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© Patinet Thierri

 
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Prélude ( extrait)... PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 18:44
Prélude ( extrait)...


MONARQUE !

 

 

 

 

Monarque, ce Site !

Miel d’azur, porte d’Or au front limpide, espoir et miracle de la sève des Anciens, ferrure d’argent aux chapelles douces, havre et délice d’âme au sein de plus haute figuration, éternel …

Marche tendre aux hospices du ciel mûri d’infini, chambre douce aux mains agitées de caresses, tendresse salutaire aux ventres charnels mues de folle grandeur, perpétuation du savoir…

Drapé tourelles de soieries multicolores, écharpes de victoire tressées de Soleil et d’Ether, lacté d’azur au marbre de jade où s’épanouissent les feuilles vertes de l’immensité …

Ramification étoilée aux stances d’hivernage et crépusculaire, tardive rencontre au gré du néant de la fleur séchée aux rides parfumées, sel d’ambre de l’Amour inconquis et fidèle…

Mille seuils de la conquête de la faune comme de la flore, d’argiles sous les forces agiles, nébuleuses rouges d’une faim affamée au recueil instable et Vivant, ordre sans ordre dans le corps maladif …

Fleuve rageur aux roseaux malmenés, labour de la Terre promise, le sceau d’un partage unique, regard fade à l’étoffe poussière qui sombre, rie, chante l’inconnu éphémère …

Piédestal couronné au jardin des tulipes, simple fuyant l’Esprit au sous-sol noirci de tombeaux d’Ancêtres nantis, rose sans pétale de tige lisse et friable …

Océan de larmes au cristal corallien, lumière sans jour telle une aube de sang qui coule aux prairies naturelles, recherche innocente du passé pour le trouver et l’animer …

Salle d’arme, satin rubis suave et triste d’avoir trop servi la fragilité pour la détruire, mal du mal encore né au silence des gerbes folles qu’émonde l’Absolu…

Monarque, ce Site !

Affluent, bras gigantesque de chair épanouie, certitude au soc de la botte, comble des terres, sillons vertueux dont le limon esclave, blés jaunes Solaires, au panier des granges fleurit de senteurs …

Haillon de torture à l’esprit vide, rut des mousses sauvages l’ombre des centenaires humides, espérance malhabile d’un avenir heureux, destin sans destinée au verbiage de l’action désespérée …

Abîme sans cime, passif au lent sursaut mystique des fumées d’asiles où courbent les vies sans passions l’attente du cadeau de présage, auréole tourbillonnante, la grâce du Paradis …

Visage solitaire à la foule de la Terre, peur incrustée au rempart du voisinage superbe, gerbe sans lianes couvertes de crispations et d’insatisfactions, mortuaire de la fraîcheur …

Chaumière lépreuse au couvert de la nourriture blême, onde sourde aux joies comme aux lumières, âge sans fin de la terrible habitude, ignorance lamentable des éperviers de nuisances…

Plancher de vermine lustrée, aube claire à la nuit, sens de fusion en rage de la haine accumulée, emprunt de ciel aux orbites futures de l’atome, fer d’outrage en mal de grâce …

Chaleur d’un sourire d’attache voluptueuse, cri et spasme sans douleur au mélange avide du partage de misère, étoile bleue de l’espoir, tablette d’émeraude au support de raison …

Nid sans oiseaux, disparus d’un vol effaré et pressé l’encontre, sans air ni mer, oubliés à l’Océan invisible ou baigneurs nagent de lentes agonies, plaisir égoïste de l’éternité …

Navire sans flots, échoué aux lacs de bitumes, ivraie solide de poison tortueux, glue des chairs dont l’esprit à l’arbre figé de la Nature rend sa dernière parure saisonnière …

Monarque, ce site !

Barbare, de cruauté vivace à l’arbre du désir, folles semences du déclin, odeurs pestilentes du Règne, bénédicité d’un corps pendu sous les ovations respectueuses de la foule en sommeil…

Façade de banquets définitifs et rutilants, osés telle une salive brûlante de mourrant au frais visage de l’Amour, ordre des foules de ton cœur, dernier vertige mutant notre sceau de finalité…

Fenaison sans larmes aux bois grossiers taillés de fer, rang d’asphalte au marbre veiné, déchirure temporelle dont l’acier rugissant à l’éther noirci consume les chairs au labour funeste…

Poignard sanglant à la bouche des fauves, les lèvres en bataille au rire satanique sachant la dernière curée l’appel de ton offre, Prince de sang, tristesse d’épave au cercle de l’incertain…

Parvis de rose sans âme, corpuscule de la traîtrise dont le porphyre roule l’ébène, dans un grand silence, pour rougir ses pleurs au seuil des plaines ivres, rosée d’araigne violence …

Solitaire aux ricanements sordides, le silence des feuilles au vent glacé qui parle leurs songes, suintement d’ambre, fierté d’une haine affreuse respir au monde d’affres oriflammes …

Droit à toute justice Divine, fleuve de tes reins, âme le sillon de tes veines, qu’est il devenu en ta main, gantée du cuir de l’arme ? Rêve vécu d’un corps mue d’agonie …

Songe de coeur pur, notre face, unique aux sphères des nébuleuses d’Ouest, aujourd’hui d’instant fatal, a t’il défense de crier sa part de rêve loin des cendres et du sang ?

Estime de ma chair, au clair du Règne naissant de nos sorts, de part le flot de sève, Nature floralie l’âge, pacte de nos âmes, son cri je dresse aux remparts de l’éclair de tes flammes !

 

CAR MONARQUE

Ce site est nôtre aussi, et nul droit, pas même le tien, ne peut taire sa voix, sous peine de parjure,

AINSI

MONARQUE

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Les Cantiques :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-010-6 ISBN 2-87782-110-2

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