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Que l'Oeuvre situe ... PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:28
Que l'Oeuvre situe ...


Ainsi te dis je petit homme, qu'importe la souffrance la plus terrifiante, qu'importe la détresse la plus mortelle, qu'importe le cri des contingences et ses voix ténébreuses qui te voient désincarné, qu'importe tout ce jeu des rires et des paraître qui présupposent, qui imposent et se croient, qu'importe tout ce rite de la plèbe qui te veux dans la nuit la plus profonde, dans le chant morbide de ta propre destruction, qu'importe ce jeu et ces enjeux qui te livrent à thanatos,

Ne te laisse aller à cette parodie, ne te laisse contraindre à cette agonie, des larmes et des pleurs, des mélancolies et des soupirs ne sont des règnes pour le Conquérant, des plaintes et des crispations, des spasmes stériles, ne sont des voies pour le Guerrier, délaisse ces feux quotidiens pour t'élever au delà de ces mobiles et de leurs entraves, au delà des règnes infertiles, au delà des stances sans propos, au delà des miasmes et des moires aisances qui se suffisent,

Bien des Etres ont souffert les pires tourments que les passions peuvent créer, bien des Etres et par ce temps et par ce lieu continuent à souffrir les affres d'une mort qu'ils se choisissent, ne suis ces chemins, ne suis ces routes qui vont à la folie, à l'égarement, à la destruction, ne suis ces sentes qui ne sont que parodies, la Vie a ses pulsions que la Vie doit dominer, que la Vie doit enchanter impénétrable et mystérieuse, que la Vie doit déployer dans le sacre du silence magnifié,

De l'Amour à la haine, de la haine à l'Amour, les chemins sont effectifs, ils sont reconnus et leurs mobiles ne sont qu'illusions, oui, illusions qui doivent se taire, illusions que tu dois comprendre afin d'en délaisser les trames sans lendemains, ces azurs incertains qui baignent le coeur dans des larmes sans propos, dans des affres épouvantables que nul, crois tu, ne peut comprendre, que nul, crois tu, ne pourra vivre, lors que tout Etre les a vécu et signifié suivant ses degrés,

Degrés que tu dois de gravir, degrés que tu dois lentement délaisser pour revenir à l'Esprit Conquérant que nul ne peut détruire, au delà de l'affliction, au delà des peines et des chagrins, au delà de ces sites qui prouvent la faiblesse humaine, au delà, toujours plus loin, non pas dans le desséchement du Coeur mais dans sa pure harmonie, l'harmonie du savoir qui tait la souffrance, l'harmonie qui destitue l'ignorance et témoigne de l'appartenance à la pure viduité, celle de la volition,

Volonté d'Etre alors que tout n'es plus que ruines, volonté de vivre alors que rien ne pousse plus à vivre, volonté d'espérer alors que tout semble perdu, volonté d'aller plus avant dans la Conquête de la pérennité là où n'existe plus que la poussière, la poussière de la Vie, la poussière de l'Amour, la poussière de l'Etre, ainsi te dis je afin que tu comprennes qu'il n'y a pas que les passions qui gouvernent l'Etre, mais bien plus, une éthique formelle que rien ne peut destituer et ensevelir,

L'éthique de la beauté, de la Sagesse et de la grandeur, de l'Unité les états de la Nature qui vibre en chaque fibre du vivant, en chaque élan du coeur comme en chaque état de sa divinité, car il est né de la divinité et rejoindra la Divinité, quoique on en dise, quoique l'on fasse, ainsi tais ta langueur, tais tes cris de souffrance, tais la souffrance elle même dès lors tu seras Etre et non plus esclave du paraître, esclave des sens qui ne sont que respirs sans conséquences pour les lendemains à naître,

Regarde le Monde, regarde l'Univers, les Univers, les floralies de la beauté qui signent de leur noblesse la présence de la Vie dans ses multitudes de formes, regarde l'Amour avec d'autres yeux que ceux des sentiments, regarde au delà de toi même et constate la réalité de la nuptialité vivante, dès lors oeuvre en sa destinée et ne cesse pour accomplir, créer, vivre simplement la gnose fidèle de l'éternité qui se doit malgré les cycles passionnés qui parlent en nos demeures,

Non qu'ils ne soient nécessaires, mais qu'il convient de les dépasser pour faire parler la puissance de la volonté, la candeur de la nuptialité, la densité de l'instant, et la préciosité de l'ornementation de la Vie, la Vie dans sa parure, et non dans ses états les plus assignifiés, la Vie dans son exacte révélation, la Vie haute en couleur que tu dois animer pour t'animer à sa pure détermination comme à son pur enchantement, ainsi petit homme te dis je afin que naître te soit renaître à la vitale perfection . . .


Debout au milieu des ruines :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-074-2

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:25 )