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© Patinet Thierri

 
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Écrit par Patinet Thierri   
Dimanche 11 Mars 2007 à 05:42
Parousie

C'était un jour d'été, livre de nature l'embellie, aux vagues éternelles de l'île souveraine.
Calice des heures antiques, le temple ouvrait ses portiques de jade, et dans la profusion des houles initiait sa vertu de couleurs majestueuses.
Couche de safran matinal, vierge ramure du cristal, dans la torpeur du sommeil s'évanouissant en l'éveil, Maïa s'étirait, voluptueusement sereine.
La chaleur du soleil étreignait son corps, emplissant d'Azur le secret de son coeur, l'amour impérissable dont elle était déesse et prêtresse de haut nom.
Elle se leva et dans la fécondité d'un chant qu'elle élevait dans le ciel pur éployé, s'adonna à ses ablutions, nageant fertile, le bassin d'ivoire emplie d'eaux de roses, puis, chaque fibre de son Etre ranimée, vêtue d'une simple toge diaphane, rejoint la nef portuaire du temple, son règne et sa splendeur.
A l'extérieur des murs d'une blancheur irradiante, se pressait une foule bigarrée, cohortes des quémandeurs, des prévaricateurs, foules des demandeurs, des imploreurs, groupes des crédules, des infidèles. Elle se tressait tel un filet jusqu'à l'apogée du mont ivoirin où se dressait le phare de la nuit, évitant le naufrage des nefs en parcours.
Que de pleurs, que de rires, que de souffles, de désirs dans les centaine de coeurs la déployant, contenus par les gardiens du temple, immuables en leur beauté, nus ciselés dans la plénitude de l'essor, armés de la lance de l'écume, pour seulement obérer toute tentative de déchaînement et ainsi maintenir la fluidité du courant des visiteurs.
Le soleil était haut dans le ciel sans nuage, la mer lisse, la plage enserrant la presqu'île d'or pourprée.
Déjà les premiers quémandeurs entraient dans le Temple. Phaïstos regardait la magie déambulatoire, attendant son tour comme tout un chacun, il y avait là des Sémaphores, aux visages laminés par les tempêtes, ici les Lipariens aux yeux verts, écrins des mers sauvages, plus loin les Agorêthes à la démarche souple, meneurs de troupeaux, et, sur la stèle monacale, les Assyrs, libres de voeux, guerriers infatigables croissants sur les frontières frénétiques où pas un seul jour la guerre n'éclatât pas pour toute cause que l'imagination présuppose.
Phaïstos faisait oeuvre de patiente, regardant la foule bigarrée, ses écumes et ses mondes, des lyres lascives les fêtes du levant, voyant sur l'onde gracieuse s'éblouir le rayonnement d'Aton, l'astre solaire, poudroyant les corps de gouttelettes de sueur brillant de mille feux, allégorie exhalant la pluie des âmes aux surabondances des parfums opiacées répandant une exhalaison enivrante, maintenant le calme de la foule, grisée de senteurs, convoitise et désir des ardeurs accomplies.
Dans cette brume invisible se tenait un groupe de jeunes femmes, dont les épaules ornées d'un talisman azuré désignait la fonction de navigatrices des étoiles, hymens des allégories alliant à la volupté la force psychique nécessaire au guidage des vaisseaux par delà les stances des cieux et de la mer. Leurs longues chevelures d'un blond cendré vibraient sous le soleil, l'éclat de leurs yeux d'un bleu profond enracinait le regard comme, seule, sait le faire la magie des thaumaturges, leurs corps élancés, graciles resplendissaient de vie, et le voile qui les couvrait mettait en valeur leur force vitale, inondée de souffle solaire.
Phaïstos se rapprocha insensiblement du groupe, poussé malgré lui par la foule qui, maintenant se faisait plus dense, et dans ce mouvement parvint à les rejoindre sans qu'il le voulu originellement.
La voix cristalline de Maïa s'éleva tout à coup, initiant le silence de cette foule enivrée, mélopée source devenant fleuve, non de ces fleuves gémissants ou implorants, mais bien au contraire, aux flots vivants, évanescents le doute, le regret, la prosternation, pour éveiller la densité de la vie en chacun. Et chacun en ce dire de vivant lentement, muait, se débarrassant de ses scories, de ses imprécations, de ses lâchetés, de ses oublis, de ses infortunes, de ses disgrâces...
Maïa, que la foule voyait sur le promontoire templier, magnifique et magie, scandait le devenir, livrant parousie le mystère dévoilé de la création en sa fertilité, dessein des âges du vivant, et son verbe, maintenant, tétanisait la foule. Une foule silencieuse, épousant l'origine du monde, une foule délivrée regardant l'avenir, une foule libérée officiant l'avenir. Elle était venue pour entendre, elle était venue pour voir, elle avait vécu de ses sens ces éblouissements et maintenant, lavée de ses moires aisances, lentement commençait à refluer, sous le regard énigmatique des gardiens qui tressaient en colonnes sa respiration fluide.
Maïa regardait ce peuple s'évaporer lentement, heureuse de lui avoir rendu le bonheur, porta son regard sur le groupe des navigatrices qu’accompagnait maintenant Phaïstos, dont le devenir lui apparaissait, noble, par delà les voiles de l’apaisement, celui d’un conquérant, il ne le savait pas encore, mais le vivrait chaque seconde dans ces temps nouveaux qu’elle embrasait d’illuminations Solaires.

Parousy

It was one day of summer, delivers of nature the clearing, with the eternal waves of the sovereign island.
Chalice of the ancient hours, the temple opened its jade gantries, and in the profusion of the swells its virtue of majestic colors initiated.
Lay down morning saffron, virgin foliage of the crystal, in the torpor of the sleep disappearing in the awakening, Maïa stretched itself, voluptueusement serene.
The heat of the sun étreignait its body, filling up Azure the secrecy of its heart, the imperishable love of which it was goddess and priestess of high name.
She rose and in the fruitfulness of a song which she raised in the éployé pure sky, devoted itself to its ablutions, swimming fertile, the basin of ivory filled up of water of pinks, then, each fiber its Being revived, vêtue of a simple diaphanous toga, joined the harbor nave of the temple, its reign and its splendor.
Outside the walls of an irradiant whiteness, pressed a variegated crowd, troops of the beggars, corrupt officials, crowd of the applicants, imploreurs, groups of credulous, the inaccurate ones. She braided a such net until the apogee of the ivory mount where the headlight of the night was drawn up, avoiding the shipwreck of the naves in course.
That tears, that laughter, that breaths, desires in the hundred hearts deploying it, contained by the guards of the temple, immutable in their beauty, naked engraved in the plenitude of rise, armed with the lance of scum, for only obérer any attempt at outburst and thus to maintain the fluidity of the current of the visitors.
The sun was high in the sky without cloud, the smooth sea, the beach enclosing the purple gold peninsula.
Already the first beggars entered the Temple. Phaïstos looked at the magic déambulatoire, awaiting its turn like all one each one, there were Semaphores, with the faces rolled by the storms, here Lipariens with the green eyes, jewel cases of the wild seas, further Agorêthes with the flexible step, leaders of herds, and, on the stele monacale, Assyrs, free of wishes, increasing untiring warriors on the frantic borders where not only one day the war did not burst for any cause which imagination presupposes.
Phaïstos made work of patient, looking at variegated crowd, her scums and its worlds, of the lascives quadrants the festivals of raising, seeing on the gracious wave dazzling the radiation of Aton, the solar star, covering with dust the bodies of droplets of sweat shining of thousand fires, allegory exhaling the rain of the hearts to the superabundances of the perfumes opiated spreading an exhalation enivrante, maintaining calms it of crowd, grayed scents, covetousness and desire of the accomplished heats.
In this invisible fog a group met of young women, whose shoulders decorated with a blued talisman indicated the function of navigatrices of stars, hymens of the allegories combining with pleasure the psychic force necessary to the guidance of the vessels across the stanzas of the skies and the sea. Their long chevelures of fair ashy vibrated under the sun, the glare of their eyes of a major blue enracinait the glance like, only, can do it the magic of the miracle-workers, their hurled bodies, gracile resplendissaient life, and veils it which covered them emphasized their vital force, flooded of solar breath.
Phaïstos approached the group, thorough imperceptibly in spite of him by the crowd which, now was done denser, and in this movement managed to join them without it it originally desired.
The crystalline voice of Maïa rose suddenly, initiating the silence of this enivrée crowd, monotonous chant source becoming river, not of these groaning or imploring rivers, but quite to the contrary, with the alive floods, évanescents the doubt, the regret, prostration, to wake up the density of the life of each one. And each one in this statement of living slowly, moulted, getting rid of its slags, its imprécations, its cowardices, its lapses of memory, its misfortunes, its disgraces…
Maïa, that crowd saw on the headland templier, splendid and magic, stressed to become it, delivering parousy the revealed mystery of creation in its fertility, intention of the ages of the alive one, and its verb, now, tétanisait crowd. A quiet crowd, marrying the origin of the world, a delivered crowd looking at the future, a released crowd officiating future. She had come to hear, she had come to see, she had lived of her directions these dazzlings and now, washed her moires eases, slowly started to ebb, under the enigmatic glance of the guards who braided in columns his fluid breathing.
Maïa looked at these people slowly evaporating, happy to have returned happiness to him, carried its look on the group of the navigatrices which accompanied now Phaïstos, of which to become it appeared to him, noble, across the veils of the appeasing, that of a conqueror, it did not know it yet, but would live it each second in these new times which she set ablaze of Solaires illuminations.

© Vincent Thierry
Dernière Mise à jour ( Dimanche 11 Mars 2007 à 05:43 )