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© Patinet Thierri

 
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La Vie à profusion PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Lundi 02 Décembre 2013 à 14:02

La Vie à profusion

 

Félicité du chant, jouvence des hymnes, en allégories s'en viennent les frontispices de l'azur, et leurs flammes légères brûlent les serments antiques, les couronnements factices, ces horizons qui ne relèvent que de l'oubli de la Vie, la Vie puissante et native, la Vie à profusion ourlant ses vastes nefs de cargaisons divines pour les déverser en rimes sur des îles secrètes, des paysages l'arborescence et la magnificence, ici, là, sans masques tragiques, sans rites opiacés, car élevant ses vols dans la pureté infini de son ascension comme de son devenir, contenu et contenant dans le choix du contenant délibérant ses eaux vives aux parfums des talismaniques essors, invitation de l'onde aux festives mesures, aux architectonies majestueuses, ancrées dans le lacis et les entrelacs de féeries amoureuses, aux essaims sans brume, gloires votives, dans l'excellence du Verbe qui ne se raréfie, mais bien au contraire, dans l'éventail du sort, surgit sa multiplicité, décences du seuil aux opales inscrites dans les flots générés, entées de leur destin dans le dessein du seul avenir, celui de la régénérescence, après ces parcours olympiens, ces douves exotiques, ces mânes sans repos, ces symphonies graduées qui se doivent pour ordonner la cacophonie, dans une maïeutique révélée se déployer, allant vers le développement, l'apothéose du germe qui sort du sol et s'élance vers les cieux, se sépare de ses ramures pour œuvrer déjà dans l'éternité, dans cette rémanence qui fructifie, cette ordonnance impassible qui alimente toute destinée, que la volition épouse en son sein circonscrit qui halète les mondes, ces mondes qui s'éploient, se rencontrent, s'allient, se déposent, chutent, mais toujours reviennent à l'équilibre pour embraser le sort, loin des temps, loin des espaces, sur cette nef qui déploie ses oriflammes, les affirme, les console, les pousse aux extrêmes densités afin de s'y confronter, de s'enhardir, et dans une victoire exfoliée advenir le sens de toute aventure qui s'initie, dans cette aura qui parle chacun des Êtres de la Vie, dans leurs mélopées, leurs matérialisation, mais aussi leur spiritualisation qui ne s'efface, ne se tronque, ne se dénie, mas toujours dans l'orbe se manifeste afin de déduire la prononciation de l'élévation, marche amazone qui assigne ses ferments, par de hautes volutes sacrales qui ne s'éperdent mais se conjoignent afin d'unir à l'azur la beauté, la densité, la force, la juste mesure, permettant l'affine perception, la plurale détermination, dessein de la victoire, voyant du corps l'arc, de l'esprit la flèche, de l'âme la cible, dans l'unité symbiotique circonscrits, unité qui rassemble et ne disloque, qui multiplie la splendeur et non n'additionne la laideur, œuvre en l'œuvre qui ne se désenchante, ne se marginalise, ne s'effeuille, mais bien au contraire vivifie l'étonnant voyage de toute régénération, intime sillon du chant qui plane au-dessus des eaux, abreuvant par le jeu des correspondances les dimensions qui se joignent, composent et déterminent, dans l'officiance du règne qui ne se renie, celui de l'Éternité, celui du couronnement, celui de l'ineffable, en marches sans repos, dans la quiétude des temps qui s'oublient, dans la flamboyance des œuvres qui ne s'oublient, là, dans ce lieu sans lieu, là dans cet espace qui se plie et se replie comme éventail des forces qui le génèrent, lors que le puisatier enchantement lui est répons, et que les cils de l'univers le parfond dans une allégorie cristalline, vague souveraine enivrant de paysages en paysages les faces démultipliées du diamantaire essor, qu'alcôve le ciel en témoin partage avec les étoiles innombrables dans leurs théurgies inhérentes, aube sur le chant, aube délibérant les fastes de vestales armoriées qui, dans les temples de granit bleu, émerveillent, tant de splendeurs en leurs écumes, tant de larmes abyssales en leurs écrins moirés de songes et de rêves éperdus, tant et tant de contes en leur respire que nos histoires ne peuvent contenir, et pourtant ramures, hauts faits de victoire, que les ornementations fractales devisent, iridescents la plénitude des verbes qui furent cimes des pentes de toute vie, fut-elle la plus humble comme la plus éveillée, devisant les règnes d'alors, par les tempêtes et les bourrasques levant leurs glaives d'or, alors que leurs lourds tambours de bronze sonnaient des rassemblements épiques, ceux qui allaient fonder les avenirs, ceux que les bruissements de l'Histoire enchantent au vaste préau de la lumière et de ses ondes, tant de beauté, tant d'aspiration à la légitimité des mondes, tant de croyances dont les entrelacements sont déterminants de toute ramification vivante, leur écume, essaims clairs des parures, vives arborescences que la brume ne peut dissiper, cette brume des atrophies qui rôde, toujours se lamente, enrichie du venin et de la matière, son apothéose, hurlante et frémissante, vagabonde et pestilente, qui ne peut naviguer qu'en eau trouble pour cacher sa laideur, cette source de fiel qui marque à jamais sa dérisoire attitude face au levant qui ne craint ses opprobres, et, tout de compassion, humilie cette horreur qui se dresse et s'adresse, mais déjà disparaît dans le gouffre incommensurable des équinoxes larvaires devant la lumière, la pure beauté qui ne se vend aux prostitués des ténèbres, ainsi, alors que les vents se lèvent porteurs de moissons de houles et de perles rares, de pluies d'Éden et d'éclaircies joyeuses où s'enfantent les rêves, souffles gigantesques abreuvant des empires, lyres de l'horizon de gravures nouvelles essaimant les cohortes vivantes pour affermir les règnes et en destituer les lèpres qui s'y affairent dans un bruissement de fange, ouvrant ainsi à la Vie, sa portée, son envergure, et son azur, par-delà les mélopées anachroniques des pleureuses sabbatiques…

 

© Vincent Thierry