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© Patinet Thierri

 
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Écrit par Patinet Thierri   
Mardi 09 Février 2010 à 12:50

Le recyclage

 

Ivoire d'histoire nouvelle aux mondes qui nous entourent et qui nous insèrent, lorsque pour certains ils ne les engloutissent. Local le troupeau se meut, sortant du réseau interurbain, le pas cadencé, pesant sous l'effort des tâches à venir, pour les uns répétitives, pour les autres fixées dans les limites spartiates de pouvoirs régulés. Ici toutes les configurations de la société se présentent, brebis et moutons incapables de vivre sans les béquilles du journal gratuit qui jour après jour les conditionne, où les oreilles vrillées par des écouteurs pour écouter les inepties musicales de ce temps charriant ses mélodies et ses chansons culpabilisantes, destructrices, emberlificotées dans des larmeries de ce que l'on appelle aujourd'hui l'amour, la masturbation du caoutchouc. Vêture, tout un chacun est expression, ici pas de talent, pas d'individualité, le costume et la cravate, la robe et quelques émois dans des coupes de cheveux sorties des mains d'un coiffeur atteint de démence précoce. Les races se mêlent, usines à gaz d'un mondialisme enlevé à pas forcé pour complaire à la mode de l'impermanence, du futile, de cette poudre aux yeux dont la clientèle perçoit le drame, illisibilité des mails, des courriers, gratuité sans vergogne de langues parlées sur le vocabulaire ignoré, la grammaire obviée. Qu'importe tout cela, l'important est de voir à quel stade est rendu cette léthargie devenue des employés qui se dirigent vers la société qui les emploie. Le spectateur regarde tout ce microcosme du peuple qui s'avance, ce pourrait être hilarant, cela ne l'est pas, les films "les temps modernes" ou bien "rnétropolis" sont d'une actualité brûlante. Les visages ici n'expriment plus rien, les corps sont liés à ce pavlovisme extrême qui les porte vers les plateaux du bonheur où chacun dans sa case œuvrera, souris en main, droite ou gauche, l'œil rivé sur un écran, un dossier ou un courrier devant soi, sous le regard de hiérarchies dont la vulnérabilité amplifie la démesure cacochyme. Règne de ce microcosme la télésurveillance est présente partout, reconnaissance implicite de la suprématie du pouvoir, qui, alliée au contrôle d'accès, marginalise encore plus l'individu, qui désormais tel le rat de laboratoire, n'a plus qu'à suivre son trajet afin de travailler, se restaurer et quitter l'environnement dans lequel s'écoule sa journée. On peut très bien ne pas disconvenir de télémesures nécessaires à la mise en sécurité d'un site, toutefois il conviendrait qu'elles soient plus discrètes afin de ne pas créer un climat de surveillance à perpétuité. Ici, son acceptation devient coordonnée commune à l'armée qui se dirige vers son poste d'élection, norme consentie, applaudie, voyant les individualités qui, après avoir été atonisées par les nouvelles gratuites de la propagande d'état pendant son trajet,  se fond dans la dépersonnalisation la plus perverse. Et c'est à qui se prostituera le plus pour complaire, l'honneur n'ayant ici pas sa place, seules les grimaces de l'ignorance et de l'acquiescement étant les bienvenues. Cela renforce les pouvoirs des petits chefs qui, plus ils sont petits, sont méprisants, arrogants, hypocrites. Que voilà une belle masse prête à tout dans sa dépendance! Car que personne ne se leurre, rentrant chez elle, elle s'inscrit dans la médiocrité télévisuelle, des actualités rédigées pour les idiots congénitaux, un mélange de propagande national socialiste et de propagande communiste dont la destinée est de faire accroire, de faire peur, de réduire à la terreur afin que pas un cheveu ne vole au vent, que le gruau une fois après s'être délecté des émissions toujours devisées en dessous de la ceinture, s'endorme sur l'inanité, le désuet, la débilité. Alors se pose la question judicieuse pour tout un chacun cherchant à rentabiliser cette débilité? pourquoi donc se priver de le lobotomiser plus encore afin de n'avoir en face de soi que des esclaves soumis? En essayant de s'approprier ce qui reste de son énergie au profit de la matrice le faisant travailler, lui permettant de se nourrir, de se vêtir! L'idée souveraine de lui inclure, post dermique, une puce électronique n'est pas neuve, guère agréée, mais un casque, des écouteurs! Les beaux écouteurs qui synthétisent la crasse universelle, le pourrissement du cerveau, l'atonie triomphante par les ondes nocives qu'ils émettent! Oui, il faut les remplacer  par les écouteurs de la matrice et plus encore par une télévision matricielle qui permettra à tout le personnel de travailler bien plus que des horaires normaux mais bien vingt quatre heures sur vingt quatre heures! Hum! C'est décidé, et là se distribuent ces écouteurs, marqués au nom de l'individu aux portes matricielles, distribués par de jeunes gens souriant de races mêlées,  le jeu l'emporte sur la raison, et tout un chacun désormais de porter ces écouteurs, vingt quatre heures sur vingt quatre pour complaire! Nous y voici, 1984 est totalement obsolète! La matrice à dépassé tout ce que les gouvernements pouvaient imaginer. Regardez donc cet employé modèle, qui désormais écoute la bonne parole et regarde la bonne image, regardez le fond de son regard vide, épousant un logo comme un rat un fromage. N'est-il pas désormais en sécurité? N'est-il pas maintenant inscrit dans la roue du profit de l'actionnariat, écoutant mots d'ordre, suivant les bonnes maximes, regardant les projections de l'avenir flamboyant? N'y a t-il pas là l'image du bonheur accompli, voyant l'être se dissoudre dans le magma, prêt désormais à accepter récompenses et coups de fouet afin de se parfaire dans le limon qui ordonne, chien bien dressé qui applaudit quand il faut applaudir, se tait lorsqu'il faut se taire, minuscule homoncule, sous-humain devenu qui dans l'échelle du singe est considérablement en dessous du niveau du dit singe qui lui est libre de se mouvoir et de penser. Cela ne peut suffire et certains désormais pensent qu'il faut aller plus loin, le traiter comme une denrée économique qui ayant bien servie doit être recyclée! Les chantres de cette apothéose sont là à imaginer sa destinée. Ecoutez les : "une seule impulsion et hop! L'euthanasie garantie! N'est ce pas là le meilleur modèle économique, plus de retraites! Mais encore en cas de maladies chroniques, plus de malades! Des disparitions bien saines à mettre sur le compte de la santé d'autrui! La culpabilisation, voici l'arme absolue! Et bien entendu en cas de baisse de productivité, des électrochocs gradués! Et pour finaliser le recyclage de l'individu, de ses organes, de son sang, avec un beau marché en perspective! Oui, je vous le dis, le casque, ce sera l'arme majeure de nos économies! Et nous pourrions bien entendu étendre cela dès le berceau, quel paradis!". Que croyez vous qu'il fut fait? Bien entendu, par législation appropriée, le pire qui se fut dit. Voila ce que nous entendîmes un soir d'hiver alors que la neige tombait et que l'on commençait à nous distribuer des casques, prémisses à l'ordonnance de notre asservissement total, sans que quiconque n'élève la voix, sans que personne ne dise quoi que ce soit, si tellement déjà demandeur de sa nécrose, de sa déshumanisation, de sa stérilité mentale, pour le profit de la sainte matrice providentielle. Tiens nous sommes allés à la cantine et là on nous a servi un nouveau plat, il s'appelait Mathilde ou Pierre, des anciens collègues dont l'un était malade et l'autre proche de la retraite, je crois, et toutes et tous de se servir, sachant que demain elles et ils n'auraient pas à se soucier de leur vieillesse. Le recyclage, vous dis-je...

 

Recycling

 

Ivory of new history in the worlds which surround us and which insert us, when for some they do not absorb them. Room the herd is driven, outgoing interurban network, the step given rhythm, heavy under the effort of the tasks to come, for the ones repetitive, the others fixed within the limits Spartans of controlled capacities. Here all the configurations of the company arise, ewes and sheep unable to live without the crutches of the free newspaper which day after day conditions them, where ears bored by ear-phones to listen to musical ineptitudes of this time carting its melodies and its making feel guilty songs, destroying, emberlificotées in larmeries of what one calls today the love, masturbation of rubber. Vêture, each and everyone are expression, here not talent, not of individuality, the costume and the tie, the dress and some agitations in haircuts left with the hands of a hairdresser reached of dementia praecox. The races mix, gas works of a removed mondialism with step forced to take pleasure in the mode of impermanency, the futile one, of this powder to the eyes whose customers perceive the drama, illegibility of the emails, of the mails, exemption from payment without shame of spoken languages on the ignored vocabulary, obviated grammar. What imports all that, the important one is to see at which stage is returned this lethargy become of the employees who move towards the company which employs them. The spectator looks at all this microcosm of the people which advance, it could be laughing, that is not it, the films “modern times” or “rnétropolis” is of an extreme topicality. The faces here do not express anything any more, the bodies are related to this extreme Pavlovian theories which carries them towards the plates of happiness where each one in its box will work, mouse in hand, right-hand side or left, the eye rivetted on a screen, a file or a mail in front of oneself, under the glance of hierarchy of which the vulnerability amplifies cacochymic disproportion. Reign of this microcosm the remote monitoring is present everywhere, implicit recognition of the supremacy of the capacity, which, allied with the access control, marginalizes even more the individual, who from now on the such rat of laboratory, does not have any more that to follow his way in order to work, to be restored and leave the environment in which runs out its day. One can not disconvenir very well of telemetries necessary to the setting in safety of a site, however it would be appropriate that they are more discrete in order not to create a climate of monitoring to perpetuity. Here, its acceptance becomes coordinated common to the army which moves towards its station of election, normalizes agreed, applauded, seeing individualities which, after being atonisées by the free news of the propaganda of state during its way, is melted in the most perverse depersonalization. And it is in which will be prostituera more to take pleasure, the honor not having here its place, only the grimaces of ignorance and the consent being the welcomes. That reinforces the capacities of the small chiefs who, more they are small, are scorning, arrogant, hypocritical. That here is a beautiful mass lends to all in its dependence! Because that nobody deludes himself, returning to it, it falls under the televisual mediocrity, of the current events written for the congenital idiots, a socialist mixture of propaganda national and communist propaganda whose destiny is to make accroire, to make fear, to reduce to terror so that not a hair does not fly in the wind, that the hulled grain once after being itself délecté of the emissions always unscrewed in lower part of the belt, falls asleep on the inanity, the obsolete one, debility. Then the judicious question for each and everyone arises seeking to make profitable this debility? why thus deprive itself of the lobotomiser more still in order to have opposite oneself only subjected slaves? While trying to adapt itself what remains of its energy to the profit of the matrix making it work, allowing him to nourish themselves, to dress themselves! The sovereign idea to include, post to him dermic, an electronic chip new, is hardly approved, but a helmet, ear-phones! The beautiful ear-phones which synthesize the universal filth, the rotting of the brain, lifelessness triumphing by the harmful waves which they emit! Yes, they should be replaced by the ear-phones of the matrix and more still by a matric television which will make it possible all the personnel to work much more than of the normal schedules but well twenty four hours over twenty four hours! Hum! They is decided, and there distribute these ear-phones, marked in the name of the individual with the matric doors, distributed by young people smiling of races frays, the play overrides the reason, and each and everyone from now on to carry these ear-phones, twenty four hours out of twenty four to take pleasure! We there here, 1984 is completely obsolete! The matrix with exceeded all that the governments could imagine. Thus look at this model employee, who from now on listening the fine words and looks at the good image, look at the bottom of his empty glance, marrying a logo like a rat a cheese. Isn't it from now on in safety? Isn't it now registered in the wheel of the profit of the shareholding, listening to watchwords, following the good maxims, looking at projections of the blazing future? T there it does not have not there the image of achieved happiness, seeing the being dissolving in the magma, loan from now on to accept rewards and whiplashes in order to perfect itself in the silt which orders, well drawn up dog which applauds when it is necessary to applaud, keep silent when it is necessary to be keep silent, tiny homoncule, under-human become which in the scale of the monkey is considerably in lower part of the level of the known as monkey which is free for him to be driven and to think. That cannot be enough and some from now on think that it is necessary to go further, of treating it as an economic food product which having been useful well must be recycled! The cantors of this apotheosis are there to imagine its destiny. Listen to them: “only one impulse and hop! The guaranteed euthanasia! The best economic model is not this step there, more retirements! But still in the event of chronic diseases, more patients! Quite healthy disappearances to put on the account of the health of others! Culpabilisation, here the absolute weapon! And of course in the event of fall of productivity, the graduated electric shocks! And to finalize recycling of the individual, his bodies, its blood, with a beautiful market in prospect! Yes, I say it to you, the helmet, it will be the major weapon of our economies! And we could of course extend that as of the cradle, which paradise!”. What believe that it was made? Of course, by the adapted legislation, worst which had been said. Here what we heard one evening of winter whereas snow fell and that one started to distribute us helmets, premises with the ordinance of our total control, without whoever not raising the voice, without nobody saying anything, so so much already petitioning of its necroses, its dehumanization, of its mental sterility, for the profit of the holy providential matrix. Hold we went to the canteen and there one served a new dish to us, it was called Mathilde or Pierre, of the former colleagues of which one was sick and the other near to the retirement, I believe, and all and all to be useful itself, knowing that tomorrow they and they would not have to be concerned with their old age. Recycling, I say to you…

 

© Vincent Thierry