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© Patinet Thierri

 
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D'Iris en la vertu majeure ... PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:07
D'Iris en la vertu majeure ...


Ténèbres des azurs incertains, voguaient ces nefs de cristal vers la souche de la féerie et l'empire de la Voie sacrale, dans la pluie et dans la cendre, dans les larmes et les rires, dans le poudroiement des matins hivernaux renvoyant aux écumes la fauve allégorie de troupes en partance, de souches sans naufrages s'irradiant d'une mélodie dont les purs éclats transcendaient les eaux de ces brumes éprouvées,
Qui renvoyaient l'éclair serein d'une forge dans la diamantaire éloquence, des cris et des parfums qui enivraient les équipages, des songes et des rêves des Etres qui partageaient cet instant sacré qui mutait le sens advenu de leur équilibre dans le plus fort équilibre des mondes, là où le sens de toute aventure se devinait, là où le présent, le passé et l'avenir s'unissaient afin d'initier de l'aube le partage d'un règne,
Partage du sens de l'éternité, partage encore dans la joie des vents porteurs qui triomphaient des tempêtes et des majestés de Hrim qui se déchaînait à souhait pour renvoyer vers cette Ile disparue, Hati depuis le passage des troupes la magnifiée, ces Etres du levant dont les oriflammes claquaient dans la bourrasque afin d'annoncer la présence de la Vie dans son allégorie, dans ses fêtes et dans ses joies souveraines,
Le brouillard moqueur n'avait de prise, le silence des flots et des lames hautaines n'avaient d'emprise, les houles déferlantes n'avaient de force, rien ne pouvait déclarer à la nuit la flotte qui s'avançait sur ces cri de l'Océan, ce faste de colère et de désir, ce rire incarné qui déversait dans les nuageuses perceptions opiacées son venin et son acclimatation, rien de ces maux qui teignaient l'atmosphère ne pouvait atteindre le devenir,
Aux cales les vivres, aux mâtures les Etres de ce lien inexpugnable et dans le vaisseau Amiral le lieu du temps dont la réflexion étincelait les rives de paysages encore vierges, ce talisman sans orgueil qui bâtissait le répond des jours et des nuits, ce répond qui n'implorait ni la pitié d'un destin ni les contraintes d'un dessein, répond d'autres jours et d'autres lieux, répond du Sacre qui ne se devise mais se conquiert,

Qu'insigne le Verbe en la pluie d'or qui devine, qu'insigne en la prairiale appartenance du Vivant et de ses obéissances qui sont tumultes dans le devoir au delà de la peine et de l'affliction, au delà des espoirs comme des désespoirs, si conte de l'ouvrage sans outrage la sentence qui ne se dévisage mais s'ordonne et se gravie, s'affronte et se désigne pour s'orienter et s'éveiller, s'éployer et sans abandon se contrôler,
De l'Etre le serment, Veneur en son moment, dans l'impassibilité du mouvement qui ne se fixe mais se répond, Veneur cristallisant toutes ses orientations dans le voeu le plus sacré et le plus beau, dans le voeu le plus chaste et le plus tendre, dans le voeu de l'Amour qui naît de la pure divination, au delà des méprises des sens, au delà des traîtrises des fastes, au delà de ces sources qui gravitent la pure espérance,
L'Univers accompli en son cri veillant de brumes les stances Solaires qui s'attendent, d'Iris l'incarnée la plus belle des Oeuvres que son Chant expose, que son chant consume que son chant honore, dans le parfum de l'âge mûr qui sait désormais au delà des silences et des mots effeuillés la seule destinée de son Etre qui ne se plaint, qui ne se délie, qui ne s'assignifie, toutes voies ouvertes en la Voie de la parole mage qui ne s'éblouie,
Ni ne s'absente afin d'embraser le cil du vivant avenir dont les ferments sont un Règne, dont les sources sont d'ambroisie, dont les stances sont le conte d'un devenir dont les souffles irisent toutes faces de la mémoire du Chant en avenir de cette face de l'Univers dont les hymnes unissent les forces acclimatées de la beauté et de la Sagesse afin d'ornementer et d'initier l'aventure des Etres Vivants aux plus vastes destinées épousées ...

"... Préhension du Verbe ou chaque demeure repose, préhension des Chants que chaque joie dissipe, que chaque larme veille, que chaque destin compose, dans la sensibilité du plus beau jour, dans la croyance et dans la dissipation des songes qui se nouent et se dénouent pour participer de l'essence même de l'existence qui trame ses circonvolutions par delà les cimes et les abîmes, préhension des âges en leur destinée comme leur accomplissement,
Nous y voici, et l'Ame éclairée du parchemin qui fut, dans la réalité du séjour le plus propice, dans la tendresse éclose des oeuvres sans sursis qui ne se disposent, et dans la fête de la Vie sous les hospices de ce zénith solaire dont les fresques enfantent les plus forts épanchements, dont les cils éveillent les plus belles vertus et les novatrices acclamations des rêveries les plus hautes en couleurs comme en émerveillements,
Nous y voici, au levant de l'Esprit qui parle la gravité des mondes et enchante la parousie des signes dont les semis ne sont de ces fresques de pétales et d'armoiries qui sèchent leurs litanies sur les incandescences de la Voie, toutes paroles s'évertuant de leurs calices vers la préciosité lors qu'il n'est de rêve de l'harmonie qu'au delà de ces présomptions de finalités et ces considérations qui ne se révèlent qu'un parfum déjà suranné,
Nous y voici dans le témoignage du Corps qui se parfait et exulte ses devoirs d'Etre au règne de la Voie qui n'immole mais toujours sculpte le lendemain de ses eaux vives et azurées, par delà les fauves allégories, par delà les enchantements bruyants, par delà toujours et encore afin de signifier la pure viduité dans le souffle et par le souffle aux mânes essentiels qui décrivent les forces des Univers et de leurs épanchements,
Nous y voici dans l'Unité gravitant le perfectible, dans la vision qui ne s'émeut, dans la vision qui ne trépasse, dans cette vision solitaire et solidaire de toutes faces par ces mondes magnifiés et glorifiés, par les monts et les vallées les plus denses et les plus funèbres, par les vents portuaires qui saluent les Univers de leurs voix enfantées dont les signes perpétuent et la volonté et de par cette volition leur ordonnancement,

De toute vacation la plénitude, l'émoi et la juste demeure du cil qui nous est mage, là, ici, dans la raison des Univers qui germe leurs serments et déjà dans la signification présente affronte les semis de la Voie en alluvions dont les sillons épanchent leurs flots aux gravitations exfoliées qui parlent un âge d'or renouveau, cet Age pur dont les stances se révèlent dans la floraison d'une divination aux extrêmes densités épanouies,
Sans affliction dans le dessein qui ceint l'écharpe de la vitalité et de ses fruits, là bas, aux arcanes de la mémoire, si tant tressé de pure volition, si tant assigné à la seule présence de l'immortel destin que rien ne peut entraver, que rien ne peut éconduire, que rien ne peut destituer ni détruire, l'heure nuptiale de l'élément de Vie accaparant tout ces sortilèges pour les braver dans une impérissable viduité que l'on ne peut mesurer,
Sinon des rives sans limites aux arcades de la Vie de lumineuse perception, de lumineuse participation qui ne s'offre aux regards tutélaires que dans les moments les plus beaux de l'humilité partagée, de la hardiesse composée, là, en ce mystère de la pénétration des ondes ou aucun refuge ne s'absout, ou aucun lien ne vient désunir, là, dans ces frondaisons où la pure beauté s'achève pour fertiliser les Univers dans leurs ascensions,
Creuset victorieux que toute nécessité déploie, irradiation solsticiale dont les ferments sont des oeuvres heureuses dont les témoignages enseignent aux Vivants la plénitude et le renouvellement de cette plénitude, au delà des léthargies frontales dont les déraisons sont les saisons prémonitoires de la mort et de ses moissons, de l'angoisse inutile qui morfond la Vie en ses entrailles et ses éblouissements ... "

Pénombre des cils en la venue des jours bienheureux, le songe s'évertuait et Veneur dans sa contemplation tressait de l'infiniment petit vers l'infiniment grand le souffle de sa reconquête, sous les yeux de ses amis, il enfantait le seul rêve qui se devait d'être au delà de toutes les afflictions comme de toutes les mélancolies, il assignait le lendemain au règne de la Voie qui conjuguait chaque faste de l'essor Vivant à son accomplissement,
Insigne en l'onde dont les accords déversaient en secrets les sites d'une harmonie dont la plénitude renvoyait ses échos jusqu'aux mémoires avisées qui partageaient ce sérail, dans le mystère des sorts qui ne s'éperdent mais se comprennent et se partagent jusqu'aux plus hautes aventures qui cristallisent les demeures dans leurs appartenances et leurs déploiements dont les éventails sont des conjonctions fraternelles qui ne s'oublient,
Agapes de l'Esprit aux agapes des corps qui dérivaient la vertu de ce lendemain qui se magnifiait et évoluait afin de délaisser l'image des jours et des nuits dont la teneur fuyait la beauté pour ne laisser à sa place que le calvaire des cris de colère de Hrim batailleur dont les stances déversaient dans de moires aisances des venins accumulés par les basses fosses marines où germait l'impénétrable densité de la violence,
Lieu du souffle et demeure du cil dont les rêveries n'échappaient au commun qui savait désormais son destin lié à la pure loyauté de son élégance et non de son allégeance, sachant que rien de ce qu'il allait combattre n'allait l'inciter à la tendresse ou bien à la commisération, les armes éveillées ne se diluant dans la compréhension mais dans une fermeté qui ne pouvait que mûrir le désir d'une vitalité à toute épreuve,
Où l'orbe en son sein de son cil s'étonne, dans la pluviosité du granit et le fracas des métaux mordorés, dans la détresse comme dans le calvaire, là où tout respir ne s'éclos plus que pour survivre, dans cette demeure altière où la mort surgit pour appréhender le moindre écueil, le moindre maux, le moindre espoir, là où le chant lui même se tait pour ne laisser plus qu'apparaître et non paraître, dans le secret des âges qui se dissolvent,

S'accueillent et se témoignent, orientent et négligent, dans le mystère suprême de la clarté qui ne s'isole mais surgit triomphante pour emporter le coeur de toute amitié, le corps de tout vivant, ne laissant que des larmes épousées le parterre du combat, le champ de bataille sur lequel gît ce qui fut hier le tremplin de la Vie et de ses origines, dans l'absurdité qui semble grotesque mais qui toute autre assiste le témoignage et l'éblouie,
Demeure du jour des lèvres qui se ferment pour faire ruisseler le pur souvenir de ces flamboyances qui furent, ces flamboyances d'êtres vifs et aimés, d'êtres chairs, qui ne sont plus, qui ne sont que des limbes dans l'enfantement des cercles mystérieux des Univers, que l'on appelle et qui ne répondent pas, l'impénétrable densité du destin guidant leur voyage au delà des prières et des lamentations des jours visiteurs,
Insinuants des aubes de demain, dont les périls sont les augures et dont les fiertés sont le surpassement de chacun devant les événements qui forgeront le coeur sacral de cette force visitée, insigne en la présence de l'oeuvre à assumer au delà de la moindre parcelle d'espérance, au delà du moindre désir de survie, au delà de la moindre étincelle de souvenir, le cil en son Chant porteur de l'oriflamme destituant toute destinée individuée,
Seul restant le devoir dans son ornementation fractale dont les essaims sont le choeur du recueillement et de ses ordonnances, de la fidèle préhension le sacre de ce lendemain dont les fêtes sont à venir, dont les joies sont à vivre, dont les félicités seront le couronnement des actes dans leur déploiement et non dans leur contemptation, le seuil franchi de l'heure majestueuse éclairant le front de l'aube dans sa dimension surprise ...

" ... Volition du Chant dans l'ordonnance précise de ce que nous devons armorier, il n'est ici de lieu pour se plaindre et s'indéfinir, il n'est ici de fioriture dont l'Ame ne doit se soucier, il n'est ici de parchemin que l'Esprit ne sache lire, il n'est ici de sens advenu que le corps ne ressent, il n'est ici de drame que l'Unité ne peut résoudre et circonstancier afin d'en destituer la finalité et en rayonner l'exacte ascension,
Ainsi du verbe d'Etre nous devons nous d'aller au firmament de notre cause et déposer en son sein notre glaive pour de l'astre enchanter le séjour et non figer sa restauration, le sens est là, et la source et le fruit dans sa devise, et le chant et l'aube en ses floralies, toujours porteront nos messages afin d'augurer du participe l'élément frontal de notre devise de vaincre, vaincre ou mourir car tel est le seuil qu'il nous faut franchir,
Ce seuil tant de fois reconnu, ce seuil tant de fois ébloui dont nos yeux ne sont les contes mais les vivantes affirmations, dans le savoir de ce dépassement qui mute l'individu aux plus hauts essors que la Vie ne connaît, ces essors de la vitale affirmation que rien n'éconduit sinon le plus pur et ardent désir de Vivre et vivre encore pour la joie et la lumière, pour la parousie du devenir qui ne s'enseigne mais se prend et s'initie,
Devenir, nous y viendrons, et nos écumes, et nos chants, et nos nefs et nos sentences, dans la victoire achevée qui éploie ses ailes au firmament de Hrim qui enchante sa colère, ici et là, annonciateur de tout ce qui sera et tout ce qui se fera, non dans le mystère des aubes mais dans l'incarnat solaire qui ne se dérive mais toujours se force et s'épouse pour en signifier les ondes et les épures dans un cri dont l'horizon est le germe de répond,
Répond, je vous en conviens qui ne cesse de s'atrophier, qui ne cesse de s'oublier, qui ne cesse de se tarir, mais là où est la source, le fleuve naît et il n'est de serment plus pur que celui qui suit ses rives vers l'Océan dans le moment prestigieux qui le voit s'accomplir et s'ordonner, dans ce moment éclos dont le lac stellaire verra se dissiper les brumes et les constellations novices, ces galaxiales enfantées du néant,

Qui retourneront au néant pour libérer dans la volition souveraine l'image tant attendue, tant espérée, l'image de ce Règne dont nous ne savons encore les frissons et les densités, l'image de cette fête de la Vie dont les embrasements participent en nos coeurs l'attente et l'Olympe, attente de vivre dans la survie, Olympe dont la moisson dérivera cette Vie impatiente qui fulgure en nos messages et nos voix qui s'unissent pour prier,
Prière sans allégeance, prière d'hommage aux plus belles routes qui annoncent la fertilité des victoires, des défaites aussi, et des coeurs amers, et des peines en miroir, et des nombres en sillons fécondant de leurs chairs les sols arides, et nous mêmes sacrifiés dans la plus dense espérance, et nous mêmes mortifiés dans la douleur que rien ne peut défaire sinon ce sourire Solaire, ce sourire né d'Iris l'embrasée et l'exfoliée,
Iris notre vertu et notre feu, Iris notre message et notre Coeur, Iris éperdue dans ces temples maudits qui courbent la raison de notre sol, qui sentencent de leurs ébats les plus maudites incarnations dont les voix tremblent les refuges et les pensées mortelles qui fusent en abondance par les respirs de la terre d'Aral la bienvenue, la bien née, hier encore dans le zéphyr inscrite en nos mémoires de pureté l'insigne,
Que le firmament témoigne, au delà des images qui déploient les sentences de l'Esprit, que l'horizon embrase dans la venue des plus hautes fresques qui divisent et dont les enseignements s'écroulent devant la forge des talismans qui se battent et dont les routes multipliées nous parlent et nous invectivent, de l'orbe le flot de l'avenir qui nous vient, menstrues du sort qui ne se néglige et ne se bafoue mais étincelle sa vision ... "

Paroles inscrites, paroles écrites, dans l'oeuvre et l'assomption de l'Oeuvre du cycle éclos les mille enfantements dont les gerbes de soleil efforcent la réalité pour en correspondre les faisceaux et les irradiations, que le coeur compulse dans la définition des cils qui se répondent dans l'assemblée évoquée dont les signes porteurs dans les ramures temporelles se déterminent et s'identifient pour orienter le souffle,
Des nefs embrasées les préaux des offrandes des rescapés de Gullveig, l'Ile nymphe désormais, et dans le semis de leurs ordonnances la préciosité du coeur vivant de Veneur, là dans le répond, cette triade de son devenir dont les sentiments partagés correspondaient chaque acte en chaque voie traversée, dans l'appropriation du songe et de ses épopées, dans la constellation des mondes qui destinent la parure de l'onde louvoyée,
Evir au Verbe souverain délibérant la route à suivre par les vols de gerfauts et les enfantements des houles, là où Midi sonne le zénith, là où les cieux comme les eaux se taisent pour déterminer les terres à parcourir et éveiller, au delà des brisants et des naufrages anticipés, par delà ces fosses maritimes dont les empruntes couvaient des liens inexpugnables et sentencieux, aspirant sur leur passage la densité de toute présence vivante,
Etol aux marches du cristal dont le sens commun désignait l'ardeur au delà des précipices, ces abîmes soulevant des montagnes d'écumes aux miroitantes circonvolutions ambrées devisant l'incertitude dans les regards et l'atrophie des gestes pour se signifier lagunes et correspondances mystérieuses dans le coeur des Etres de ce temps, toutes faces d'un même rythme martelant aux tempes l'empire d'une destitution,
Odrin, insouciant et ivre de la folie des éléments, répond de chaque dessein des sites tumultueux, assurant le destin de la renommée de ces nefs en cristaux éparpillés au gré des vents, réunies par sa seule volonté, ses cris et son désir puissant, assignant chaque face dans la contrainte de l'espoir afin que la prudence et la vaillance partagent le dessein d'une victoire et non d'une affliction, d'une joie et non d'une peine,

Veneur, au milieu, centre de la Voie composée, du Guerrier la stature et la volition, imposant le rythme suivi pour signifier la plénitude du sort, accomplissant l'imprévu et la nécessité, statuant la raison et dans l'alchimie de la composition des éléments gravitant le perfectible, sans errance, le but à atteindre correspondant chaque détail de la survie de chaque Etre en ses ramifications, ici et là, mille et mille volontés établies,
Qu'il ne pouvait égarer ni délaisser devant le feu des yeux hier cendrés, depuis éclairés, qui se signifiaient dans son univers afin d'extraire de Véga le fiel et le venin composés par celle qui fut l'austère confidente de la mort, Zeldra, encore vivante dans leur coeur, hier moissonnée dans la flamme du combat titanesque qui permit la renaissance des Etres et des Chants par Gullveig la bien nommée, hier l'ignorée,
Tant d'Etres et tant de Chants, tant de joies et tant de signes, tant et tant dans la destinée que rien ne devait ternir, tant de responsabilité devant ces coeurs qui palpitaient le répond de l'action pure qu'il engendrait, que Veneur était bienheureux de pouvoir s'appuyer sur sa Triade qu'il savait indéfectible, car au delà des honneurs comme des paraître qui sont la suffisance des ignorants et des faibles,
Dans la coordination des gestes du moment le corps du répond aux chants des équipages se situant et s'éprouvant par les flots déchaînés qui ne laissaient à chacun aucun répit, qui ne laissait à chacun pour seul salut que celui de combattre et vaincre, enivrant sillon de bravoure permettant de juger des uns et des autres dans l'azur du devenir qui viendrait et serait, cet avenir enchanté qui s'explorait par les voix portées ...

"... De l'orbe en ses semis nos silences et nos peines, aux voiles de feux des brumes nuptiales le sort de l'irradiation qui nous est la brise, allons nous la plénitude de cette vitale affirmation, et nos coeurs et nos corps d'équipages en voie d'assomption, et nos corps et nos coeurs palpitent le divin horizon lorsque resplendit la nue de l'ouvrage qui se révèle et s'enseigne à nos heures douves de lys cristallisation l'emprunte,
Essaims du Règne en propos, des cils ouverts sur la raison des mondes, notre voeu et notre Chant, notre Univers qui s'accomplit dans la préciosité du rêve qui ne se meurt, notre souffle et notre densité, des clameurs les rives de l'absolu qui fermente en nos sites, l'ambre et le salut au delà de toutes les tourmentes, au delà de toutes les écumes et des houles passagères, messagères de vertu aux prismatiques inquiétudes qui s'étoffent,
Viendront ces signes la félicité des stances qui s'enchantent aux parures de la divinité et de ses croyances, viendront ces cycles qui effeuilleront les idéales significations pour n'en augurer que celles qui font les mondes, viendront ces temps en ce temps de la beauté dont les incarnats se réalisent au firmament des jours heureux, au firmament des nuits sacrales, par delà les minéraux hâtifs et les tourbes malheureuses et écrues,
Et nous serons en leurs hymnes, porteurs de l'aventure et de son adulation, dans la prêtrise du sacre qui s'éveille, dans la gloire de l'exacte ascension qui guide notre chemin, cette Voie enseignée qui ne dépérit mais d'heure en heure prend toute sa signification face aux événements dont nous ne serons les jouets ni les fétus de paille qui se laissent emporter, car notre demeure est en ce lieu et notre lieu nous est demeure,
Ainsi dans la formalité du voeu, ainsi dans la présence de ce signe qui ne se trompe et nous guide, forgerons nous les lendemains qui flamboient au delà des gravitations ténébreuses et de leurs enfantements, dans le combat qui naît de nos devoirs et de nos désirs, ce combat que nous voulons porter par toutes faces de Véga, jusqu'à ce que l'embrasement décide de l'avenir et de ses forges, du devenir et de ses forces,

Combat s'il en fut de plus noble, dans l'aristocrate détermination de notre voeu, dans le sens de l'aventure déployée qui cri sa formalité par l'horizon et ses prémisses, porteur de nouvelle, la nouvelle de la guerre impitoyable que nous mènerons au déclin et ses apitoiements, guerre bouleversante dans la foi qui l'inspire et dans la volition qu'elle ordonne, celle de nous voir naître dans le fer et dans le feu le sacre de toute viduité,
Où nous vivrons, où nous mourrons, pour que d'autres vivent la beauté des joies de la Vie, pour que d'autres mesurent la pertinence de la vitalité et de ses actions, pour que d'autres enseignent la pure harmonie et ses conditions, pour que d'autres ne prient inutilement sur le cadavre des idéaux, pour que d'autres respirent la libre désinence d'une appartenance, dans l'appropriation de la Vie au sens de la Vie souveraine,
Où nous mourrons, où nous vivrons pour ceux qui resteront, ceux d'entre nous qui auront la joie d'avoir servi la beauté, la joie d'avoir déployé la grandeur et non la servilité, la joie suprême d'avoir étonné ce monde et de lui avoir rendu sa souche magnifiée et heureuse, dans le sens de l'affirmation de l'initiation féconde et non inféodée, moment de toute majesté en correspondance de l'ultime devenir qui ne s'oublie,
Insigne en la splendeur du moment, insigne en la gravité de ses composantes apparues et nées de l'ambre au parfum subtil qui témoigne, dont nous serons porteurs et veilleurs si restons en sacre de cette aube souveraine que nous vivifierons de nos âges et de nos chants, de nos corps et de nos coeurs, de nos esprits et de nos âmes, dans l'unité supérieure destinant à la Vie ce sacrifice de nous mêmes dans la raison du Coeur Vivant ... "

Insigne au vent de gloire élevé des souffles de Hrim, ces équipages annonçant cette parfaite conjonction de valeurs au chapiteau de l'horizon dont on pouvait voir les frondaisons noires s'accumuler au levant, signe de tempête précoce aux marges des astres désignant un désastre qu'il était difficile de croire immédiat tant les vagues ourlaient de fraîche haleine les flancs des nefs dérivant leur salut de prêtresses sauvages,
Veneur en voyant l'acclimatation compensait de ses énergies l'implacable destin qui pour tout autre aurait été un terme, mais qui pour le feu de son serment alimenté des graves certitudes de ses compagnons ne pouvait s'échoir dans l'enivrance d'un baume de fonds maritimes où tant d'Etres avaient péris trop infatués de leur propre équilibre, de leur propre détermination, de leur propre colère, émotions surannées qui se révélaient,
Emotions vivantes au parfum de la peur insinuée qui larvée s'éveillait dans le regard des Etres de son Chant, maîtrisée dans la dévorante certitude du devoir qui ne pouvait se trouver destituer devant le rempart des sillons qui maintenant pourfendait les flancs des navires, constellait de son rire les mâts qu'il brisait comme autant de fétus de paille, dévorant ces signes vivants pour mieux en pourfendre l'haleine,
L'heure était grave mais Veneur savait son sursis, et dans le chant des équipages continuait à insinuer son Verbe pour que chacun, qui aux mâtures, qui aux poupes, qui dans les cales, sentent en lui monter le désir de se battre jusqu'à ce que le dépassement soit lumineux et perfectible, ce dépassement de l'Etre devant les événements que plus rien ne peut atteindre, que plus rien ne peut détruire, toutes formes essentielles au lendemain,
Cette anse des tempêtes portait bien son nom, et les clameurs déchiraient l'avenir de son parfum multicolore renvoyant des brisants les esquifs jusqu'à des hauteurs invraisemblables, balayant les ponts et dérivant les chaînes pour ne faire rugir que la voix des métaux cendrés qui, labourés et épiés, laissaient poindre sur le sursis d'une écume une lamentation pénétrable et secourable, que les marins situaient et signifiaient,

Tous dans la volonté s'abreuvant de la nue, sachant le sort à combattre, s'activant les uns les autres pour conserver dans cette face sombre des îlots de vie dont les parures émettaient une luminosité dense destituant les ramures des cristaux assouvis pour enfanter au delà des colères des éléments une mélodie sourde et vibrante dont les notes enchantaient chacun d'un devenir aux promesses éclatantes et rayonnantes,
Ainsi dans la nue fécondée des mesures de l'Océan, tous s'évertuant au combat, sans qu'une peine, sans qu'une larme, sans qu'un gémissement ne fut dévoilé, la peur elle même disparaissant sous le joug de l'inexpugnable volition, ordonnant, statuant, situant, chaque phase de l'appropriation des vents, chaque secousse des vagues, chaque désir des fosses marines, délivrant des brisants, des vents contraires et des souffles autoritaires,
Conjuguant l'essor dans une vitale harmonie dont les fastes répondaient chaque étreinte sauvage, accaparant chaque fluidité pour en dévier les inharmonies et les rendre à la mesure Océanique, témoignage de la parure qui se cristallisait maintenant dans le coeur de ces Etres épanchés par le même sort et dont les yeux flamboyaient non pas la haine mais le secret essor de ce que a Vie elle même condense dans ses parousies,
Rythme engendré de la vertu composée qui délivrait ses ondes bienfaisantes pour rétablir les flux dont les équilibres lentement revenaient sur la face de ce monde incontrôlé, les moires aisances s'amenuisant repartant vers leurs souches profondes, leurs langues de feux s'épuisant à conquérir l'inconquérable, tandis que la luminosité de nouveau parlait sans refuge nettoyant les ombres pour irradier un enfantement Solaire ...

" ... Nés du combat bâtis en nos rimes, nés de la Vie pour parcourir le songe de la Vie et l'affirmer dans la réalité la plus féconde, sommes nous devenus, et notre joie et notre chant dans l'accomplissement suranné des vagues altières qui maintenant s'épuisent au silence des maux qu'elles agitent et prédisposent au secret des rives imparfaites qui se laissent pénétrer et isoler par leurs mondes indéfinissables,
Sommes nous ramures de l'épervier que l'on voit dessiner de son vol l'aire souverain qui affirme sa présence, des terres moirées de l'onde aux équinoxiales grandeurs destituées par le solstice merveilleux qui fulgure le Levant des oriflammes de nos nefs sacrales, Ô mesure des enfantements qui ce cernent et se détaillent sous la poupe navigante dont jamais l'exténuant voyage ne triomphe, dont jamais l'éploiement ne se surfait,
Viendrons nous ce jour neuf dans l'année nouvelle à voir, des âmes bien nées et des cils parfaits la temporalité du jeu de la Vie et de ses épanouissements novateurs qui brisent les idoles et défont les rêves les plus noirs, viendrons nous dans la joie salutaire élever ce rameau d'olivier aux portiques des temples pour signifier notre plus vaste appartenance par les lieux engendrés et les moissons bâties de sèves et de règnes,
Et notre souci n'étant de plaire, et notre souci étant l'éclair, viendrons nous encore la pluralité exonde des fastes de Midi dans l'enseignement des rares opportunités qui fondent les cités et évertuent les mondes, viendrons nous mesure de la Voie des Sages autorisés qui veillent le chemin et signifient les routes diaphanes qu'il nous faudra suivre pour destituer les firmaments nocifs qui évaporent nos âges et nos frissons,
Mesure de l'aube au firmament, mesure novatrice dans le gréement des signes qui s'inscrivent demeures et par ces demeures fêtes de nos joies, vaillance de nos coeurs, temporalités de nos corps forgés par cette aventure maritime, nouvelle à voir, nouvelle à dire dans les frontières des chaumes dans la nuit où irisent les paroles des mages aux miroirs, des sages à barbes de zodiaque, et des enfants nouveaux aux surfaces,

Tant d'heures acclimatées dans le songe des mondes que l'avenir fulgure, tant d'ondes en souci évitées et éperdues dans la soutenance des crêtes qui nous furent, dans l'apprentissage des saisons cette moisson heureuse qui baigne nos visages, là où nous savons que demain sera parure d'autres états de vitale affirmation et de tendre éloquence, mais aussi de déperdition et peut être de disparition dans le combat qui ne cesse de s'approprier,
De vague austère, de vague belliqueuse, de vague terrifiante où la terreur sera, où la peur deviendra coutume, où les pleurs hurleront leurs sève d'amazone, et qu'il nous faudra vaincre, et qu'il nous faudra prier et qu'il nous faudra enlever de hauts faits d'armes pour signifier de l'aventure la portée des mondes, la splendeur des civilisations, et l'apprentissage des Univers qui ne se contentent de ruptures et de silences par les chants,
Mais bien au contraire demandent et demandent encore jusqu'à ce que la nuptialité des sens soient l'horizon de leurs sacralisation, de leur pouvoir et de leur sens dans l'aventure commune qui sied de la Vie les éléments de sa signification la plus profonde comme la plus vitale, cette signification de notre volonté éclose que nous porterons au delà des remparts de Véga jusqu'aux confins des Univers s'il le faut,
Bâtisseurs de l'an neuf aux marges du cristal qui féconde, dans l'assomption de la foi qui nous soulève et nous officie, bâtisseurs en répond de la majesté des cils qui composent et de la beauté des prairiales jouvences qui ne se confondent mais se participent, dans l'assomption du feu qui couve en nous, dans la pulsion des marches qui nous viendront triomphe, au delà de toute force qui se décompose et s'évertue destitution de notre face ..."

L'aube était caresse de ces paroles embrasées dans la chute de la tempête dépassée, et les mille flots des rires qui jaillissaient et des congratulations qui se déversaient de mille manière dans les rives de ces nefs étaient une espérance magnifiée dans le flot qui maintenant s'évertuait rassurant aux plaintes des flancs malmenés, chacun était l'oeuvre d'une heureuse certitude et chacun manifestait son contentement,
Le jour éclairé dissipait les dernières nébulosités de la colère de Hrim, délaissant sur l'horizon une vaste plénitude sur laquelle les navires maintenant se dérivaient, annonciateur de travaux et d'adresse dans la remise en place des mâts brisés, des voiles déchirées, des pontons crevassés, là, chacun s'affairait suivant ses possibilités, les uns charpentant, les autres tissant, et d'autres encore restituant la beauté initiée,
La Anse des tempêtes était désormais traversée, et déjà les myriades d'oiseaux multicolores qui venaient à la rencontre de la troupe annonçaient la présence de la terre, cette terre d'Aral qui viendrait le signe d'autres noblesses pour ces équipages émaciés qui venaient de prouver leur force face aux événements les plus tumultueux et les plus destructeurs, rencontre partagée qui affinait les visages et leurs secrets,
Rendant à certains ce courage qu'il croyait disparu, révélant à d'autres leur pouvoir de vaincre, et pour d'autres encore leur vitalité qui ne pouvait se mesurer, insigne de parcours, insigne de séjour, insigne de dépassement qui mutait chacun en ses dispositions les plus profondes en lui permettant de se rendre compte de ce qu'il était réellement face à l'inconnu et ses meurtrissures, face à l'abîme et ses circonvolutions ténébreuses,
Reconnaissance d'affinités aussi dans les gestalts qui venaient de ses créer devant les événements, les uns les autres s'associant pour dissiper et contrarier les faits qui se voulaient destructeurs, forge des sites qui seraient nécessaires dans les combats qui devraient se mener, forge des Etres qui savent compter l'un sur l'autre en cas de drame ou bien de défaite, forge intense dont le secret tenait dans l'Agir,

Cet Agir souverain qui ne se laissait guider par les passions ou bien par les triomphes uniques du dire, mais qui de l'Esprit incarné reflétait la volonté et la précision de cette volonté au delà des failles de l'incertitude et des réflexions devenues inutiles face au combat à mener pour que la Vie de toujours surgisse là où on voulait la voir se dissiper, là où on voulait la voir s'amenuiser et disparaître à jamais,
Ecume du Vivant aux marches du sacre qui l'élevait et le signifiait au delà de l'abandon, au delà des frénésies de la peur mortifiée, au delà des appels de désespérance, au delà des prières incarnées qui ne se réveillaient que dans les moments où la lutte ne pouvait plus surgir, écume balayant l'abyssale notion de déperdition pour naître dans le coeur de chacun la sensation d'Etre au delà de l'affliction et de ses ornements,
Sens éployant ses ramures par les nefs visitées où le sourire régnait sans autre participe que celui de l'action bien menée qui venait de fortifier les corps et engendrer en chacun le souffle d'une raison supérieure, celle d'Etre pour l'Etre et inversement, dans le respir ouvragé de la situation qui maintenant dans le calme rayonnait une fidélité que chacun comprenait et dévoilait sans la moindre pensée profane qui n'était ici que rupture,
Les travaux prenaient le pas sur cette dimension acquise, et dans la nuit tombante, déjà les nefs retrouvaient leur splendeur, acquérant une vitesse qui permettrait de les voir dans les jours suivants aborder ce continent où se trouvait le coeur de la Voie que chacun poursuivait, déjà les senteurs prononçaient la présence des terres, demain serait un autre jour gréé par cette vitale conjonction qui venait de naître ces Etres à la nécessité ...


Le Corps du Vivant :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-091-2

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:28 )