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© Patinet Thierri

 
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Celui qui vient ... PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:02
Celui qui vient ...


..." Conteur et mage s'il en fut, nous voilà devenu et pour le mystère et pour la gloire du passant, des étoiles messagères incarnées et divines les soeurs de nos prêtresses dont le sang bat des veines de corail, du souffle l'épure et la beauté des instances fidèles qui sont notre demeure, et la pluie d'or du matin, ce fut instance dans le préau des Sages agenouillés, ces Sages qui constellent de leurs myriades les terres de nos Chants,

L'emprunte des lierres à demi nu dont les fresques ourlent nos prairies de diamantaires coquons de laves dans lesquels se baignent les hirondelles du chagrin, ces oiseaux pourpres qui disent l'aventure et commettent de drames en drames la pensée fertile qui est annonce du printemps, après l'hiver et ses cohortes bruissants les rires et les maux des fenaisons humaines qui passent et repassent dans nos mémoires ouvragées,

Des cils pour l'ivoire et des signes pour la nue, l'onde fertile qui s'amenuise et respire un sacre pour un lendemain qui se vivra, la terre était douce dans ce lieu qui respire nos offrandes, la terre était tendre et prête à recevoir le don de sa désignation, venue des heures, venue des astres, venue d'on ne sait où, venue des terres là bas, austères et fières, inconnues pour les familiers de nos plaines et de nos cimes protégées,

Par la Magie du Chant qui dispose et fertilise nos hospices, par la Magie novatrice ouvrant ses ailes sur les cieux aux noirs présages afin d'évertuer leurs ténèbres au delà de nos signes éveillés, nuptiales protections des heures par ce Monde où la guerre flamboie, où les sépales de la Vie se dissolvent dans des incantations funèbres dont les flammes gravitent la perception afin de dénaturer la vaillance et ses ordonnances,

La Terre en ce lieu, loin de l'égarement des mondes en détresse, la Terre disais je se dressait pour un accueil et ses floralies avides s'enchantaient pour affirmer la volonté de l'Etre qui viendrait, des lyres en sérails et des portées en règnes aux blondeurs opalescentes des brumes natales, l'oeuvre était en germe, les soies tressées des rives de nos fleuves, les rives en marches de couronnes, et les pluies d'arc en ciel en moisson,

Destin des heures, destin des sites que le parcours des âges enfante d'une prouesse que les sens ne peuvent perdurer car au delà des rites vagabonds, d'un art mystérieux les arcanes, cet Art déployé oeuvrant des latitudes le respir de l'aube qui s'enseigne, l'aube fraîche et victorieuse, l'aube des nefs qui s'éploient sur les orbes du détroit cernant nos heures de passants, l'aube fulgurant des souffles les flamboiements Solaires,

Flamboiements des Ages et dessein des hymnes que nos Temples devisent dans de grandes envolées de parfums aux senteurs majestueuses, des flores l'ambre des fauniques allégeances les prés des âmes et les villes fortes des écumes que l'Océan destine dans la mesure de son respir puissant et solidaire, Océan de joie et de lumière baignant son schiste dans des ramures marbrières dont les pétales bleuis s'irradient de pulsions écloses,

Notre force et notre joie, notre accomplissement aussi, de villes en fêtes sans égarement dans le signe de la précognition des stances qui viendront, lors qu'immenses les vagues vont et viennent les franges de notre Ile continentale éperdue de mille flots, éperdue d'astre et de désastre dans l'histoire de son parcours dont le tumulte n'est plus que poussière, la poussière de nos songes que l'ivoire devise féerique,

Futiles qui ne reviennent, la Terre altière riant de nos efforts, l'essor en son jeu fulgurant le devenir dans la promesse de l'avenir qui se montre, aux écharpes des granits, aux roches malléables des surfaces sablières d'ocre violet naturant les sources de nos stances d'une épopée qui ne s'enseigne mais se vit dans la pluviosité des rêves et dans la nature profonde de la réalité qui n'admet la déshérence en son propos talismanique . . ." . . .

. . . " . . . Et la nuit, onde légère, porteuse de rêves et d'incarnats, dans le bruissement des vagues portait un talisman, la nuit messagère aux ailes diaphanes des roseraies de l'ouest, la nuit ourlée de fraîches vagues dérivant des astres la pureté de ce renouveau qui flamboyait l'Occident et ses pourpres citadelles, la nuit vécue, la nuit venue, sourde et signe des constellations que l'Azur déploie dans une mystique glorieuse et irradiante,

Des rives de l'océan Polaire l'arc en ciel des féeries de la nue du Détroit d'Idunn dont les flamboyances mauves se perçoivent au delà de l'Horizon afin d'enfanter le Verbe lumineux de la grâce et de la majesté de notre aire souverain, des rives les vagues brutales de l'orbe des banquises qui fructifient sous le vent aride et la poussière des songes qui furent, des songes qui vécurent, ces demeures de Cristal aux rêves déployés,

Demeures enceintes de nos songes, de nos aventures comme de nos épopées qui signèrent leur passage sur toutes frondaisons de cette Terre si tant nommée, si tant aimée, si tant adulée, Véga, du Cygne le firmament, du Cygne la Gloire éternelle qui frappe à la porte de nos mémoires pour demander une Vie nouvelle, une Vie meilleure, une Vie de la vie tout simplement, lors que se dissolvent les âges dans des ramures équinoxiales,

Ramures de la terre broyée, ramures de terreurs voyant des cycles de forge et d'étincelle le fruit amer de la nuit composer le verbe et l'iris en son sein dans la singulière déshérence des rythmes qui s'éperdent et ne se renouvellent, là bas, des fronts cosmiques l'envergure qui parle dans notre hommage, qui demande et signifie dans notre vague tutélaire qui s'emploie et se délit afin d'oeuvrer la mesure de l'éternité en ce site perdu,

Nous en parlions dans ce jour lors que la tempête se levait sur les fronts de l'azur et que ses cohortes déversaient dans un flot ininterrompu les diluviennes désespérances des forces en états, ces forces dont le flux et le reflux ordonnaient la désertion de rives éclairées, l'apprentissage de la fourberie, de l'esclavage et de ses chaînes multicolores brisant la volonté des Etres par ce champ, des Etres par ces temps de troubles,

Empire éclaté, semé de discordes, enseveli sous les avalanches des reptiles infâmes aux croyances stupides délibérant le voeu de la gloire d'un seuil lorsque se présentait enfin l'accomplissement et le devenir de cet accomplissement au delà de la terreur, au delà des prismes de l'inconscience, au delà des rides de l'opportunisme et des velléités contemptatrices oeuvrées par des myriades sans savoir ni éveil, sans volonté,

Ivoire du sommeil qui pleut sur les Temples encore fidèles, ivoire cruel dépassant les mesures de la force, obligeant et signifiant la destitution, dans le plus lâche et le plus vil des crimes, l'abandon du devenir, l'abandon de la volition pour l'incarnation de la servilité, l'incarnation de la dérision, étendard des âges de ces âges qui ploient sous l'ignominie et dont notre aire protégé ne peut que vivre l'infamie, ne pouvait que vivre l'impérieux sentiment,

L'augure de la Vie dans son prestigieux dessein ne pouvant se satisfaire de cette destinée sans signification, nature naturée, renouvelant le site de la parure des jours heureux, libérant du sens advenu l'éclos du rite du Renouveau qui se parle dans ces cycles qui viennent et deviendront, ces cycles natifs de l'aube en ce sein de lumière qui au delà de la pluie et des eaux se tient debout pour fertiliser l'Univers du Chant Vivant,

du Sacre, de l'Age de la déperdition, les ramures qui se tendent sous le vent de la violence, des matures debout au milieu des ruines levant l'oriflamme des Aigles intrépides aux courses manifestées et superbes, l'éclat du songe qui brise les ouragans et les promontoires de la désincarnation, libérant des flots hâtifs le signe de la puissance en gestation, de l'Enfant sauvé de la brume le Cristal en demeure qui parle notre conscience . . ." . . .

. . " . . . De cils en forêts, de champs en marécages, de déserts en cimes, dans la nue venue l'ouvrage clair qui nous fut, l'ouvrage déifié qui nous vint, nous faut il, dans la mesure du conte qui sera ouvrir ce Chant, et sa plénitude dans le miroir des opales qui baignent un lys fertile sous la nue, devenir de l'iris et de sa beauté, par le souffle des étoiles passagères qui enseignent le Verbe et sa déité, sa préciosité et son éclat,

Nous faut il venir l'orbe des ramures de ce temps, qui équinoxial ne devrait compter, qui insipide ne devrait se suffire, lors que depuis des millénaires s'éclos le Chant dans l'ambre fertile d'une randonnée sublime, Hymne glorieux né des pentes de cet abîme, Hymne de joie et de bonheur éclairant toutes faces conquises des amas des nébuleuses du Couchant, comme de celles de l'Orient, dans la pure flamboyance du signe constellé de l'ardeur,

Dans la postérité des temps qui nous parlent et nous consument, dans la postérité des nativités et des mortelles errances, dans le clair obscur frontal des pensées bannies, dans la prêtrise du moment somptueux qui se désigne et s'éclaire pour s'offrir dans le drame le signe du Renouveau, des âges anciens aux âges nouveaux toutes faces des myriades qui interpellent cet état dont la puissance accomplie se délie pour s'offrir et se signifier,

Devenir et stance du devenir dans les flots qui vont et viennent les plaines de jade des cycles et des souffles visités, devenir majestueux dont il nous reste à vivre les pures densités dans les déploiements des passions signifiées des arcanes de la beauté aux laideurs les plus outrageuses, des rives en rives le respir de l'orbe qui se meure puis renaît afin de fertiliser le seuil de sa parure magnifiée que nul ne peut taire ni oublier,

Ivoire de l'hymne dans la Sagesse de la précision l'heure oeuvrée de vaste augure dans le flamboiement des cristaux qui devisent les plaines du sérail, l'onde joyeuse des sites ouvrant sur les mers astrales l'éclair de la puissance et de son voeu, après les défigurations des songes libre dessein des demeures dans l'épanouissement des signes qui se transfigurent, un Monde délaissé pour un Monde libéré, des fresques le rêve éclairé,

Iris en la nuit porteuse de message, de l'éclair impitoyable navigateur les forces harmonieuses, ce temps dessinait sur la plainte de la Vie un rempart qui se devait de naître, et la pluie d'or du matin, dans la brume impitoyable, traversait ce voile pour offrir aux yeux incarnés l'ambre fertile de la moisson de ce Chant qui devient, le fruit d'Or de l'accomplissement en devenir, fruit de l'Etre en sa désinence et sa puissance,

La guerre avait balayé le respir des ouvrages acheminés, la guerre terrifiante dans sa démesure prononçait encore ses détails dans des rêves désincarnés où la lumière périssait, et des villes en flammes achevaient de sombrer dans l'abîme, les eaux se refermaient sur leur cristal, des temples s'effondraient, des demeures montaient des litanies où la prière n'avait plus place, seul gouvernait le désir impétueux de survivre,

la magnifique, centre de l'Océan Polaire, au milieu des ruines dressées, au milieu de ses champs ravagés, au milieu de l'effarement et de l'effacement, Celui qui vient attendait son heure, Celui qui vient au delà des sarcasmes, des infidélités, des destructions, des lâchetés et des compromissions, Celui qui vient préparait son Cycle de Renaissance, dans le fracas des armes et la tempête des mots, dans la bourrasque des cris et des meutes,

Né d'Arvak, suivant la route des fleuves d'Eligavar au milieu des neiges ancestrales, venait son pas les Monts d'Airain à la cruelle destinée, nanti pour tout devenir que d'une mort Souveraine au site du feu de la flamme légère des respirs enneigés, Enfant au berceau ne sachant ni Dire ni offrir, Enfant à peine né déjà voyant et percevant dans sa totalité l'immonde irraison l'ayant destitué de son rivage d'innocence . . . " . . .

. . " . . . Que le Cil de l'Aigle témoigne dans la rosée nuptiale des frais matins de l'ivresse vagabonde, le Cil de la pluie, le Cil amer des vagues amazones dont les fêtes s'écourtent devant les remparts où se prosternent les prêtres féeriques, divins de grands âges d'épures les lys qui vont les cygnes constellés des moissons solsticiales, ces aires sans repos de lagunes au feu d'un forge sublime qu'incante le respir ouvragé,

Cil sauvage sous la brume des natifs errants délibérant des largesses le vouloir d'une imposition où d'un front commun une rupture devant la mort et ses équipages déserteurs, Cil vaillant désignant le sursis et au delà des cimes la destinée d'un Règne trahi dont le rêve doit se perpétuer et demeurer afin que le ciel de nouveau flamboie l'horizon majestueux de la divinité qui s'éclos, mesure de toute victoire de l'Etre ployant sous le joug,

Cil encore dans la vertu passagère des Mères apeurées et des parfums de larmes qui s'épanouissent sur les routes sombres de l'avenir, Cil encore s'il en reste du regard vertueux livrant une parure pour signifier au delà de l'allégeance la Nécessité du Voeu de l'Empire mortifié, par le coeur palpitant l'évocation des Chants qui furent et ne doivent disparaître afin de perdurer l'Histoire de la pure Harmonie qui doit devenir,

La nuit tombait sur cet équipage de fidèles, de pourpres cavaliers ceints de la couronne frontale de l'horizon, cohortes en prises d'aubes blanches lumineuses et stellaires des Mages et des Sages dont le clair regard désignait le lendemain à vivre, éclos d'un Peuple d'Artistes et de Prêtres devisant le séjour Impérial et ses ruines en ce Monde, en cette Heure où pleurait l'Enfant de l'Avenir dans un souffle épuisé et mélancolique,

Le ciel prenait couleur de deuil, les femmes cachaient leur visage, les hommes témoignaient, et dans le clair éclair du feu bruissant aux pentes des Monts d'Airain, cette troupe de survivant au delà de l'apitoiement dressait la route à naître pour que le Cristal délivré puisse jaillir la flamme de sa force et de sa puissance en naissance, voeu de l'Astre que la mémoire conserve dans un souci d'éthique profonde que ces siècles parurent,

Au milieu de la tourmente et de l'affliction les plus profanes, au milieu des flots de morbides délivrances jaillissant les ruines des villes et des sites traversés, hier encore riches et vivants, ce jour désertiques et profanés, ce jour masqués par les fumeroles des pillages et des éclairs de sang labourant les terres du Vivant d'un soc monstrueux dont les menstrues éclaboussaient l'Univers d'un Règne au profit de la hideur,

La pluie pénétrait le songe, la neige s'amoncelait, les champs de la fertilité disparaissaient, les Lunes d'Erigée traversaient les nuages floconneux pour travestirent la luminosité d'un éclat blanchâtre sous lequel les Etres ressemblaient à des fantômes et non à des Vivants, des cris et des plaintes secouaient ce drame, et ces cris et ces plaintes montaient vers les cieux, rebondissaient sur les couches nuageuses pour s'amplifier,

Revenant à la Terre dans des ires maladifs spoliant la nue de son oeuvre talismanique, toute pensée obnubilée ne pouvait que fléchir devant cet embrasement situant des sources de la vie la dénégation et sa compréhension dans les cavernes de l'oubli, les Guerriers eux mêmes en arrivaient à trembler, eux qui furent les derniers remparts de la vie, eux qui combattirent dans des fresques cruelles dont le conte viendrait,

Seul, au milieu, l'Enfant en pleur, ne savait, ne pensait, seul au milieu, et les regards se portaient vers lui, vers l'espérance de leur chant et de leur luminosité, les regards s'embrasaient, délaissaient cette peur comme cette terreur, ils se devaient et ne pouvaient l'oublier, ils avaient vu la mort des pentes de cet Etre, ils avaient vu des massacres et bien d'autres choses que l'imagination ne peut décrire tant la laideur est soumise . . . " . . .

. . . " . . . Au milieu, l'Enfant se tenait, les yeux humides, le regard éclairé par les constellations, les Lunes d'Erigée n'ayant pas de prise sur leur miroir en lequel une flamme faite de tendresse et de volonté se dressait, flamme irradiante que percevaient ces cohortes qui venaient de le sauver de la mort fatale à laquelle il était destiné par le fer des hordes septentrionales, et cette flamme indiquait le chemin qui devait être pris pour perdurer,

Perdurer le Cycle et le Site de l'Empire, mort ce jour dans les fantasmes de la déchirure qu'improvisaient des souffles putrides dont le nom ne saurait être prononcé pour ne pas mettre en péril la demeure de cet âge, la demeure de ce lieu vécu et vivant, demeure à renaître, demeure à revivre lors que les derniers feux de la nuit pulsaient des senteurs de charognes bercées par les crémations des vainqueurs à propos des rives ancestrales,

Cendre dispersée des vaillances et des ardeurs, cendre dilapidée de la mémoire des âges, de la force comme de la volonté, de la beauté et de l'harmonie dispensées, cendre d'une civilisation n'ayant pas su taire les dissensions et les éclairs de parures autoritaires et négatives, instances de troupes en mal de pouvoir, instances tragiques dont les fronts réunis venaient de perdre à tout jamais pour des siècles la parole de la justice,

Par ce sol labouré de chairs sanguinolentes, par ces rives glacées de terreur voyant les chaumes brûlées, les nefs de cristal dispersées, les villes anéanties, les routes saccagées, les prairies et les cimes destituées, les foules en leur sein se couvrir du voile de la mort, les femmes en pleurs, les enfants épris de peur, les hommes repliés sur eux mêmes, les animaux s'enfuir dans des galops tragiques les menant à l'abîme, toutes faces désignées s'éployant dans une danse macabre,

Dans la mendicité du souffle, dans l'ablution du sang, dans la détresse couronnée, dans la pâleur morbide des ossuaires, dans l'affliction la plus déshonorante et la plus vile, Peuple broyé tenant en ses mains les chaînes du servage, Peuple officié dans le désir de taire les infamies apprêté à la reptation coutumière des ires belliqueux, l'onde accomplie en son présage dressant sa volonté de marche souveraine sur les restes acclimatés de sa désespérance,

Les derniers soubresauts de la réalité dressant leurs oriflammes aux frontières du vide, destinant un combat majeur qui se conterait par les siècles déposés, des hymnes perçants l'orbe et son degré, la Chevalerie de ce temps ouvrageant ses détails et ses armoiries pour charger l'écume rougeoyante des conquérants ténébreux de leur Ame, ivres de la folie les soutenant et les signifiant, ivres de la destruction et de ses hymnes,

Dans la plaine d'Arvak l'éclat lumineux, qu'ivoire les rides des visages dans l'accomplissement, haut fait d'arme permettant la fuite de Celui qui vient, que le respir flamboie dans la démesure de l'Action majestueuse isolant les Etres du Temps comme de l'Espace, Don soulevant les cimes et les abîmes pour offrir le spectacle d'un sacrifice dont l'éternité toujours fixera l'attention des espèces par les multiples cieux étoilés des Règnes vivants,

Eclair du nombre les regards d'acier libérés des contraintes de la Vie comme de la mort, combattant et combattant encore jusqu'au dernier souffle, jusqu'au dernier Chevalier, jusqu'à la désintégration complète des rives qui furent, sous les assauts tumultueux et signifiés des hordes conquérantes, obligeant au souvenir, obligeant à l'admiration de l'adversité elle même, obligeant à l'Hommage le plus noble l'Eternité,

Dessein de l'Oeuvre dans les clameurs éteintes des rives arrogantes le fruit du destin qui passe et ne revient, l'arrêt des combats d'une heure seulement permettant au Vivant la condition de son accomplissement, la condition de son devenir et de son chant au delà des myriades farouches de la destitution de son Sacre et de son déploiement, dessein qu'ivoire la pluie de l'Aube en ce chemin qui luit l'espérance par delà le chagrin des hymnes éclairés . . ." . . .


 

La Citadelle de Marbre :
© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-065-3

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:30 )