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© Patinet Thierri

 
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Le coeur équinoxial ... PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:29
Le coeur équinoxial ...

 

Rives absentes aux sérails des dieux déchus, rives en deuil des mânes à propos, de l'iris pourfendu les vecteurs qui ne s'improvisent mais se vivent dans la lie devenue des aires oublieux, ici se tient le règne des armoiries déchirées, des oriflammes bannis, ici se tient le règne herbivore des statismes qui se reconnaissent, balbutient et s'éprennent de leurs langueurs qui tiennent lieu d'instinct, qui tiennent lieu de message par les coeurs atrophiés qui se vident de leur substance,
Un cri se dévide dans les orifices nébuleux des contradictions qui s'éperdent et se louangent, un cri terrible qui se montre dans le regard bovin des cycles qui se moissonnent et les villes sans repos dans ces miasmes délétères s'inspirent de raison pour fomenter le trouble qui vagit, le trouble devisé, sérié et promis dont les exhalaisons fétides poussent des rugissements de jouissance dans la nue fécondée par l'horreur, le ventre offert aux repoussoirs des saisons,

Courbée sous le fléau d'arme qui suppure sa pertinence dans des assauts troublés dont les démesures installent des arcanes que les visages vivent avec concupiscence et magnétisme, visages avides de lippes baveuses éternuant des jets insipides de fiels sauvages dont les mantes religieuses s'abreuvent dans des cortéges fatigués où la luxure se prête pour officier des drames pervers qui se conjuguent dans la diarrhée chronique des âges qui se déploient,

Et les êtres au milieu soulageant leurs maux dans de grandes écumes fangeuses qu'ils éblouissent, des êtres qui n'ont plus de nom, des êtres qui ne sont plus, des êtres qui boivent en choeur l'idolâtrie de leurs marasmes s'insufflant des hymnes pour paraître nobles lors qu'ils ne sont plus que des animaux avares dont les déjections se fertilisent dans la bassesse animique et atavique de leurs liens douteux qui s'emprisonnent et se respirent dans leurs nébuleuses douçâtres,

Des cris pour ces poisons, ces rutilances qui défèquent dans de joyeux concerts dont les bouches s'abreuvent, des jets bucoliques errants des larves à propos sans repos de l'aire ravagé qui les tient et les obnubile dans un souffle pestilent dont les abîmes ne mènent plus qu'à l'avilissement le plus complet dans lequel se forge le lendemain de la déperdition, de la disparition, de l'obligeante définition de la destruction qui ne s'émeut mais aime cette nature dénaturée,

Orbes des troupeaux qui s'initient, et se perdurent dans la poisseuse dénomination qui fait de leur esprit des objets de plaisir, des objets sans plaisir, des objets qui s'installent dans l'adoration du nombril, tel le lombric qui glisse et se glisse, se profile et se détaille, revivant inlassablement la perversion pour en signifier la pourriture et les masques qui s'imprègnent et imprègnent la vie d'une mortalité qui s'avoue, au delà de toute moralité, au delà de toute harmonie,

Lieu de fientes et de poudroiements chiasseux dans lequel vont encore plus loin les profondeurs cadavériques pour mieux respirer la moisissure, l'étreinte de la dissolution et de ses liquides gluants qui se déversent dans les calices de la passion décimée, de la passion oubliée, de la passion commuée en dilapidation, en vertu scatophage dont les prononciations sont les mets de tous ceux qui suivent, rampants et stériles, les orbes de leurs épanchements nucléarisés,

Destin du sort que l'on inscrit dans l'auge du lendemain, cette auge dont le purin nauséabond libère des senteurs qui se respirent à profusion, s'enseignent à moisson, afin que les vivants s'épuisent en ses odeurs, se détruisent en leurs armes, se confondent en leurs respirs, oublient jusqu'à la moindre symphonie des couleurs, des ardeurs, et des chants, des hymnes et des joies qui ont fait l'Univers de la beauté, les oriflammes de la vertu, et les armoiries de la splendeur,

Destin du vide, ce vide ou les intestins se libèrent avec conjonction, et qui de l'être embourbe la raison, obnubile les fenaisons, pour mieux l'envelopper, le circonscrire et l'avaler afin qu'il gagne, lorsque le vide se comble d'eaux, les boyaux de la pourriture maîtresse qui officie la grandeur de la dénature dans ses pulsions consommées, dans ses pulsions ténébreuses et signifiées qui battent la mesure de la disparition du nom de la Vie par le lieu de la Vie majestueuse . . .


L'Aigle Impérial regarde :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-075-0

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:24 )