Welcome ! Bienvenue ! New World Organization ®
Home
AU FIL DU TEMPS
DES ARTS
DEBATS
DEVENIR
ALL TEXTS
Documents
LIVRES REFERANTS
LIRE
LIVRES
UNIVERSALITY THEORY
HARMONIA UNIVERSUM
BOUTIQUE
Wrapper
Liens
Flux RSS
Contact
PARTICIPATION
Recherche
FOCUS SUR L'AUTEUR
Latest News
Search
Other Menu
Administrator

© Patinet Thierri

 
Home arrow ALL TEXTS arrow POLITIQUE arrow Mesure du propos ...
Mesure du propos ... PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:27
Mesure du propos ...


Mesure du propos, l'orientation du Verbe en son éclat, voici l'aire qu'il nous fut donné à contempler, site sans vertu de malhabile jouvence, épris de ses douleurs comme de ses peines, épris de son ingratitude comme de sa faiblesse, demeure sans lieu vécu où l'Etre ne partage plus le ciel mais s'enlise dans la végétation la plus putride, fiel des règnes qui se désagrègent, se lamentent puis disparaissent faute de n'avoir su vivre la beauté du firmament, des idoles pénétrées leur coeur fauve libérant des râles incertains communicants avec les pures ténèbres de la nuit, secret votif de l'imperfection du Chant qui se meurt sous des coutumes anachroniques,

Une ville nous parlait ce détail, une ville sombre et humide, engloutie dans sa propre déjection, cosmopolite jusqu'à la lie, oeuvrant des souffles pubères l'horizon d'une fiction sans lendemain, jouissant à demi nue telle une larve au cil aiguë soulevant de l'abîme la senteur nauséabonde des excréments du siècle, demeure sans volupté s'éblouissant du clinquant, du rutilant, des marques insipides des ruissellements perfides des jaillissements délétères, pluies visqueuses s'épandant sur toutes faces de son lieu dont chaque bouche s'abreuve afin de calmer une faim intarissable, samsa de l'étoile nuitamment dressée s'agitant frénétiquement pour ensemencer d'un torrent de miasmes cet équipage,

Eclair d'un principe que la folie domine, en son sein par les foules tressées, fourmis au langage distinct, n'ayant ni raison, ni finalité, écumes de la Terre poussées par un ressac né de la destruction se contemplant, avides et incertaines, se caressant, s'entretuant, se libérant dans le déchaînement de l'instinct, seule marque restant à leurs yeux de leur salut comme de leur destinée, foules anonymes pressées et se pressant vers des servitudes, des litanies, des bavardages, autour d'un chancre mobile dominant de sa turpitude toute action engendrée, l'or souverain, l'or encore jusqu'à ne plus savoir ce qu'il en demeure, pour le plaisir, pour le désir, pour la satisfaction,

Ainsi, et par les yeux d'ivoire, se montraient les faces de ces êtres qui se côtoyaient sans se comprendre, qui se prenaient sans se reconnaître, qui faisaient semblant de vivre, procréant l'acier et le bitume, la fumée verte des opiacées divines, du message la pâleur monotone du désir de naître un autre Univers, si tant d'épreuves maculées leur coeur émasculé, dessein de la nue par les frissons du vent courbant l'échine des plus nobles, destituant les fortunes, les ascensions comme les fertilités, afin de brasser jusqu'à la cendre leur pensée égarée, ballottée par la bourrasque des opinions diverses, articulées, assimilées, rejetées, toujours renouvelées dans un cri comme dans un râle,

Souffles de ces êtres, pestilents à souhait, les uns rauques et fidèles, les autres à peine nés déjà miasmatiques, des purulences de l'Esprit les purulences de la chaîne de l'ignorance de l'Ame, vision terrible où l'organicité fait place à la nucléarisation, où l'Harmonie fait place au chaos, où la complémentarité fait place à la servilité, où la splendeur fait place à la laideur, dichotomies labourées par le rire démoniaque lancé de main de maître par les faiseurs d'or et leurs cohortes morbides, reptiles assoiffés de paraître comme de règnes équivoques, éloquences dans les semis de moisson terrifiés qui font et défont les humains de ce siècle,

Qu'il suffit de regarder pour en témoigner les émanations édulcorées, voyant de ce préau qu'il ne reste en ce lieu plus vitalité ni même éternité, les êtres de ce temps allant et venant, revenant, décomposés, défigurés, de ci delà cherchant pâture de l'or pour assouvir leur destinée sans destin, marche sans but devisée, voulue et ordonnée, calvaire du Vivant qui, enchaîné, s'avilit et s'autodétruit dans un plaisir ignoble dont le rejaillissement perfide insinue toutes formes de la pensée éclairée, afin de la stipendier, de la rendre inculte, et surtout de l'immobiliser, mimétisme le voeu majeur,

Que la nuit tombe, que la nuit pleuve, la nuit en ce lieu est toujours présente et ne s'éclaire d'aucune étoile à visiter, car le ciel est obscurci par des activités diverses mettant en oeuvre toute mesure d'une technologie abortive, destin sans raison ni demeure, l'être en cet état se consumant, et s'il ne brûle plus vite, s'ordonnant à la pure déité afin de s'autodétruire plus rapidement, en effet, à quoi servirait il qu'il vive trop longtemps, la révolte s'insinuerait dans son cerveau, il est préférable de le voir s'ébattre quelques instants pour les plus nobles profits puis le voir disparaître une fois sa substance épuisée, sac vide que l'on jette dans la poubelle de la terre asservie,

Que le jour se lève, nul ne le voit, et le Soleil peut bien pleuvoir, on ne le distingue qu'à peine, il faut oeuvrer pour les infirmités de la Vie, les tendresses de la mort à la promiscuité native, d'un fier élan comme d'une juste renommée, ainsi alors que le souffle se tarit, que la déchirure se révèle, prend de l'ampleur, car le vide n'attire pas et contrairement à ce qui peut se croire, ce vide est un facteur de réaction salutaire, ainsi dans la ville même voit on s'élever les douces braises d'une rébellion, feu couvant doucement dans la pénombre, feu Ancestral guidé par les pentes de l'Humain vers les cimes d'une apothéose, feu régénérateur assignant sa portée et son ambition,

La régénération vitale de la Vie, de la ville et des Etres, par son Chant, dans le secret de l'alcôve du Pouvoir revivifiant, dans le secret toujours de la forge armant le glaive de l'Esprit qui, déjà, pourfend le vécu afin de taire son insalubrité, afin de destituer ses formes miasmatiques, dans le secret encore, au Coeur même de l'Humain, dans la juste interprétation de sa finalité exhaustive biologique et biopolitique, source revitalisante en laquelle se baignent le renouveau et l'ardeur de la Renaissance, qui s'avancent et s'enchantent lentement mais sûrement au-delà des précipices qui se proposent mais ne disposent ! . . .


Des Catacombes :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-064-5

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:25 )