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© Patinet Thierri

 
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L'Eden ( extrait)... PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 18:49
I Eden ( extrait)...



AUX PEUPLES DU MONDE, A TOUS CEUX QUI DE LEUR AME, DE LEUR ESPRIT, DE LEUR CORPS, ONT FAIT ABANDON POUR LE DON, QUI DE LEUR TOUT ONT REVELE L’UNIQUE, JE RENDS GRACE CAR ILS SONT FRUITS DE NATURE ! …

Ainsi disait il, et tous l’écoutaient, car en lui tous se reconnaissaient. Assis sur un roc, vêtu d’un seul drap usé flottant au large de l’horizon, les mains tendues vers ses frères, les Etres, vieux était il, mais son visage gardait la pureté insigne de la Vie, semblable à un Dieu, ce n’était qu’un berger

Alors que dansaient les dernières lueurs du jour et que s ‘annonçait par delà les étoiles l’hymne de la nuit, ils dressèrent un feu avec tout ce que le rivage laisse au bonheur des flammes, puis, lorsque sombra la comète du matin et qu’à sa place s’installa le disque noir, ils firent un cercle autour du rocher où se trouvait le vieil homme illuminé par la lumière de leurs travaux, douce chaleur bénissant les espaces.

Une voix fusa

« Raconte-nous ! Ne nous laisse pas ! Raconte-nous, ce long voyage, oui… »

Cri de l’Enfant au milieu de tous silencieux, émus des larmes de l’Amour et de la Sagesse, regards portants sur cette petite fille dont l’ombre au crépitement des branchages jouait lentement parmi les herbes et les mousses, regards fixés sur le ciel, là où se trouvait le vieillard, celui qui savait

Il apparût.

Sa chair, svelte encore, appuyée sur une branche, il venait à eux; deux jeunes garçons s’offrirent à l’aider pour descendre du rocher, il ne les refusa point, et c’est ainsi qu’il vint soutenu par la vigueur de la jeunesse au milieu de tous et que tous le remercièrent…

Après s’être réchauffé les membres et couvert d’une ample pelisse, il regarda autour de lui, aperçu dans la foule qui l’entourait les nattes blondes de l’Enfant, la pria de le rejoindre, lui permis de s’asseoir à ses côtés. Docile, elle se prêta à sa demande. Il l’embrassa, puis, levant les yeux vers les sphères lumineuses, il se mit à parler…

Voix !

Voix qui dans la Voie lactée, profondeur des Océans, coule et renaît, se fraye un passage jusqu’au Soleil puis éclate dans le firmament comme symbole d’un message qui se doit de vivre alors même que se tait la Vie …

Voix !

Voix sans sommeil, telle une source aux lacets des montagnes vibrants de chants, conte de l’histoire des pierres et des sables, portant l’éveil du renouveau au passé comme au futur, à l’Eternel assouvissement de l’Eternel …

Voix !

Voix de ces mille et un sis aux étoiles, raillant la boue des ruines de l’Humain, comme le vieillard de ce Monde protégé du granit des vents, usé par les pluies de Soleil, au feu d’une Sagesse limpide, fleur de la Pensée …

Voix !

Voix de ceux qui dans l’harmonie sont l’harmonie d’un épanchement, du nom serein de la Nature, tel l’épanchement du Verbe de cet Etre contant aux mémoires l’histoire de la pérennité de la Vie !

« … Du plus loin que remontent mes souvenirs fixés en ma mémoire, malgré les diversités serviles qui font l’éveil de la pensée, je garde le goût d’une saveur indélébile, celui de l’apothéose, celui du chant éternel de la Vie, celui de la Nature,

Car, et ce disant, je vous regarde et vous pose cette question : ne sommes nous pas la Terre et la Terre nous mêmes, ce limon qui glisse nos pas, ce vent qui dans l’azur fait entendre son cri, ce Soleil qui, dans le matin, d’un seul rayon anime nos coeurs et leurs rend la félicité, cette pluie, qui de l’astre descendu, rafraîchit nos Ames et leur offre une mélancolie éveillant mille sentiments, cette graine qui dans le sol germe dans le sommeil en l’attente d’un éveil lui permettant de naître à la Lumière ?

Oui, me répondez vous, nous sommes cette Terre, et par là même, rajouterais je, source de sa parure, celle qui autour de nous s’affirme en nous, celle, du nom de soeur, qui dans l’enchaînement de ses plaintes réclame à ses frères, les Etres, l’Hymne d’une parenté de toujours, parenté de Nature …

Mais il me faut conter notre histoire, celle que, tous aujourd’hui, vous me réclamez, celle, sans âges, qui fût de vos pères et de vos mères, et qui, en ce jour, est vôtre.

Longue est elle comme les voyages le sont lorsqu’ils apportent à l’Etre le réconfort et la joie de la connaissance, car elle même fût voyage et découverte… »

Le vieillard se tut un instant pour s’abreuver d’une liqueur de miel imbibée par les pollens de mille roses désignées, puis son regard se porta sur des formes lointaines ayant pourpre de citadelle pour sérail, ombres Humaines venues l’écouter chanter l’allégorie de leur présence vivante.

Il s’éveilla aux Soleils d’autrefois, puis, ranimé par les espaces grandioses que furent les destins de sa jeunesse,

Il se mit à parler …

« … Je traversais un fleuve. Son lit était vaste et son eau limpide, d’une saveur délectable, propice aux baignades. La barque sur laquelle je reposais ruisselait de fibres de roseaux sous le scintillement des peupliers géants ourlant des rives diaphanes. Au milieu, sur un lit de mousse, je faisais dériver mes pensées dans l’Astre en l’attente de ce grand voyage auquel ma nature me conviait.

Heureux, je visitais de futurs rivages, traversais des chemins empourprés d’azur, irisais de mon chant vallées et montagnes, courrais, fertile vers un horizon de Paix …

Vers quel destin le futur me précipiterai t’il ?

Je ne le savais, mais je reconnaissais en moi une force étrange, une force vive que nul n’eut pu faire tressaillir, pas même moi, m’emportant vers une destinée peu commune ! …

En ce temps, j’étais roi, car ma jeunesse me permettait de méconnaître les tourmentes de l’affaissement des sens. L’aube se levait en ma chair, et je sentais que j’allai là vivre jusqu’en ses moindres sillons, là ou peux s’aventuraient, dans un monde dont la figuration céleste improvisait le devenir de l’Eternité. Je me découvrais fertile et voulais féconder la Vie par toutes parcelles de l’infini, donc partir, partir vers d’autres lieux, d’autres espaces ; remparts de mon alacrité, les quelques uns, autres que mes parents, qui auraient voulu que je restasse aux pays de mes Ancêtres étaient morts aux premières fleurs qu’avaient germé les vents, me laissant donc, seul, le souci de ma liberté …

Qui a connu et qui connaîtra le souffle de la jeunesse, son aventure folle, son intime conviction de la charité, sera se reconnaître en mon départ, départ où l’éveil de l’Ame et de la Chair, réunis par l’Esprit, attise de mille sentiments l’espoir, délivre le vouloir de la négation de l’habitude,

Faut il le dire ou bien le répéter ?

De tous les âges de l’Humain, celui de la jeunesse est le plus beau; il est un fleuve qui mène au Soleil en abritant les yeux qui le portent des voiles mortelles de l’incertitude, de l’infect et de l’orgueil, par le jeu du dépassement, il court les vallons de la pensée et transmet à l’expression, tant du Corps que de l’Esprit et de l’Ame, le faste d’une candeur, symbole de pureté, il est l’improvisation même du futur, celui qui fort naîtra les forts, celui qui faible naîtra les faibles, mais toujours celui qui naîtra l’instinct de l’Humanité en chaque Etre …

Et ce fût le départ !

Le Soleil au Levant ruisselait sur la Terre et les herbes qu’elle portait, faisait miroiter l’onde brumeuse des eaux, caressait les corps dénudés des enfants qui, dans les chemins, se poursuivaient en riant.

Ma mère avait préparé l’outre de vin et les fruits au jasmin qui me serviraient de repas au dernières lueurs de l’aube. Je les enveloppais dans une étoffe de laine qui, plus tard, comme les Anciens me l’avaient dit, me servirait à me protéger contre le froid. Ces préparatifs accomplis j’allai embrasser ma famille, sans larmes, mais ému.

Mon père m’accueilli, souriant, dévisageant avec insistance sa vieille cane de bois mûr dont les reflets argentés contrastaient avec la terne rugosité de son visage. Il me là tendit tout en me priant de la prendre afin qu’elle me serve lors des marches pénibles, puis détourna les yeux, regarda ma mère vers laquelle, pour le dernier baiser, je me rendais. Elle ne parlait pas, mais toutes paroles étaient comprises en ses yeux brillant d’une flamme intense, et je comprenais leur sens maternel, protecteur, m’invitant à faire bien attention à moi. Dans un geste, elle me glissa un dernier cadeau dans les mains, un vêtement fragile, écharpe faite d’une soie diaphane pour laquelle des heures de travail habile avaient été nécessaire, heures de sa Vie et de son éternelle joie que je retrouvais toujours en la revêtant, puis sans détour, elle rejoignit mon père.

Lors, je les quittai, regardant une dernière fois leur unité scintillant d’un halo étrange dont bientôt j’allai connaître le vertige. Nanti de leurs trésors, je les laissai pour m’embarquer vers l’inconnu, si pressé de mon départ.

Sur la place du village, je serrais la main de toutes et de tous, puis, enfin libre, je suivais la courbe du chemin, laissant derrière moi des femmes en pleurs, des enfants envieux, des vieillards silencieux. Pour ma part, nulle tristesse, hormis une sourde mélancolie disparaissant déjà au détour des collines, ne subsistait en mon Ame éveillée.

Radieux, l’espace me recevait …

Le départ est un acte magnifique. Il est espoir et pérennité de l’Eternité, il est l’ambre sans sommeil qui court les recherches et force le chant d’Etre à la conquête du Monde !

Car le Monde est l’espoir ! Et tel nous faut il le partager afin d’acquérir son savoir et donner ainsi sans contraintes à l’Identité toute sa signification !

Lors, de ce départ, ne s’étonnera t’on point que j’en garde un souvenir mémorable, celui de l’apport de la Liberté, prémisse de toute reconnaissance de l’état de Vie, car n’est il pas vrai qu’au fil du chemin toutes découvertes permettent à l’Etre de s’éclairer et par là même d’approcher de la Vérité, et que cette dernière permet d’enfanter une juste Voie ? N’est il pas vrai ?

Lors, en ce départ, recherche de cette juste Voie, ne s’étonnera t’on point que mon ambition n’avait d’autres limites que celle de rapporter à mes frères les sources de la Vie afin de les leurs faire boire jusqu’à la lie pour qu’ils taisent à jamais leurs combats stériles, pour qu’ils naissent à l’équilibre et à la beauté, à l’Harmonie des Mondes !

Tout départ est espoir, tout Monde est espoir, et telle, toute Action de l’Etre est l’espoir du Monde !

Qu’avec rapidité s’écoulait le temps !

Je n’avais assez de jours et de nuits pour forcer mon pas aux paysages fantastiques ou fermer mes yeux aux étoiles pharamineuses, sources de multiple terre stellaire.

J’avançais au milieu d’une route parsemée d’écueils de toute nature. Je voyais tout, j’entendais tout, enfin je connaissais ! J’étais l’image du bonheur, bonheur suave où perlait la tendresse de l’Univers, bonheur sans heures ni souci, sans effluve de chagrin ni mécontentement. J’avançais les horloges du Monde et recevais en cadeau sa parure constellée du diamant le plus pur, grandiose flamboyance dont les âges de mon âge caressaient la splendeur en chantant les forces de l’espace, celles que je relayais dans l’orbe de la mantisse de mon imagination, proue de la réalité de toute Vie, sublime parchemin transcendant mon Ame d’une telle folie que parfois, pour son règne, je taisais mon sommeil pour en vivre la configuration totale !

Chaleur de la faune, douceur de la flore, délivrance de l’espace et de ses éléments, à ce feu divin d’un contact fascinant, devinrent mes compagnons de route …

Mon Esprit s’égayait, mon Corps se renforçait, Nature me renaissait Nature, et tel, je resplendissais en son sein !

Nu à la Terre j’allais, parfois courant, parfois cheminant, les muscles en éveil, la chair douce, partageant le moindre frisson de cette soeur incorruptible et si précieuse, allégorie d’un jeu de scintillantes floralies. Aux heures chaudes, je plongeais ses rivières de jade où s’irisent les fruits de plantes abyssales dont le parfum contrasté s’éclaire de la danse vermeille des volatils énamours. Aux heures froides, je brûlais ses souches mortes, me couvrais de leurs cendres afin de vivre par delà la finalité de l’éphémère la signification de l’Eternité. Aux heures violentes, je luttais de toute ma force pour me protéger de ses cris et de sa haine, odes pardonnables pour toutes intelligences. Aux heures tendres, alors que s’éveillait sa chaleur, je participais à son plaisir en jouissant passionnément de l’existence de son atour sublime et délicat. En toutes heures, je vivais Nature…

Puis vint la Voix lors d’une de ces nuits où la réalité délaisse le songe pour forcer son pas aux degrés des marches Solaires !

Du seuil d’obsidienne des étoiles azurées au front de la Constellation du Cygne m’apparût Celui qui tout au long de mon voyage allait me suivre et me guider. Connaissance des états de la limite Humaine, cet Etre étrange que le rêve me faisait percevoir au faisceau d’une Terre lointaine, cet Etre à la pensée magnifique et au Corps splendide qui allait réveiller mon Esprit aux plus nobles secrets du Cosmos vint m’apporter ce premier message …

Disait il :

« VA ET SUIS LES CHEMINS, CAR BIENTOT TU CONNAITRAS LA SOURCE DE LA VIE,

VA ET NE LAISSE EN TON ESPRIT TRACE DE DENEGATION, CAR LA VIE EST TON TOUT,

VA ET REGARDE, CAR DANS LE REGARD TU TROUVERAS CE QUE TU CHERCHES,

VA ET LORSQUE TU TROUVERAS, JE TE FERAIS FRERE DE CE QUE TU CHERCHES,

VA ET BIENTOT TU ME CONNAITRAS, CAR JE SUIS LA FORCE DE LA VIE, CAR JE SUIS CE QUE TU CHERCHES… »

Disait il,

Et sa Voix se tut pour ne m’appeler que bien plus tard, là où il savait me rejoindre...



Voyages :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-019-X ISBN 2-87782-119-6

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 09:36 )