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Lyre de Snotra le détroit de Dyosos ... PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:09
Lyre de Snotra le détroit de Dyosos ...


" Instance du sacré aux épervières conséquences, dans la nue cendrée de l'aube qui se révèle, des chairs tendres et enlacées, des fèves adamantes l'Ile de la régénération de nos voeux exfoliés, Iris, mon Amour unique, ma Voie et mon sacre, que de dire ne suffit il et dans la parousie des plus beaux jours, et dans l'onde votive qui ne s'amenuise mais se conquiert, et dans la face des joies qui ne se devinent mais s'inscrivent au front de ta beauté,
Je suis de ce jour l'orbe dans la finalité adventice qui nous est et dans notre Amour éternel serons nous les corps de la Vie, la pluie divine des sens et la poésie des heures, Jouvence à mi nue dans la saison claire de nos règnes, dans la densité exquise des rayonnements du ciel qui épie la moisson de nos frissons et la candeur de nos élans partagés, semences des signes que l'Aigle convole dans le nacre et le jade des temples épousés qui illuminent les mondes,
Tu es et dans la parcours de tes cils, dans la courbure adorable de ton cou, dans le plaisir des caresses et dans la danse des émois, majeure de la nue l'ivresse conséquente, la roseraie de tout parfum, de toute tendresse et de toute harmonie qui devise notre sort dans la contemplation de ce sérail ou nous venons abreuver l'Univers de nos tendres hommages, de nos chants et de nos fêtes, de nos signes et de nos oriflammes les plus ardents,
Nous, dans l'âtre du séjour, où pleut la floralie de nos heures, où l'écume de l'Océan anime la fertilité de nos jeux, où la puissance s'expose sans rebelle incandescence, dans le frisson du plus beau calice comme des douves enchantées, des dimensions libérées de l'Etre dans la passion, nous de pure écume dans le vivant enfanté par son hymne, de pure navigation dans le silence des épures qui bravent les tempêtes et alimentent les vents,
Et de ces seuils notre seuil comblé qui ruisselle la fécondité des épanchements et des serments, ces épanchements tant de fois rêvés ce jour assumés dans l'éloquence du plus doux partage, ces serments tant de fois émis et composés, toujours renouvelés dans l'étreinte du devenir signifiant nos âges et nos parcours à la révélation d'une renaissance, au delà des inquiétudes et des tourments que donnent les ténèbres aux surfaces des coeurs palpitants,

Ainsi dans la mélodie sommes nous revenus, et des brumes n'en parlons plus, sinon que pour nous éveiller à la pure déité de la compréhension, cette destinée qui nous inclue et nous dessine de plus vastes paysages à conquérir, ici et là, dans l'apprivoisement des sites et dans leur reconquête, par delà les paysages tristes afin de naître dans l'éclat le partage des temps et des espaces par toutes faces de la Vie en ce lieu et en ce temps et par delà le temps,
Iris, vois tu ce monde, ce monde de nos paroles à peine nées, ce monde de beauté qui cristallise ses armoiries par devers les efficiences qui semblent vouloir briser leur luminosité, vois tu le cil de la raison qui nous parle et nous enseigne afin que nous prenions le sort de notre sort en main et que nous accomplissions ce pour quoi nous sommes nés sur cette terre de Véga, initiable et initiée des plus vastes Univers qui sont hommages de sa parure révélée,
Nous y voici, sans drame et sans oubli de ce passé qui nous fut douleur et pleur, qui nous fut terreur et conscience de cette terreur, nous y voici, Iris, et nos coeurs qui peuvent désormais palpiter l'essor du lendemain sont comme deux éclairs qui participent de l'ordre divin qui compose, et nous suivrons sa route dans la désinence de ses écrins, dans la splendeur de son propos, dans la pure viduité de son élan messager qui nous inscrit demeure,
Demeure du Vivant pour le Vivant et par le Vivant, demeure de l'Olympe qui hier était, ce jour vient, et demain sera dans l'impétuosité de nos voix qui ne peuvent rester libre alors que tant d'Etres se meurent sous l'occupation d'une domination dont nous savons l'étreinte mortelle par essence, non la mort de la forme mais la mort de la Vie qu'il nous faut combattre par tous les moyens dont nous disposons afin que sa quiétude ne soit plus éprouvée ... "

De l'Or à mi chemin, Snotra éveillée, lançait dans l'azur des appels aux marches royales de l'Océan de Ran, et déjà ses rues escarpées dévoilaient les métiers en travaux, les rires des jeunes enfants, les serments des adolescents, la plénitude des adultes, toutes faces s'ouvrant sur le large pour confronter le jour à la tâche de la survie et de ses moyens, tandis que les curieux regardaient au delà du portique portuaire les cohortes s'organiser,
Cohortes nanties et puissantes reflétant dans leurs yeux l'écume de ces jours vainqueurs qui furent, de ces jours qui viendraient, apprivoisant la ténacité et la luminosité, délimitant le champ circonscrit de cette volonté qui les transfigurait et les advenait à la foule des jeunes gens qui les contemplaient, les uns inquiets, les autres désireux de les rejoindre, tout d'un monde qui lentement se réveillait de sa torpeur et ne demandait plus qu'à s'élancer dans l'univers,
Pour conquérir et reconquérir, pour affirmer d'un hommage puissant la Vie et ses racines par les miels de l'horizon, dans une fête vivante et organisée situant le désir au delà de la prétention, dans une harmonie sans troubles que légiféraient les Sages dans l'éloquence des moments rares où ils enseignaient la raison de leur état, de leur force, de leur conjonction sur cette face de Véga, étreinte des naissances et des renaissances de l'accomplissement,
Un signe pour tout cela, dans l'arrivée des signes de ce temps, Iris et Veneur se joignant aux troupes qui maintenant attendaient toutes un seul mot pour aller là où le devoir les appelait, là ou leur vie précieuse serait souche de l'éternité, là où le sacre de leur souffle déverserait sur les terres arides le dessein de floralies non votives mais pleine d'une allégresse merveilleuse qui permettrait de générer la pulsion de la pérennité dans tout ce qu'elle éclos de beauté,
Semence du songe aux rayonnements de l'Olympe qui frappe de ses rayons mystérieux les transes de la terre et les émotions des cieux, semence limpide déversant ses flots d'or sur les champs nuptiaux d'une étreinte épousée, dans la pure ardeur de la désinence qui s'exploite et se façonne afin d'orienter de ses semis les futures moissons non seulement de l'espérance mais de la réalisation majeure de ce champ d'oeuvre et de vitalité,

Instance dans la fenaison des oeuvres qui ne s'inquiètent mais s'agissent afin de situer et le présent et l'avenir dans la connaissance des autorités du passé, de l'inexpérience à l'expérience, toutes voies ouvertes sur le songe et son dire de réalité et de fulgurance qui brillait dans les yeux de chacun devant le Verbe d'azur que décillait de ses racines Veneur et sa Compagne sacrée, des éléments les forces mûres qui lentement accomplissaient leur destin,
Officiance du règne dont le talisman perdu devinait sous les augures des familiers les principes d'un âge de renouveau qui figerait à jamais les turpitudes des moires aisances qui brisaient les flots de la Vie par Véga, hier altière, car des écrins l'épure de ce moment magique voyant de Veneur comme d'Iris les survivants de cette forge née de la mort et de ses conditions inversées, rupture exacte inversant elle même le cycle de la destruction des jours,
Des Guerriers les mérites l'onde majeure ruisselant, navigatrice, les mille pensées qui agissaient dans l'Esprit le pouvoir de naître, d'étreindre et de parfaire, ces mille pensées dont l'Ame s'enquerrait afin d'initier en leurs axes des degrés apprivoisés, permettant à chacun de reconnaître en sa constitution le seuil de permanence de ce pouvoir, seuil éployé libérant en chacun la connaissance intime de l'exacte ascension de son acclimatation,
Essor dans l'aube du Verbe affirmé distillant les moments et orientant les espaces qui se contrôlaient et s'affinaient, afin d'éprendre dans leur terme non seulement le désir mais la maîtrise de ce désir dans le but à atteindre, à formaliser et instiguer, au delà des stupeurs, des peurs et des inconsciences qui troublent le chemin de la volonté, et dans leur immaturation provoquent le déclin de toute volition, insigne dévoyé en ce lieu de vibration victorieuse ...

" ... Instances, nous y voici, et l'aube dans sa prairiale appartenance nous enjoint des feux antiques aux feux du renouveau pour signifier l'adamante perception de l'Oeuvre et de ses talismans, des hôtes de passage les coeurs ardents qui nous enseignent la vitalité et l'exaltation et dans la promesse l'équipage qui nous conjoint, du retour des heures anciennes les heures du renouveau qui affluent et nous enlacent dans la préhension du songe conquis,
Vaillance et témérité de l'onde adventice en ce préau vous voyant des sites les préambules superbes et souverains d'un Chant d'allégresse qu'il nous convient de partager, et au delà de ce partage de prospérer dans le sentiment profond de ce devenir qui palpite en chacun de nous, ce désir de bonheur et de beauté, ce sens de l'aventure commune dont nous signifierons les stances par toutes marches des écrins qui en demandent l'ouverture,
Ces écrins natifs, dans la prière du plus vaste songe, ces écrins ce jour votifs qui disparaîtront leurs fers et leurs chaînes pour parle avec nous d'une puissance novatrice, d'un élan grave et joyeux à la fois, genèse de l'astre qu'il nous reste à définir dans l'appropriation de la pure détermination qui nous est pensée agissante en ce lieu de la Vie dont chacun ici a donné la vertu, cette vertu fastueuse dont les épanchements sont les novations de notre monde,
D'azur le cil conquérant, d'azur sans drame et sans oubli dans la promesse du plus beau jour et de ses ivresses, dans la déité de son apprivoisement et de ses soieries gréés de mille flots bâtisseurs, dans l'appartenance de la volition qui assigne chacun de nous à un répond volontaire, et non indéfini ou même velléitaire, l'indéfinition nous rendant malhabiles, la velléité nous étreignant servile et oublieux, contes de noires détresses dont il faut nous défaire,
Afin d'ériger ce temple de l'harmonie qui ruissellera de par les terres ouvragées les pures viduités, dans la concaténation des rites et des rythmes qui ne s'éperdent et ne doivent pas se perdre, dans le sentiment majeur d'une révélation parfaite dont les semences viendront les paroles éveiller, et les transfigurer pour les mener vers l'assomption du but souverain de naître, perdurer et non seulement contempler, dans cette action qui nous assigne,

Action de Vivre, action d'ouvrager, action de perdurer les beautés affines de la tendre éloquence et de conjuguer et l'essor et sa renommée, l'imaginale préhension de toutes faces par ces lieux que nous visiterons et qui nous guiderons dans leur majesté, leur connaissance, leur fidélité, leur savoir et leur méditation, faces sans rebelles incarnations qui alimentent les souffles de la compréhension et de ses rives parsemées de finalités exhaustives et constructives,
Ainsi dans l'aube le fruit de la réflexion qui inspire toute décision, le fruit sacral qui n'attend et déjà se porte vers l'horizon pour embraser son seuil et ouvrir une route multipliée dont les candeurs et les certitudes s'octroient de rives en rives par les portuaires dimensions de notre sphère les clés d'un épanchement que nous ne saurions contrarier, ni même advenir, le sens de l'orientation commune précisant de lui même sa marche devisée,
Et des écrins, avons nous dit, des écrins bâtisseurs, nous reste il à fermenter la démarche dans l'accomplissement de chacun, suivant ses forces et ses mérites, suivant ses pouvoirs et dans le pouvoir même creuser ce moment n'appartenant qu'aux gestalts qui savent dans le secret de leur conjonction complémentaire naître à son sacre et bâtir sa renommée, dessein de nos jours à venir qui nous tardent mais qu'il faut mettre à l'épreuve pour en connaître l'espérance favorable,
Des stances les forges et les respirs qui s'octroient, déjà participe, des chants et des foules accomplies déjà les regards qui ne se lassent mais presque trépignent pour porter le pur oriflamme à la viduité profonde de chacun, le savons nous et nous en tiendrons compte dans l'appropriation du terme qui nous remplit d'espoir et de joie, que de voir un jour baigner Véga dans une floralie et non plus sous un voile de ténèbres dont nous savons l'écume mortelle ... "

Préhension des vastes floralies qui se dessinent, des cieux éclairés et purs qui se révèlent, chacun dans ce champ d'agir situait sa prédestination et son orientation, tandis que réunies sous le chapiteau portuaire, sans mystères de l'azur et de ses ambres, les élites du songe devisaient la conscience de ce temps aux vives arborescences qui s'éprenaient de l'horizon et de ses écrins, flots de houles et de gypse délimitant les surfaces habitées,
De l'éther les promesses les grandes chevauchées des vagues qui ourlent leurs propos, cabrent leurs étreintes et ruissellent de la fécondité des heures pour annoncer le frisson du firmament et de ses rêves éclos, ces rêves labourant les sols fertiles pour faire germe le lys et la pâmoison, les diaphanes senteurs d'un printemps renouvelé dont les tendres caresses sont épervières des rites des saisons et de leurs énamours bruissant de sentes adorables,
Nectars de puissance dans l'ovation du Chant qui s'élevait maintenant au delà des citadelles mauves et de leurs espérances sans troubles, ce chant si reconnu des viduités antérieures, de celles qui permirent tant de cristallisation dans les moiteurs charnelles des Iles par le vent, sans abandon du souvenir parmi les premiers écrins de la connaissance qui furent piliers des sites découverts et des prairiales évanescences qui se reconnurent,
D'une joie souveraine le dire de moisson dans la pléiade des escouades bâties qui maintenant se gréaient aux remparts des élans du port assigné, ici et là dans la farandole des Ilotes aux précieuses cargaisons, des fumerolles les ivresses de la fenaison d'un sérail nouveau à voir, écrit, déjà passant de voix en voix, comme un serment pour les commerçants de forges antiques, fastes des Dames du pays et des monnayeurs de toutes marchandises,
Là bas, une flotte s'avançait, majestueuse sur la courbure des élans gravitant de la Mer déployée, une flotte majeure nantie de ses vaisseaux et de ses nefs de combats ceinturant des cargos immenses bâtis de palissandre et de roche, les fanions au vent inspirant la confiance de chacun, et l'oriflamme entrevue désignant une heureuse surprise pour la triade devenue, le coeur palpitant chacun attendant l'écume gracile qui viendrait son sort désigné,

Veneur au milieu respirant ce libre message et situant pour Iris la fécondité du trajet qui fût, les instances de ce préau navigateur représentant tout simplement le sel de la Vie qui est, Valois, ce preux Capitaine qui avait tant aidé Veneur dans sa démarche, et qui, par quel miracle, sinon celui de la légende, venait s'enquérir sur place de sa présence et au delà de sa présence reconnaître la beauté D'iris pour qui il avait tant combattu,
Combat ayant permis la libération des Nixes, ces Iles maintenant dominantes qui hier étaient esclaves de Zeldra, cette sorcière belliqueuse vouée aux destin de la Mort et de ses cohortes, qui désormais n'était plus qu'un souvenir sur la lande et dans le désert, un souvenir de jeunesse pourrait on dire pour les membres de cette triade ayant fécondé l'azur et gagné cette sérénité du Guerrier qui après le combat sait mesurer la beauté de la Paix et ses joies,
Et tandis que le Zénith déflorait les cieux d'une passementerie éclatante de soleil, les navires si minuscules tout à l'heure, déjà se précisaient dans le champ de vision de chacun, dévoilant l'armature solide de leurs flancs et de leurs voiles nanties, mille bouches à feux dans les entrailles de leur sort comme une provocation soudaine devant le hasard qui voudrait emporter leurs forces au seuil de la déperdition, soutenues de hardis combattants,
Qui exprimaient leur joie dans le chant qu'ils composaient, ou revenait souvent le nom d'Iris, qui devant tant d'hommage souriait, heureuse de voir tant d'Etres combattants la noble cause d'un respir, non seulement cette cause dont elle fut légitime, mais la cause de la Vie tout simplement qu'elle représentait majestueusement, ondine à la perception de chacun qui s'abreuvait des paroles louangeuses qui maintenant étoffaient l'ardeur du jour ...

" ...D'Aegir le fruit de nos entrailles, des cimes les révélations venons nous des Nixes porte l'ambre et les délices des rives portuaires, ces diamants et ces gemmes pour parer les plus belles femmes, ces étoffes et ces calices pour embraser leur félicité et conquérir leur coeur d'amazone, Ô natives espérances des jours maritimes, Ô puissance des flots vainqueurs qui dérivent nos certitudes et nos désirs, nos clameurs et nos sorts,
Qu'en la nue s'enchante nos préaux et des douves armoriées les sépales de la pluie de jade qui se partage, s'enhardit et dans les roseraies s'épanouit, venons nous dans la hardiesse des prairies, par les forts élans du vent, par les tendres éloquences des cieux porter le diadème couronné de nos frontales arborescences, ici et là, dans ce lieu souverain de nos mystiques langueurs, épure des citadelles conquises, Snotra la belle et renommée,
Et nos joies et nos charmes, et nos danses viriles après l'essor des mers antiques, les fruits des sites éveillés, et les acropoles en plaisir des émeraudes fières et vivaces, enfin porter le seuil de l'enchantement au plus vaste éblouissement de nos corps émerveillés, venons nous l'étreinte de la terre et de ses sens éternels qui nous animent et nous assignent aux plus douces mélodies, aux plus vives harmonies et aux plus sages mélancolies,
De lyre l'horizon par les vols azurés des gerfauts et des circaètes accouplés, aux stances des symphonies qui ruissellent l'incarnat de la beauté et de ses oeuvres, par le cil de la Voie, par ce cil mile fois éclairé qui libère nos regards des atteintes du temps comme de l'espace, venons nous combler ce vide de l'Amour qui parle notre langage, essaime nos règnes et embrase nos destinées, au delà des rives amères et des abîmes contraires,
Livre de la parousie des chants, que notre chant porte, venons nous encore dans le parfum des écumes resplendir le don de ces cargaisons qui s'épanouissent dans nos cales, qu'ivoire des berges les chrysalides somptueuses des heures écoulées, ici et là, dans les draperies étranges des circonvolutions austères la préciosité de l'incantation pour toute noblesse, des labeurs les hâtives espérances aux nidations sacrales qui se fortifient,

Au delà des rutilances d'un printemps, les blés et l'orge, le maïs et le colza, tourbes du milieu du vivant qui se nourrit et se parle dans la tempérance d'un instant, au bruissement parfumé et doux dont les teintes safranées respirent des ardeurs magnifiques, nées des jours anciens là bas dans les clameurs d'Oxphar et de Pongée, prises et reprises de nefs guerrières au labour des essors de nos combats et de nos commerces maritimes,
Et pour les uns et pour les autres, dans la parole donnée d'Aral qui se perpétue de ne jamais voir un seul équipage des Nixes banni sous la seule opinion de naître ce droit de faire circuler toutes marchandises pillées ou bien achetées, toutes ces faces de la besogne qui maintenant sont à votre disposition pour les plus offrants, pour les plus riches mais aussi pour les plus pauvres car notre Droit est puissance de cette vocation,
Notre Droit d'éperviers de la Mer, notre Droit universel et reconnu dont la légitimité remonte aux temps précieux de la reconquête, par les souffles de Parsifal et par les étreintes de Dyosos, et ce dans l'infini qui inscrit sur le front de nos heures la densité de nos actes, ruissellement fauve par nos vies, ruissellement d'or par nos oeuvres, ruissellement dont nous vous portons les semences et les éclats afin d'oeuvrer la juste mesure de l'épanouissement de tous,
Et que nos voiles maintenant se taisent, et que nos flancs s'inscrivent sur les pontons de marbre de votre site, et que nos joies resplendissent de revoir des visages multipliés, et que vos tavernes s'ouvrent, et que nos transes s'exposent, il est de l'heure de l'écume comme le parfum des fleurs, et cette heure est au Chant comme le couchant des vagues au solstice du miel, dans l'heure heureuse des nuptiales assomptions du plaisir partagé ... "

Snotra était en fête, tant de monde en son site, des marines effervescences les flamboyances aux cohortes devisées d'armures et d'épées nanties, les tavernes ne désemplissaient pas, et des marchés se créaient avec rapidité, tandis que des cales chargées venaient à la contemplation de chacun les fruits dressées des essentielles destinées, les ors ruisselants des vases pailletés d'onyx, les assiettes de bronze et les couverts argentés,
Les draperies iridescentes et les étoffes moirées de mauves et de glaïeuls, les vêtements aux atours fabuleux prisés des maîtres des lieux enrichis, et des souches du cristal les pagnes bleuis aux reflets d'ambre et de lumière, et dans les sources à profusion les draps de lumineuse perception aux fresques adorables enchantant l'humeur et la joie des conquérants de leurs messages dont les floralies gravitaient des splendeurs déployées,
Les bois divins, du chêne au palissandre aux courbures affines, les éclatantes ramures des châtaigniers et des oliviers, et dans la saison le souffle des saules et des ormes glorieux, ouvragés dans l'ivoire et la perle les écrins meublants des signes du vivant pour parure, noblesse de la destinée, des armoires aux façons ciselées, des tables et des lits aux granits superbes se développant dans des arabesques fauves et tendres à la fois,
Les parfums dionysiaques, senteurs mêlées des pluies des douves anachorètes, aux danses fruitées des amazones livrant de signes exquis la fraîcheur ou la torpeur d'un été chaud et suave, caresse charnelle des moiteurs tressées de fines armatures où se lisaient la plénitude et le seuil d'un épanouissement merveilleux, exonde prestance des fragrances qui éperdaient leurs hymnes dans une farandole de voeux exaltés,
Toutes forces que le peuple de cette ville venaient éveiller, qui pour acheter dans la moisson de son heure, qui pour regarder l'espace d'un instant afin de se préparer à des lendemains qui lui permettrait de conquérir le précieux onguent où le métal fabuleux, qui pour rêver et s'éprendre de mille lieux et mille faces inconnues dont les parures s'épanchaient sous ses cils, comme autant de gravures fidèles d'un monde qu'il aimerait reconnaître,

Qui pour troquer contre les denrées de l'espace de Snotra, tous pour se révéler à la puissance et la quiétude des heures d'autres âges qui avaient façonnées les respirs de ces ouvrages qui maintenant passaient de mains en mains afin de s'offrir au plus offrant, à celui qui serait naître le désir chez le vendeur, le désir du de se séparer de la pièce rare et conquise par tant d'aventures et tant d'ardeurs, toutes conditions dissipées dans la monnaie remise,
Pendant ce temps, au delà de ce bruyant paysage, Valois avait rejoint Veneur et découvert Iris, le coeur enflammé par la beauté de la jeune femme qui avait su traverser les épreuves avec une sérénité témoignant de sa grandeur comme de sa noblesse, tout en se jurant à lui même une fidélité éternelle pour cet Etre pour lequel il avait combattu et pour lequel il continuerait à combattre inexpugnablement, essence d'une volonté partagée,
Qui rayonnait dans les paroles échangées de chacun, s'élevant avec allégresse dans cette auberge distante de la cohue, et de laquelle, devait partir, messagers, les espoirs d'un renouveau pour ce monde éprouvé, Triade des origines, piliers de Veneur qui les uns les autres, accompagnés de leur propre triade, se révélaient les fers de lance qui permettraient de faire rayonner l'harmonie sur Véga, désir intense à peine ébauché,
Action dont la réalisation était l'objet de leur réflexion, des signes reconnus l'orientation de la décision circonstanciée qui serait nantie d'une volition ordonnée, et non d'agir précoces et dispersés qui ne menaient qu'à la perte des terres traversées, hors Gullveig, l'Ile magnifiée, et ces terres d'Aral à peine sevrées, action qui ne pouvait naître que dans la persuasion et au delà de cette persuasion, dans la reconnaissance d'alliés objectifs et souverains ...

" ... Qu'il est peu de dire, faut il agir, et dans la certitude d'un lendemain qui nous soit favorable, dans cette certitude qui ne s'effarouche ni ne se délite de ses versants, afin d'autoriser au delà d'une permissivité laxiste le renouveau dans sa tempérance et sa juste ordonnance, par delà les velléités et les inconséquences d'actes à peine ébauchés qui ne s'animent que sous le joug d'ordres et d'entrelacements de ces ordres,
Car il serait orgueilleux de devoir penser un seul instant que notre contribution suffirait à ranimer l'éclat de Véga, sinon des terres traversées les obstacles s'enchaîneraient et comme nous l'avons déjà vu retomberaient dans cet oubli qui semble la conséquence fâcheuse d'un oubli, d'un abandon, qui, ressentit forgerait les armes de cet ennemi implacable dont le combat maintenant qu'il sait qu'il y a ardeur à le combattre devient volatile,
Volatile et donc encore plus nuisible qu'il ne l'a été jusqu'à présent, car dans sa semence léthargie puis action puis de nouveau léthargie et enfin de nouveau action, combat qui s'assemble aux mystères et ne méconnaît l'inventivité des Etres qui le croient vainqueur puisqu'il reparaît à chaque fois que nous détournons nos yeux d'un écueil ou bien d'un bouleversement, à chaque fois que nos pas s'en vont d'un site pour reconnaître un autre site,
Ainsi je crois que de l'exemple devons nous nous inspirer, l'exemple de Gullveig ou nous avons su fonder une réalité, en nous alliant les hymnes porteurs d'espérance, en nous unissant aux sages de Hati, la citadelle imprenable, en nous réalisant dans les us et coutumes du Peuple de cette Ile qui hier native de l'élan porteur de la Mort ce jour, purifiée étonne et incante la Voie jusqu'aux compréhensions les plus ternes,
Et notre force dans l'accueil de ces jours heureux qui baignent ces plages d'or devenues, nous enseigne qu'il ne peut naître de conjonction favorable que si nous sommes les uns les autres sur ce terrain d'action, ce qui veut dire que nous devons nous partager l'essor du sérail, mais notre nombre est infime devant l'étendue et même devant la royauté de certains espaces qui eux aussi rayonnent une persuasion, celle d'une nécessité de vivre,

Cette Nécessité qui nous anime et nous fertilise, et là est le propos, là dans cette sensation qu'avec eux, nous pourrions effectivement solidariser les contraintes géographiques et initier une plus vaste offensive, éclairer un présent et déterminer un avenir, iriser les forces vives qui permettront de vaincre cette force qui depuis le combat des Hespérides et des Impériaux culmine la vitalité de Véga et petit à petit l'affaiblit jusqu'à cette agonie que nous avons rencontré,
Il y a là mesure de notre engagement et de cette mesure nous assurerons les sources de l'épanchement vital qui coordonne et bâti et ne stérilise, qui sans improvisation sait mener la luminosité au delà des fléaux qui tressent leurs moires aisances par les surfaces de ce lieu et ouvrent sur le silence les plaintes et les abnégations en les rendant serviles, et au delà de cette servilité se servent de ce refuge pour soudoyer la déité de chaque Etre par ce monde,
Voici le chant et l'espérance du chant, qui nous permettront d'affronter ce seuil et par delà ce seuil de nous révéler aux sites d'Oxphar dont nous savons tous qu'ils sont les instigateurs de la chute de l'Empire, et parce fait révélateur alliés de cette puissance qui brise la loi de la Vie, l'anéantit et la réduit à sa plus simple expression, la condamne non seulement en la bâillonnant mais surtout en l'asservissant, rendant ainsi chacun esclave de sa volonté,
Le but à atteindre est donc là, dans la recherche de ceux qui peuvent nous aider et non nous satisfaire, dans la recherche de ces alliés effectifs qui participeront à cet assainissement de tout ce qui nous est commune demeure, de tout ce qui est Vie et puissance de la Vie, ainsi devons nous ensemble avant que de seulement conquérir déterminer les vecteurs de cette reconquête qui nous enseigne et nous affirme pour l'éternité de la Vie ... "

Moisson du signe espéré des voies communes l'ascension des termes, des jours exonds en possession du règne, chacun dans ses limites déjà s'affairaient pour retrouver dans les sillons de sa mémoire les oeuvres à signifier, par delà les brumes des rencontres, dans l'affine perception d'ivoire qui naît la parure de la randonnée souveraine par les semis de la Voie pénétrée et supérieure, celle qui enseigne et désigne le chant de commune appartenance,
Evir en ses semis la fenaison des rives déployées des Nixes le coeur secret des jours antiques qui le voulaient devenir et revenir des fastes des rives d'Ydalir, dans la conjonction d'un savoir et dans la conséquence d'un désir, Etol en ses sens éprouvés l'accueil d'une perception qu'il sentait nantie d'Austri et de ses coutumes dans la soif de signifier la pure incantation du Verbe d'Etre et d'essaimer par les racines altières de la terre fécondée,
Odrin en son sein déterminant les signes de sa naissance, ces terres de l'Acier qu'il savait son ambre épousé, des mille flots de la vigueur la caresse des heures et des oeuvres à maîtriser, Valois en ses fastes et ses démesures le cil de la pénétration des Océans le conte des genres et des conjonctions sinuant permettant de déterminer au delà des factices velléités le pouvoir des Etres en rencontre et des Etres en fonction,
Toutes vagues écloses qui participaient d'une aventure dont le seuil à peine ébauché déjà réagissait dans le coeur de chacun, jusqu'en Veneur qui savait en son âme le fruit d'Aral là bas en Svarta la ville citadelle l'écume d'une alliance imprévisible qui donnerait de ses limites l'orbe épure des rives de ce continent majestueux dont les oriflammes ceignaient les tours crénelées de mille et mille villes encore signifiantes et non assignifiées,
Sans refuge dans le signe convenu de la pluralité des actes et dans la définition des routes à suivre, des triades accomplis, les oeuvres à culminer par Knitberg et Magni, les douves d'Evir, l'un par Ymir, l'autre par Sygyn, Modi et Nagrind, les piliers d'Etol, l'un Par les souffles de la mer d'Aral, l'autre dans le feu du désert Ylien, par Ifing et Mimir, les insinuants d'Odrin, l'un par les ramures du canal de Snotra, l'autre par les courbures de la Anse des tempêtes,

Ecumes de vagues profondes ciselant déjà au delà des routes éperdues les mille flots d'un apprentissage, d'une reconnaissance des lieux dont les vecteurs viendraient la reconnaissance du possible et des limites du possible, courbure de l'horizon devisée qui maintenant prenait la forme désignée, celle des missi dominici envoyés hier sur Gullveig et qui maintenant se révélait dans la beauté du Continent magnifié et exondé,
Iris et Veneur désignant dans le semis dévoilé la rencontre nouvelle, celle des Iles des Grims en qui ils devinaient des alliés sereins et certains, ces Iles vacuité des Arts et de leurs mille assauts renvoyant la décrépitude aux mortifications, toutes oeuvres en les cils éployés délivrant non seulement le chemin d'une espérance mais d'une connaissance ultime dont l'apprivoisement permettrait peut être le rayonnement du message maintenant conjugué,
De Dyosos le détroit l'écume de l'aventure à partager, que se permettait Valois dans le signe d'un écrin, les Cohortes devant rester et prospérer par les triades advenues, les unes et les autres suivant le site de parution et de pouvoir se fondant dans l'écrin du Pouvoir ensemencé et rayonné, insigne d'un départ que chacun entrevoyait comme une légitimité mais aussi comme un devoir afin de se découvrir et se dévoiler dans une réalité conjointe,
Cette réalité mutant ce qui jusqu'à présent n'avait été que test dans une supérieure détermination qui ne souffrait pas de la moindre défaillance, du flot porté les racines du lieu, l'écrin des âges et des espaces se situant aux liaisons spontanées qui assureraient la diffusion des messages et des mots d'ordre dont les conjonctions permettraient la mise en oeuvre de l'accomplissement de la délivrance de cette terre d'Aral assignée ...

" ... Ainsi, dans la parole donnée, dans l'épanchement à naître, au delà de la suffisance et de ses écrins malhabiles, que chacun dans son règne perdure la motricité de notre voeu commun, celle de la liberté pour tous les Etres de ce champ d'Oeuvre, ce champ tant de fois parcouru, tant de fois circonscrit et tant de fois perdu dans les ramures de nos parcours au but si ultime, ce but déterminé et atteint qui nous pousse maintenant au delà des courses folles,
Au delà des équipées sauvages, au delà des prismes qui naturent la préhension mais parfois sont les stances de l'oubli dont les faces nous interpellent dans le désir de renaissance qui nous éploie, au delà et toujours plus loin, dans cet apprentissage des Etres qui nous seront champ d'oeuvre, champ multiplié dont les floralies permettront de voir aboutir sinon en tous lieux déjà l'épure d'un site de gloire car victorieux en son sein et par son sein,
Et j'en appelle à nos certitudes, à nos éblouissements et à nos connaissances pour qu'essaiment non seulement la parole donnée d'aller encore plus avant, mais surtout la compréhension de ce que nous parcourons, sans allégeance bien entendu, mais toutefois dans le respect inconditionnel qui nous permettra de bâtir et non seulement de prospérer des combats qui ne seront que lies dans lesquelles nous nous enliserons et nous perdrons,
Il nous faut maintenant chacun partir, coeur de Moisson de chacun, coeur de fenaison dont les palpitations seront parcours intenses, toutes liaisons devant être assurée par Valois qui peut se permettre d'aller et venir sur ces mers et ces Océans austères à la rencontre de tous et disperser la connaissance à chacun, Valois que nous devons remercier de nous rejoindre alors qu'il n'est pas dans l'obligation de le faire et encore moins de l'envisager,
Allons et que le signe de chacun brille par les cieux éployés et que chacun tienne au courant les uns les autres des rencontres qu'il fera et partagera afin que nous soyons maîtres des situations traversées, ces situations qui se renouvelleront et qui participeront à notre développement, et que chacun baigne dans l'oasis de la clarté qui nous tient lieu, ce pur épanouissement qui délivre et enseigne au delà des marches stériles les forces nécessaires de l'accomplissement,

Nous allons quant à nous désigner ces Iles du vaste monde, de l'Océan Glaciaire les rites et les préhensions, ces Iles qui nous furent il y a de cela bien longtemps contées et signifiées, et dans lesquelles nous trouverons certainement le fruit et au delà du fruit les racines qui permettront d'alimenter la sève de nos actes, et de chacun bientôt le pur aliment que nous cernons déjà dans la parure de chacun, dans cette symbiose de nos conditions,
Dans cet équilibre qui nous permettra d'aller toujours plus avant dans la définition d'une force novatrice qui fera de cette écharpe de soleil dans l'immensité des sphères le coeur d'un acte et la puissance d'un chant, coeur dont les volitions enchanteront les préaux d'un hymne ou nous retrouverons après les mille et mille faits d'armes et de paix qui nous attendent et nous invitent, après ces fresques magiques qui conjoindront nos espoirs et nos voies,
Dans la Voie de la perception majeure, cette voie qui fulgure l'état de nos stances et maintenant nous oblige, non à la stagnation mais à la pure volition, à l'action courageuse et situationnelle qui développe la fermeté du langage et la parure incandescente d'un feu sans oubli, si tant porteur de nos expériences, déjà dans les rangs des nombres contraires l'agonie de leur suffisance et de leur orgueil, l'agonie de leur outrage et de leur belliqueuse aversion,
Allons, mes amis et que le ciel nous soit favorable, que les vents nous soient heureux, porteurs de pures nouvelles et non de désastres, que la terre nous soit conviviale et que l'eau dans son immensité nous délivre des scories qui parfois s'éploient, et qu'enfin dans la conjonction de nos forces se tresse l'oriflamme qui baignera, souverain, la beauté, l'harmonie et l'épanchement tant de cette beauté que de cette harmonie que nous voulons resplendir ..."


L'Esprit du Règne :

© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-093-9

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:28 )