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© Patinet Thierri

 
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D'orbe violence... PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 18:48
D'orbe violence...



Ainsi la violence de cet hymne !

Système,

Mal par le mal de ta propre puissance ton nom rougi la cendre de l’Amour et de flammes s’allume pour convertir ta puissance en haine !

Système,

Meurtre roule ton éclat aux portes de tes temples, d’or d’argent et bien d’autres faits de nuisances, ordure l’Humanité !

Système,

D’Etre à Etre ta sale odeur de sueur et de trépas pour le profit, mensonge hypocrite, s’extasie devant l’Âme nue de Vie !

Système,

Symbole de folie, d’habitude, d’outrage inhumain, d’esclave torture, de ténèbres démoniaques crient le sang et la mort de tous !

Système,

la violence a ses hymnes dans mes veines, son cri rompt le serment de la paix devant le multiple outrage que tu fais aux Etres !

Ainsi la violence de mon Hymne !

Temple nu à la Gloire des Dieux, Temple rouge et bleu, noir et blanc, de couleur sans couleurs comme l’ode au sillon des jambes musclées de l’Aphrodite courbant la tête à l’approche bénie du Mage qui, dans ses cavernes, révèle un flambeau de connaissance, s’ordonne Sage puis aux flammes se donne sous le regard de tyrans drapés de soie qui s’extasient de leur gloire !

En leur nom, les chaînes se couvrent de sang, les corps se décharnent, et jusqu’au profil de la mort crient toujours leur gloire, les cavaliers au rythme des épées se noient dans la guerre, parure sordide, d’oeuvre, bottes parfumées de dentelles blanches, destituent l’espace magique du Monde pour le plaisir de crier encore la gloire de leurs maîtres !

A la lune rousse, parvis de tendresse, leurs amours pleuvent sur des corps flagellés délaissés aux ombres d’arbres lourds de cadavres putréfiés, leur source tarie, les ormes chantent leur folie, enchantement de colonnades de brasiers où crie la cendre des chairs avec de grands rires qui font le réveil de ces tyrans un cauchemar perpétuel et sans oubli !

Cependant le Peuple pleure dans ses mansardes, à la cheminée où brillent les restes de l’arbre vigoureux, comme lui, s’abandonne à la prière pour un instant de sagesse, lys fané dont les parfums évadés vont la rencontre des Cieux afin qu’un secours vienne sur ces rives avant que tout ne devienne éphémère, avant que ne subsiste plus un seul songe de Vie !…

Et cette question,

Azur embelli ou caches tu ton ambre ?

D’ossements la plaine blanche emplie le gouffre satanique, esprit de ciel liquide de larmes d’acier définie lentement la ride de chairs froissées,

Dans son oeuvre, rugit infertile l’agneau alors que souffre de faim l’Enfant du Mékong aux dents ébréchées, asiles d’un vertige rouge et noir, rire,

Sommeil des soleils dans le havre d’une cour mobile ou s’en viennent, secs de sève, les pleurs de lys d’une enfance agonisant sur l’herbe douce de miel,

Fière, l’ombre suce son chant, esprit de cavernes tandis que s’exclament les amants éperdus de rêves, tandis que la nue d’un souffle écrase un serpent,

Heure d’étoiles lumineuses tissant des diamants pour rire ou bien pleurer de l’arrogance des lèvres d’un tyran marchant le calvaire de sa folie d’Or,

Stances que le coeur perle d’anémone au parfum mélancolique qui de jouissance s’éprend de l’âge martyr pour louer sa parure de vierge éphémère nue,

La ville sourd leurs chants aux bruits de soupapes sans huile, avance sa montre pour raidir son corps au service de leur solitude affamée de chair,

Un mage roule son jupon pour pénétrer la chair d’un érudit, accorde un pardon d’une main hypocrite, destine la pauvreté son apprentissage du viol,

Regard du char funèbre de l’enfant hier tombé sur les terres Ancestrales, chant d’un mirage prenant témoin les réverbères fumeux d’une ivresse morte,

Esprit d’un clochard endormi massant la croûte noire de sa crasse, clown monstrueux de la société affable, quémandant sa pitance de putréfaction,

Et cette question,

Azur embelli ou caches tu ton ambre ?

En ce jour,

les hommes descendaient de l’acropole en riant, les femmes parlaient, les enfants se poursuivaient en criant.

Resté seul, le Sage en sa robe de safran, étendit ses bras vers les pierres de la Terre, et dit :

« …Et ton miracle d’Eternel, O Père, ta certitude de lendemain, aux phares de nos corps ceints des écharpes de la foi, ce tout à l’aube unie qui devait descendre du silence pour régner par un appel à la fraternité, O Père, ou est ce miracle ?...»

Les genoux pliés sur le sable des mers, rose du blanc des argiles de la mort guerrière, belle étoile du firmament, Ame sans tourmente, à l’embrun des iodes cristallins de l’Océan Souverain, il reprit :

« …Frissons de gloire devaient parcourir les chemins, donner aux enfants nus une plage pour assouvir d’une richesse le regard de parents libres d’esclavage, tout d’apothéose, O Père, qu’as tu fait de ton serment à ces coeurs martyrs de ta foi ? … »

Cependant, un homme au profil d’aigle, la tête pleine de faits d’armes et les mains tachées par le sang des blessés, sans rides ni angoisses, montrant l’arbre gigantesque de la Terre en ruine, écoutait la prière de ce Sage qui poursuivait son incantation :

« …D’Etres cent larmes, cent morts aux ceintures de feu nocturne, épaves aux souffles des cendres, risée des Continents, sans eaux ni cieux, sans abîmes ni cimes, O Père nous avez vous laissés, et ce jour vous montre nos corps tuméfiés, à vos pieds, couverts de poussière, déjà larmes de la Terre, O Père, que fîtes vous de ce jour pour ne nous voir plus que cent sur la plaine de ce Monde ? … »

Et le Sage comme le Guerrier dirigeaient leurs yeux vers ce qui fut leur Roi, homme cloué par une lance sauvage dont les dernières respirations dans un soubresaut s’éteignaient, dont le sourire flamboyait du secret d’une Victoire, alors que les montagnes devenaient invisibles, et ce Sage comme ce Guerrier rendirent un dernier hommage à sa puissance :

« …Mais tes mains ne sont plus des mains, tes odes ne sont plus vivantes, et nous prions, en douleur, pour qu’au moins ce Père t’accueille à l’heure dernière, ce Père criant la ruine de notre Empire depuis que se servent de son Nom les hommes du schisme, hommes dénature dont l’Eglise n’existe que pour le malheur de nos croyances, que pour la finalité de notre grâce, oeuvre sordide dont nous sommes aujourd’hui les victimes mais que demain, nous le jurons sur ta dépouille, O Roi, nous clouerons sur un bûcher infâme pour la plus grande Gloire du Père qui nous renie en ce jour... »

Et le Sage comme le Guerrier regardaient leur Roi exhaler son dernier soupir, alors ils recouvrirent son corps d’un drap d’or et sur un Navire le dressèrent, puis d’une flamme ils conduisirent cette Nef vers le large Océan et leurs yeux purent voir le brasier s’écarter pour laisser L’Ame du Roi s’élever vers les Cieux, Ame Impériale s’il en fut qui leur disait :

« …Bientôt, je reviendrais ! … »

Il y a des vents de Carthage qui soufflent dans la braise d’Amon.

Bientôt sonnera l’heure où les chevaux fougueux de leurs galops fuyants viendront dévorer les chairs amassées des tyrans,

Bientôt le fou la cloche de lépreux de son pas de bois rampera un massacre pour s’abreuver du sang des manants,

Bientôt le crépuscule brillera un soleil morbide pour couvrir de rictus la figure des visages hagards de la bête,

Bientôt !

Il y a des azurs rouges qui vibrent leurs flammes dans le sourire d’Amon.

Bientôt l’oeil sanguinaire jaillira de son orbite sèche une salive puante pour emplir le calice des armes du néant,

Bientôt le mortel de ses os ébréchés à la poussière des chairs livrera un silence aux plaies avides de pouvoir,

Bientôt l’esclave brisera ses chaînes puis d’un bond fantastique pénétrera le monde avec un rire amer et pauvre,

Bientôt !

Il y a des cordes vides qui aux cieux attendent le cou suant d’Amon,

Bientôt les racines pourriront le cerveau de l’arbre puis de son coeur séché puiseront un délire pour manger sa chair,

Bientôt retentira le carnage dans un hymne doux fusionnant un pâle horizon bleui en mal d’étreintes fidèles,

Bientôt la nuit sombrera le sol de la Vie, d’ambre Saturne détruira le mythe des mythes du Vivant,

Bientôt !

Il y a des fleurs séchées que pleurent les Amants qui demandent le trépas d’Amon.

Bientôt le feu jaillira sur les pentes puis en cris fous ameutera la foule des miséreux,

Bientôt l’Olympe s’écroulera sur le sable d’une boucherie dont les baïonnettes danseront l’ultime folie,

Bientôt la meute affamée d’un crachat puissant décrira sa plainte sur les urnes des Dieux morts,

Bientôt !

Il y a des lèvres retroussées sur la chair de ce terrible tyran d’Amon.

Bientôt elles le dévoreront en se partageant ses restes funèbres ne conservant que sa tête pour agape,

Bientôt l’éclair zébrera le ciel de la Terre puis dans un cycle d’agression éclatera, sa destinée en lambeaux,

Bientôt le Nom perdra tout sourire pour disparaître au sein de l’atome joyeux de l’agonie de la folie,

Bientôt !

Après la mort d’Amon se taira l’Enfer dont l’oeil se morcellera pour disparaître jamais du Coeur d’Aton !…



A la recherche de l'Absolu :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-018-1 ISBN 2-87782-118-8

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 09:37 )