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Où la nue Dantesque s'élève... PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:13
Où la nue Dantesque s'élève...


" ... En notre demeure, qu'ivoire le jardin des stances et leurs breuvages sans équivoques, nous sommes en semis, et notre devoir n'est de se taire devant l'incarnation qui brille de ses feux nocturnes le souffle et ses animations, car le moment n'est plus de l'existentielle perception, de la préhension même de l'existence et de ses essors par la pluralité exonde qui marque de ses entailles fécondes la terre de nos sources et l'étreinte de nos joies,
Et ce ne serait que détresse que l'oubli qui s'insinue, que la fatigue qui se remémore, que l'enlisement qui se conflue, lors que nos vestales attitrées ont su tant de guerre l'ouvrage ralentir l'inondation des cohortes de la mort qui ne savent désormais franchir le rubis des algues noires des plateaux d'Oxphar, cantonnés qu'elles sont dans le refuge de leurs citadelles qui vous semblent imprenables mais qui ne seront que parures de poussière dans le temps de notre devenir,
Non seulement dans la promesse qui mesure notre déploiement depuis les jours contés, mais dans la portée de la voie qui nous assure la félicité de cette victorieuse détermination qui ceint notre Agir et épouse notre Dire, ainsi n'est il temps de lassitude ni même de regret dans le fourvoiement des heures qui s'estompent, ainsi n'est il forge que de notre mesure pour porter le glaive au plus profond de la plaie qui assigne notre monde et le renie,
Est il désormais venu ce temps de l'officiante détermination, de celle qui ne se corrompt dans la désuétude, dans la lie des serments, dans l'oubli et ses firmaments de cristal qui d'épures en épures se concatènent jusqu'à ne plus être apparence pour le commun des vivants, est il désormais venu le temps de cette naissance qui ne se désunie de la vitale harmonie qui passe et ne revient, qui ne se conjugue mais se porte oriflamme de notre demeure,
Et dans le flux et par le flux, dans la conviction souveraine de la nécessité qui parle de ses rameaux et de ses transes, là, dans la nue fertile de l'ovation des stances qui ne s'évoquent mais s'enchantent afin de gréer la nef du désir d'Etre et de Vivre par toutes faces de cette terre de Véga qui, hier exsangue, aujourd'hui se lève pour affronter la force qui l'enlise, se dresse pour déclamer sa force et sa vitale harmonie qui foudroie l'infini de la perversion qui l'émonde,

Ainsi vous dis je par le fruit du sacre qui souverain élargit la sentence de nos principes qui fulgurent, ainsi allons nous porter ce coup de grâce à ces nombres qui veulent notre dissolution qui cherchent notre respir par toutes faces pour s'en arroger la participation vitale, ainsi et dans la beauté de l'oeuvre qui ne s'absente ni ne s'indéfinie afin de naître le chant de nos espérances communes et de nos stances devisées, afin d'orienter le songe dans cette réalité,
Cette réalité intrépide qui efforce nos devoirs, engage nos contributions et développe nos racines, là où les actes sont de pures jouvences, là où le cil répond à la clarté des rêves et de leurs mesures, là où la fertilité ne s'interrompt mais se destine, là où la clameur de la Vie est irradiation et conjonction de toute aventure, là où tout est participe de l'Eternité et de sa volition, de l'Absolu et de sa pérennité, dans ce coeur de la Vie flamboyante qui ne se désunit,
Instance qui se partage et se participe, instance à laquelle je convie nos forces et nos étreintes, d'un seul élan porteur de ramure, d'une seule joie fondatrice, par ces terres noires qui nous attendent et dont nous révélerons la perfection au delà de l'affliction dans lesquelles se plongent leurs forges et leurs écrins, portée du Règne dont nous sommes toutes et tous les puissances ouvragées, qui ne se délimitent ni ne se limitent dans la coordination des actes,
Ainsi le souffle du vent d'Aégir qui nous mène, ainsi la vaillance de Hrim quoi nous compose, et dans la justification de notre étreinte et de notre chant, et dans la prouesse qui ne se mesure mais se déploie avec l'harmonieuse volonté qui ne se dissipe ni ne se glorifie mais se partage afin de consumer l'errance et ses léthargies affines qui ne mènent qu'à la destruction et à la destitution, lors que nous voulons délivrer Véga de ces étreintes morbides et délétères ... "

Des orbes en cil dans la vertu de l'onde, le cri du Chant s'élève pour porter nouvelle, et des frontières lasses le fruit s'endort, qu'il convient de naître, qu'il convient d'essaimer pour ouvrir au large Océan les flux et les reflux des âges sous le vent, des algues aux lagunes aux mystères souverains, acclimatés et fiers, qui tressent leurs oriflammes sous le signe de la pureté commune qui s'exclame et se libère dans un flot violent et tendre à la foi,
Toutes voix portées délibérant les hymnes, ici dans la volonté du sacre, là dans la volition du songe, que nul ne se permet, que nul en son chant se trouble, déjà dans la semence de Midi l'heureux événement qui ne se sacrifie mais se propose pour disposer du temps et de ses assauts, de ses règnes et de ses forces dans la nidation des sources et les téméraires ovations d'un cri de guerre qui se répercute et foule au limon la dénature et ses scories,
Le fier essaim est là, présent, dans la mémoire des cieux et dans l'aliment des vagues qui déferlent, dans la plaine hier abyssale, ce jour inscrite dans la parousie des âmes qui se manifestent, se congratulent et s'ouvrent à la pérennité, cette pérennité qui s'attend, s'absente, se disconvient au delà de ces remparts qu'Oxphar montre en ses plateaux, ses abîmes et ses croyances forcenées dont les routes vives sont maintenues sous le joug de la force,
Cette Force vive qui depuis des années s'ébat et se bat contre la torpeur, le vide et l'immolation des anses maritimes, cette force souveraine sans failles qui ne s'apprête ni ne se prête mais toujours en avant se dresse pour officier au delà de la peine de l'affliction et de leurs ornementations sans songes, la beauté, cette beauté diaphane et claire qui inonde de ses prémisses l'orée des villes conquises et des prairies nouvellement acquises par le fer et par le sang,
Par le degré de ce message qui flamboie d'esprit en esprit, de corps en corps d'âme en âme dans le parchemin des ovations qui se flamboient, dans la divinité des sens qui se précisent, s'orientent et composent, là, plus loin, déjà en présence dans ces milliers de cohortes où se tresse le désir d'être et de naître la fluvialité des orbes de la paix, par les stances et les instances des pouvoirs gradués qui se fécondent et s'initient sans heurts et sans violences,

Inclinant à la mesure le déploiement vital, en renfort des troupes exondes qui furent, là, armes en signes des larmes du temps, permettant d'effacer les outrages et les plaintes des vives arborescences contenues, des liens dits infranchissables qui ce jour se rivent dans la poussière des âges comme rappel d'une incertitude qui ne viendra plus jamais broyer l'espoir, l'espoir de cette Vie majeure, l'espoir de cette quiétude nouvelle à voir,
Embrun dans le Chant, et dans le Chant vertu propice et motrice des ordres qui se prolifèrent, annonçant aux respirs d'autres voeux que cette simple conquête sur ce Continent en trouble de la Voie, assignant un âge de renouveau propice qui ne s'attend mais se prend dans la force et par la force dans la visitation de la vitalité et de ses orbes majeurs et conjugués, dans la candeur de la maîtrise et de ses songes qui ne sont abusés mais ressourcés,
Instance gravitée des mille essors qui fructifient la pensée et l'ordonne dans une situation nouvelle dont les ondes lentement conjoignent la perfection du Dire et de l'Agir, consument les noblesses d'appartenance pour ne laisser en place que la beauté de la déité qui ne se réclame mais est dans sa consubstantialité comme dans sa vitale harmonie, cette genèse de l'assomption majeure qui ne se préfigure mais s'instaure dans la simple destinée qui sied,
Et l'orbe en cil de ce voeu dans l'accomplissement sans naufrage qui se visite, l'orbe fruit de l'oeuvre qui se mûrit et déjà explose ses conjonctions dans la destinée de ce parcours dont les stances ne sont nées de l'imprévisible, mais de la nécessité dans son ardeur et son écume, dans sa désinence et son accomplissement, dans cette face de la beauté qui ne s'estompe mais toujours se signifie d'ardeur conquérante sublime et signifiante ...

" ... Qu'Isis en son Verbe le fruit d'Or et dans la joie nouvelle que l'espoir transforme et signifie, et dans la définition des rives qui enseignent et témoignent, de part la volonté des signes qui se répondent et se fortifient l'un l'autre dans la plénitude de la rosée matinale qui s'éveille, dans cette fructification des odes qui se témoignent et se réalisent, des hymnes l'ovation superbe qui s'acclimate et sans rupture se coordonne pour s'offrir d'essor sans humilité,
Qu'ivoire au delà de la nuit ardente, de ses frénésies, de ses voluptés, de ses incantation, ivoire des gemmes en lys horizons les fastes de l'ode qui se lève, où nos armées s'assignent, se dressent et se fertilisent dans un préau d'histoire dont les clameurs se joignent pour délivrer le superbe frisson de l'onde signifiante, de celle que nous recherchions par tout parcours, ici et là, aux marches de Véga, aux silences et aux phrases estompées qui nous appellent,
Des pluviosités qui marquent de nos sens les rappels antiques, les prémisses et les vertus de nos pentes, ces pentes qui nous révèlent, ces pentes dont nous marcherons la densité pour en apprécier la pure destinée, au delà des termes et au delà des horizons bâtis, là bas, dans le soir immense dont la clarté solaire imprégnera la déité, dans la clameur mesurée des iris qui poudroient la limpidité des chants et des hymnes enfin advenus par les cités,
Et nos rimes dans l'avenue de cette floralie qui se tresse, nos hymnes se portent, rejoignant les abîmes faciaux qui, délétères et envenimés, frappent nos cohortes aux remparts d'Oxphar, ces plateaux qui règnent encore la discorde, la démesure et ses cristaux noircis de haine et de propos, inclinant, votives des armées entière dans la souffrance et la catalepsie d'un outre tombe dont les moments stigmatisent en foule des rubis qui furent,
De ces émaux dont parlent les coeurs en émois, de ces diadèmes dont les couronnement frontaux sont des essaims dans le mystère des pierres, des sources incertaines dont jaillit parfois le nectar sacral de la beauté et la densité de ces âmes vagabondes dont nous recherchons l'absolu firmament, cette gaieté naguère éblouie et corallienne dont les effervescences altières sans corruption se prononce pour oeuvrer la fidèle incarnation de la Vie et de ses stances,

Des oeuvres à assumer, prétendre, et reconnaître dans la finalité exhaustive de l'épure qui nidifie ses exhalaisons souveraines, dans ce prisme de la clarté qui officie et dont les mânes à propos sont étincelles d'un verbiage sans refuge, qu'il nous faudra accepter dans leur prononciation fidèle afin de les intégrer et les régénérer au delà des parodies et des parousies sans significations, de ces ambres tumultueux dont les décades sont imaginaires perceptions,
Lors que la préhension nous est demeure, cette préhension de la compréhension qui rive après rive, chemin après chemin, sente après sente, sous bois en orée des forêts somptueuses en éclats de merveille des Iles sous le vent, candeur des astres en extases des Océans, nous apporte sans refuge la mémoire des signes, de ces signes franchis, de ces signes distincts dont les moissons nous sont éclosion de mille voeux comme de mille flots,
Au voyageur le répond, au somptueux détail des roseraies qui dansent sous la nue, dans la clarté préliminaire des éveils qui se situent et se désignent afin de mieux les répondre et les couronner, là, dans ce faste de la frugalité des ondes où notre Chant destine, où notre Chant précise, où notre Coeur palpite, odes mille et mille armoiries les incantations qui se tressent pour se désigner et se correspondre dans une vague majestueuse dont nous sommes écrins,
De villes ouvertes et de sites prompts dont nous bâtirons l'officiante renommée, par delà les nuages et leurs naufrages qui fulgurent les plateaux en nidations qui sont affronts des respirs de ce temps, de cet espace et de leurs voeux les plus tutélaires comme les plus affines, instance gravitée qu'il nous faut parcourir pour en désigner la finalité, instance du combat qui ne se meure mais toujours féconde la pluviosité de l'horizon qui attend notre devenir ... "

Ciel en cycle de l'aube qui s'ivoire des parfums grées, des vastes horizons aux promontoires des élytres et des festives langueurs qui s'initient de verbe en verbe dans l'azur souverain, déjà les cavaliers avançaient ce sérail, oints de la propriété de l'Etre, et leur démarche assurée s'élançait vers le soleil non pour apparaître mais conjuguer l'essor qui se signifiait, cet essor attendu de mille pas et de mille voeux dans l'assomption du Coeur de la Vie,
De Dizan reconquis le salut aux vertes vallées consommées, cent routes sans équivoques voguant des cils de Vala la menstrues de Vestri opérant par delà les éveils incertains la parure d'une Mer nouvelle à engendrer, féconder et essaimer, d'Oxphar le grand nom les méandres accouplés qui vont les feux des rives antiques, leurs moissons et leurs zéphyrs essentiels, des nues l'ouvrage à conquérir qui reste sur le parvis des cités ouvertes à la brume,
Insigne sous le vent des chrysalides aux équinoxiales rencontres, des prairies encore, des souffles majeurs, et d'autres encore dans l'opiacée qui se répond et se répand dans les limites d'une atrophie votive dont la perception relève de l'entité et de ses flux, des flots exonds et des saisons en nombre dont la raison s'incante et se déifie dans le parcours des stances lagunaires, des respirs octroyés dont la frénésie s'épure et se rassure d'une justification précise,
Cette justification trouvant promesse dans le désir, trouvant adresse dans le parcours, trouvant encore les rives de ses temples et les certitudes de ses écrins, là, ici, plus loin, toujours plus près dans la fertile dénomination de la Vie, dans l'accomplissement de sa charge et de sa noblesse, dans le cil de sa nuptiale mesure dont l'achèvement n'est que prémisse d'un jour neuf, d'un jour humide et participant à toute parure de l'immortelle randonnée ordonnée,
Où se retrouvaient dans la matinale effervescence tous ces guerriers aux mages éloquences, de tribales volitions les ramures d'épopées, les adventices coutumes et les coeurs frémissants du désir d'Etre volontaire, volontaire pour renaître le serment de la Vie, volontaire pour indéfinir les songes sans lendemain qui signaient ces remparts qu'ils se devaient d'assignifier afin d'en venir l'écume à la houle de leur sang comme de leur sueur accouplés,

Dessein de l'autorité, dessein de mille mobiles, sans trahison aucune, mille mobiles safranés des plus clairs aux plus austères, des plus humbles aux plus ténébreux, de toute face le glaive arborescent de la limite de la Vie, cette Vie pour laquelle chacun donnerait son émoi, sa puissance, sa candeur, sa fertilité, son essentielle majesté, afin qu'elle rayonne et se déploie aux lus vastes fleuves vécus de l'heure qui s'annonçait parfumée d'oasis,
Mais aussi de cendre, car chacun en séjour savait son immortalité charnelle compromise, tant l'âpreté des combats se faisait ressentir dans les rangs qui restaient, ces rangs de soldats glorieux ayant vécu les épreuves de Dizan, et d'autres rescapés, ayant vécu les termes d'Aral, de Dirar, et d'autres encore, par les Iles de Hel l'accomplissement engendré qui ne se suffisait mais voulait porter sa clarté par delà les espaces d'une espèce disparue,
Renaissante dans le propos, dans la portée novatrice des écumes qui se pressaient au devant, dans cette ardeur sans compromission qui voulait de chacun la houle d'un zéphyr de puissance et de novation l'étreinte, cette houle qui ne se quémandait mais se donnait avec toute la vitalité voulue et dont les essences exprimaient la fidèle incarnation, épure en son nid d'or des gravures fictives annonçant par delà les rivages sa vêture promise,
Comblée du savoir par delà les mânes de l'ignorance élémentant l'oppression et ses labeurs incertains, la tâche au rubis fécond délivrant des équipages les errances pour en coordonner les signes et en effaroucher les velléités, toutes faces en écrins délibérant le faste du devenir et non ses étreintes malhabiles et stériles qui furent belligérantes effeuillées que le nom lui même éperd au devant de la cruauté de ses masques et de ses apprentissages ...

" ... Et l'onde en mémoire nous recevrons le chant dans l'azur du propos, dans la découverte sans naufrage des floralies divines qui parsèment nos chemins, et dans l'Astre, le séjour, la fluvialité deviendra promise des serments, où nos corps sans sillons témoigneront la déité des cils sous le vent, dans l'apprentissage des roseraies, dans la contemplation des vagues qui ne s'éperdent, dans ce souffle conquis et conquérant qui sans failles ne s'estompe,
Ne s'improvise mais toujours s'anime d'une vertu profonde, souveraine et déifiée, dont nous sommes mesure dans le déploiement des vagues fertiles qui inondent nos ramures, enseignent nos serments et animent nos joies, nos joies lumineuses, mais d'autres stériles aussi dans le flux des guerres qui s'ébattent, se jaillissent, se complémentent, toujours nous viennent afin de nous parler des martyrs, des splendeurs et des parcours régnants,
De ces parcours que nos cils vagues après vagues conditionnent de pleurs surannés, de pleurs en émois, de pleurs en éveil menant vers cette frontière vive de la Vie où le combat est un don, où le don sans abandon se détermine pour offrir à la vitalité sa perception, son atour et sa renommée, de cette renommée qui ne se félicite mais toujours s'enhardit pour d'une promesse éteindre les feux couvant des définitions grossières qui battent sous les terres leurs scories avides,
Scories dont nous pourfendons les termes, dont nous assignerons les limites dans la nécessité qui parle l'horizon de ce désir d'incarner outre la puissance la vitale harmonie qui se doivent par les routes embrasées de nos espoirs et de nos songes, que nous garderons, que nous exprimerons jusqu'à la nuit couchante où nos corps effeuillés éclaireront d'une luminosité éternelle la jouvence de nos rites, la sanctification de nos ébats et la densité de nos flux,
Ces flux balayant de leurs odes l'immensité et ses principes, là, ici, plus loin, toujours hâlant des rayonnements la fauve parure de la joie qui ne se vrille dans l'obscure destinée, mais dans la pure affirmation de la volition qui ne s'entache, cette volition des heures dont nous ranimons les flammes par les terres étrangères, les semis outranciers et les mers obscures, par les lacs et les océans des granits rugueux qui recherchent le renouveau et sa pure déité,

Enclins des brumes amazones dont les cils s'évertuent aux chars de lumière dont nous guidons les règnes, ici et là, dans la parousie d'un séjour et l'assomption d'un signe qui se garde de l'oubli afin de féconder le jour, l'azur et ses mystère, dans l'interprétation des connaissances écloses, dans le salut du savoir qui ne s'éperd mais se garde et au delà de son apparition conditionne la source de nos hymnes qui s'épanchent vers les cimes,
Initiant par delà les ruptures du langage le songe d'une Vie heureuse, témoignée dans la simplicité, adulée dans l'humilité, avivée dans la fertilité, dans le signe de la présence des oeuvres qui se conjoignent, s'efforcent et dont le jeu des éclairs qui s'animent entrelacent les horizons les plus avides comme les plus nobles dans un arc en ciel de floralie où chacun retrouve sa définition, son orientation, sa candide mesure d'espérer et d'embraser,
Candeur du jour et de la nuit accouplés au sel du limon de la Vie, dans la reconnaissance exacte des clameurs qui naissent, s'amenuisent puis meurent, toujours renouvelées aux prémisses de l'Ordre et de sa puissance qui ne s'inquiètent des temps et des espaces, qui ne se raréfient dans la conjonction de la pénétration des odes, qui ne se surfont car exposés de toujours les souffles conditionnés des oeuvres agencées qui ne s'éperdent,
Toujours se gardent, et se vitalisent dans la perfection qui meut toute mesure, dans cette perfection en laquelle nous sommes et par laquelle nous sommes liés afin d'oeuvrer de nos coeurs le mystère de toute face, en révéler la condition et par delà la condition la certitude sereine de l'élan messager dont nous ne sommes que maîtres d'oeuvres, l'ouvrage à accomplir nécessitant le lieu, le temps et l'espace d'un règne que seul l'Etre peut accomplir ... "

Préambule de l'aube circonstanciée aux manoeuvres des Chants qui s'alimentent, déjà la nue portée de Vala à Vestri aux rives du fleuve conquis acheminait les troupes ouvragées se déversant en flots par le port adulé, des signes de quiétude au souffle alangui le vertige des heures monotones qui enserrent en calice le grenat des lys horizons pour porter au sérail la pulsion de l'heure qui ne s'amenuise mais se fortifie,
Et l'onde sans marbre des augures certains lentement irisait cet état, des libres étreintes le sol angulé des routes oeuvrées en l'heure souveraine acclimatée les sépales des passions qui ne se défiguraient sous le manteau de nuit des plateaux d'Oxphar, dressés tels des écrins de citadelles aux remparts acérés, fulgurant la votive permission d'apparaître en leur sol le ciel d'un rempart qui ne se voulait pénétré mais avide de reconquête,
Epure des gravitations arborées aux fanions entrelacés confondant l'Univers et les sentes nubiles des azurs incertains, là se tenait le lieu, là se tenait le signe qui se devait d'être franchi afin d'étonner ce monde de Véga, de lui rendre sa viduité et au delà de sa viduité son harmonie, carrefour de deux signes qui s'affrontaient depuis l'aube crépusculaire de la naissance de la Vie, carrefour précis de la Voie où se désignaient les conséquences de toute émotion surannée,
Où l'Astre en séjour s'initiait, de prairiale jouvence dans la cité ardente des verbes qui se configuraient pour offrir au présent le nectar le plus fertile comme le plus apprivoisé, qu'ivoire de jaspe et de métaux rares, qu'ivoire de draperies étranges aux soieries somptueuses, et dans la nue même cavalière aux reins ceints de l'écharpe de la chrysalide de la pluie d'Or, chamarrées et diverses dans l'éloquence des règnes, des centaines tressées en milliers qui s'apprêtaient,
Sous le regard sans austérité de l'incarnat, Généraux et Sages, Poètes et Philosophes, hommes de Sciences et d'Organisations, les uns les autres occupés du sillon à flétrir, cette résistance terrifiante pour les uns, indestructible pour les autres, que tous reconnaissaient comme une épreuve dont jamais Véga n'avait connu le site, et qu'il faudrait prendre, et qu'il faudrait destituer sous peine de voir se détruire toutes les vagues d'hier en pentes d'un abîme,

Veneur au milieu de cette assemblée contemplant l'aréopage des discours, circonvenant les délétères prescriptions, avenant des mystères les éclosions d'un cil propice et clair, définissant ce parcours dans l'horizon des sens et dans la vertu des hymnes qui de phrases en phrases, dans la mélodie des pouvoirs concernés, décernaient leurs litanies comme une prière accouplée au sens de la raison et du devenir qui s'éployaient au delà du firmament du dire,
Sortilège des âges et prouesses des oeuvres dans la frénésie des stances qui s'auréolaient d'insignes élégances dans la bouche des prêteurs de façon, de vague libre et écrite aux lèvres enseignantes des guerriers donneurs d'ordre et de méthode, des lys parfums de l'ambre les souffles des poètes aux marches de cristaux qu'enivrait l'aurore, toutes voix des rives allant par les sources l'apprentissage d'un fleuve coordonné et géré,
Ce fleuve qui naît du discours puis disparaît de sa source pour élémenter les plus simples vertiges de la destinée, opérant au delà des attributions le rythme propre d'une reconnaissance vitale dont les harmonies sans failles sont liens et lianes de toutes volontés par delà les préfigurations des actes comme par delà les dissensions qui amenuisent la vitale perception, car de l'orbe l'écrin et le coeur d'une citadelle qui ne s'épanche mais se concatène,
De l'arborescence le déploiement au delà des suffisances et des affinités écloses, au delà des prismes qui parfois ruissellent l'inconséquence, au delà des abîmes comme des cimes, toujours plus loin dans le coeur même de ce que le Pouvoir naît de plus vital et de plus harmonique, du fruit de l'existence la volition ordonnée le sérail dont chacun avait pu voir l'insigne de victoire, et dont chacun maintenant saluait d'un hommage le perfectible dessein ...

" ... Dessein de l'orbe désigné, voici l'Oeuvre et son serment, et dans les élytres des féeries de l'onde se destine le règne dont nous sommes serments, et dans l'aventure éprise ses routes divines se montrent et se définissent, d'algues au préau des essors distincts dans l'âme de ce monde qui se plait et se déploie, dans l'arbre secret des azurs élevés qui baignent de leurs oasis les flamboiements des rives de ce temps comme de cet espace dévoilés,
Et nos brumes en silences, nos marches forcées et altières en repos, nos courses vagabondes arrêtées, nos sources devisées et réunies, allons nous maintenant ce pas franchir de l'éblouissant éveil qui ne se circonscrit ni ne s'abîme mais se perfectionne afin sans abandon de naître au delà des coutumières effervescences le flux de cette cime qui ne se doit d'être divisée, qui ne se doit d'être dans l'amertume d'une défaite couronnée,
Car notre voeu, ici, en ce présent, est de Victoire, et non seulement d'une croyance bercée par l'illusion, par cette illusion factice qui grave ses perfides jouvences, par cette illusion stérile et faillie qui a détruit tant de promontoires, tant de joies, tant de sérénités, tant de ces mots comme ces phrases qui résonnent dans nos mémoires comme des appels distincts, qui tous s'unissent afin de forger notre étreinte de ce vide et de ce firmament,
Où l'ombre se distille, où l'onde naguère enflammée se détruit, où le Chant lui même se décompose, qu'il nous faut destituer en leurs rives, en leurs étreintes, en leurs contemptations comme en leurs altercations, ces contemptations du désespoir qui s'immole, ces altercations gravitées des funèbres hospices, toutes ces faces qu'il convient de disposer pour en compénétrer le vide et en comprendre la déraison dans le sort qui convient,
Sort de prêtrise, de noble prêtrise s'il en fut, sort conjoint de haut et vaste flamboiement dont l'écume maîtresse, conjointe et signifiée s'élève vers cette déité dont notre appropriation sera le terme, cette Déité voilée qui se consume et consume nos heures et que nous ressentons en ses effluves, ses écrins, et ses perfides langueurs, cette Déité dont le royaume est la nuit et ses transes, la pluie et ses fumerolles noctambules et perverses,

Instance que nous savons reconnaître et dont le combat est fléau de notre monde, et dont l'histoire est maux de notre terre, et dont le chant est délétère frisson des vagues qui se meurent, car dans la nocturne allégeance de son fait le royaume de son droit, qu'il nous convient d'anéantir afin que le règne redevienne, afin que la lumière explose dans un tourbillon d'arc en ciel et de joie par les venelles les plus escarpées comme les sentes les plus douces de Véga,
Notre Amour et notre Chant, notre Devenir et notre Foi, ce ciel immense dont la clarté advient la tendresse et l'incarnat, dont la beauté est somptuosité de l'éclair et clameur de nos essences, de nos signes et de nos circonvolutions dont les fastes savent l'épanchement et la fertile renommée, de tous les étreintes, de tous et de toutes dans ce monde qui se jaillit et se démontre, au delà des scories qui viennent, au delà des prismes erratiques des pensées atrophiées,
Là, dans le sursis de l'heure, là dans le témoignage gradué de nos forges qui s'emparent et ne se réduisent, ici, en ce lieu, en ce temps et pour toujours, dans l'apprentissage de la gloire et non de la défaite soumise et inquiète, et non de ce salut des batailles équivoques qui voient les uns les autres sans répond du devenir, dans ce milieu sourd et suspect qui s'émonde de ses racines pour gouverner l'étrangeté et ses ramures infidèles,
Ainsi, le Combat se doit et nous nous devons dans ce combat jusqu'à la finalité exhaustive qui verra 'notre sens scintiller ou bien celui de ce Roi amer dit de l'échiquier qui ne se montre et se garde derrière ses cohortes nocturnes et déchues, ces cohortes qu'il nous convient désormais de vaincre afin de libérer Oxphar de ces frissons et de ses anémies qui peuplent ses sillons, immobilisent sa vertu, et déchaîne ses dérélictions compromises ... "

Prémisses de l'orbe devisées, dans l'écrin des signes agencés, la nue était là, présence de l'oeuvre et de ses chants, et l'ambre en site dans l'ouverture du cycle, l'ambre nu et situé dont les règnes lentement s'inscrivaient dans la pluviosité du rite, alors que les cohortes tressées lentement se dirigeaient vers les plateaux menaçants, là bas, inscrits dans la volonté des milliers qui conjuguaient leurs essors pour contenir les assauts répétés du Roi de l'échiquier,
Où le cil se destine et se dessine, où le flux enclin de noble volonté rajeunit la détermination de la vitalité, éclaire la certitude d'un renom au delà des prestiges et des acclimatations qui se définissent comme velléités désoeuvrées, arborescence des souffles et significations des mondes au delà des normatives constances qui bloquent le feu de l'idéal et amenuisent la destinée, pour en assignifier la candeur et la splendeur,
Existant qui se presse et se détermine avec la volition ordonnée embrasée, qu'ivoire des gemmes les fruits de l'aube en équipage, les milliers de cohortes en signes s'ouvrant à la volonté de la viduité, parcours des racines et des miels de l'horizon qui vagues après vagues enseignent la détermination, cette intrépidité qu'il ne suffit d'accroire mais de prétendre au plus profond de l'identité de l'Etre souverain et de ses ramifications,
Instance du Sacre aux marches qui s'enfantent, délivrant des sérails les viduité profondes, les éclairs de consentements, les formalisations votives mais en aucun cas les trépanations d'un don qui ne se veut exalté, les triviales fenaisons de forces amenuisées qui se rendent pour soupçon d'une gloire irréelle, toutes ces faces mornes dont les hospices ne sont que les litières d'une agonie qui s'attend au détour du chemin sous le coup de l'ennemi,
Dans l'interprétation du règne, dans la connaissance de son sens absolu, dans son souffle et dans son respir que rien ne peut détruire, dans cette inexpugnable densité de la Vie qui fulgure sa vitale harmonie par delà le malheur, par delà la désespérance, par delà l'espoir lui même, qui n'est qu'agitation des sens, qui n'est que le reflet pernicieux de la faiblesse et de ses incarnations malaisées dont les flots sont empruntes de liens défectibles,

Où lys l'horizon s'induit, dans la présence de l'acclimatation du chant qui se dessine, là, ici, plus loin, dans l'officiance et son rayonnement, dans la pluviosité granitique qui pleut les plus hautes citadelles afin de les réduire au sable de leur constructible désinence, là, ici, plus loin, dans cet ambre au salut divin qui frappe de ses éclairs l'induction formelle du vouloir qui est le pouvoir, ce pouvoir allant ce jour au cil de ce firmament à vivre et naître,
Dans les confluents et les affluents les myriades qui se pressent, se prédestinent, acclimatent leurs forges et leurs forces, ordonnent leurs stances et leurs cris, harmonisent leurs élans et leurs joies, dans cette irradiation précoce voyant des milliers le flux constant d'un élémentaire moment dont le magnétisme est l'essor de toute devise, la conjonction de toute flamboyance, d'un cil le souffle du chant qui ne s'estompe mais s'irradie pour se perpétuer,
S'accentuer et s'ouvrir à la floralie de ce monde à vaincre, là par les nuées austères et arides, là dans les reflets es plus innovants comme les plus conspués qui s'éparpillent à souhait afin de taire le devoir et qui, dans leur litanie n'adviennent que l'accroissement de ce désir de vaincre qui s'anime, s'embellit, se perfectionne, au delà des rythmes comme des rites sans lendemains que le jour montre dans la monstruosité des rives à atteindre,
Ces rives qui s'infectent d'un venin qui ne vient de nulle part, né de la mort et passant de la mort, ouvrant ses rives pour voir s'engouffrer les myriades dont les chants maintenant se tressent afin d'offrir au delà du firmament leur pouvoir, ce pouvoir de ne se voir englué par leur sauvage adresse, tout de clameur qui se désintègre sous l'assaut de l'hymne qui se tresse de floralie face à leur fauves conjonctions cherchant à les anéantir ...

" ... Régénéré des Ages dans la pulsion de l'heure, allons nous ce ciel éblouissant, ses coraux et ses effervescences, ses candeurs et ses émois, et il n'est de notre tribut jusqu'à la nuit de notre Vie que nous ne donnerions pour offrir enfin à Véga le salut d'une oeuvre seulement, d'une heure seulement dans le déchaînement du fer et de la soif, du sang et de l'acier, des coutumes guerrières qui nous témoignent et nous ordonnent,
Et ce ne seront les appels de détresses des faussaires qui se dressent, et ce ne seront les litanies perverses qui s'adulent pour nous efforcer dans la stérile demeure nocturne, et ce ne seront les cris des blessés de ces hordes fantômes, qui ne nous ferons faillir à notre devoir et à notre azur, le savons nous dans le cri de notre étreinte qui vogue vers l'infini au delà des villes amères, des signes endeuillés et des correspondances dernières,
Nous y voici, maîtres d'oeuvre dans l'oeuvre elle même, et nos sourires et nos rires, et notre joie qui ne s'efforce, dans le feu de l'ardeur, malgré les plaintes et les déchirements, malgré les larmes et les plaies que nous supportons, que nous désignons, malgré les forces qui se déchaînent et d'autres encore qui nous efforcent, malgré ces seuils sans lendemains qui nous broient et nous déploient dans une harmonie sans failles et sans espoirs,
Dans ce lieu, cet émoi qui frappe de son séjour nos coeurs et nos chairs, qui destitue notre savoir et nos croyances, pour ne laisser place plus qu'à ce joyau distinct et éternel qui palpite en nous, ce sérail du voeu de tout guerrier qui se doit de vivre afin que son combat se justifie au delà de toute désespérance, enseignant par delà les rythmes les conséquences de ses actes et de ses forces, dans l'agir la vertu du dire qui ne se sublime mais se vit,
Se voit et se répercute à l'infini afin de donner cette forge de courage dans laquelle chacun s'éprouve, se donne et s'anéantit afin de survivre et faire survivre atour de lui les milliers qui combattent, chacun les uns pour les autres, chacun pour tous dans la finalité du devoir qui s'expose, s'enhardit et se ramifie dans l'éternité d'un chant qui nous est mesure, fécondation, fertile renommée au delà des clameurs qui se tressent et s'indéterminent,

Devant l'audace de nos coeurs, devant la pure espérance de leurs hymnes, sanctifiés non par l'héroïsme, mais par cette pulsion qui vient au delà de ce simple mot pour perpétuer la notion du don, du don du vivant à la Vie, du don suprême et souverain que chacun porte en soi et qu'il lui suffit de révéler pour accéder à cette propriété inouï qui brave le silence, qui brave toute force contenue ou égarée, qui brave toute litanie d'invectives adventices,
Afin d'augurer au delà des principes la pure exhaustivité de la Vie, cette irradiation perpétuelle qui démarque l'Etre de la Vie de l'être de la mort, qui démarque à jamais ce filigrane ténue voyant des êtres en espérance le déclin et d'autres en actions l'ouverture, les uns par oubli, les autres par savoir, savoir dont nous sommes les chants, initiés des pentes au degré de ces cimes qui volent au dessus des eaux afin d'apporter un répond de puissance,
Face à l'ignorance et ses cohortes, face à la destruction et ses oripeaux, face aux idoles et à leurs serviles incantations, toutes manifestations dont nous augurons le dessein et destituons les écrins, toutes forces qui sèment la terreur et contre lesquelles nous témoignons de l'impartiale nécessité d'Etre, ramure de la parure de la beauté et de la fidélité pour ce Chant de l'espérance qui reste aux humbles et aux humiliés, aux faibles et aux oublieux,
Instance dont nous sommes les échos, dans le fracas des armes qui étincellent nos désirs, nos choix et nos réponds, dans la clameur des âges qui s'affrontent, dans la folie des espaces qui s'ouvrent et engouffrent nos pas et nos hymnes, nos coeurs et nos souffles afin que le signe de la Vie franchisse les frontières du vide et se tienne à nos côtés, inexpugnable, intarissable, fabuleux message dont nous oeuvrerons à jamais la pure harmonie ... "


Les Marches du Trône :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-087-1

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:26 )