lumineux, toutes promptitudes en ces éclosions l'annonce de la vertu qui passe, l'annonce du Chant qui dispose et propose,

Des villes au loin, des villes merveilleuses peut être, et d'autres encore dans la vigueur du site qui s'inspire, des villes d'aubes et de lumière, des villes d'astres et de ténèbres, et d'autres encore, dans les myriades de constellations des vivantes affections qui portent dans leurs ramures le don d'être aux pierres élancées et aux paysages souverains, par les stances du propos que l'Etre expose dans ses lendemains de naître,

De lyre le songe dans l'onde sous le Vent, des fruits d'été hospitaliers et des rêves armoriés qui de pétales en pétales vont les senteurs des lianes brunes exondes de passion, l'aurore d'un sillon et les errances oubliées dont les frais parfums inondent les prairies et les vallons éclairés de gemmes opalins, clameur des jours et des sites que l'Océan prononce alors qu'il disparaît l'éclat du coeur pour paraître l'immensité,

Du signe la marche dense qui s'amplifie au gré des flots glacés qui marbrent le zéphyr et enseignent les nuées épousées, le lac solaire dans ses densités avenant des hymnes d'eaux que le vent parle doucement dans la désinence des ondes habitées, écrins des faunes du Ponant aux yeux graciles qui se naturent dans les écumes d'Or opalescentes dont les ciselures provoquent sur l'horizon des jeux azuréens,

Ambre par les mille parchemins désignant des fresques les multiplicités des orbes du vivant, là où on ne s'attend à trouver la moindre parcelle de la Vie, dans ce coeur de Hrim, palpitant de glaces et d'ivoires, d'orbes crépusculaires et de soleils enivrants, marches gravies en nef de Cristal menée de l'heure vers ces surfaces étranges et constellées dont les faces se renvoient des luminosités fractales aux natives efflorescences,

Ethers sans oubli des libres desseins de la Nature oeuvrant et naturant les sites éperviers et les faces fières des âges divins qui partent vers les hymnes, ces sources de la pluie qui marquent de leurs feux les féeries avides et les contemplations votives afin de les agir dans la dignité d'un salut d'azur, dans la splendeur d'un essor souverain dont les fêtes sont ouvrages de la grandeur qui ne s'interrompt,

Cette grandeur du Vivant qui va là où le destin l'attend, signe ce destin et alimente son flot, sans la moindre interruption, sans le moindre regret, sans le moindre soupçon, car tout de l'Etre intégrant sa décision et les passions qui ne se font et se défont que pour naître l'infini de la compassion, écrin qu'il ne suffit, écrin qui ne se peut plus avant, l'essor après les larmes, l'essor après l'angoisse se devant de naître enfin,

Ivre dessein sans oubli, ivre destin sans méconnaissance du passé, ivre dessin portant en ses ramures les fils vierges de l'autorité du Verbe qui marque de son voeu les plus nobles désirs et les plus nobles passions, dans l'astre qui demeure et pour l'astre qui renaît dans la candeur du chant qui s'alimente, oeuvrant des mille chemins et des mille parchemins le solsticial épanouissement du Voeu d'Etre et d'essaimer,

Que l'orbe en séjour déploie, par les isthmes étrangers de glaces armoriées, voilures des fronts immaculés dont les miroirs renvoient l'état du Vivant dans sa formalisation et son incantation, dans son accomplissement et son éternité native, essor de l'Aiglon libéré des ses liens, s'affranchissant de ses entraves pour pénétrer dans la pure viduité l'éclat de la Conscience de la raison imaginale dont les fastes sont épures . . .

De la pluie d'Or la sève du firmament les choeurs de l'Astre qui s'enchantent, se lèvent et resplendissent dans l'azur incarné, levant d'oriflamme les mille routes du dessein ouvragé dont les fines ciselures se veulent aboutissement, concaténation et non fragmentation des possibles et des imaginaires, des réalités et des abstractions, des forges utiles que la mémoire alimente dans on coeur sacré qui palpite la naissance diurne,

Enfantement de la Vie dans son éblouissant partage, dans son élégante concision, dans sa pluralité multipliée qui vogue l'infini et l'absolu des principes incarnés qui ne dérivent mais rivent les forces dans l'étreinte des complémentarités dont les agencements sont fibres de l'essor et marque de l'aventure magnifiée, des âges vécus et à vivre, des âges vécus et à naître, des âges en jours qu'Olympe la magnificence,

Et l'ambre dans le feu, des pluralités exondes, l'orbe sans oubli qui marque de sa haute venue la foudre et le talisman de la foudre, ce diamant que l'essaim porte dans ses rêves conquérants, ce diadème qui ne se prononce mais se vit dans la candeur et la nuptialité du partage glorieux de la conquête suprême, de l'Etre en lui même, de l'Etre en son Feu, en son faste et sa grandeur qu'il ne peut ignorer,

L'ambre dans ce voeu qui n'est plus jeu mais au delà de la solitude éclair étincelant les rivages de la vision souveraine, l'ambre s'éclos, et l'Etre en son sein s'épanouit et s'accomplit pour offrir sa Voix à la Voie Impériale qui ne se désire mais se fortifie, se révèle et s'oriente dans le génie de la promptitude de l'Eveil azuréen que rien n'immobilise comme rien ne peut détruire, car de la Vie le songe et la fulgurance du moment,

Iris au fruit vainqueur de la nue dans le respir qui s'étoffe et se dénomine pour prononcer la réalité et ses orbes officiants, iris aux pluies d'hiver dans le nacre et le satin des fertiles demeures des eaux glacées qui parlent des mémoires ancestrales dans leurs cristaux et leurs limpidités éblouies, vastes écrins où s'enchante la Voix dans des reflets harmoniques dont l'architectonie sans troubles vient naître un parfum de joie,

Que le regard pleut dans la nuit divine ou s'éclos des mondes la raison et la saison qui parle un hommage, et pour la Vie et pour le Chant, et pour la Joie et son orbe conquérant, des fastes encore, des fastes toujours sans regrets des citadelles qui furent, sans oubli des parfums naguères, et des sites encore, et des sites toujours qui ne se situent mais se proposent pour demain dans cet Océan de Hrim aux parures diaphanes,

Lactescences des féeries dans leurs volutes désincarnés qui parodient des légitimes figurations aux semences avides, lactescences mobiles dont les éthers circonscrivent dans les viduités abyssales des pourpres sommeils où s'en viennent des rêves et d'autres songes qui ne sont mélancoliques mais d'avenirs qui se diront, se proposeront et s'enseigneront dans la danse des heures et la floralie des jours,

Des parchemins qui ne se fanent mais s'enluminent de rives en rives des mots pour le dire et des mots pour l'agir, de vives voix et des voix constellées dont les diamantaires écumes ne s'improvisent mais s'éperdent pour mieux retenir la force essentielle du respir qui s'achemine, au delà des fresques, au delà des mosaïques et des troubles chemins qui ne savent et ne peuvent extérioriser le sens de la divinité éclose en leur seuil,

Rives des parchemins qui ne sont nées que pour naître encore la parousie des cils du Vivant qui lentement s'éveille pour dessiner sur l'horizon l'emprise de son écrin et la certitude de son avenir que rien ne peut briser dans la densité de l'éclos dont il est porteur, haute vague sur le front d'Or de l'éclair qui frappe la mesure de son éclat alors que se dressent sur l'immensité la fertile renommée de son Chant qui s'éploie . . .

Chant de la Vie, Chant majestueux irisant de ses consonances les mille flots qui vont et viennent les prismes de Véga, ces terres immergées dont l'aube s'attend impatiente dans la ramure d'Or des cieux épousés, mille flots nuageux des constellations embrasées, mille flots encore dans la danse des nefs d'ivoires et de marbres qui parodient l'éternité au delà de leurs tourmentes et de leurs afflictions troublées,

Chant de l'heure qui s'alimente dans le préau de la voix cristalline qui efforce le temps, éclos des rives surannées les diamantaires effluves naissants des rimes nouvelles à voir dans le balbutiement des aurores qui se tiennent, éblouies, devant le coeur de la citadelle du coeur de l'Etre dont le moment magique incarne la volonté nuptiale d'Etre et d'essaimer les routes délétères et les forces adventices qui se fécondent,

Chant de l'Oeuvre en son accomplissement qui se lit et se dit dans la prescience de la volition qui parle de sa demeure et de ses féeries qui se naviguent dans le courant des Chants qui passent et ne reviennent, des chants qui se masquent et d'autres encore qui se délivrent, des chants de hautes rives à contre courant des villes désincarnées dont les pitoyables errances culminent dans la désuétude des royaumes ensevelis,

Chant de l'Etre qui se rive et dont les jours heureux s'épanouissent dans le firmament des heures de la Vie, des heures écrues et des heures blondes, des heures en semis et des heures ouvragées, sauvages ou tendres, embellies ou stériles, toutes heures dans l'oriflamme du Choeur qui s'enchante et dont l'allégorie inonde d'un serment l'Univers accompli qui prie sa mesure et son âge de vigueur par les routes vivifiantes,

Chant du Corps en son souci comme en son affirmation, allant et venant les circonstances de la pure viduité et l'ouvrage de sa réalité dans la pure parure de l'essor qui se doit, se montre et se désigne dans l'agir que la vertu n'immobilise, que la vertu enseigne, que la vertu prédomine dans l'alliance féconde des hymnes dont les fastes s'épanchent et se racinent de mille fêtes dans la joie et l'accomplissement de la sérénité,

Chant de l'Esprit qui s'éploie et se déploie, anime toute certitude au delà des rancoeurs comme des coutumes, au delà des signes qui ne fleurissent, au delà des rites qui s'étourdissent, au delà de ces racines qui ne se lèvent plus, afin d'ornementer dans le paysage clair la vie dans son rayonnement mais aussi son autorité supérieure, sa divinité précieuse qui ne s'attend mais se prend dans l'horizon du Chant qui veille,

Chant de l'Ame aux mille prestiges dont les éloquences sanctifient la création et l'éblouissement du partage des devenirs dans l'immortalité et ses concaténations dont les fractales devises ne s'ignorent mais se complémentarisent pour efforcer le sûr avenir et ses moyens élevés, ses moyens vivants qui ne s'assignent mais se perdurent dans la destinée qui ne songe mais s'agit et se formalise dans l'essence du Vivant,

Chant de l'Etre aux ramures solsticiales dont le préau ne se ressource mais dont le signe s'irise et de l'avant s'éclos pour irradier les mystères les plus insondables afin d'éclairer la Nature du Vivant dans ses définitions mais aussi dans ses formalisations, ses structures et ses conditions qui le font des nefs ancestrales la cime diurne comme nocturne de la luminosité qui ne se parodie mais s'accomplie dans l'Oeuvre,

Oeuvre de la Vie en ses éclats et ses rêves les plus étranges comme les plus conditionnés, ses songes les plus nobles comme les plus contingents, oeuvre de la Vie qui fulgure chaque principe et chaque signification pour porter message de ses floralies par les Univers engendrés par sa fécondité, Oeuvre magique dont l'Etre est vecteur et signifiant du propos, Oeuvre acclimatée dont la perfectible existence s'initie . . .

De l'orbe en chemin les passes de l'Est les grandes nefs sacralisées qui dérivent, et les forces des âmes qui s'imprègnent, la route des glaces dépassée, l'Or natal montrait ses figurations votives, Veneur s'éveillait après ces mille et mille écrins de la renaissance du coeur de l'Etre, de ce coeur qui palpitait en sa poitrine et qu'il ouvrait à l'Univers pour en absorber les moindres perfections afin de s'enseigner et se conduire,

Hier avait disparu le Détroit d'Idunn, les vagues hautes des firmaments de Alphaeim, et des chairs adoptives, des coeurs vivants qui étaient un parfum magique pour ses sens qui maintenant maîtrisés ne se rebellaient plus contre leur disparition, la Vie était conte, la Vie était ouvrage et le destin ne s'attendait, il fallait l'efforcer, et sa décision mûrie sur les plages des Alfes se renforçait, sa décision était noble,

Libre du vent et de l'éclair, elle efforçait le temple de son discours mais déjà de son action qui se légitimait dans le sacre de l'appartenance, dans le sacre de la force qui l'irradiait et l'ouvrageait vers ce qui serait peut être une plénitude, en tous cas vers l'horizon, en tous cas sans abandon d'hier mais déjà demain dans la nécessité du verbe qui se désire, s'oriente et ne se parodie devant la réalité formelle,

Maître de sa Nef, de vastes flots sur l'Océan de Hrim, il avançait le nectar de ces côtes aux falaises armoriées qui se dressaient au large devant son regard conquérant, une terre nouvelle, une terre vaste dont il sentait les écumes rouler sur des onyx rocheux dont quelques failles lui permettraient d'accoster les rivages, dans le jeu des houles, dans le jeu léger des vagues qui s'épanchaient avec grâce sur leurs promontoires,

Il y avait là, à quelques milles de cet épanchement, un vol d'oiseaux lyres et d'Aigles de Mers, enchantant les prouesses et incantant la venue des cieux ouverts sur les Soleils de la pluie d'Or, et dans la brume qui se dissipait un chatoiement de couleurs diaphanes exondant des marques de cités, des feux allumés sur le Ponant indiquant des espaces les écrins d'un passage et d'autres encore gardés de gemmes et d'obsidiennes,

La côte précisée, l'horizon dévoilé, les falaises se dressaient, semblait il immenses, et dans le signe des constellations les points de liaisons de leurs surfaces marbrées s'épousaient pour agencer des racines graduées permettant de naître leurs cimes, cimes d'abîmes de anses bercées dont les flots maîtrisaient des portuaires allégeances de barques de cristal et d'autres nefs d'un peuple tapageur qu'on entendait rire et chanter,

Veneur, sans la moindre inquiétude, traversait les passages, guidé par les feux évertués, croisait d'autres navires dont les équipages ne se souciaient guère de sa présence, parfois le regardaient, parfois l'ignoraient, mais en aucun cas ne lui témoignaient la moindre attention belliqueuse, il y avait là des marchands aux tonnages élevés, des guerriers aux flancs ciselés, et des particuliers aux formes agencés,

Navires aux flammes distinctes révélant la nature de leur cargaison par les senteurs moirées qui fusionnaient les parfums matinaux des algues pourpres qui se baignaient par les rives éclairées, navires de satins et de coques noirâtres et de boues alimentées gardant en secret les pouvoirs de leurs forces dans les rythmes les ouvrant vers le vaste Océan, de destinations commerciales ou secrètes, toujours en signe d'un lendemain devenir,

Ce devenir qui maintenant se révélait pour Veneur, ce devenir attendu qui maintenant ne s'estompait mais qu'il lui fallait parcourir pour en comprendre les motivations mais aussi les concordances, la brume venait de se déchirer totalement, il accosta le rivage, ancra sa nef aux pontons puis, observant les mille pas qui foulaient le sol, les mille visages qui passaient, lentement descendit sur le sol d'Aral . . .


Le Labyrinthe Equinoxial :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-076-9

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:29 )
Celui qui vient ...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:02
Celui qui vient ...


..." Conteur et mage s'il en fut, nous voilà devenu et pour le mystère et pour la gloire du passant, des étoiles messagères incarnées et divines les soeurs de nos prêtresses dont le sang bat des veines de corail, du souffle l'épure et la beauté des instances fidèles qui sont notre demeure, et la pluie d'or du matin, ce fut instance dans le préau des Sages agenouillés, ces Sages qui constellent de leurs myriades les terres de nos Chants,

L'emprunte des lierres à demi nu dont les fresques ourlent nos prairies de diamantaires coquons de laves dans lesquels se baignent les hirondelles du chagrin, ces oiseaux pourpres qui disent l'aventure et commettent de drames en drames la pensée fertile qui est annonce du printemps, après l'hiver et ses cohortes bruissants les rires et les maux des fenaisons humaines qui passent et repassent dans nos mémoires ouvragées,

Des cils pour l'ivoire et des signes pour la nue, l'onde fertile qui s'amenuise et respire un sacre pour un lendemain qui se vivra, la terre était douce dans ce lieu qui respire nos offrandes, la terre était tendre et prête à recevoir le don de sa désignation, venue des heures, venue des astres, venue d'on ne sait où, venue des terres là bas, austères et fières, inconnues pour les familiers de nos plaines et de nos cimes protégées,

Par la Magie du Chant qui dispose et fertilise nos hospices, par la Magie novatrice ouvrant ses ailes sur les cieux aux noirs présages afin d'évertuer leurs ténèbres au delà de nos signes éveillés, nuptiales protections des heures par ce Monde où la guerre flamboie, où les sépales de la Vie se dissolvent dans des incantations funèbres dont les flammes gravitent la perception afin de dénaturer la vaillance et ses ordonnances,

La Terre en ce lieu, loin de l'égarement des mondes en détresse, la Terre disais je se dressait pour un accueil et ses floralies avides s'enchantaient pour affirmer la volonté de l'Etre qui viendrait, des lyres en sérails et des portées en règnes aux blondeurs opalescentes des brumes natales, l'oeuvre était en germe, les soies tressées des rives de nos fleuves, les rives en marches de couronnes, et les pluies d'arc en ciel en moisson,

Destin des heures, destin des sites que le parcours des âges enfante d'une prouesse que les sens ne peuvent perdurer car au delà des rites vagabonds, d'un art mystérieux les arcanes, cet Art déployé oeuvrant des latitudes le respir de l'aube qui s'enseigne, l'aube fraîche et victorieuse, l'aube des nefs qui s'éploient sur les orbes du détroit cernant nos heures de passants, l'aube fulgurant des souffles les flamboiements Solaires,

Flamboiements des Ages et dessein des hymnes que nos Temples devisent dans de grandes envolées de parfums aux senteurs majestueuses, des flores l'ambre des fauniques allégeances les prés des âmes et les villes fortes des écumes que l'Océan destine dans la mesure de son respir puissant et solidaire, Océan de joie et de lumière baignant son schiste dans des ramures marbrières dont les pétales bleuis s'irradient de pulsions écloses,

Notre force et notre joie, notre accomplissement aussi, de villes en fêtes sans égarement dans le signe de la précognition des stances qui viendront, lors qu'immenses les vagues vont et viennent les franges de notre Ile continentale éperdue de mille flots, éperdue d'astre et de désastre dans l'histoire de son parcours dont le tumulte n'est plus que poussière, la poussière de nos songes que l'ivoire devise féerique,

Futiles qui ne reviennent, la Terre altière riant de nos efforts, l'essor en son jeu fulgurant le devenir dans la promesse de l'avenir qui se montre, aux écharpes des granits, aux roches malléables des surfaces sablières d'ocre violet naturant les sources de nos stances d'une épopée qui ne s'enseigne mais se vit dans la pluviosité des rêves et dans la nature profonde de la réalité qui n'admet la déshérence en son propos talismanique . . ." . . .

. . . " . . . Et la nuit, onde légère, porteuse de rêves et d'incarnats, dans le bruissement des vagues portait un talisman, la nuit messagère aux ailes diaphanes des roseraies de l'ouest, la nuit ourlée de fraîches vagues dérivant des astres la pureté de ce renouveau qui flamboyait l'Occident et ses pourpres citadelles, la nuit vécue, la nuit venue, sourde et signe des constellations que l'Azur déploie dans une mystique glorieuse et irradiante,

Des rives de l'océan Polaire l'arc en ciel des féeries de la nue du Détroit d'Idunn dont les flamboyances mauves se perçoivent au delà de l'Horizon afin d'enfanter le Verbe lumineux de la grâce et de la majesté de notre aire souverain, des rives les vagues brutales de l'orbe des banquises qui fructifient sous le vent aride et la poussière des songes qui furent, des songes qui vécurent, ces demeures de Cristal aux rêves déployés,

Demeures enceintes de nos songes, de nos aventures comme de nos épopées qui signèrent leur passage sur toutes frondaisons de cette Terre si tant nommée, si tant aimée, si tant adulée, Véga, du Cygne le firmament, du Cygne la Gloire éternelle qui frappe à la porte de nos mémoires pour demander une Vie nouvelle, une Vie meilleure, une Vie de la vie tout simplement, lors que se dissolvent les âges dans des ramures équinoxiales,

Ramures de la terre broyée, ramures de terreurs voyant des cycles de forge et d'étincelle le fruit amer de la nuit composer le verbe et l'iris en son sein dans la singulière déshérence des rythmes qui s'éperdent et ne se renouvellent, là bas, des fronts cosmiques l'envergure qui parle dans notre hommage, qui demande et signifie dans notre vague tutélaire qui s'emploie et se délit afin d'oeuvrer la mesure de l'éternité en ce site perdu,

Nous en parlions dans ce jour lors que la tempête se levait sur les fronts de l'azur et que ses cohortes déversaient dans un flot ininterrompu les diluviennes désespérances des forces en états, ces forces dont le flux et le reflux ordonnaient la désertion de rives éclairées, l'apprentissage de la fourberie, de l'esclavage et de ses chaînes multicolores brisant la volonté des Etres par ce champ, des Etres par ces temps de troubles,

Empire éclaté, semé de discordes, enseveli sous les avalanches des reptiles infâmes aux croyances stupides délibérant le voeu de la gloire d'un seuil lorsque se présentait enfin l'accomplissement et le devenir de cet accomplissement au delà de la terreur, au delà des prismes de l'inconscience, au delà des rides de l'opportunisme et des velléités contemptatrices oeuvrées par des myriades sans savoir ni éveil, sans volonté,

Ivoire du sommeil qui pleut sur les Temples encore fidèles, ivoire cruel dépassant les mesures de la force, obligeant et signifiant la destitution, dans le plus lâche et le plus vil des crimes, l'abandon du devenir, l'abandon de la volition pour l'incarnation de la servilité, l'incarnation de la dérision, étendard des âges de ces âges qui ploient sous l'ignominie et dont notre aire protégé ne peut que vivre l'infamie, ne pouvait que vivre l'impérieux sentiment,

L'augure de la Vie dans son prestigieux dessein ne pouvant se satisfaire de cette destinée sans signification, nature naturée, renouvelant le site de la parure des jours heureux, libérant du sens advenu l'éclos du rite du Renouveau qui se parle dans ces cycles qui viennent et deviendront, ces cycles natifs de l'aube en ce sein de lumière qui au delà de la pluie et des eaux se tient debout pour fertiliser l'Univers du Chant Vivant,

du Sacre, de l'Age de la déperdition, les ramures qui se tendent sous le vent de la violence, des matures debout au milieu des ruines levant l'oriflamme des Aigles intrépides aux courses manifestées et superbes, l'éclat du songe qui brise les ouragans et les promontoires de la désincarnation, libérant des flots hâtifs le signe de la puissance en gestation, de l'Enfant sauvé de la brume le Cristal en demeure qui parle notre conscience . . ." . . .

. . " . . . De cils en forêts, de champs en marécages, de déserts en cimes, dans la nue venue l'ouvrage clair qui nous fut, l'ouvrage déifié qui nous vint, nous faut il, dans la mesure du conte qui sera ouvrir ce Chant, et sa plénitude dans le miroir des opales qui baignent un lys fertile sous la nue, devenir de l'iris et de sa beauté, par le souffle des étoiles passagères qui enseignent le Verbe et sa déité, sa préciosité et son éclat,

Nous faut il venir l'orbe des ramures de ce temps, qui équinoxial ne devrait compter, qui insipide ne devrait se suffire, lors que depuis des millénaires s'éclos le Chant dans l'ambre fertile d'une randonnée sublime, Hymne glorieux né des pentes de cet abîme, Hymne de joie et de bonheur éclairant toutes faces conquises des amas des nébuleuses du Couchant, comme de celles de l'Orient, dans la pure flamboyance du signe constellé de l'ardeur,

Dans la postérité des temps qui nous parlent et nous consument, dans la postérité des nativités et des mortelles errances, dans le clair obscur frontal des pensées bannies, dans la prêtrise du moment somptueux qui se désigne et s'éclaire pour s'offrir dans le drame le signe du Renouveau, des âges anciens aux âges nouveaux toutes faces des myriades qui interpellent cet état dont la puissance accomplie se délie pour s'offrir et se signifier,

Devenir et stance du devenir dans les flots qui vont et viennent les plaines de jade des cycles et des souffles visités, devenir majestueux dont il nous reste à vivre les pures densités dans les déploiements des passions signifiées des arcanes de la beauté aux laideurs les plus outrageuses, des rives en rives le respir de l'orbe qui se meure puis renaît afin de fertiliser le seuil de sa parure magnifiée que nul ne peut taire ni oublier,

Ivoire de l'hymne dans la Sagesse de la précision l'heure oeuvrée de vaste augure dans le flamboiement des cristaux qui devisent les plaines du sérail, l'onde joyeuse des sites ouvrant sur les mers astrales l'éclair de la puissance et de son voeu, après les défigurations des songes libre dessein des demeures dans l'épanouissement des signes qui se transfigurent, un Monde délaissé pour un Monde libéré, des fresques le rêve éclairé,

Iris en la nuit porteuse de message, de l'éclair impitoyable navigateur les forces harmonieuses, ce temps dessinait sur la plainte de la Vie un rempart qui se devait de naître, et la pluie d'or du matin, dans la brume impitoyable, traversait ce voile pour offrir aux yeux incarnés l'ambre fertile de la moisson de ce Chant qui devient, le fruit d'Or de l'accomplissement en devenir, fruit de l'Etre en sa désinence et sa puissance,

La guerre avait balayé le respir des ouvrages acheminés, la guerre terrifiante dans sa démesure prononçait encore ses détails dans des rêves désincarnés où la lumière périssait, et des villes en flammes achevaient de sombrer dans l'abîme, les eaux se refermaient sur leur cristal, des temples s'effondraient, des demeures montaient des litanies où la prière n'avait plus place, seul gouvernait le désir impétueux de survivre,

la magnifique, centre de l'Océan Polaire, au milieu des ruines dressées, au milieu de ses champs ravagés, au milieu de l'effarement et de l'effacement, Celui qui vient attendait son heure, Celui qui vient au delà des sarcasmes, des infidélités, des destructions, des lâchetés et des compromissions, Celui qui vient préparait son Cycle de Renaissance, dans le fracas des armes et la tempête des mots, dans la bourrasque des cris et des meutes,

Né d'Arvak, suivant la route des fleuves d'Eligavar au milieu des neiges ancestrales, venait son pas les Monts d'Airain à la cruelle destinée, nanti pour tout devenir que d'une mort Souveraine au site du feu de la flamme légère des respirs enneigés, Enfant au berceau ne sachant ni Dire ni offrir, Enfant à peine né déjà voyant et percevant dans sa totalité l'immonde irraison l'ayant destitué de son rivage d'innocence . . . " . . .

. . " . . . Que le Cil de l'Aigle témoigne dans la rosée nuptiale des frais matins de l'ivresse vagabonde, le Cil de la pluie, le Cil amer des vagues amazones dont les fêtes s'écourtent devant les remparts où se prosternent les prêtres féeriques, divins de grands âges d'épures les lys qui vont les cygnes constellés des moissons solsticiales, ces aires sans repos de lagunes au feu d'un forge sublime qu'incante le respir ouvragé,

Cil sauvage sous la brume des natifs errants délibérant des largesses le vouloir d'une imposition où d'un front commun une rupture devant la mort et ses équipages déserteurs, Cil vaillant désignant le sursis et au delà des cimes la destinée d'un Règne trahi dont le rêve doit se perpétuer et demeurer afin que le ciel de nouveau flamboie l'horizon majestueux de la divinité qui s'éclos, mesure de toute victoire de l'Etre ployant sous le joug,

Cil encore dans la vertu passagère des Mères apeurées et des parfums de larmes qui s'épanouissent sur les routes sombres de l'avenir, Cil encore s'il en reste du regard vertueux livrant une parure pour signifier au delà de l'allégeance la Nécessité du Voeu de l'Empire mortifié, par le coeur palpitant l'évocation des Chants qui furent et ne doivent disparaître afin de perdurer l'Histoire de la pure Harmonie qui doit devenir,

La nuit tombait sur cet équipage de fidèles, de pourpres cavaliers ceints de la couronne frontale de l'horizon, cohortes en prises d'aubes blanches lumineuses et stellaires des Mages et des Sages dont le clair regard désignait le lendemain à vivre, éclos d'un Peuple d'Artistes et de Prêtres devisant le séjour Impérial et ses ruines en ce Monde, en cette Heure où pleurait l'Enfant de l'Avenir dans un souffle épuisé et mélancolique,

Le ciel prenait couleur de deuil, les femmes cachaient leur visage, les hommes témoignaient, et dans le clair éclair du feu bruissant aux pentes des Monts d'Airain, cette troupe de survivant au delà de l'apitoiement dressait la route à naître pour que le Cristal délivré puisse jaillir la flamme de sa force et de sa puissance en naissance, voeu de l'Astre que la mémoire conserve dans un souci d'éthique profonde que ces siècles parurent,

Au milieu de la tourmente et de l'affliction les plus profanes, au milieu des flots de morbides délivrances jaillissant les ruines des villes et des sites traversés, hier encore riches et vivants, ce jour désertiques et profanés, ce jour masqués par les fumeroles des pillages et des éclairs de sang labourant les terres du Vivant d'un soc monstrueux dont les menstrues éclaboussaient l'Univers d'un Règne au profit de la hideur,

La pluie pénétrait le songe, la neige s'amoncelait, les champs de la fertilité disparaissaient, les Lunes d'Erigée traversaient les nuages floconneux pour travestirent la luminosité d'un éclat blanchâtre sous lequel les Etres ressemblaient à des fantômes et non à des Vivants, des cris et des plaintes secouaient ce drame, et ces cris et ces plaintes montaient vers les cieux, rebondissaient sur les couches nuageuses pour s'amplifier,

Revenant à la Terre dans des ires maladifs spoliant la nue de son oeuvre talismanique, toute pensée obnubilée ne pouvait que fléchir devant cet embrasement situant des sources de la vie la dénégation et sa compréhension dans les cavernes de l'oubli, les Guerriers eux mêmes en arrivaient à trembler, eux qui furent les derniers remparts de la vie, eux qui combattirent dans des fresques cruelles dont le conte viendrait,

Seul, au milieu, l'Enfant en pleur, ne savait, ne pensait, seul au milieu, et les regards se portaient vers lui, vers l'espérance de leur chant et de leur luminosité, les regards s'embrasaient, délaissaient cette peur comme cette terreur, ils se devaient et ne pouvaient l'oublier, ils avaient vu la mort des pentes de cet Etre, ils avaient vu des massacres et bien d'autres choses que l'imagination ne peut décrire tant la laideur est soumise . . . " . . .

. . . " . . . Au milieu, l'Enfant se tenait, les yeux humides, le regard éclairé par les constellations, les Lunes d'Erigée n'ayant pas de prise sur leur miroir en lequel une flamme faite de tendresse et de volonté se dressait, flamme irradiante que percevaient ces cohortes qui venaient de le sauver de la mort fatale à laquelle il était destiné par le fer des hordes septentrionales, et cette flamme indiquait le chemin qui devait être pris pour perdurer,

Perdurer le Cycle et le Site de l'Empire, mort ce jour dans les fantasmes de la déchirure qu'improvisaient des souffles putrides dont le nom ne saurait être prononcé pour ne pas mettre en péril la demeure de cet âge, la demeure de ce lieu vécu et vivant, demeure à renaître, demeure à revivre lors que les derniers feux de la nuit pulsaient des senteurs de charognes bercées par les crémations des vainqueurs à propos des rives ancestrales,

Cendre dispersée des vaillances et des ardeurs, cendre dilapidée de la mémoire des âges, de la force comme de la volonté, de la beauté et de l'harmonie dispensées, cendre d'une civilisation n'ayant pas su taire les dissensions et les éclairs de parures autoritaires et négatives, instances de troupes en mal de pouvoir, instances tragiques dont les fronts réunis venaient de perdre à tout jamais pour des siècles la parole de la justice,

Par ce sol labouré de chairs sanguinolentes, par ces rives glacées de terreur voyant les chaumes brûlées, les nefs de cristal dispersées, les villes anéanties, les routes saccagées, les prairies et les cimes destituées, les foules en leur sein se couvrir du voile de la mort, les femmes en pleurs, les enfants épris de peur, les hommes repliés sur eux mêmes, les animaux s'enfuir dans des galops tragiques les menant à l'abîme, toutes faces désignées s'éployant dans une danse macabre,

Dans la mendicité du souffle, dans l'ablution du sang, dans la détresse couronnée, dans la pâleur morbide des ossuaires, dans l'affliction la plus déshonorante et la plus vile, Peuple broyé tenant en ses mains les chaînes du servage, Peuple officié dans le désir de taire les infamies apprêté à la reptation coutumière des ires belliqueux, l'onde accomplie en son présage dressant sa volonté de marche souveraine sur les restes acclimatés de sa désespérance,

Les derniers soubresauts de la réalité dressant leurs oriflammes aux frontières du vide, destinant un combat majeur qui se conterait par les siècles déposés, des hymnes perçants l'orbe et son degré, la Chevalerie de ce temps ouvrageant ses détails et ses armoiries pour charger l'écume rougeoyante des conquérants ténébreux de leur Ame, ivres de la folie les soutenant et les signifiant, ivres de la destruction et de ses hymnes,

Dans la plaine d'Arvak l'éclat lumineux, qu'ivoire les rides des visages dans l'accomplissement, haut fait d'arme permettant la fuite de Celui qui vient, que le respir flamboie dans la démesure de l'Action majestueuse isolant les Etres du Temps comme de l'Espace, Don soulevant les cimes et les abîmes pour offrir le spectacle d'un sacrifice dont l'éternité toujours fixera l'attention des espèces par les multiples cieux étoilés des Règnes vivants,

Eclair du nombre les regards d'acier libérés des contraintes de la Vie comme de la mort, combattant et combattant encore jusqu'au dernier souffle, jusqu'au dernier Chevalier, jusqu'à la désintégration complète des rives qui furent, sous les assauts tumultueux et signifiés des hordes conquérantes, obligeant au souvenir, obligeant à l'admiration de l'adversité elle même, obligeant à l'Hommage le plus noble l'Eternité,

Dessein de l'Oeuvre dans les clameurs éteintes des rives arrogantes le fruit du destin qui passe et ne revient, l'arrêt des combats d'une heure seulement permettant au Vivant la condition de son accomplissement, la condition de son devenir et de son chant au delà des myriades farouches de la destitution de son Sacre et de son déploiement, dessein qu'ivoire la pluie de l'Aube en ce chemin qui luit l'espérance par delà le chagrin des hymnes éclairés . . ." . . .


 

La Citadelle de Marbre :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-065-3

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:30 )
L'Impériale densité ...
SCIENCE FICTION
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:01
L'Impériale densité ...


D'Orion le message nous vint un soir de grande vacuité, et la configuration de ses élytres dessinait sur la sphère de notre gloire le feu cendré d'un couchant azuréen, force de volonté nuptiale à l'appariement prairial dont nous primes le chemin pour efforcer le temps en ses ruptures et ses concaténations limpides et surannées,

Le Verbe en leurs limites devisant d'hospice clair le chant d'une allégorie par les cimes effrayées dont notre rencontre bâtie ne comprenait le sens advenu après les mortifications et les sentiments édulcorés qui brisèrent l'alliance d'un hymne et la destinée d'un signe, puissances exclues des rives de l'ornementation des souveraines densités,

Dont les pulsions sont nos moments exaltés, dont les marches de fronts purs éclosent des racines les temples précoces et les agiles parures qui font de la Vie le destin sans failles de l'immortelle randonnée de l'écume, vague de l'Océan superbe déferlant de fêtes en fêtes sur les rivages de la nue propice et supérieure,

Eclair du Chant qui passe, éclair lumineux dont les pourpres citadelles méconnaissent la pure incantation qu'il nous fallait ranimer dans le berceau des algues brunes du milieu de l'Empire éployé, là bas, en ses vertiges prononcés décimés par les noctambules essaims des parjures et des avilis dont les drames devenaient les faces diurnes,

Notre coeur pour ce Coeur, notre vie pour cette Vie, et notre flambeau remis des conditions nouvelles, épures en nids d'ors des fastes et des allégresses éperdues, devenait l'éclat d'un principe irradiant, balayant la turpitude et les jouvences incantatoires dont les litanies s'éperdaient dans la pluie de délires oublieux,

Instance aux portes sacrales, de la Voie la pulsion nos voix acclimatées proclamant la renaturation de la divinité et non sa servilité, toutes faces en ce parcours éveillé demandant et questionnant, toutes voix en cette mesure témoignant l'épanouissement d'un rite et la formalité d'un voeu au delà des allégeances cupides,

Dessein de l'aurore dans sa flamboyance exonde voyant des heures dissipées les lacunes et les promesses sans lendemains, les rêveries et les songes porteurs, et au delà dans la prononciation l'accord majeur permettant la dissipation des mensonges et des paroles sans honneurs comme des masques en erreurs,

Libre moment de la joie recouvrée dans la passation des pouvoirs et la stricte application des Verbes dont les floralies devisent l'éternité et non le tumulte, l'éternité et non les liaisons fractales dont les écumes broient le silence de marges sans éclats et sans écrins, toutes forces enlisées enlisant le lendemain de l'avenir,

Respir qu'il nous fût donné à côtoyer par delà les brumes des sépales d'Orion la brune dont le soupir encore nous reste du zéphyr comme le souffle d'un parchemin qui s'attriste de ne pouvoir naître les candeurs divines des efflorescences éblouies, naguère par les temps des mystères épanchés qui nous furent appelés et signifiés...


Infinitude :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-073-4

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