Welcome ! Bienvenue ! New World Organization ®
Home
AU FIL DU TEMPS
DES ARTS
DEBATS
DEVENIR
ALL TEXTS
Documents
LIVRES REFERANTS
LIRE
LIVRES
UNIVERSALITY THEORY
HARMONIA UNIVERSUM
BOUTIQUE
Wrapper
Liens
Flux RSS
Contact
PARTICIPATION
Recherche
FOCUS SUR L'AUTEUR
Latest News
Search
Other Menu
Administrator

© Patinet Thierri

 
Home arrow ALL TEXTS arrow SCIENCE FICTION arrow Moisson
Moisson PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Jeudi 05 Juin 2014 à 12:39

Moisson

 

Et comme nous descendions le fleuve impétueux, entre les falaises boisées de Myrte, nous fûmes accostés par les errants de Mandar. Conduits en leur refuge de Styx, après de multiples palabres, un commerce de perles et d'ivoire, nous assistâmes au festin de leur maître, Esa le magnifique. Il y avait là, enturbannées de soie d'Amarante, des filles nuptiales, et des danseurs fous, chamans par leurs cris, leurs contorsions, qu'un abîme sépare de toute définition. Esa nous demanda de nous restaurer parmi ses convives, des Ouabs du désert des scythes, des illuminés de la citadelle Gramont, des vertueux initiés au soleil de Parsis. Tout en participant à ces agapes, nous écoutions les voix, les une monocordes, les autres stridentes ou basses, conter les périls de leurs voyages à travers les marais de Dyzan, aux frontières des éclipses, et par les dunes de cristal de Saphyr. Toutes enchantaient et encensaient notre hôte qui les avait accueillis avec déférence. On disait qu'il serait difficile de partir de son fief qui tentait toujours de convaincre les plus nobles comme les plus intelligents, les plus vifs comme les plus instruits, à ses écoles du vivant qui essaimaient sa sphère. Déjà dans le souffle qui s'érigeait, nous étions sollicités pour glorifier ce fief. Il y avait là mesure à réflexion, et nombre d'entre nous, qui du commerce, qui de la guerre de la paix, qui en son savoir, était tenté par cette aventure. Je décidais, pour moi-même, d'aller à la rencontre de cette vie nouvelle, n'ayant d'attache quelconque, ni de Pongée, ni de Laurasie, mon Peuple, englouti par la course folle des astres, n'étant pour moi plus qu’un objet de prière. Ainsi donc je participais désormais à l'épopée qui ne laissera trace dans l'Histoire multimillénaire, que par ce chant qui est le conte d'Esa le magnifique. Des cimes de Neptune aux vertiges de l'arctique, guerrier passant, ma communion fut une primaire certitude, voyant des calmes latitudes développées en dithyrambes processions. An de l'aube nouvelle, je marchais loin des soupirs et des larmes, qui des mères, qui des filles, voyant mesure d'une éclaircie soudaine, jusqu'aux remparts de l'Adès. Un vent formidable poussait nos caravanes et les animaux de traits en subissaient les assauts, tandis que, protégés par des voiles en nombre, nous espérions le jour neuf où le soleil embraserait notre sérail. La course en cet arc fut de cent lunes et plus, et le jour solaire éclaircit cette brume, voyant maîtres d'équipages en tête, chevaliers du talisman, ordre auquel j'appartenais, ouvrir les bras du monde à tout un peuple chamarré, dont les ovations résonnent encore aux sources puisatières. Là se dressait un monolithe d'airain, érigé au viaduc des âges, portant les insignes de la splendeur d'Esa le magnifique. Permissif du levant, ses décors de marbre enseignaient le long cours des étoiles, des naines guerrières aux géantes rouges ciselées, la gravitation, et bien plus sa manipulation. Chacun d'entre nous devait en prendre connaissance avant que d'aller, ramures, vers les multiples univers couronnant Esa. Et ses prêtres en semis, vêtus de simple étoffe le lin à l'insigne du tétraèdre, nous éveillèrent à ce chant divin. Il y a là maintes histoires sur l'art de voyager par les temps et les espaces, inséparablement liés mais toutefois volatiles, ici ne fut retenue que leur repliement suivant les notes sacrée des sphères et de leurs horizons. Je ne regrettais d'avoir rejoint le levant d'Esa, découvrant ses multiples facettes allant les nacres guerrières comme les ressources des sciences, dans l'apothéose des arts, et dans ce secret écrin délibérant le talent de chacun, afin d'ouvrir ce monde à sa perfection. Ce monde, que dis-je, un miracle de mondes aux citadelles en majesté, de l'ivoire, du schiste, de l'obsidienne et du corail les tours crénelées, un vertige architectural se fondant dans des natures, parfois hostiles, dont les somptuosités nous enseignaient l'humilité. Ce fut, dans la logique de l'apprentissage des mémoires essentielles, des ornements du feu, et de la maîtrise de ses chants, de l'épopée humaine en ses branches et variétés, de leurs empires, que graduellement j'advins cénacle d'un des mondes conquis par Esa. Puis, familiarisé avec la gestion de ce monde tant en économie qu'en politique, il me fût donné la maîtrise de la neuvième flotte du tétraèdre. En déploiement avec la myriade des vaisseaux de cette flotte, j’allais le monde des univers, découvrant mille parfums, conquérant de la Vie en la Vie et pour la Vie. Visiteur de mondes flamboyants, exquis ou hideux, trouvant ruche du Vivant pour l'agréer à son élévation, combattant la nuit et ses mystères, organisateur du jour et sa lumière, je passais les mille lunes suivantes dans ce préau du macrocosme. Et que de ne voir, il y avait là les rêves exaltés, les songes épurés, aux floraisons vivaces, demeures solsticiales des âges qui se respectent et s'associent. En foule baignée d'encens et de myrrhe, ces cieux irisaient de fauves brumes les faunes les plus denses, des variétés de flores séquentielles, des arbres aux lichens roux, et de ces eaux limpides qui vous transportent et vous parlent de leur aventure surannée. Étranges aussi les vagues en mémoire, au levant des houles de sulfures par les déserts ocre et spongieux, étranges de mêmes des souffles vivants en formation marchant lentement vers la clairière de la Vie. Et des us et coutumes, tant de civilisations reconnues que leurs styles se mêlent d'un horizon semblable, celui du destin de la Vie, couronne somptueuse aux variétés infinies se dressant en oriflamme par toutes surfaces des terres rencontrées. Du cil la clarté de ces mondes, je fus Mentor puis nommé Consul, dire de la volition des Peuples en leur dessein, et devenu familier des rouages de l'Empire, Esa le Magnifique, conscient de mon pouvoir de décision, me fit entrer au cénacle de ses pairs afin d'ouvrir ses mondes aux floralies synergiques, et ne plus laisser mesure à une quelconque tyrannie. J'allai de nouveau l'Espace et ses méandres aux grands ruisseaux des algues nous précipitant par-delà les temps aux règnes en accord. Là je rencontrais d'eaux vives des guerres de Titans, aux marges frontalières, là où se tressent d'autres empires en voie d'accomplissement, jeunes et dynamiques, ne connaissant encore la symbiose et se figeant uniquement dans l'osmose. Ce furent là de graves décisions, des sorts de multiplicité, et bien plus encore des choix terribles pour que survivent des stances des élytres les fulgurations de mondes à venir. La voie était tracée de cette correspondance que seule la dramaturgie peut correspondre, dans l'éclair de la sagesse qui se doit, dans la pesée des sorts par les espèces, loin de la gratuité d'une spontanéité agressive, loin des agitations morbides, encore plus loin des décisions hâtives. Un apprentissage s'il en fut, calmant les révoltes, initiant la paix et le partage, la reconnaissance du respect multilatéral, le développement de toutes ressources, un apprentissage où rien ne devait transparaître des émotions les plus vitales. Ayant pacifié nos frontières adventices, je devais maintenant accorder nos mondes dans le respire de la voie sacrale, celle permettant à chacun des Êtres de reconnaître et parfaire leur exfoliation énergétique, de vivre en harmonie et correspondre par les complémentarités naturelles à la solidarité harmonique du un en tout et tout en un. Les Sages devisaient ce sort depuis des milliards de lunes, les Mages y accédaient, quant aux Guerriers, ils en étaient le fer de lance, et au-dessus comme en dessous, nous étions là, porteur de la rémanence de nos mondes pour délivrer ce message dans le cœur du vivant. Mesure épithéliale, ce cœur me fut donné après mes périples multiples et variés, qui durèrent ce que durent les roses, tant la tâche était considérable et que le temps disparaissait en ses orbes. La porte des neuf me fut ouverte. Je remplaçais le monarque Drachnien, dont la légende n'est plus à conter, parti vers l'énergétique persévérance. De talents en talents j'en devins le guide ce qui me fit devenir le conseil d'Esa, en sa garde rapprochée. Et voici dans cet âge avancé, toutes les prouesses que je fis, bâtissant cette famille qui maintenant essaime les étoiles, et dont, toi, ma fille tu hériteras le message, et dont toi, mon fils, tu préserveras le message. Mais voici qu'Esa me mande pour éclairer ces mondes. Nous reprendrons notre conversation plus tard…

 

Harvest

 

And as we descended the impetuous river, between wooded cliffs of Myrtle, we were accosted by wandering of Mandar. Led in their refuge of Styx, after multiple palaver, a trade of pearls and ivory, we attended the feast of their Master, Esa the splendid one. There were, turbaned silk of Amaranth, girls bridal, and insane dancers, Shamans by their cries, their distorsions, that an abyss separates from any definition. Esa required of us to be restored among its guests, of Ouabs of the desert of Scythian, enlightened citadel Gramont, virtuous initiates with the sun of Parsees. While taking part in these reunions, we listened to the voices, the one monotonous, other strident the or low ones, to tell the dangers of their voyages through the marshes of Dyzan, at the borders of the eclipses, and by the crystal dunes of Saphyr. All enchanted and incensed our host who had accommodated them with respect. It was said that it would be difficult to start from its stronghold which always tried to convince noblest like most intelligent, sharpest like most educated, at its schools of alive which swarmed its sphere. Already in the breath which set up, we were solicited to glorify this stronghold. There was measurement with reflection, and number among us, who trade, which war of the peace, which in its knowledge, was tried by this adventure. I did not decide, for myself, to go to the meeting of this new life, not having of unspecified fastener, neither of Pongée, nor of Laurasie, my People, absorbed by the mad dash of the stars, not being for me any more but one object of prayer. Thus I took part from now on in the epopee which will not leave trace in the History multimillénaire, that by this song which is the tale of Esa the splendid one. Summits of Neptune to the giddinesses of the Arctic, busy warrior, my communion was a primary certainty, indicator of the calm latitudes developed in panegyrics processions. Year of the new paddle, I walked far from the sighs and of the tears, which mothers, who girls, indicator measures of a sudden break, to the ramparts of Adès. A formidable wind pushed our caravans and the draft animals underwent the attacks of them, while, protected by veils of number, we hope for the new day where the sun would set ablaze our seraglio. The race in this arc was of the one hundred moons and more, and the solar day clears up this fog, indicator boatswains at the head, knights of the talisman, order to which I belonged, to open the arms of the world to a whole decorated people, whose ovations still resound with the sources puisatières. There drew up a bronze monolith, set up with the viaduct of the ages, carrying the badges of the splendor of Esa the splendid one. Permissive of raising, its marble decorations taught the long course of stars, dwarf warlike with the engraved red giants, the gravitation, and much more its handling. Each one among us was to become acquainted of it before going, foliages, towards the multiple universes crowning Esa. And its priests in sowings, dressed in simple fabric the flax with the badge of the tetrahedron, woke up us with this divine song. There are many stories on art to travel by times and spaces, inseparably dependant but however volatile, here was retained only their folding up according to the notes crowned of the spheres and their horizons. I did not regret having joined raising it of Esa, discovering his multiple facets going warlike mother-of-pearl like the resources of sciences, in the apotheosis of arts, and this ECRIN secrecy deliberating the talent on each one, in order to open this world to his perfection. This world, that I say, a miracle of worlds to the citadels in majesty, ivory, schist, obsidian and coral the notched towers, a giddiness architectural being based in natures, sometimes hostile, whose sumptuousnesses taught us humility. It was, in the logic of the training of the essential memories, of the ornaments of fire, and the control of its songs, the human epopee in its branches and varieties, their empires, that gradually I occurred coterie of one of the worlds conquered by Esa. Then, familiarized with the management of this world as well in economy as in policy, it to me was given the control of the ninth fleet of the tetrahedron. In deployment with the myriad of the vessels of this fleet, I went the world of the universes, discovering thousand perfumes, conqueror of the Life in the Life and for the Life. Visitor of blazing, exquisite or hideous worlds, finding hive of Alive to approve it with his rise, combatant the night and his mysteries, organizer of the day and his light, I passed the thousand following moons in this courtyard of the macrocosm. And not to see, there were the excited dreams, the dreams purified, long-lived flowerings, solstitial residences of the ages which are respected and join. As a bathed crowd of incense and myrrh, these skies made iridescent deer fogs the densest faunas, varieties of sequential flora, trees with the russet-red lichens, and about this limpid water which transports you and speak to you about their out of date adventure. Strange also waves in memory, with raising sulfide swells by the deserts ocher and spongy, strange the same ones of the alive breaths in formation going slowly towards the clearing of the Life. And with the customs and habits, as well with recognized civilizations as their styles interfere themselves a similar horizon, that of the destiny of the Life, crowns sumptuous with the infinite varieties drawing up itself in streamer by all surfaces of the grounds met. Lash the clearness of these worlds, I was Mentor then appointed Consul, to say volition of the People in their intention, and become familiar of the wheels of the Empire, Splendid Esa the, conscious one of my power of decision, made me enter to the coterie his pars in order to open its worlds with the synergistic floral festivals, and not to leave measurement to any more tyranny. I went again Space and his meanders to the large brooks of the algae precipitating us beyond times to the reigns in agreement. There I met waters running of the wars of Titans, with the frontier margins, where are braided other empires in way of achievement, young people and dynamic, still not knowing symbiosis and solidifying only in osmosis. It was there of serious decisions, the fates of multiplicity, and much more still of the terrible choices so that survive of the stanzas of the elytrons fulgurations of worlds to come. The way was traced of this correspondence that only the dramaturgy can correspond, in the flash of the wisdom which must, in the weighing of the fates by the species, far from the exemption from payment of an aggressive spontaneousness, far from morbid agitations, even more far from the hasty decisions. A training if it were, calming the revolts, initiating peace and the division, the recognition of the multilateral respect, the development of all resources, a training where nothing was to show through of the most vital emotions. Having pacified our adventitious borders, I was to now grant our worlds in breathes of the sacral way, that allowing each Being to recognize and perfect their energy exfoliation, of living in harmony and corresponding by the natural complementarities to the harmonic solidarity of the one in all and all in one. The Wise ones unscrewed this fate since billion the moons, the Magi reached it, as for the Warriors, they were the spearhead, and above as in lower part, we were there, carrying the remanence of our worlds to deliver this message in the heart of the alive one. Epithelial measurement, this heart was given to me after my tours multiple and varied, which lasted what last the pinks, so much the task was considerable and which time disappeared in its spheres. The door of the nine was open for me. I replaced the monarch Drachnien, of which the legend is not any more to tell, left towards energy perseverance. Talents in talents I as soothsayers the guide what made me become the council of Esa, in his close guard. And here in this advanced age, all the prowesses which I made, building this family who now swarms the stars, and which, you, my daughter you will inherit the message, and which you, my son, you will preserve the message. But here that Esa begs for me to light these worlds. We will take again our conversation later…

 

© Vincent Thierry