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Iran 2007 PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Dimanche 27 Mai 2007 à 11:09

Iran 2007

Il n’est pas dans nos habitudes de diffuser des articles qui proviennent de sources inféodées au crypto communisme, et sans partager le point de vue global qui est exprimé, toutefois afin d’éclairer la situation de la France en Europe, de l’Europe elle-même face au problème Iranien, la position du gouvernement Américain actuel étant connue, je crois bon de diffuser un article qui en dira plus sur l’état de la Souveraineté des Nations que tout autre.

« La Russie appelle les Européens à quitter l’OTAN (session 2007 du 9 au 11 février au Bayerischer Hof)par Thierry Meyssan, Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.Source: http://www.voltairenet.org/article146029.html 

S’invitant à la 43e Conférence sur la sécurité de Munich, le président russe Vladimir V. Poutine est venu défier les États-Unis. Il a exhorté les Européens à rompre le Pacte atlantique qui les lie à une puissance belliqueuse dont ils n’ont rien à espérer. Dans le contexte d’une possible intervention militaire états-unienne contre l’Iran, Moscou a jeté le trouble et la division chez les « Alliés ». Depuis 1962, une conférence annuelle sur la sécurité rassemble à Munich des responsables allemands et états-uniens, ainsi que de nombreux hôtes étrangers. Cette manifestation, initialement présidée par Ewald-Heinrich von Kleist-Schmenzin, un officier qui participa au complot du 20 juillet 1944 du comte von Stauffenberg contre le Reichsführer Hitler, l’est aujourd’hui par Horst Teltschik, un ancien responsable de la Fondation Bertelsmann. Celui-ci lui a donné une nouvelle dimension, notamment en s’appuyant sur le Council on Foreign Relations, dont il est un des conseillers.La session 2007 s’est tenue du 9 au 11 février au Bayerischer Hof. Elle a réuni environ 270 personnes. Dans le contexte d’une tension croissante entre les États-Unis et Israël d’une part, et l’Iran d’autre part, cette 43e conférence devait permettre de préciser les intentions de l’Iran, le rôle de l’Union européenne et de l’OTAN, ainsi que la position de la Russie. Elle était intitulée « Restaurer le partenariat transatlantique », soulignant que l’enjeu était l’éventuelle participation des Européens à une action contre l’Iran, après les déchirements relatifs à l’attaque contre l’Irak.La session fut ouverte par un dîner de gala au cours duquel Tzipi Livni, ministre israélienne des Affaires étrangères, prononça un discours. Les organisateurs entendaient ainsi donner une justification morale à une agression contre l’Iran. Sur un ton larmoyant, Mme Livni ne cessa d’affirmer qu’aucun État plus qu’Israël ne recherchait la paix au Grand Moyen-Orient. Plaçant son intervention en regard de sa première visite au camp d’extermination d’Auschwitz, elle appela les participants à prévenir la répétition de l’horreur. Ceci étant posé, comme une sorte de préliminaire rituel, elle présenta pendant une vingtaine de minutes le point de vue de son pays, sans chercher un instant la cohérence intellectuelle que l’on est en droit d’attendre d’un responsable de ce niveau. L’essentiel était ailleurs.En premier lieu, Tzipi Livni affirma que les conflits politiques ont cédé la place aux conflits religieux, lesquels ne peuvent être résolus par la voie diplomatique car « Les extrémistes ne se battent pas pour défendre leurs propres droits, mais pour priver les autres de leurs droits ». Le monde serait donc divisé entre extrémistes religieux et religieux modérés. Et, à l’intérieur de l’islam, entre extrémistes chiites et modérés sunnites. Pour défendre la paix, il conviendrait d’affaiblir les premiers et de soutenir les seconds.Personne dans l’auditoire allemand, après ce rappel d’Auschwitz, n’osa relever l’instrumentation néoconservatrice des religions pour nier l’existence des conflits politiques ; ni s’interroger sur ce nouveau manichéisme qui, après cinq ans de propagande anti-Ben Laden, fait passer le spectre Al Qaïda à la trappe pour élever les sunnites en bloc au titre de modérés et précipiter tous les chiites dans l’enfer de l’extrémisme.Poursuivant son intervention, Tzipi Livni appliqua sa grille de lecture au Proche-Orient. On apprit ainsi que la résistance du Hezbollah sape la souveraineté du Liban et que le Hamas ne représente pas les aspirations des Palestiniens.Là encore, nul n’objecta que bombarder le Liban, c’est violer sa souveraineté, et que la coalition incluant le Hezbollah est aujourd’hui majoritaire au Liban tandis que le gouvernement désigné par le Hamas est majoritaire en Palestine. La rhétorique surréaliste sur l’extrémisme religieux n’est qu’un moyen pour disqualifier la souveraineté des peuples.La séance du samedi 10 février au matin devait permettre à la chancelière allemande de poser la question iranienne et au président de la Fédération de Russie de lui répondre. L’auditoire s’attendait à ce que Vladimir Poutine vitupère contre le projet états-unien de déploiement du pseudo bouclier antimissiles en Europe orientale et contre le projet d’indépendance de facto du Kosovo pour mieux négocier son recul sur la question iranienne. Il allait en être tout autrement.Ouvrant la séance après les salutations d’usage, la chancelière Angela Merkel expliqua sans rire que le passage des menaces symétriques de la Guerre froide aux menaces asymétriques de la Guerre au terrorisme rendait l’OTAN plus nécessaire que jamais. Elle déclina les projections actuelles de l’armée allemande sur des théâtres d’opération extérieurs, comme autant de gages de l’effort de son pays pour maintenir l’ordre du monde : Kosovo (3 500 hommes), Afghanistan (2 300), Bosnie-Herségovine (1 800), Djibouti (900), Soudan (900), Kenya (900), Ouganda (350), R.D. Congo (350), Large du Liban (230), Ouzbékistan (200), Macédoine (50), Géorgie (11). Toutes opérations qui seraient impossibles sans coopération intergouvernementale, et en premier lieu sans l’OTAN qui, rapella-t-elle, sert à tout, y compris à sécuriser la coupe du monde de football. Au demeurant, il n’y a pas de contradiction entre la construction de l’Union européenne et le renforcement des liens transatlantiques d’autant que la Stratégie européenne de sécurité, la National Security Strategy des États-Unis et le Concept stratégique de l’OTAN sont désormais quasi-identiques.
Abordant la question iranienne, Mme Merkel déclara : « L’Iran a volontairement —je suis effrayée d’avoir à le dire— et consciemment dépassé les bornes. Je dois ajouter que nous sommes, bien sûr, contraints de répondre aux provocations totalement inacceptables du président iranien. Je dois d’autant plus le dire que c’est mon rôle de chancelière d’Allemagne. Un président qui conteste le droit d’Israël à exister, un président qui dénie l’Holocauste ne peut espérer que l’Allemagne montrera la moindre tolérance sur ces sujets. Nous avons appris les leçons de notre passé ». Angela Merkel souligna alors que les sanctions contre l’Iran devaient être discutées au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, donc en consultation avec la Russie, et que la position de Moscou influencerait indiscutablement la position d’autres pays.
Le président de séance, Horst Teltschik, ouvrit la discussion. Il se garda bien de faire remarquer que si l’Allemagne avait appris les leçons de son passé, la chancelière aurait dû s’abstenir de relayer les mensonges de la propagande atlantiste accusant à tort le président Ahmadinejead de nier l’Holocauste et de vouloir détruire Israël. Il passa la parole au ministre italien de la Défense, Arturo Parisi. Intervenant de manière faussement spontanée pour réagir aux propos d’Angela Merkel, M. Parisi lut un message préparé en anglais pour apporter le soutien de son pays à la vision allemande de la sécurité collective. Mais, allant plus loin que la chancelière et prenant sur lui ce que la décence l’avait empêchée de dire, il affirma que non seulement l’ONU, mais aussi l’Union européenne et l’OTAN pouvaient « légitimer l’usage de la force pour combattre la violence injuste et restaurer la paix ». Cinq participants posèrent des questions. Celle du sénateur Joseph Lieberman n’était guère plus spontanée que celle d’Arturo Parisi. Il interrogea la chancelière à propos du Soudan, en évoquant la responsabilité collective de stopper un génocide, de sorte qu’elle reprenne les thèses néoconservatrices de l’interventionnisme démocratique. Ce qu’elle ne manqua pas de faire.Horst Teltschik donna la parole à Vladimir V. Poutine. D’une voix déterminée, le président de la Fédération de Russie expliqua qu’il n’était pas venu à cette conférence pour en congratuler les participants, mais pour débattre et que, si son point de vue semblait inutilement polémique, le président de séance pouvait toujours indiquer que son temps de parole était fini. L’auditoire se cala dans ses fauteuils. Chacun avait compris que M. Poutine n’était pas venu négocier le lâchage de l’Iran, mais s’apprêtait à lancer une charge avec cette rudesse que les Russes affectionnent quant il s’agit de se jauger.Se payant le luxe de citer Franklin Roosevelt pour montrer que son opposition à la politique de George W. Bush n’était pas une aversion contre les États-Unis, le président russe souligna que les conflits localisés menacent la paix globale. Puis il dénonça le projet de monde unipolaire impliquant un unique maître, un unique souverain, c’est-à-dire le contraire de la démocratie ; un projet irréalisable car aucun État n’en a les moyens et parce qu’il ressort de conceptions dépassées. Portant l’estocade, Vladimir Poutine désigna nommément les États-Unis comme « débordant de leurs frontières nationales » et plongeant le monde « dans un abîme de conflits successifs » au point que « plus personne ne se sent en sécurité ».L’auditoire stupéfait se faisait silencieux. Quelle mouche avait piqué le maître du Kremlin ? Reprenant son souffle, le président russe évoqua la montée en puissance du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine, et le recul relatif des États-Unis et de l’Union européenne, histoire de réveiller les Européens, de leur dire qu’ils suivent aveuglément un Empire en déclin. Et d’ironiser sur cet État barbare qui pratique encore la peine de mort et prétend ne l’utiliser qu’en dernier recours, mais qui massacre allègrement des milliers de civils au moindre différent avec un autre État. Se tournant vers le sénateur Lieberman, Vladimir Poutine s’offrit pour répondre à la question posée à la chancelière Merkel : « Devons-nous rester impassibles face à divers conflits intérieurs dans certains pays, aux actions des régimes autoritaires, des tyrans, à la prolifération des armes de destructions massive ? ». « Bien sur que non », les transformations pacifiques sont possibles et l’usage de la force est toujours illégitime « en l’absence d’une menace d’extermination réciproque ». Puis, improvisant encore sans tenir compte de ses notes, Vladimir Poutine prit a partie le ministre italien de la Défense. Relevant la proposition selon laquelle l’OTAN ou l’Union européenne pourraient juger de la légitimité du recours à la force, il affirma que ce mépris exprimé pour le droit international multiplierait les lourdes erreurs et précipiterait les Européens dans l’impasse où se trouvent déjà les États-Uniens. Les organisateurs de cette manifestation, qui espéraient renforcer le lien transatlantique, assistaient consternés à ce réquisitoire, appelant les Européens, au nom de la démocratie et de la paix, à se désolidariser du comportement expansionniste des États-Unis. Une mauvaise nouvelle ne venant jamais seule, Vladimir Poutine passa au chapitre du désarmement. Commençant par les Traités de réduction des armes stratégiques (START et SORT), il affirma que la Russie respectait ses engagements et demanda à l’auditoir d’applaudir le secrétaire à la défense Robert Gates dès que celui-ci déclarerait faire de même et ne pas chercher à dissimuler ses stocks. Assis au premier rang, M. Gates resta de marbre. Poursuivant à propos du renoncement aux missiles à moyenne portée, Valdimir Poutine releva que six pays s’en sont dotés, dont Israël et l’Iran, et sous-entendit que les États-Unis propagent cette technologie contraignant la Russie à la disséminer également. Puis, il annonça sont intention de proposer un Traité international interdisant le déploiement d’armes dans l’espace, c’est-à-dire s’opposant au projet porté depuis trente ans par Donald Rumsfeld et actuellement mis en œuvre par le Pentagone. Continuant sur sa lancée, M. Poutine dénonça le programme de « bouclier antimissiles » qui ne peut que relancer la course aux armements. Au passage, il se moqua des explications fantaisistes de l’administration Bush selon laquelle l’installation d’intercepteurs en Pologne et en République tchèque viserait à contrer des missiles balistiques nord-coréens : les lois de la balistique ne permettent pas d’envisager que des missiles tirés par Pyongyang au dessus du Pacifique fassent le crochet par l’Europe avant d’atteindre les États-Unis, au lieu de passer directement par le Pôle Nord ! Puis, rappellant le Traité sur les forces armées conventionnelles, il railla l’élargissement de l’OTAN qui, tout en prétendant se préparer à lutter contre un ennemi imaginaire, se borne à installer des « bases légères états-uniennes avancées » pour menacer la Russie sur ses flancs. Ainsi, violant sa parole, l’OTAN a profité de la dissolution du Pacte de Varsovie pour menacer la Russie, tandis que celle-ci poursuivait son désengagement militaire dans les États de l’ex-URSS. Bref, le peuple russe a voulu le renversement du Mur de Berlin, l’administration Bush édifie, elle, une nouvelle ligne de démarcation en Europe, plus à l’Est.
M. Gates devint nerveux.
Valdimir Poutine aborda son troisième chapitre : l’hypocrisie tous azimuts de Washington. Il rappela avoir proposé au G-8 la création de centres multinationaux de production de combustible nucléaire, sous contrôle de l’AIEA, qui permettraient de stopper la prolifération et de résoudre pacifiquement le cas iranien. Il évoqua la coopération énergétique pour noter que si certains jugent insuffisante l’ouverture du secteur pétrolier russe au capital étranger à hauteur de 26 %, les mêmes refusent au capital russe de s’investir chez eux à ce niveau. Il brocarda sans le nommer le Millenium Challenge, le programme Bush d’aide au développement, qui « d’une main distribue les "aides caritatives", alors que de l’autre, il entretient l’arriération économique, mais récolte aussi des bénéfices ». Puis, il stigmatisa l’OSCE dont l’appareil bureaucratique a été « monté de toutes pièces » sans lien avec les États fondateurs, et transformé en « vulgaire instrument au service des intérêts politiques d’un seul pays » au moyen d’ONG soigneusement contrôlées.Et pour conclure, Vladimir Poutine assura ceux qui exhortent la Russie à jouer un plus grand rôle dans le concert des nations qu’il leur faudrait maintenant souffrir d’être exaucés. Et de terminer par cet appel d’offre : « Nous voudrions aussi avoir affaire à des partenaires sérieux et tout aussi indépendants avec lesquels nous pourrions travailler à l’édification d’un monde plus démocratique et plus équitable, tout en y garantissant la sécurité et la prospérité non seulement des élites, mais de tous ». Applaudissements timides des Européens effrayés à l’idée de s’émanciper, et plus nourris des États-Uniens heureux d’en finir avec ce calvaire.Sans attendre, les chiens de garde de l’Alliance posèrent une rafale de question : quid de la démocratie en Russie, de la sécurité nucléaire, de la guerre en Tchétchènie, des livraisons d’armes à l’Iran et de la concentration des pouvoirs à Moscou ? Patiemment, Vladimir Poutine se répéta et leur répondit comme il le fait à chaque conférence de presse en Occident où ces mêmes questions lui sont toujours posées.L’après-midi du samedi, après un bref hommage à l’Union européenne qui fête son cinquantenaire, l’assistance se concentra sur le rôle de l’OTAN en Afghanistan. Sans parvenir à masquer son irritation à l’issue du discours du président russe, le secrétaire général de l’OTAN présenta une sorte de rapport d’activité sur l’engagement de l’Alliance et la mise en place d’une cotisation des États membres. Tandis que le sénateur John McCain s’efforçait de battre le tambour et de recruter des troupes fraiches pour vaincre, enfin, les talibans.Le dîner fut l’occasion d’écouter un ennuyeux discours du président du land de Bavière et de remettre une médaille à Javier Solana, ex-secrétaire général de l’OTAN devenu secrétaire général de l’UE et, à ce titre, serviteur exemplaire de l’atlantisme. Le « dialogue » reprit le lendemain avec les intervention des ministres de la Défense états-unien et russe , ansi que du négociateur spécial iranien..Manifestement, l’intervention de Robert Gates avait été revue à la baisse. Le secrétaire à la Défense états-unien s’appliqua à dédramatiser la conférence plutôt qu’à répondre au président Poutine. Il évoqua donc leur passé commun d’espion et quelques anecdotes pour détendre l’atmosphère. Puis, il résuma sans commentaire les développements en cours comme pour marteler que rien ne pouvait être remis en question : l’élargissement de l’OTAN, le déploiement du bouclier antimissiles et l’instauration d’une cotisation financière.À l’inverse, le secrétaire du Conseil national de sécurité iranien, Ali Larijani, choisit d’enfoncer le clou en ajoutant diverses considérations au texte initialement prévu de son intervention. S’il dressa l’historique du différent nucléaire et des paroles non tenues des Occidentaux, il ne se priva pas de retracer aussi l’histoire de l’impérialisme états-unien contre son pays, du renversement de Mossadegh au financement de l’agression irakienne, sans oublier le soutien au terrorisme massif des Moujahidines du peuple.Cependant cette intervention tant attendue était éclipsée par le scandale de la veille.Restait donc le discours de Sergei Ivanov, ministre russe de la Défense. Il était peu probable qu’il revienne sur les thèmes choisis par Vladimir Poutine et les participants pariaient donc qu’il se contenterait de mots de courtoisie. La délégation russe avait au contraire décidé de donner le coup de grâce. M. Ivanov débuta en rappelant être intervenu à la même tribune à propos du terrorisme, avant les attentats du 11 septembre, manière de souligner que le problème n’est nouveau que dans la rhétorique états-unienne. Puis, il nota l’inadéquation des armées conventionnelles, et à plus forte raison de l’OTAN, en matière d’anti-terrorisme. Enfin, il asséna cette vérité abrupte que la seule méthode pour mettre fin à ces pratiques est de cesser de soutenir ceux qui les mettent en œuvre. À partir de quoi, toutes les dénégations des Anglo-Saxons ne deviendront crédibles pour la Russie que lorsque les terroristes réfugiés au Royaume-Uni et aux États-Unis seront extradés. C’est le seul point, insista-t-il. Il n’y en a pas d’autres, cette intervention est close.La charge de la délégation russe lors de cette conférence peut être interprétée à la fois au plan intérieur russe et au plan international. D’une part, en affirmant son hostilité à l’OTAN, Vladimir Poutine renforce sa popularité dans son pays, alors que se pose de manière aiguë la question de sa succession. D’autre part, l’urgence de la question iranienne oblige Moscou à agir sans plus attendre.L’efficacité de cette charge peut être mesurée aux réactions des médias anglo-saxons. Ceux-ci se sont abstenus de publier le détail des interventions de MM. Poutine et Ivanov, et se sont évertués à les présenter comme des agressions verbales contre les États-Unis et leurs alliés. Mais les mots ont porté : les États membres de l’Union européenne ont commencé à se déchirer au sein du Conseil européen. D’autant que le Kremlin n’ pas tardé à abattre une nouvelle carte : le chef d’état-major a indiqué qu’en cas de déploiement effectif de missiles US en Pologne, la Russie se retirerait du Traité INF et pointerait des missiles à courte portée sur l’Europe orientale. Les Européens se trouvent ainsi confrontés au grand racket états-unien : l’Alliance atlantique défend l’Europe d’une menace qu’elle créée elle-même.Le trouble s’est installé dans les esprits. » 

Est-ce cette Europe soumise que l’on propose à la France par l’intermédiaire de son nouveau Gouvernement ? La France engagera t’elle ses soldats en Iran pour des considérations qui sont bien loin des causes avancées mais relèvent plus d’une tyrannie, la tyrannie du mondialisme aveugle ? Est-ce ce monde que l’on désire, un monde unipolaire soumis à l’esclavage, ou bien un monde multipolaire garant des Identités et de leur souveraineté ? Voilà la vrai question qu’il convient de se poser aujourd’hui, et que devraient se poser tout détenteur du pouvoir. Mais cela est trop demander dans le cadre d’une Liberté soumise, et ne trouvera sa réponse que dans le cadre de Nations Européennes maîtresses de leur destin et unies au-delà de toutes corruptions prévaricatrices et prétendantes.  

Iran 2007

It is not in our practices to diffuse articles which come from pledged sources to the crypto Communism, and without sharing the total point of view which is expressed, however in order to clarify the situation of France in Europe, of Europe itself vis-a-vis the Iranian problem, the position of the current US government being known, I believe good to diffuse an article which will say some more on the state of the Sovereignty of the Nations than very other.

“Russia invites Europeans to leave NATO (session 2007 from February 9th to 11th in Bayerischer Hof)by Thierry Meyssan, Journalist and writer, president of the Voltaire Network.Source: http://www.voltairenet.org/article146029.html 

Inviting itself to the 43e Conference on the safety of Munich, the Russian president Vladimir V. Putin came to defy the United States. He exhorted Europeans to break the Atlantic Pact which binds them to a quarrelsome power of which they do not have anything to hope. In the context of a possible military intervention states-unienne against Iran, Moscow threw the disorder and division at the “Allies”. Since 1962, an annual conference on safety gathers in Munich of the German persons in charge and states-uniens, as well as many foreign hosts. This demonstration, initially chaired by Ewald-Heinrich von Kleist-Schmenzin, an officer who took part in the plot of July 20th, 1944 of the count von Stauffenberg against Reichsführer Hitler, is today by Horst Teltschik, a former head of the Bertelsmann Foundation. This one gave him a new dimension, in particular by resting on Council one Foreign Relations, of which it is one of the advisers.Session 2007 took place from February 9th to 11th in Bayerischer Hof. It brought together approximately 270 people. In the context of an increasing tension between the United States and Israel on the one hand, and Iran on the other hand, this 43e conference was to make it possible to specify the intentions of Iran, the role of the European Union and NATO, as well as the position of Russia. It was entitled “To restore the transatlantic partnership”, stressing that the stake was the possible participation of Europeans in an action against Iran, after tearings relating to the attack against Iraq.The session was opened by a dinner of official reception during which Tzipi Livni, minister Israeli of the Foreign affairs, made a speech. The organizers thus intended to give a moral justification to an aggression against Iran. On a larmoyant tone, Mrs. Livni ceased affirming only any State more than Israel did not seek peace in the Large Middle East. Placing its intervention compared to its first visit with the death camp of Auschwitz, it invited the participants to prevent the repetition of the horror. This being posed, like a kind of ritual preliminary, it presented during a score of minutes the point of view of its country, without seeking one moment the intellectual coherence which one is in right to wait of a person in charge of this level. Essence was elsewhere.Initially, Tzipi Livni affirmed that the political conflicts yielded the place to the religious conflicts, which cannot be solved by the diplomatic channel because “the extremists do not fight to defend their own rights, but to deprive the others of their rights”. The world would thus be divided between religious extremists and moderate monks. And, inside Islam, between Shiite and moderate extremists sunnites. To defend peace, it would be advisable to weaken the first and to support the seconds.Nobody in the German audience, after this recall of Auschwitz, dared to raise the instrumentation néoconservatrice of the religions to deny the existence of the political conflicts; nor to wonder about this new Manicheism which, after five years of propaganda anti-Ben Laden, makes pass the Al-Qaida spectrum to the trap door to raise the sunnites in block under moderated and to precipitate all the Shiites in the hell of the extremism.Continuing its intervention, Tzipi Livni applied its grid of reading to the Middle East. One learned thus that resistance from Hezbollah saps the sovereignty of Lebanon and that Hamas does not represent the aspirations of the Palestinians.There still, no one objected only to bombard Lebanon, it is to violate its sovereignty, and that the coalition including Hezbollah is majority today in Lebanon while the government indicated by Hamas is majority in Palestine. Surrealist rhetoric on the religious extremism is only one means to disqualify the sovereignty of the people.The meeting of the Saturday, February 10 in the morning was to make it possible the German chancelière to raise the Iranian question and to the president of the Federation of Russia to answer him. The audience expected that Vladimir Poutine vituperates against the states-unien project of deployment of the pseudo shield anti-missile in Eastern Europe and against the project of independence de facto of Kosovo for better negotiating her retreat on the Iranian question. It was going to be about it differently.Opening the meeting after the greetings of use, the chancelière Angela Merkel explained without laughing that the passage of the symmetrical threats of the Cold war to the asymmetrical threats of the War to terrorism made NATO more necessary than ever. She declined current projections of the German army on external theaters of operation, like as many pledges of the effort of her country to maintain the order of the world: Kosovo (3 500 men), Afghanistan (2 300), Bosnia-Herségovine (1 800), Djibouti (900), Sudan (900), Kenya (900), Uganda (350), R.D. Congo (350), Broad of Lebanon (230), Ouzbékistan (200), Macedonia (50), Georgia (11). All operations which would be impossible without intergovernmental co-operation, and initially without NATO which, recalled it, is used for all, including making safe the football world cup. Moreover, there is no contradiction between the construction of the European Union and the reinforcement of the transatlantic bonds the more so as the European Strategy of safety, the National Security Strategy of the United States and the strategic Concept of NATO are from now on quasi-identical. Tackling the Iranian question, Mrs. Merkel declared: “Iran voluntarily has I am frightened to have to say it and consciously exceeded the terminals. I must add that we are, of course, constrained to answer the completely unacceptable provocations of the Iranian president. I must all the more say it that it is my role of chancelière of Germany. A president who disputes the right of Israel to exist, a president which denies the Holocaust cannot hope that Germany will show the least tolerance on these subjects. We learned the lessons from our past”. Angela Merkel underlined whereas the sanctions against Iran were to be discussed within the Safety advice UNO, therefore in consultation with Russia, and that the position of Moscow would indisputably influence the position of other countries., Chairman Teltschik the Horst, opened the discussion. He took care well not to point out that if Germany had learned the lessons from its past, the chancelière should have abstained from relaying the lies of Atlantic propaganda wrongly showing president Ahmadinejead to deny the Holocaust and to want to destroy Israel. It passed the word to the Italian Minister for Defense, Arturo Parisi. Speaker in a wrongfully spontaneous way to react to the remarks of Angela Merkel, Mr. Parisi lute a message prepared in English to give the support of its country to the German vision of the collective security. But, further going that the chancelière and fascinating on him what the decency had prevented it from saying, it affirmed that not only UNO, but also the European Union and NATO could “legitimate the use of the force to fight unjust violence and to restore peace”. Five participants put questions. That of the senator Joseph Lieberman was hardly more spontaneous than that of Arturo Parisi. He questioned the chancelière in connection with Sudan, by evoking the collective responsibility to stop a genocide, so that she takes again the theses néoconservatrices of democratic interventionism. What it did not fail to do.Horst Teltschik called on Vladimir V. Putin. Of a determined voice, the president of the Federation of Russia explained that it had not come to this conference for in congratuler the participants, but to discuss and that, if its point of view seemed unnecessarily polemical, the Chairman could always indicate that its speaking time was finished. The audience was fixed in its armchairs. Each one had understood that Mr. Putin had not come to negotiate the releasing of Iran, but was on the point of launching a load with this roughness which the Russians affectionnent as it acts to be measured.Treating to the luxury to quote Franklin Roosevelt to show that its opposition to the policy of George W. Bush was not an aversion against the United States, the Russian president stressed that the localized conflicts threaten total peace. Then he denounced the unipolar project of world implying a single Master, a single sovereign, i.e. the opposite of the democracy; an unrealizable project because no State has the means of them and because it comes out from exceeded designs. Carrying the thrust, Vladimir Poutine indicated by name the United States like “overflowing their national borders” and plunging the world “in an abyss of successive conflicts” so much so that “anybody any more does not feel safe”.The amazed audience was done quiet. Which fly had piqué the Master of the Kremlin? Taking again his breath, the Russian president evoked the rise to power of Brazil, of Russia, of India and China, and the relative retreat of the United States and the European Union, history to awake Europeans, to say to them that they follow a declining Empire blindly. And to be ironical about this barbarian State which still practices the capital punishment and claims to use it only as a last resort, but which briskly massacres thousands of civilians to least different with another State. Turning to the senator Lieberman, Vladimir Poutine was offered to answer the question put to the chancelière Merkel: “Do we Have to remain impassive vis-a-vis various interior conflicts in certain countries, with the actions of the authoritarian regimes, of the tyrants, with the massive proliferation of the weapons of destruction? ”. “Of course that not”, the peaceful transformations are possible and the use of the force is always illegitimate “in the absence of a reciprocal threat of extermination”. Then, still improvising without taking account of her notes, Vladimir Poutine took has part the Italian minister of Defense. Raising the proposal according to which NATO or the European Union could judge legitimacy of the recourse to the force, he affirmed that this contempt expressed for the international law would multiply the heavy errors and would precipitate Europeans in the dead end where already the States-Uniens are.  The organizers of this demonstration, who hoped to reinforce the transatlantic bond, attended dismayed this indictment, calling Europeans, in the name of the democracy and of peace, to disunite expansionist behavior of the United States. A bad news never not coming only, Vladimir Poutine passed in the chapter disarmament. Starting with the Treaties of reduction of the strategic weapons (START and LEAVES), he affirmed that Russia respected its engagements and required to auditoir it to applaud the secretary defense Robert Gates as soon as this one would state to make in the same way and not to seek to dissimulate its stocks. Sat in the forefront, Mr. Gates remained of marble. Continuing in connection with the renouncement of the missiles with average carried, Valdimir Putin raised that six countries obtained, of which Israel and Iran, and implied that the United States propagates this technology forcing Russia to also disseminate it. Then, he announced are intention to propose an International treaty prohibiting the deployment of weapons in space, i.e. being opposed to the project carried since thirty years per Donald Rumsfeld and currently implemented by the Pentagon. Continuing on his impetus, Mr. Putin denounced the program of “shield anti-missile” which can only start again the arms race. In the passing, he made fun of the whimsical explanations of the Bush administration according to which the installation of interceptors in Poland and a Czech Republic would aim at countering ballistic missiles North-Korean: the laws of ballistics do not make it possible to consider that missiles fired by Pyongyang with the top from the Pacific make the hook by Europe before reaching the United States, instead of passing directly by the North pole! Then, recalling the Treaty on the conventional armed forces, he scoffed widening at NATO which, while claiming to prepare to fight against an imaginary enemy, is restricted to install “light bases states-uniennes advanced” to threaten Russia on its sides. Thus, violating its word, NATO benefitted from the dissolution of the Warsaw Pact to threaten Russia, while this one continued its military disengagement in the States of the ex-USSR. In short, the Russian people wanted the inversion of the Berlin Wall, the Bush administration builds, it, a new line of demarcation in Europe, more in the East. Mr. Gates became nervous.Valdimir Putin approached its third chapter: the overall hypocrisy of Washington. He recalled to have proposed in G-8 the creation of multinational centers of nuclear production of fuel, under control of the IAEA, which would make it possible to stop the proliferation and to solve the Iranian case peacefully. He evoked the energy co-operation to note that so some consider insufficient the opening of the oil sector Russian to the foreign assets to a total value of 26%, the same ones refuse with the Russian capital to invest himself on their premises on this level. It brocarda without naming it Millenium Challenge, the Bush program of development assistance, which “with a hand distributes the “caritative assistances”, whereas other, he maintains the economic backwardness, but harvest also of the benefit”. Then, it stigmatized the SOEC whose bureaucratic apparatus “was assembled of all parts” without bond with the States founders, and was transformed into “vulgar instrument with the service of the political interests of only one country” by means of ONG carefully controlled.And to conclude, Vladimir Poutine ensured those which exhort Russia to play a greater part in the concert of the nations than it would now be necessary for them to suffer to be exaucés. And to finish by this invitation to tender: “We would like to also deal with serious partners and quite as independent with whom we could work with the construction of a more democratic and more equitable world, while guaranteeing there the safety and the prosperity not only of the elites, but of all”. Timid applause of Europeans frightened with the idea of émanciper, and more nourished happy States-Uniens to finish some with this martyrdom.Without waiting, the watchdogs of Alliance posed a gust of question: quid of the democracy in Russia, the nuclear security, the war as Chetchnia, the deliveries of weapons in Iran and the concentration of the capacities in Moscow? Patiently, Vladimir Poutine repeated himself and answered them as it does it with each press conference in Occident where these same questions are always asked to him.The afternoon of Saturday, after a short homage to the European Union which celebrates its fiftieth anniversary, the assistance concentrated on the role of NATO in Afghanistan. Without managing to mask his irritation at the conclusion of the speech of the Russian president, the general secretary of NATO presented a kind of management report on the engagement of Alliance and the installation of a contribution of the Member States. While the senator John McCain endeavoured to beat the drum and to recruit troops fraiches to overcome, finally, talibans.The dinner was the occasion to listen to a tedious speech of the president of the Land of Bavaria and to give a medal to Javier Solana, general ex-secretary of NATO become general secretary of the EU and, for this reason, exemplary servant of the Atlanticism. The “dialog” took again the following day with the intervention of the Ministers for Defense states-unien and Russian, ansi that of the Iranian special negotiator.Obviously, the intervention of Robert Gates had been re-examined with the fall. The secretary with Defense states-unien applied to dédramatiser the conference rather than to answer president Putin. He thus evoked their common past of spy and some anecdotes to slacken the atmosphere. Then, it summarized without comment the developments in hand as to hammer that nothing could be called in question: the widening of NATO, deployment of the shield anti-missile and introduction of a financial contribution.Contrary, the secretary of the Iranian National council of safety, Ali Larijani, chooses to insert the nail by adding various considerations to the text initially envisaged of his intervention. If it drew up the history of the different nuclear power and the not held words of the Westerners, it was not deprived to also recall the history of the imperialism states-unien against its country, of the inversion of Mossadegh to the financing of the Iraqi aggression, without forgetting the support for the massive terrorism of Moujahidines of the people.However this so much awaited intervention was eclipsed by the scandal of the day before.Thus remained the speech of Sergei Ivanov, Russian Minister for Defense. It was not very probable that it reconsiders the topics chosen by Vladimir Poutine and the participants thus bet that he would be satisfied with words of courtesy. The Russian delegation on the contrary had decided to give the death-blow. Mr. Ivanov began while recalling to be intervened with the same platform in connection with terrorism, before the attacks of September 11th, manner of stressing that the problem is new only in rhetoric states-unienne. Then, it foot-note the inadequacy of the conventional armies, and with stronger reason of NATO, as regards anti-terrorism. Lastly, it struck this abrupt truth that the only method to put an end to these practices is to cease supporting those which implement them. From what, all the denials of the Anglo-Saxons will become credible for Russia only when the terrorists taken refuge in the United Kingdom and the United States are extradited. It is the only point, insisted it. There are of them no others, this intervention is closed.The load of the Russian delegation at the time of this conference can be interpreted at the same time with the Russian internal plan and the international plan. On the one hand, by affirming its hostility with NATO, Vladimir Poutine reinforces her popularity in her country, whereas in an acute way the question of its succession arises. In addition, the urgency of the Iranian question obliges Moscow to act without waiting more.The effectiveness of this load can be measured with the reactions of the Anglo-Saxon media. Those abstained from publishing the detail of the interventions of Misters Putin and Ivanov, and were évertués to present them like verbal aggressions against the United States and their allies. But the words carried: the Member States of the European Union started to tear within the European Council. The more so as the Kremlin not been long in cutting down a new chart: the chief of staff indicated that in the event of effective deployment of US missiles in Poland, Russia would withdraw itself from Treaty INF and would point short-range missiles on Eastern Europe. Europeans are thus confronted with the great racket states-unien: Atlantic Alliance defends Europe of a threat that it created itself.The disorder settled in the spirits. ” 

This is this subjected Europe which one proposes in France via his new Government? Will France engage to you it his soldiers in Iran for considerations which are well far from the advanced causes but raise more than one tyranny, the tyranny of the blind mondialism? Is this world which one wishes, a unipolar world subjected to slavery, or a multipolar world parking of the Identities and their sovereignty? Here is it true question that it is advisable to be posed today, and which should put any holder of the capacity. But that is too much to require within the framework of a subjected Freedom, and will not find its answer that within the framework of European Nations main of their destiny and linked beyond all corruptions prévaricatrices and claiming.

© Vincent Thierry

Dernière Mise à jour ( Dimanche 27 Mai 2007 à 11:13 )