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© Patinet Thierri

 
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Robots primitifs PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Jeudi 17 Décembre 2009 à 13:09

Robots primitifs

 

Visiteur de mondes en écrins, passant ce jour dévoilé aux surannées solaires, la Terre apparue et nous fit découvrir un ensemble de formes larvaires, épithéliales d'un ordre qui ne se nomme. Nous rapportons ici quelques bribes de leur déclin.  Robots primitifs de ce nouvel âge désincarné, ils vont et viennent, vides de conscience, des écouteurs rivés aux oreilles pour s'abstraire du réel. Leurs visages blafards sont phasmes de villes qui les engloutissent, les vident de leur substance, de leur être, pour ne plus laisser à sa place que le paraître. Parades ils se font de leurs atours, marquant d'anneaux et de chaînes leurs oreilles et leur cou et dans le détail des piercings toute face de leur anatomie, reniant en cela la vérité de leur corps qu'ils enchaînent, déjà, au dédale faramineux de la décadence qui suinte par toutes faces ce monde de verroterie. L'été leur est prouesse d'étalage de tatouages sans limites, reniant leur chair comme témoignage de leur servitude avancée au système qui les broie. Ils ne sont égarés contrairement à ce que l'on voudrait penser, ils sont de leur siècle en déclin, puérils à souhait, lobotomisés par une gangrène médiatique qu'ils dévorent dans une presse gratuite qui oriente leur soumission. Leur langage se limite la plupart du temps à trois cent mots, qu'ils enrichissent par un vocabulaire né d'éructations, de colères, de dégoût d'eux mêmes. Ils feignent de s'accroire dans le gouffre dans lequel ils végètent, mais se haïssant haïssent tout ce qui n'appartient pas à eux engendrant ainsi une dépersonnalisation humaine qui se voit dans les micros sociétés que le collectif impose, telles celles des transports, où surgit leur, semble t'il, droit à être. Dans cette configuration ils en rajoutent, s'étalent, prennent de la place qu'ils ne laissent au vieillard ou bien à la femme enceinte. Ils font semblant de dormir, et se montrent dans leur réalité. Couchés sont-ils, soumis, n'ayant d'autre devenir que le besoin de s'approprier ce qu'ils ne pourront jamais approcher, sinon que dans des rêves qui se font éveillés, devant les cohortes, en groupes, afin de mieux se dissoudre dans le néant. Et l'on pourrait croire que ce constat l'est pour une génération, non, il l'est pour toutes les générations qui vivent les abîmes de leurs villes chiasseuses. Il y a là d'autres écrins dans lesquelles se bercent les sempiternels échos en rupture du réel. D'abord la masse des rampants au regard triste, qui ne voient plus que le vide, le cil hagard, perdue dans l'ombre de son ombre et qui se tait, et qui se cache, et qui si elle pouvait ne plus être serait heureuse. Ensuite les parvenus à un poste de travail, (car il y a pandémie de chômage par ce lieu, favorisé par les détenteurs dont le pouvoir est fonction de la nucléarisation des individus), qui s'illuminent de leur chance dans des discours frénétiques, moi je suis, les autres ne sont rien, qui apprivoisent avec délectation le regard morbide de ces autres, attendant un mouvement de jalousie pour s'accroire d'importance. Et d'autres encore, façonnés par l'outrance qui sans un regard pour les autres s'essoufflent de leur mépris. Et d'autres toujours n'en pouvant plus de leur nouvelle condition, d'exogène devenant endogène de force et non de lois qui suent l'insolence et crachent sur tout ce qui fait un territoire vide de conscience qui noie sa population d'origine par des vagues sans avenir, afin de mieux la détruire pour mieux la dominer. Et chaque jour qui passe ne s'espace de ces dichotomies qui exacerbent les remparts qui désormais se dressent entre ces foules, les unes humiliées, les autres assouvies, les dernières sauvages et fières, en délire d'un complexe de supériorité qui masque un complexe d'infériorité. La haine transparait sous ces carapaces équivoques, vautrées dans l'imperméabilité des sens, et la destruction couve.  Elle est désœuvrée par le clinquant des bagagistes qui dirigent vers l'agonie ces foules qui ne sont plus des peuples mais des esclaves nés, qui cherchent une voie pour survivre au milieu de leur empire de  destruction qui se couronne sur leur masse pouilleuse et puante d'asservissement, cette masse informe et gluante glorifiant l'immondice qui va de reptation en reptation jusqu'à sa destruction acclamée, qui sous la modélisation de la culpabilisation, qui sous la modélisation de la possession, qui sous la domination de la cécité qui brille de tout ses feux. Nous pouvons toutefois rassurer nos mandants,  car dans ce lieu, la nature a horreur du vide et elle se débarrassera inévitablement des scories qui l'embrase afin de reverdir toujours, imperturbablement à la Vie, la Vie en ses couleurs, la Vie en ses parfums, la Vie magnifique de champs de floralies qui reviendront après la boue, la dénaturation de la boue, ce lavement excrémentiel qui se tortille avec délectation dans ces égouts où le non-humain, ignorant, complice, se complait avec délectation. En attendant, nous resterons observateurs de cette chute vers l'abîme de cette civilisation de la mort qui va disparaître afin de naitre de nouvelles civilisations bâties pour la Vie, et bien entendu nous vous rendrons compte de cet heureux événement...

Primitive robots

 

Visitor of worlds out of jewel cases, spending this day revealed with out of date solar, the appeared Earth and made us discover a whole of larval, epithelial forms of an order which is not named. We report here some bits of their decline.  Primitive robots of this new désincarné age, they go and come, vacuums of conscience, the ear-phones rivetted with the ears to abstract itself from reality. Their faces blafards are phasmes cities which absorb them, empty them of their substance, to be to them, not to more let in its place but appear it. Parades they are done of their atours, marking rings and chains their ears and their neck and in detail of the piercings very face of their anatomy, disavowing in that the truth of their body which they connect, already, with the amazing maze of the decline which oozes by all faces this world of small glassware. The summer their is prowess of display of tattooings without limits, disavowing their flesh as testimony of their constraint advanced with the system which crushes them. They are not stray as opposed to what one would like to think, they of their declining, puerile century with wish, are lobotomisés by a media gangrene which they devour in a free press which directs their tender. Their language is limited most of the time to three hundred words, which they enrich by a vocabulary born by éructations, angers, of dislike of them same. They pretend of accroire in the pit in which they vegetate, but being hated hate all that does not belong to them thus generating a human depersonalization which is seen in the micro companies that the collective imposes, such those of transport, where emerges them, he seems you, right to be. In this configuration they add some, are spread out, take place which they do not leave to the old man or with the expectant mother. They make pretense sleep, and are shown in their reality. Slept they, are subjected, having other to become only the need to adapt what they will be able to never approach, if not which in dreams which are done waked up, in front of the troops, in groups, in order to better dissolve in nothing. And one could believe that this report is for a generation, not, it is it for all the generations which live the abysses of their chiasseuses cities. There are other jewel cases in which the sempiternal echoes in rupture cherish reality. Initially mass of crawling with the sad glance, which sees nothing any more but the vacuum, the lash hagard, lost in the shade of its shade and which is keep silent, and which hides, and which if it could not be more would be happy. Then parvenus with work station, (because there is pandemia of unemployment by this place, supported by the holders whose capacity is function of the nuclearisation of the individuals), who illuminate themselves of their chance in frantic speeches, me I am, the different ones are not nothing, which tames with delight the morbid glance of these others, awaiting a movement of jealousy for accroire of importance. And others still, worked by the excess which without a glance for the others are blown of their contempt. And others always by being able more theirs new condition, of exogenic becoming endogenous of force and not of laws which sweat insolence and spit on all that makes an empty territory of conscience which drowns its population of origin by waves without future, in order to best destroy for dominating best. And each day which passes does not space these dichotomies which exacerbate the ramparts which from now on draw up between this crowd, the ones humiliated, the others appeased, the last savages and proud, is delirious about it of a superiority complex which masks a complex of inferiority. Hatred shows through under these carapaces ambiguities, vautrées in the impermeability of the directions, and the destruction broods.  It is désœuvrée by foil of the luggage handlers who direct towards the anguish this crowd which is not any more of the born people but slaves, who seek a way to survive in the middle of their empire of destruction which is crowned on their cankered mass and puante of control, this formless and sticky mass glorifiant the refuse which goes from snaking in snaking until its acclaimed destruction, which under the modeling of the culpabilisation, which under the modeling of the possession, which under the domination of the blindness which shines of all its fires. We can however reassure our constituents, because in this place, nature detests the vacuum and it will inevitably get rid of slags which sets it ablaze in order to always reverdir, imperturbably to the Life, the Life its colors, the Life in its perfumes, the splendid Life of fields of floral festivals which will return after the mud, the denaturation of mud, this rectal injection excrémentiel which is twisted with delight in these sewers where thehuman one, ignoramus, accomplice, takes pleasure with delight. While waiting, we will remain observant of this fall towards the abyss of this civilization of dead which will disappear in order to be born from new civilizations built for the Life, and of course we will give to you an account of this happy event…

 

© Vincent Thierry