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© Patinet Thierri

 
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Écrit par Patinet Thierri   
Mardi 13 Août 2013 à 11:31

Ephémère

Ephémère, larmes en cils, une seconde, reconnaît l’Amour et son Royaume, la parturition étonnante de l’Eternité qui veille sans jamais se lasser, voyant le temps non plus s’écouler mais s’étendre à l’infini, se replier, se délasser, se fortifier, s’imaginer, et dans la claire raison du satin des roses, et dans la divine essence des mélopées qui ne s’éperdent, joindre l’immensité pour en armorier le précieux pétale, azur aux yeux incarnés qui ne sont de rives ces chemins, mais les rives elles-mêmes qui ne précipitent, mais développent, enhardissent et prononcent la beauté du Chant, l’harmonie messagère des pistils en leurs arômes, leurs fêtes à Midi, alors que s’étonnent les Oiseaux lyre du vol embrasé de ce papillon qui s’éclot, ivre du printemps où furieux de l’Eté, toujours en vague souveraine sur les lys épithéliales qui composent des symphonies pour le bestiaire enfanté, des algues à mi-chemin, dans la raison exonde qui se propose et dispose, qu’une œuvre mage dans l’instantanéité du règne demeure et déploie, d’un sort le cœur embelli des horizons qui ne se lassent, des dômes des forêts qui attendent les semonces de l’automne et les frimas de l’hiver, mais toujours paraissent la dévotion d’une sève ardente, composée et magistrale, qui ne se tarie, mais toujours, et sans abandon, entonne d’un doux parfum l’hymne de la Joie, et non à la peine qui s’enfuit devant ses exhalaisons aux senteurs iodées et mystiques, tandis que, désinence, l’abeille œuvre le miel de la saison, l’écureuil établit ses rites, et les farandoles de lièvres organisent leur survie, tandis que, sentence, l’aube s’émerveille et délivre des cieux les nuageuses perceptions afin d’enfanter la clarté de l’Univers, le Soleil majestueux qui inonde de ses rayons la pulsation des sources vivantes qui affluent en son merveilleux Eden, ivoire et jaspe des cristaux aux fontaines de jouvences, d’opales précieuses et de voutes ornementées de quartz veiné de marbre, livre des Temples qui s’épanchent, et dont les raies lumineuses orientent le sacre de la Vie, dans une multitude de faces enivrantes qu’enchantent les regards du cœur qui se comprend, s’initie et sans baume délivre sa propre lumière, joignant ainsi l’intensité d’un moment souverain que rien ne peut détruire, car au-delà du temps comme de l’espace, au-delà des vacuités de l’infortune, au-delà des bourrasques comme des orages, au-delà des théurgies qui s’estompent devant cette essence rare qui ne s’abandonne mais se conserve là, au plus pur éclat des yeux qui regardent, voient, s’abreuvent, s’éploient et à tire d’aile vont les fruits de l’ivresse, les stances de l’allégresse, les clameurs en majesté qui dansent, nuptiales, les écrins de ce monde qui sans cesse renaît de ses écumes pour porter la houle dans la définition même d’une harmonie qui n’est parade, mais accord de toute viduité en la Vie qui ruissèle son doux parfum, la Vie sans outrance qui se perpétue, se développe, et dans les flux et les reflux des espaces comme des temps délivre le sel sacré qui orientera son vœu, ainsi alors que la moisson des Amours se délivre, et dans un hymne s’accueille, ainsi alors que les vents portent vers la Lumière l’extase frontale de ses rimes, voyant de l’infiniment petit comme de l’infiniment grand la densité éclose de la prestigieuse aventure du Vivant, par toutes faces, en toutes faces et dans les siècles des siècles, dans la temporalité d’un instant qui ne se veut éphémère mais luminosité perpétuelle si le cœur suffit à battre l’émotion sereine du verbe transcendé qui s’affirme dans l’immanence, insigne de l’Amour lui-même qui pérennise toute Vie par toute Vie et en toute Vie afin de non seulement glorifier l’Eternité mais en être participe, souverain dans la Souveraineté qui jamais ne s’exclue.

© Vincent Thierry