Welcome ! Bienvenue ! New World Organization ®
Home
AU FIL DU TEMPS
DES ARTS
DEBATS
DEVENIR
ALL TEXTS
Documents
LIVRES REFERANTS
LIRE
LIVRES
UNIVERSALITY THEORY
HARMONIA UNIVERSUM
BOUTIQUE
Wrapper
Liens
Flux RSS
Contact
PARTICIPATION
Recherche
FOCUS SUR L'AUTEUR
Latest News
Search
Other Menu
Administrator

© Patinet Thierri

 
Home arrow ALL TEXTS
Blog - Content Section Layout
HAUTEFEUILLES (extrait)
LITTERATURE
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 18:57

Enfin s'achevait cette marche forcenée que sous l'empire de sombres pensées, la vieille servante accomplit, dès l'aube quittant sa retraite, et malgré l'heure grisâtre, coupant à travers bois et prés, si grande était sa hâte de parvenir à destination. 

Des rouges clartés du soleil levant, Auxeuil surgissait, dominant les collines alanguies du Vouvray dont les pentes s'estompaient sous le ciel duveté de brume. Fortifiés de lierres drus, ses remparts ne défiaient plus que les saisons. En leur enceinte tutélaire, ses toits de tuiles brunies se pressaient parmi les frondaisons jaunies, troupeaux séculaires, rassemblés par les vents d'automne, bergers solitaires, nul n'entendait leur complainte douce amère. 

La ville reposait encore. C'était jour dominical. 

Péronne s'achemina par le dédale des rues désertes, et ne rencontra point d'autres mouvements que ceux de la lumière incarnate, de l'ombre mélancolique et frissonnante des branches, de la chute frêle d'une feuille morte sur son épaule. Et plus elle approchait, et plus vite elle voulait aller, et moins elle avançait. Toute alourdie de fatigue sur les pavés arrondis, en vain s'efforçait-elle d'un pas meurtri. 

Elle atteignit la place des Cordeliers, il était six heures sonnantes au clocher. Bientôt, elle s'arrêtait devant l'étude de Maître Bauzac; le panonceau qui s'érigeait au fronton du porche d'entrée, luisait comme un écu d'or. 

D'un geste harassé, elle posa son sac de voyage sur le trottoir, et reprenant haleine, considéra les persiennes closes de la haute façade, mais en raison du caractère exceptionnel de ce jour, elle ne douta pas que Maître Bauzac, et Mademoiselle Edmée, sa soeur, ne fussent levés.

Des longs plis de la mante noire qui l'enveloppait, dégageant son bras, elle se haussa vers le heurtoir, saisit l'anneau de bronze, le frappa très discrètement contre la porte, s'apprêtait à le soulever de nouveau, mais il suffit, déjà on accourait dans le vestibule. 

- « Ah! se reprocha-t-elle aussitôt, je n'aurait point dû m'en venir . On pense que c'est le petit qui arrive. » 

Son embarras fut extrême. Elle se retira sur le trottoir, près de son sac de voyage en grosse toile grège brodée de marguerites grenats. 

- « Comme on va être déçu de voir que ce n'est point le petit ! Et on va l'être à proportion de l'ardeur que l'on met à tirer les verrous de l'intérieur, à tourner la clef dans la serrure », se désolait - elle à mesure que s'effectuaient ces manoeuvres. 

L'un des battants s'ouvrit, Maître Bauzac se précipita sur le seuil, et s'immobilisa brusquement, interrompu dans son élan. 

- « Peronne ! » s'exclama  t'il, consterné. 

- « Je vous prie de ne point m'en vouloir, Maître, si je n'ai pas attendu que vous veniez me chercher, mais je ne pouvais plus m'endurer. » 

Du fond de son noir capuchon, maintenu sur sa tête par une épingle à cabochon, elle le regardait, humble et confuse. 

- « Vous en vouloir!, se récria t'il, chaleureux comme à l'accoutumée. Pauvre bonne et chère Peronne, mais que dites vous là ! Il était à prévoir que l'attente vous deviendrez insupportable. Nous aurions tant voulu, ma soeur et moi, vous épargner cette dernière épreuve! Ah! Que j'ai regret de n'avoir pas su vous ramener sous notre toit quand je vous vois arriver avec ce visage défait. Vous avez grand besoin de réparer vos forces. Allons, vite, entrez! Ma soeur va prendre soin de vous. » 

- « Qu'elle me suive » ordonna Mademoiselle Edmée, paraissant à son tour, la mine courroucée. 

A voir comme toute sa personne était pleine d'une ronde autorité, Maître Bauzac n'eut que le temps d'effectuer un prompt recul pour la laisser passer, car ne souffrant point de retard dans l'exécution de sa parole, elle fut quérir la vieille servante sur le trottoir, et la soutenant par le coude, elle la conduisit dans la salle à manger, près de la cheminée, où le feu brûlait à grand train. 

- « Peronne ! Enfin ! Perdez vous le sens ? gronda t'elle. A votre âge ?   tel jour ! Venir de Nozay à pieds jusqu'à Auxeuil ? même en passant par les traverses, ce que vous avez fait, comme en témoignent vos chaussures terreuses, vous n'avez pas moins parcouru cinq bon kilomètres ! » 

Et ce disant, d'une main preste, elle retirait l'épingle à cabochon, elle faisait tomber le capuchon, elle dégrafait la mante, en débarrassait les épaules qui ployaient sous le faix des plis lourds de brume et de rosée, ce qui ne fut pas sans l'irriter un peu plus. 

- « Dans quel état Richard va t'il vous retrouver ? Nous qui lui avons dit encore hier soir au téléphone que vos soixante quinze ans se portaient comme un charme, que c'était merveille de vous voir si allante. Il ne faudrait pas qu'il arrive de ce moment, vous êtes à faire peur. Maintenant c'est assise dans ce fauteuil que je vous veux. Au coin de la cheminée. Près de ce feu avec un tabouret sous les pieds. » 

Mademoiselle Edmée joignait activement le geste à la parole, et l'un aussi péremptoire que l'autre. 

- « Je parie que la rosée a également traversé vos chaussures. » s'irrita t'elle encore. 

Et sans plus, elle déchaussa la vieille servante et tâta l'extrémité de ses bas de laine noire. 

- « Naturellement, ils sont humides! » 

Ce qui motiva de plus belle son courroux. 

- « Ah! Péronne, Péronne, vous avez tout fait pour récolter une bronchite. Mais nous allons prévenir le mal. J'emporte dans la cuisine, votre mante et vos souliers pour les faire sécher devant la cuisinière, et je reviens avec des pantoufles chaudes et une tasse de café brûlant que vous me boirez sans dire mot. » 

La vieille servante ne disait mot non plus, ce qui surprit enfin Mademoiselle Edmée. Est ce que par hasard, elle serait fâchée ? Son attitude le laisserait bien supposer; elle tournait obstinément la tête vers la cheminée. A moins qu'elle ne présente son visage aux flammes pour se réchauffer ... Voyons, Péronne ne pouvait s'offusquer de ses propos, elle connaissait son caractère effervescent.  

Même si ses diatribes ne soufraient point de répliques de la part de ses interlocuteurs, il n'était pas dans les habitudes de la vieille servante de les subir sans riposter avec bonne humeur, à plus forte raison de se laisser admonester de la sorte, non plus que d'obéir à ses ordres sans plus de résistance qu'une enfant prise en faute. 

Qu'avait donc Péronne ?


HAUTEFEUILLES

© Marie Laure BRESSUIRE.

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 09:34 )
Avant Propos ( extrait )
LITTERATURE
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 18:56
Avant-propos

En écrivant ce livre, j'ai souhaité en faire un message de paix, rappeler à tous les belligérants, un Liban où il avait fait bon vivre ensemble.
Je n'ai pas voulu analyser ni accuser. Les événements relatés ici sont connus. Leur évocation était nécessaire au déroulement du récit : le grand amour de Génane et de Kamal, symbole des deux communautés, qui ont désespérément et souvent inconsciemment cherché à s'unir.
En outre, j'espère apporter aux Occidentaux qui la recherchent, une logique insaisissable sur la vie au Liban avant et pendant le conflit.
La vie privée de mon héroïne est un roman dans un contexte historique et social réel.
Le titre de mon livre, c'est à mon fils aîné que je le dois. Alors qu'il avait à peine trois ans, revenant d'une fête, je lui avais demandé : «Qu'est-ce qu'un feu d'artifice ?» Il m'avait répondu : «C'est de la lumière qui se démolit».
Plus tard, mon fils cadet, au même âge, me fournissait un mot aussi joli, aussi vrai et profond. A lui je demandai en voyant un avion passer dans le ciel : «Qu'est-ce qu'un jet ?» - «C'est un avion qui fabrique des nuages».
Etre lumière et se démolir, fabriquer des nuages, n'estce pas le propre de l'Humanité ? N'est ce pas aussi celui du Liban ?


 

ISBN 2-911030-48-6
Editions de la Framboisiere

  QUAND LA LUMIERE SE DEMOLIT

© MARIE GRESH .

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 09:35 )
Au coeur de Terre ( extrait)...
LITTERATURE
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 18:54
Au coeur de Terre ( extrait)...


 


C'était des rives d'Alpha croissance de haut nom, fulgurances diurnes et nocturnes de la flamboyance sans mesure des cieux et de son Verbe cristallin, tempête sauvage des hymnes et douce mélodie des rythmes propitiatoires, sites de naissance d’une marche fertile, ardeur comprise, de la nécessité de l'éloquence et de sa douve armoirie, impétueuse avance dont l'aurore, là bas, au secret métal irisait le Sacre d'un avenir certain, hommage puissant au règne fécondé flamboyant à l'écume insigne d'Océan, la parure tumultueuse des pourpres parchemins minéraux, algues fragiles aux sens précieux, front de mer à la vague déferlante, déjà, vagit d'inoubliable parchemin, mémoire des forces, souvenirs violents d'or nuit le pétale des maux, la peine des faunes et le sentiment de naître, unique, la conquête d'un âge Tutélaire, mesure d'Etre, mesure fantastique à la lueur de ce regard à peine né embrasant cette Terre semblable à l'étrangère, mais dont le nom balbutié signait déjà plus haut hommage reconnu, hommage Substratum au coeur de son Règne !

Si Règne à l'étoffe de pure énergie, matière des sens, mouvances de grands cycles, firmament des âges du nom sacré des cristaux acheminés hautes forces de l'aventure minérale, ramifications des sols et germinations de semences élevées, offrande à la Terre vivante, prouesse d'autonome nécessité, champ de pleine Voie du parcours insigne du Vivant, là de pleine Terre, chemins d'algues les floralies, puissance d'un pas circonscrit, ici de haute mer, aventure nouvelle de l'Esprit à la découverte du présent, présence de cime à la flamboyance hautaine du ciel, large éventail du corps du jour et de sa fenaison de certitude, âme de la nuit et de son langage d'incertitude, osmose de divinations aux terreurs de grands songes, terreurs à la nuit, terreurs aux jours, aux parfums et aux semences, à la pluie et au Solaire, et si proche de ces rives, au nacre blanc des cieux enneigés et au satin blanchi de la houle des déserts, masques de saisons et de rythmes, masques colorés à la couleur de hauts rites, couleur d'offrande et couleur de Règne d'Humaine perception, énergie profane de Vivant disséminée par la pulsation d'Univers, effervescence domaniale d'un âge fantastique, instance déchirant le voile du cocon des âges par toutes faces de la Terre, brume levée des piétinements, élan fertile de l'ardeur irisant d'état minéral l'état ultime de Nature, onde novatrice situant parchemin le corps fabuleux de la transhumance harmonique de la matrice, âge ramifié, si ramifié par la tonalité des heures et le serment de sa grandeur, qu’inconnu le songe de son ivresse, l'aube montant dans l'azur montrant flamboyante porte de ce rêve né en pluies d'étincelles, là au souffle continental, ici au souffle Vivant, tout souffle solidaire dans la fragilité d'un devenir aléatoire, organisme gigantesque, avec lenteur, déployant, comme un grand cri d'Aigle saisi d'effroi à la proie de son aire, son aile conquérante sur toutes faces de la Terre !

Faces de plus grand nombre, de plus grande Vie et de plus hautes couleurs, faces sans nombre à la rive des fleuves et des Océans, faces armoriées de plus noble élégance comme de plus basse condition, faces essaimées de la Terre essaim Humain de haute condition, faces grandioses à l'âge de ce nom, levain puissant d'un ferment unique, levain de force inconnue de toutes faces dans la frontière de cet hymne, hymne violent à la violence de son heure, hymne d'un autre âge, l'âge de la nuit Humaine, âge sans face découverte de plus haute face …

Nuit Humaine, fut il dit, et les clameurs à son ombre furent chant d'éventail de la voix splendide de l'aube mercuriale, comme matin de fraîche haleine aux sources de la Terre, or multitude des plaines en hiver aux cimes flamboyantes de l'été embrasant d’un front de gloire, mesure d'Océan, le pas d'Etre novateur,

Et ce furent à la poussière de son rythme hautes couleurs du chant d'Etre, hautes couleurs aux surfaces, surfaces fertiles et arides, hautes couleurs aux climats, climats torrides et diluviens, hautes couleurs aux orbes Vivants, Vivants d'ordre végétal et animal, toutes couleurs affinées au noble essor de ce pas conquérant en marche de sa Terre, prémisse de long séjour à l'aire de son champ si vaste, mesure du nom d'Etre !


Au Coeur de Terre :

© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-053-X

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 09:35 )
Les sortilèges de l'Enfance ( extrait)...
LITTERATURE
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 18:53
Les sortilèges de l'Enfance ( extrait)...




Et. dans le souci des premières heures, vagues passantes de floralies, les cohortes nos mots d'équipage, Verbe d'iris qu'enchantent nos mémoires au ruisseau d'abondance en son eau de réveil, suivre, suivre dans le regret du plus haut jour, en cette chambre lépreuse ou nul n'habita, sinon la désespérance et son cri de lamentation, offrande d'un ruisseau de mort...

C'était hier ...

Londres était las. Ses habitants avaient couché depuis longtemps leur corps fatigué. De l'hôtel World, notre impasse, notre réunion semestrielle venait de commencer, une lumière baignait quelques visages, visages épures de premiers jours, la foi vibrant chaque iris le serment d'une Ile novatrice. Regards fiévreux, la couronne du bonheur pour éclos, corps fatigués de la fatigue sans absence, mains tremblantes mais voix fermes le principe de l'action engendrée.

Le silence était venu pour écouter nos actes les plus fidèles. Paolo désigna son parcours...

« Comme vous le savez, puisque je vous l'ai écris à plusieurs reprises, j'ai énormément de mal à faire prendre conscience de notre Idéal à la Jeunesse Australienne. Malgré de nombreuses conférences, notre Voie n'a laissé mûrir que peu de fruit. Cela est désolant, mais malgré tout j'ai l'espoir qu'une prise de conscience se dessinera peu à peu, que notre étendard flamboiera en toute âme jeune et moins jeune de ce pays magnifique. Ce qui me permets cet espoir c'est le fait de l'intérêt porté par un certain nombre de personne de tout âge aux critères d'instauration de l'Universalité: ils s'aperçoivent que notre Idéal n'est pas une utopie, ne se moquent pas, et par ailleurs ce qui est très important, ils constatent le pouvoir de pureté qu'adviendrait le règne de l'Universalisme.

Malheureusement, si instinctivement ils éprouvent le besoin d'acquiescer à cet Idéal, leur raison en nie le sens et l'équilibre. Et pour cause, dans leur système, il n'y a pas de place pour ce rêve!

Ce rêve qui n'est qu'une réalité à prendre, une réalité oubliée, déformée dans le miroir de nos jours entropiques...

En définitive, je pense qu'il faut persévérer en ce lieu pour voir fleurir des bourgeons, et je m'y attacherai malgré la délation ou l'ironie du pouvoir en place qui mandate en chaque conférence un certain nombre de contradicteurs et surtout quelques képis qui contrastent désagréablement avec la multitude venue écouter notre message. Dois je en conclusion vous parler des articles de journaux qui tendent à détruire notre hymne ?

Non, je ne crois pas, nous sommes tous au courant de ce phénomène qu’utilise le système pour défendre son existence, son image de marque!

Cela ne doit pas nous influencer, notre mouvement étant à ses prémisses, il est normal que l'on cherche à le détruire, surtout si l'on ressent derrière les mots l'existence d'une foi inébranlable. Nous prendrons notre droit de répond, d'ailleurs beaucoup de nos amis dans l'underground le font... »

Puis Ted :

« Aux Etats Unis, notre impact est beaucoup plus fort. Nous sommes suivis, prônés dirais je même. De villes en villes, les conférences ont soulevé l'enthousiasme. J'ai pu voir enfin ce que nous attendions tous, à savoir des salles entières rester après les conférences pour discuter, questionner ! Flots de paroles, déchaînement de joie, je sentais parfois que l'instant de la mutation allait venir, était pour l'aube !

Malheureusement, malgré la bonne volonté, le nombre n'est pas encore de qualité pour promouvoir l'Idéal. Rien de péjoratif dans mon propos, simplement le reflet de la réalité. Tout le monde veut, mais bien peux sont conscients de l'effort a réaliser pour parvenir à l'état de maîtrise avenant la certitude.

J'ai donc implanté des centres dans les lieux visités, afin que le message soit saisi dans toute sa densité et non superficiellement. Ainsi, notre Association pourra se targuer d'étendue dans ce pays, et je crois que l'avenir portera des fruits.

Comme Paolo, je me suis heurté au pouvoir en place. On m'a refusé la parole dans certains Etats. J'ai eu quelques démêlés avec la police, rien de grave, sinon quelques nuits au poste. Malgré tout, l'ensemble de mes conférences a pu être présenté dans des conditions convenables.

En conclusion, je crois que seule la persévérance adviendra ce que nous attendons tous : l'ouverture de l'action... »

Marxi :

« En orient, j'ai affronté la parcellisation, tant des Terres que des Castes, et surtout l'emprise politique comme religieuse. En chaque terre traversée, j'ai laissé des gens dans l'indécision, indécision quant à la pénétration de l'Idéal, indécision quant à la poursuite des rythmes politiques qui les mobilisent. J'ai eu la joie de voir venir à moi une multitude éprise, ensemble d'Etre vaste, communion de l'Idéal, le vouloir pour étendard, la force comme enclume. Il m'a fallu du temps pour faire comprendre à ces gens de bonne volonté que nous ne voulions pas imposer notre chant, mais mobiliser les consciences face à ce qui pourrait être et ce qui malheureusement est. Dans leur mémoire j'ai réveillé la Paix que certains d'entres eux, des géants, ont su faire épanouir. Ils m'ont compris. Je ne parlerai pas de leur nombre, si tant le nombre la pâle image de la qualité qui se doit, mais je vous parlerai des pessimistes, des contempteurs.

Pessimistes et contempteurs sont un nombre terrible de gens d'un certain âge qui regardent notre Idéal comme l'utopie même. Je les ai vu, je les ai entendu, j'ai remarqué leurs poings crispés ou leur calme inattendu devant les mots de notre conférence. Et les critiques de fuser, et la dialectique de s'empresser à semer la confusion dans la noblesse des Esprits venue écouter ce qu'était l'Universalité ! Epreuves exténuantes que celles de définir un monde juste lorsque vous vous adressez à des gens qui détiennent toute vérité, car bien entendu ils connaissent la vérité et ce que vous dites n'a pas plus d'importance pour eux qu'un souffle de vent !

J'ai lutté de toutes mes forces pour que nos conférences soient données dans leur intégralité, parfois j'ai échoué, d'autres fois j'ai réussi, malgré tout, j'ai tenu et cette persévérance a été reconnu, si tant reconnue qu’un jour j'ai vu des jeunes gens se battent contre des forces qui voulaient m'interdire de parler.

Ce jour là, j'ai compris que nous parviendrions à tisser les prémisses de notre Association en ces lieux jusqu'alors rétifs à l'ascension de l'Idéal. Beaucoup de travail sera nécessaire avant qu'éclosent les ramifications que nous souhaitons voir se dessiner dans ces pays dont la plupart sont sous le joug, mais ce travail nous apparaîtra comme mineur si tant les coeurs sont attentifs à la prémonition d'un Idéal de justice, multitude que j'ai pu rencontrer.

Ainsi en dehors des paroles de haines, des menaces, des dialecticiens, des méprisants, puis je vous dire aujourd'hui que demain sera un jour neuf en cet orient qui semble lentement s'éveiller d'une nuit profonde... »

Marc :

« De l'Afrique, ce continent oublié, des Peuples vagissants dans le dilettantisme comme dans la sagesse, je ramène un message d'espoir.

J'ai parcouru de nombreux kilomètres, traversé de nombreux pays, reçu tantôt avec animosité, tantôt avec inquiétude. Qu'allait on proposer à ces Peuples trop longtemps esseulés ? Du sang ? Des chaînes ? Non, rien de tout cela, une lumière, une colombe, venue les rassurer, venue pour leur donner la joie d'être parmi tous, d'être dans leur simplicité, leur état, leur dimension !

Ainsi ai je connu la joie de les voir s'animer à l'Idéal, joie nouvelle de partage Vivant, reconnaissance de leur intégrité. Ils crient, chantent ce jour d'éclat qui les verra enfin libre du reniement, communion dans l'Univers parmi les Races comme parmi les Etres.

Jours de pleine joie, dans la brousse comme dans la savane, j'ai parlé et ils m'ont écouté. Ils répètent symboliquement les phrases de notre conférence avec la ferveur de l'enfant mais aussi avec la sagesse du vieillard, paradoxe de leurs civilisations.

Bien sur tout n'a pas été paradisiaque lors de mon voyage. J'ai vu bien souvent des cordons de police interdire l'accès des salles mises à notre disposition, plusieurs pays refuser leur droit de passage, mais qu'importe, je sais que progresse l'Idéal sur ces terres Africaines, par ses Peuples mutants, et je dois dire que l'implantation de notre Association y sera relativement bien accueillie.

En conclusion je pense que notre Navire s'ancrera sans difficultés dans ce Continent ou beaucoup espère la venue de l'Idéal ... »

Natacha :

« En Europe, tout va pour le mieux. Nous avons réussi comme vous a porter notre message par tout lieux malgré des problèmes et des contraintes de toute sorte, notre persévérance la seule définition de notre victoire. Ici et là nous avons été acclamé, non pour nous mêmes mais pour le message que nous diffusions, soit l'Universalisme. Ces acclamations ont été pour nous une grande satisfaction. Nous avons pu sur place élaborer des structures qui reprennent notre hymne. Elles nous serviront lorsque nous signifierons notre Association. La presse s'est emparée de nos idées, j'entends la presse underground, non celle esclave du système en place.

En conclusion je pense que nous avançons à grands pas, il est vrai que nous ne défrichons pas des terres vierges en ce lieu, j'ai bon espoir donc que nous réussissions là ou beaucoup ont échoués... »

Londres était las, mais nos yeux étaient d'éveil et chacun d'entre nous pensait déjà l'avenir. Et nous parlions l'instant notre demeure les jours fuyants de l'horizon, notre éternité dans ses prémisses, qu'il m'en garde souvenir ...


Les Sortilèges de l'Enfance :

© Patinet Thierri .

ISBN  2-87782-052-1 ISBN  2-87782-152-8

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 09:35 )
Vecteur du propos ...
LITTERATURE
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 18:52
Vecteur du propos ...




En ce jour,

Prélude dans le chant des ivoires ou le germe fut, tel d'or, le prisme de la conscience novatrice qu'Etre le ciel inspira, vaste demeure, Empire de la foi qui bruit douleur des larmes le vent dépéri des hymnes hauts, qui furent âges sacrés à la porte de nos temples bannis, ou le fer dessine des gravures incertaines et fauves, ou la mort idolâtre couve sans regrets le songe de la Vie altière qui fut, déterminante épreuve des heures, louanges d'incertitude la clameur des odes barbares, nos cycles et nos règnes lamentablement échoués sur ce roc insipide de la détresse, ferment de terreur et d'oubli, fable d'inconscience la royale destitution de la Voie du Sacre, nos marches en corps nu d'étreinte, soupir des labyrinthes le sens secret de l'aube au détail fulgurant, talisman mystérieux des sorts profanes aux songes hérétiques et fiers couvant d'austères prédilections le témoignage d'un signe déshérité, naufrageur et stérile, vague d'armoiries sans nombre la folie magique d'un destin en ruines de l'aurore, nos passions sans rives destituées de fleuves sans écumes arguant la compromission des rythmes pour verbiage de non-sens l'entropie d'un cycle vagit d'univers la croyance d'un hasard sans but ni vigueur, sans aire ni semblable d'Etre la corruption de l'erreur pour souci de haute satisfaction domaniale, tempe d'ivoire l'Esprit en marge de son chant le respect du coeur d'univers fenaison des miasmes la moisson sans heures de propos, sites amers et sans respirs, sites fourvoyés aux cris de l'ignorance le grand voeu, mal à nos jours la fertile ivresse des incantations qui fusent nos remparts constellés aux moires significations abouties de l'ordre défiguré souverain par les chants qui règnent en nos terroirs de naissance, enchaînements vertigineux acclimatant l'insigne des floraisons la candeur des regards ancestraux pour arborescence d'un faisceau multiple rongeant les quelques mesures qui stancent encore le réalisme foudroyant des heures advenues, respir foudroyé le souffle vaincu témoin de vive voix dans le salut des coeurs diurnes l'enfantement nocturne du devoir rêvé en ciel vaste l'offrande renouvelée d'un chant d'horizon embrasant la sphère du détail la configuration totale de l'astre à nos pentes sans mesure, cimes à nos abîmes qui montrent leurs visages défigurés, vecteurs du propos,
En ce jour,

D'esclaves les prisons du signe la force étrange rompant le devenir par toutes consomptions érudites de son feu, flamme vivace brûlant velléités d'un carcan à demi rompu le souvenir sauvage des âmes sans repos, les chaînes tumultueuses bravant l'espace d'un éveil si miroir l'atteinte lumineuse des matières endeuillées à la perfection d'une parole fauve, parole sans lumière dans la Voie qui vibre Solaire la flamme oubliée, esclaves d'arrogances les mythes éperdus, crépusculaires et sans noms la fourberie et le mensonge de la nécessité pour plus basse bassesse des rires faux qui s'étreignent à la nue des cages qu'hivernent les mendiants d'un frisson mortel et rare, la pluie de ce règne lamentable croulant tout espace de la Terre, toutes faces de l'Humain, conjonction d'une harmonie sans failles à la déclinaison de l'orbe, parure maculée du sang et de l'horreur, hypertrophie des âges notre âge ce son qui signe du métal la rage des espoirs aux masques hideux d'une perception voulue le monde pour crispation l'élévation de cette abstraction qui ride nos angoisses levain d'amertume la couleur désenchantée des rives en naufrages, des rives et des Peuples, des Peuples et des Etres de leurs sangs, toute Humanité du nombre floralie perdue dans le brouillard des corps atteints de cette lèpre miroitante qui vrille dans l'Esprit ses délicates prostitutions de l'âme pour zénith, faste de ce jour la pure destitution du vivre pour mobile d'une satisfaction tronquée du vivre souverain, clameur dans le vil et l'impie sans détresse tant de mage la présence qui fausse le propos route l'antre pervers qui détruit et immobilise les consciences nubiles et fatiguées, jeunes de la Vie intégrées à la compréhension et au désir semblable du corps fabuleux araigne de solstice de foi l'enivrance et le langage si tant rompue les hardes à nos pas seuil novateurs des semis qui tressent leurs moissons à nos épures de grand siècle, nos mots sans signes dans la couleur des mémoires et des esprits qui parlent ces messages de leurs hauteurs splendides de nuisances, vecteurs du propos,

En ce jour,

De notre Terre en liesse lianes perfides les cloisons de ce nombre qui marchent les silences du grand nombre, actives prédestinations des sorts qui installent leurs gravures l'ombre gigantesque d'un fléau sans mémoire sur les sites d'univers, sites anachroniques aux respirs achevés des Peuples en ruines aux villes fières trépassées le marbre des minéraux cultivés de la boue sèche de salive des fruits déserts ou s'immolent des temples à genoux perfides rouages des lamentations au rythme assouvi de l'heure belliqueuse, sans remords, ô fratricide inconscience de l'erreur, nos villes par tout Temple ouvertes de semences incontrôlées rouages de plus haut esclavage par les temps du vivre, nos chairs du limon étouffées l'orage du service de l'horreur, acceptation le terme dans sa suffisance de bonheur, toutes nos faces abaissées à la parure de cet écrin qui affabule nos demeures, faces douteuses au poison qui ennoblit les racines amères d'un monde foudroyé de haine, faces sans contour démesures de la plaie qui s'inonde de prouesse dans le chant de la torture des hymnes qui s'entre-détruisent de noble arborescence dans l'ivresse qui fuse sans repos, faces encore inconnues qui bruissent le détail d'une pâmoison l'insigne de vertu mobile de la guerre les outrages et les asservissements, silences d'hypocrites abnégations que le terme désigne dans la violence qui demeure et nous trompe par mirage des présences qui s'immolent à nos routes conquêtes à nos pentes l'abîme impitoyable des sentences du néant, rages des constellations qui fuient ce rythme sans éloquence partage d'élus le principe des âges sans concrétisation salutaire le baume de candeur habile dans ce règne la puissance de l'outrage dans le chant d'ouvrage armorié de perfide sensation, éclos de la mort le prestige caresse des espoirs la splendeur déchue des sources signifiantes du plus haut rappel à la plus noble éternité du règne Terrien qui fut, l'ensemble gravitant diversifié et unique la pure incantation du jour l'uniforme et le métal dans la fusion qui s'impose comme un refrain sans aventure, sans pudeur et sans mélodie, toutes nos faces échues de ce terme qui rentre en nos aspirations tel sans vouloir le coeur brisé de l'Etre qui fuit la raison s'assemble d'une démarche titubante vers l'horizon de l'affliction la plus commode, mortelle fiction que le genre s'irise de parcours à nos visages défaits et silencieux, sentence sans recours qu'une pluie immonde vagit dans ses labyrinthes les plus secrets, et qu'il nous faudrait suivre telle cohorte de splendeur dans ce monde qui se meurt, vagissement terrible les ténèbres qui le recouvrent lentement, vecteurs du propos,

En ce jour,

De sombre certitude tout mirage l'assomption des heures, les Peuples assis roulant des écumes un Océan de noire présence l'aisance d'une clameur offerte sans lumière, l'Humanité inexistante dans le mobile de la coercition qui fuse son langage minéral l'appauvrissement de toutes lagunes pour histoire uniforme un âge ou les Dieux déchus iront boire litanie la consomption d'un miracle parchemin scripturale offrande d'or, l'Etre de quelque face son ambre martelé d'esclavage à ces chaînes sans mémoire qui ruissellent son devenir et son devoir, toutes faces alanguies et fortes de ce présage qui avilit l'espérance comme le futur, écoute de plus haut naufrage dans le destin qui s'alimente de verbiages enchaînés à la mesure de la plaie qui suinte son prestige par toutes domaniales certitudes de nos pentes, action de l'entropie vertigineuse qui rive nos espaces la pluralité défigurée roulant aux abysses du néant qui foule nos messages, ordonnance de gravure immonde bestiale et cruelle lapidant la Vie, ensorcelant mobile d'auto-destruction la pauvreté d'un verbe fou, fou de la folie d'un fétiche insatiable clamant sa décrépitude aux violences inacceptables sources morbides de la destruction totale des hymnes qui furent, furent à toutes faces de notre Terre en deuil de Substrat, furent en moisson les gerbes sans équivoques de la pensée novatrice par tous Peuples du rang fabuleux qu'Humanité un jour désira pour aventure graduelle dans la plus haute aventure de l'Humain, furent et sans repos dans la boue qui suinte à leurs pas de conquérants dans le mystère des Oasis de la pluie qui lave ces silences de règnes incapables, résistent de par les frissons de la Terre maculée aux poisons de ces seuils sans vertu qui déclament leurs ivresses comme élan majeur du vivre de demain, ruines dans les ruines qui s'alimentent de la sueur des esclaves de la matière, ruines impies à foudroyer sans lendemain la rumeur à renaître tel du Verbe ces iris qu'éveil le sens majestueux de l'ivoire du jour aux marches à gravir sans repos, d'existences templières le nom du vivre par toutes rives de la nue qui flamboie ses tristes certitudes au feu roulant des abysses qui s'exondent pages de l'histoire fuyante déchirée, réponse malhabile aux multiples du crépuscule qui déjà songent participe d'un renouveau à la matrice éternelle, lagune par tous Peuples l'âge signifiant qui brisera l'idole perverse et démoniaque qui stance nos propos par subversive incantation de règne, fourbe trahison au plus grand nom de l'aventure d'Etre par le vaste Empire qui fut donné à l'Etre, lagune sans mystères la source novatrice au cristal qui s'anime, des Peuples le grand nom le faisceau des hymnes qui d'éveil marchent le grand sacre au devenir qui sera retour à nos pentes de la cime à conquérir de plus haute noblesse par les heures qui seront, insignes dans l'espace de notre demeure, la Terre altière et fantastique délivrée du fardeau des âges ténébreux, et de part les rives de ces âmes nombre qui sèment leurs oracles chant d'harmonie au règne fécond de l'Univers, dans le sens de l'unique perfectible aux ramifications splendides qui viendront, un pas semblable en nos Terres du Couchant, pas de nombre dans la limite qui s'incante, vecteur du propos,

Et j'en parle dans ce jour ...


L'Ame Française :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-025-4 ISBN 2-87782-125-0

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 09:36 )
<< Début < Précédent 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 Suivant > Fin >>

Réslutats 1241 - 1250 sur 1308