Welcome ! Bienvenue ! New World Organization ®
Home
AU FIL DU TEMPS
DES ARTS
DEBATS
DEVENIR
ALL TEXTS
Documents
LIVRES REFERANTS
LIRE
LIVRES
UNIVERSALITY THEORY
HARMONIA UNIVERSUM
BOUTIQUE
Wrapper
Liens
Flux RSS
Contact
PARTICIPATION
Recherche
FOCUS SUR L'AUTEUR
Latest News
Search
Other Menu
Administrator

© Patinet Thierri

 
Home arrow ALL TEXTS arrow POESIE arrow Jouvence d'un Eté
Jouvence d'un Eté PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Mercredi 23 Mars 2016 à 12:05

Jouvence d’un Eté

Cales grainetières des essors du Levant, aux amphores emplies d’huile savoureuse, de coffres remplis d’émeraudes et de schistes, que l’Agathe reflète dans la divine luminosité qui s’espace de cils en cils dans l’énamoure de la coque ventrue de passementeries d’ivoire et de jaspe, que les marins aux âges solsticiaux gardent, dans leur armure de soleil et de scintillante écume, alors que l’aube blonde descend parmi les temples, et que les coryphées entonnent les prières de haut songe, vestales nues des rimes antiques qui vont et viennent les nuptialités devisées, celles de sources et des stances qui charrient des laves de frissons, que le cri des oiseaux de Mer enfante dans la mélopée des vents qui lentement à la voile hissée porte l’heureux rivage à conquérir, ici, là, dans les conches qui se dérivent, où s’aventurent dans la noblesse qui sied les sages et leurs écrins, bâtis de renommées, déjà par les prairies lactés de rêve, déjà par les présents poudrés de règne, alimentant au-delà des perceptions les nautiques présences, aux amarres tissées que retiennent les portuaires élancements sous le zénith qui paraît, il y a là tout un Peuple qui accourt, une foule dense de convoitise et de curiosité mêlées, dans un embrasement de voix qui fulgurent les pontons d’onyx où les pavillons claquent pour présenter aux arrivants la nature des écumes qu’ils foulent, ici, par les lieux l’enceinte des forteresses d’ébènes où les marchands en pagnes de soie font l’inventaire, regardent, pèsent, mesurent, jaugent de leurs regards aiguisés que rien ne peut ternir, devisant les valeurs, comptant et recomptant en fonction des besoins des ilotes attentifs qui ne cherchent à acheter le moindre produit, préférant laisser ce soin aux connaisseurs, ceux-là qui s’agitent, gesticulent, ou affables contemplent et marquent leur accord pour les étoffes, toutes moirées du marbre du couchant, irisées de dimensions bleutées et fauves qui seront les parures qui viendront des colonnes sculptées, des portiques enseignés, et des nefs conquises, tandis que partent des rires des rives au regard des animaux qui gardent les navires, alluvions de ce continent perdu au sud, voulant ressembler aux Etres qui se dressent, fastes de fééries, de conciliabules et de tonitruantes mêlées, où chacun retrouve les travers de certains, et certains les demeures d’autres qui toujours sont à la recherche de ce qui n’existe que chez les autres, ainsi alors que le halo de midi sonne les pantagruéliques ripailles, offertes aux auberges ouvertes à tout vent, sous le respect  des conditions, savoir le dépôt des armes et l’agonie de toute querelle, car les équipages ici se rencontrent, se disputent et parfois se querellent,  parfois aussi s’allient afin de conter l’aventure dans ce qu’elle sera de fresque aux terres adulées là-bas, qui scintillent sous le Ponant, la nourriture exulte de senteurs surannées, baignées de vins de terres olympiennes, trouvant mesure des ventres affamés,  des palais assoiffés, qui banquètent sans silence, dans l’arrogance des chants paillards, dans la trivialité qui force au rire le plus ténu comme le plus arbitraire, tandis qu’au dehors les enfants s’agglutinent pour regarder ce qu’ils seront demain, marin, marin disent-ils, en regardant les yeux écarquillés, levant d’oriflamme jouant sur la berge, le sabre au clair à la découverte, sous les yeux attendris des vieillards qui paressent, se rappelant des heures de gloire, des heures insouciantes et d’autres terribles aux méandres des guerres déployées, des cohortes malmenées, tant de souffrances pour tant d’innocence se disent-ils, mais ces enfants ne le savent pas encore, le rêve leur tenant lieu, qu’il ne faut les désespérer sachant qu’ils sont les lendemains qui chantent, ces lendemains qui viendront de découvertes en découvertes, toutes les Iles de ce monde, et bien plus les continents qui signent dans la brume leurs horizons de clartés souveraines, de la Terre, de la Terre en moisson de la Mer et des Océans qui fulgurent les densités de l’œuvre à naître, éclairer et prospérer par toutes voies qui sont sentences et épopées qui ne se désarment, mais s’invitent dans la pure jouvence d’un Eté, et bien plus encore dans la moisson des nuits, de ces étoiles en nombre qui attendent d’être foulées par les pas des Etres de ce chant, si lointaines et si proches à la fois qu’il suffit de les imaginer parsemées de terres vierges pour en éclore les saveurs et les odorantes ardeurs, demain, un autre jour qui viendra des équipages de talents, et des armées en fenaisons, demain dans la destinée qui ne s’écrit dans le statisme mais dans l’action la plus épurée et la plus noble, celle du cœur qui bat l’harmonie des Univers et de leurs flots incessants, ressacs de la puissance qui ne se déshonore ni ne se nargue …

Youth of a Summer

Holds grainetières of rises of Raising, with amphoras filled up of oil tasty, of trunks filled of emeralds and of schists, that the Agathe reflects in the divine luminosity which spaces lashes in lashes in the infatuated one of the corpulent hull of jasper and ivory passementeries, that the sailors at the solstitial ages keep, in their armor of sun and scintillating scum, whereas the fair paddle goes down among the temples, and that the coryphaei strike up the prayers of high dream, vestals naked of the ancient rhymes which go and come the unscrewed marriage rates, those of sources and the stanzas which cart lava of shivers, that the cry of birds of Sea gives birth to in the monotonous chant of the winds which slowly to the hoisted veil carries the happy shore to be conquered, here, there, in the conches which are derived, where venture in the nobility which sied the wise ones and their jewel cases, frames of fames, already by the meadows lacteous of dream, already by these powdered glass dusting of reign, feeding beyond perceptions the nautical presences, with the woven mooring ropes that the harbor twinges under the zenith retain which appears, there are a whole People which runs, a dense crowd of covetousness and curiosity frays, in a flashover of voices which fulgurate bridge them onyx where the houses slam to have to the newcomers nature scums which they press, here, by the places the enclosure of the ebony fortresses where the merchants out of silk loincloths make the inventory, look at, weigh, measure, measure their sharpened glances that nothing can tarnish, unscrewing the values, counting and recounting according to the needs for the attentive Helots which do not seek to buy the least produced, preferring to leave this care with the experts, these which are agitated, gesticulate, or gracious contemplate and make their agreement for the fabrics, all moire of the marble of setting, made iridescent of bluish size and deer which will be the ornaments which will come from carved columns, of the taught gantries, and the conquered naves, while leave the laughter of banks taking into consideration animal which keeps the ships, alluvia of this continent lost in the south, wanting to resemble the Beings which draw up themselves, record of fairyhoods, secret meetings and thundering frays, where each one finds them through some, and some the residences of others which always are in search of what exists only at the others, thus whereas the halation of midday sounds the Pantagruelian feasts, offered to the inns open to any wind, under the respect of the conditions, knowledge the deposit of the weapons and the anguish of any quarrel, because them crews here meet, dispute and sometimes quarrel, sometimes are also combined in order to tell the adventure in what it will be of fresco to the grounds adulated over there, which scintillate under the West, food exults of out of date scents, bathed Olympian ground wines, finding measurement of the famished bellies, of the made thirsty palates, which banquètent without silence, in the arrogance of the songs ribalds, the commonplace which forces with the thinnest laughter like arbitrary, while with the outside the children bind themselves to look at what they will be tomorrow, sailor, sailor say they, by looking at the opened wide eyes, raising streamer playing on the bank, the saber with light with the discovery, under the tenderized eyes of the old men who laze, remembering carefree hours of glory, hours and the other terrible ones with the meanders of the deployed wars, abused troops, so much of sufferings for so much of innocence are said, but these children do not know it yet, the dream holding place to them, which it should not them be despaired knowing that they are the following days which sing, these following days which will come from discovered in discoveries, all the Islands of this world, and much more the continents which sign in the fog their horizons of sovereign clearnesses, the Earth, Earth in harvest of the Sea and Oceans which fulgurate the densities of work to be born, light and thrive by all ways which are sentences and epopees which are not disarmed, but are invited in the pure youth of a Summer, and much more still in the harvest of the nights, of these stars of number which expect to be pressed by the steps of the Beings of this song, if remote and so close at the same time that it is enough to imagine them strewn with virgin lands to hatch of them savors and the odorous heats, tomorrow, another day which will come from the crews of talents, and of the armies in haymakings, tomorrow in destiny which is not written in the offset but in the most purified action and noblest, that of the heart which beats the harmony of the Universes and their ceaseless floods, undertows of the power which is not dishonoured nor does not scoff at…

© Vincent Thierry