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Des cils Parsifal la blondeur ... PDF Imprimer Email
Écrit par Patinet Thierri   
Vendredi 30 Décembre 2005 à 19:05
Des cils Parsifal la blondeur ...


Et l'onde en sycomore des voiles éployées, par le Chant de l'Orbe qui se dresse sur l'horizon, des vastes promontoires qui cisèlent les lagunes, des signes d'Azur dans le ferment d'Ydalir aux marches somptueuses des équinoxes qui se lèvent au firmament, de toutes forces franchies les lames venues des sites de l'Océan d'Aégir, adviennent le flot de l'Astre en son miroir, les justes faces du souffle qui s'éploient,

Les justes danses des houles sous la nue, dans le faste et l'arrogance des vents qui brisent les éclats, destituent les mondes, innocentent les enfantements, déclament la juste mesure de la Vie dans ses étreintes comme dans ses mystères, dans ses accomplissements comme dans ses mystiques désinences, haute Voie et vaste Voie dans la promesse du séjour, haute Voie et vaste Voie dans l'épanouissement de ses conséquences,

Où le feu des anciens serments s'éteint sous la pluie divine et miraculée de l'ardeur qui se renouvelle, dans la prestigieuse éloquence de la divinité qui flamboie l'hymne de la Vie, Solaire en son rayonnement, Solaire et magnifiée, qui se dit, s'annonce, ne se trompe, s'élance dans la pure destinée qui ne s'attend, mais se prend dans la tendresse et la sagesse dont les écumes s'interpénètrent pour iriser la conscience,

Dessein de l'Orbe du Divin, dessein qui ne se prédestine mais se déclare et s'ouvre sur le présent et ses rives hautes en couleurs, ses rives égrenées dans le paysage qui fut de l'horizon et qui s'atteignent après les sites éprouvés, ces sites qui ne sont que des citadelles dans lesquelles s'éperdent les plus nobles sentiments, les plus beaux désirs, les plus vastes étreintes, pour ne plus laisser place qu'à la sécheresse des coeurs,

Du Verbe en signe le seuil qui ne s'estompe mais déjà lève ses étendards sur l'Ordre majestueux des conséquences agies en conscience du Voeu, par les routes maritimes et les défenses naturelles, par les somptuosités éclairées des monades anciennes qui d'antiennes lèvent le voile de la parousie au delà des sorts contraires qui s'infidélisent et se mésentendent, au delà des routes sombres qui se disloquent sous ce Chant,

Ile des flots naguère déchue dans l'aventure qui se dresse, Ile des naufrages délaissée montrant à la place de son sol aride la pure jouvence de l'accueil du Vivant, la fraîche haleine du sourire du jour glorieux dont les fastes sont les épanchements de la clarté soucieuse de sa raison et du don qu'elle détermine, ce Don loyal et beau que rien de part le Monde ne peut tarir car l'expression de la vive arborescence de l'éternité,

Du Devenir la rosée nuptiale qui devise la pure clarté qui ne se médit, qui ne se dit, mais se vit dans l'apprentissage somptueux des espérances qui se savent acclamées, des espérances qui se savent récompensées, dans les forces de la prairiale densité de l'ascension, dans les plaisirs et les désirs qui se satisfont, dans la beauté, au delà des transes qui germent les insatisfactions et les naufrages des coeurs sans amour,

Haute Voie et noble perception qui ne s'enlisent dans les faits d'armes mais s'auréolent de la puissance de la Vie en ses armes victorieuses, haute Voie et noble perception qui ne se dénient mais s'ouvrent sur le Monde, sur l'Univers et ses flamboiements, sur la grandeur de la Nature Humaine et de ses multiplicités qui vagissent les routes nombreuses de la féerie de Vivre et d'essaimer, d'aimer et d'embraser,

Et le Coeur et le Corps, et l'Agir et l'Esprit, et le Dire et l'Ame, et l'Harmonie et l'Unité de l'Etre Vivant qui se dresse devant le Monde de l'Univers et s'accomplit et l'accomplit avec la force Sage de la perception qui le bruit et l'éploie, avec la force mure de l'élan qui porte son coeur vers le pur épanouissement comme le pur accomplissement d'Etre pour l'Etre et par l'Etre de son Chant qui se fertilise . . .

. . . Aube sur les sites, aube sur les vagues amazones qui nous mènent, Iris du flot de mon Amour l'étreinte qui nous enseigne, Aube encore dans la pluviosité du granit, dans la tendresse des opales et dans la salutaire ovation des chants qui nous flamboient et nous retrouvent, dans le cil de la bonté qui démarque nos chemins, les oeuvre à la fertilité des règnes et à la densité des Hymnes, dans le rêve comme dans le songe,

Dans le réel comme dans l'harmonie, le cil sans refuge, le cil sans citadelle des méprises et remparts d'agonies, toutes voies dans la Voie qui nous éclos, participes de nobles essences, de floralies ouatées de mondes et moirées d'Univers éployés dont les ondes abondent notre destin, correspondent notre densité et notre essor, des sources rencontrées les forces qui nous éprennent et nous livrent au firmament d'une éternité,

Eclair du souffle et ascension du Chant, qui nous livrent et nous mesurent dans une commune existence dont les fastes sont épures des maux que nos pentes ancestrales subirent, de par les règnes adventices, de par les jeux des inharmonies qui sont les sens de l'histoire commune qui nous fit, nous vit naître et nous vit prospérer, tels en ce lieu de l'insuffisance ou baigne la suffisance et ses données stériles,

Univers de l'Amour que rien ne peut tarir, que rien ne peut détruire devant l'éloquence du Chant qui ne se méprise mais s'ordonne et dont la volition non seulement propose mais oriente notre devenir dans un Feu inextinguible dont les ardeurs écloses embrasent le firmament d'un rayonnement solaire enivrant et pur, glorieux et sûr, qui nous voit nous réjouir et nous déployer dans la tendresse exquise de l'énamour fulgurant,

Essaim du souffle aux marches du Soleil dans la pénétration des odes qui nous viennent, dans le cil de la vertu messagère qui déploie ses oriflammes pour conter l'enfantement et la beauté des formes, dans l'azur baigné de calices étincelants ou boivent les oiseaux d'Or aux lys effeuillés, là, sur l'horizon des prouesses et des Verbes en semence qui nous parlent et nous agissent aux fronts des algues éthérées,

Dans les semis des voiles de notre nef qui poursuit inlassablement sa route vers ces lieux nouveaux pour nos yeux et nos coeurs, vers ces lieux qui sont d'Iles le partage, d'Iles le renouveau peut être de notre Chant, dans la reconnaissance de cette prêtresse Mage, dans la reconnaissance de cette force tumultueuse qui bat sur mes hanches, ce cristal téméraire, ce cristal éblouissant que je ne veux appeler,

Mais retrouver afin de connaître et naître son sérail, son Olympe ou bien sa destructive force opiacée, règne d'avant Règne, règne d'avant coeur dont les semis de moisson sont des sépales et des ordonnances dans nos rêves qui surgissent, dans nos doutes qui se prononcent, dans nos forces qui s'élèvent, se bravent, s'affrontent puis dans l'Amour se subjuguent, dessein de l'oeuvre qui ne s'absout mais toujours s'éponyme,

Afin d'éclairer la pensée des mystères sacrés, des mystères en voûtes par les cathédrales bâties qui sont des secrets bien gardés les épanchements de la vision divine, les salutaires ovations de l'Etre pour ce lendemain de naître qui le prestige et le dirige, d'un pas sûr et azuréen, d'un pas noble et serein, par les mille voies de la pénétration des ondes dont il fait choix, dont il fait oeuvre en son assomption et son éclat,

Eclair du Chant qui nous absout et nous délivre, éclair du Chant qui nous assigne et nous révèle, des formes engendrées les respirs qui se dérivent et s'orientent vers ce destin éclairé qui nous entend et nous parcoure, nous devise et nous prépare aux plus vastes firmaments, ces firmaments que l'aube précise, dans sa pluviosité nacrée de ciel et d'eau, dans sa Déité ouverte aux vents et aux terres miraculeux . . . "

Aegir au Chant lointain écoutait cet hymne, et dans la frénésie des vagues altières qu'il déversait par les parures de son coeur, transportait l'aube prairiale de cette étreinte, libre du vent dressait les voiles de la nef azurée vers l'immensité de son oeuvre, visiteur de voyageurs multiples par les aires de sa surface moirée de songe, écrin du sort des maritimes allégeances comme des secrets les plus gardés aux cales lambrissées,

Il vivait ce Chant, comme un chant serein et joyeux, lors que de ses pentes et de son présent ouvragés, il ne connaissait sur son sein qu'Iles et Continents en fastes de guerres, navires écharpés des constellations avides, des fourberies et des caprices du Levant, des rythmes qui effaçaient jusqu'à la plus simple humanité dans le cil des combats qui festoyaient des cadavres dont ses fonds sans fin s'emparaient désespérés,

Combats pour un mot, combats pour un ordre, combat toujours dans les lames de la transe guerrière élevant dans ses préaux des mâtures élevées les cycles de la nuit et de ses cendres, les ravages de la détresse et les conséquences hardies des troubles qui ne se vagissent ni ne s'excusent mais s'éprennent afin de se libérer dans des faisceaux de gerbes sanguinaires dont les saluts n'étaient des nombres portuaires,

Mais inscrits de rebelles incantations dénaturées, les souffles de conquérants ayant délaissés toute conquête pour ne s'apprivoiser que dans la bestialité des heures, dans la ténébreuse floralie des monstruosités qui s'accouplent avec le silence et s'enhardissent dans la nébulosité afin de mieux se parfaire de l'enlaidissement qui convient et sied à la démesure temporelle lorsqu'elle n'est vive de l'arborescence,

D'un Ordre supérieur et harmonieux, d'un Ordre éternel acclimaté, dans la mesure et la prestigieuse éloquence de son moment magique incarnant toute Déité comme toute compréhension, toute navigation dont l'Oeuvre est le souffle de son Don et de sa préciosité, toute navigation disparue ces jours de fleuves stagnants et de sites sans amour, de mers atrophiées et d'Océans granitiques, qui s'éploient dans un rêve de renouveau,

Ce rêve qui parlait, était vivant et fier dans l'austérité du pouvoir qui s'amenuisait d'enchanter son orbe, de rendre mélodieuses ses sources, d'avenir sa densité et d'éclore sa magnificence par les cimes des houles et les abysses éthérés, ce rêve qui se montrait et ne paraissait, mais toujours s'alimentait des plus nobles essences du Vivant pour aduler la Vie et l'honorer de sa force et de sa tendresse épousées,

Voix nouvelle du Renouveau parmi les voix stériles qui s'annihilaient de par les fenaisons des rives des terres qui se consumaient, se stratifiaient, se désertifiaient, voix nouvelle parmi les flots qui s'agençaient de constellations macabres et diluviennes, voix fertile annonçant le renouveau comme le lys l'approche du Printemps par les miels de l'azur et les féeries des cieux enchantés, par les mille danses des faunes magnifiés,

Qu'Aegir écoutait tout en berçant le coeur des flancs de la nef cristalline d'un souffle présent libérant son signe des éléments troublés qui venaient parfois battre son rempart afin de l'éperdre dans les desseins des courants tragiques et fauves, sombres desseins, sombres latitudes dont les voiles levés montraient des vaisseaux affirmés cherchant des proies novices ou des proies éprises afin de profiter de leur cargaisons salines,

Ivres de fureur et de combats, ivres de folie et de mort pour les équipages, le gain pour seul respir, le gain de paraître et d'essaimer la violence, le gain de jouir de l'or et des rubis, de la souffrance et des maux qu'épanchaient leurs forces multipliées qui enracinaient par le fer la beauté afin de la soumettre à leur impiété comme à leur volonté destituant, toutes forces malheureusement épanouies sur l'aire voyagé . . .

. . . Et l'aube en son préau natal, des rives l'Or souverain les pluies d'hiver qui sacrent notre épaule, par le vent a porté sa phrase le long des isthmes de grenats, et dans la volonté du Chant ou s'éperd le renouveau, flux de nos moments dont le cri s'éternise afin d'irradier la beauté de notre Amour, la densité de ses songes et la splendeur de son Eternité, si aimer n'est un vain mot dans la candeur des rites,

Qui se fulgurent, si aimer n'est un vain mot dans la prairiale demeure de l'Onde sycomore où mon Chant devient éclos de la radieuse constellation de l'Avenir qui nous sourit et nous intime au dessein de l'Orbe dont les flancs de l'Azur m'inondent, si beaux de l'algue en pâmoison, de l'Oasis, Veneur de mon fait, Veneur de mon âge et de mon serment, dans la vêture de l'été précoce le corps si lys des vagues de la Mer,

Préau du Chant d'énamour, si fort aux frontières de la définition du rythme qui s'enchaîne pour ruisseler le ferment de la blondeur épicée du souffle qui s'incarne, tresse d'émaux de vaste oriflamme vierge de lianes libérant d'opale la nue tendre et vive du désir d'aimer et d'ensemencer mon corps de doux dessein, offert à la portée de ta densité alors que sous le feu nacre s'éploie la gravité des mondes et des Univers constellés,

Veneur en ma source caressé, Veneur en mon site adulé, de la tendresse le sel sur ta peau, le miel de ta sueur mêlée d'épices et de corail que je fête dans la danse de l'Amour, dans la fertilité du Don qui ne se conditionne mais se délivre par les signes des algues frémissants les fruits nacrés qui se bercent dans le souffle qui nous enseigne, nous éprend et nous assigne, tendresse du Chant et douceur de l'hymne, tendresse du voeu,

Et illumination du songe, dont la splendeur sourit aux amants éternels, aux amants compris qui s'accomplissent dans la nue du plaisir Divin, mille rubis sur le satin de mon âme, dans la plénitude du repos de ta chair éclairée de jade et de schistes maritimes, par la caresse de mon Chant sur les atours de ta beauté, coeur palpitant la perfection du marbre qui te sied, ciel fécond et doux d'émaux tressés qui s'apprivoisent,

D'ivoire ourlé de l'eau vive de l'éclair embrasé naissant un sourire sur ton visage qui s'enchante avec victoire sur le champ de la pure jouvence, dont les signes sont floralies par les ardeurs épanchées aux sites de l'ultime prouesse retrouvant la navigation vivante de l'apaisement et du don, flot vivant s'écoulant tendrement dans la candeur et l'innocence, ruisselant des gerbes de corail sur ton corps d'ivoire vivifié,

Essaim du Verbe et devenir du Règne, dans la flamboyance qui nous unit et nous révèle, dans les préaux sans failles qui germent la préciosité de l'accueil de toute vitalité comme de toute mesure Humaine, dans l'Amour, l'Amour de la Vie qui palpite l'horizon, dans la vision sereine du Chant d'Azur, Veneur en mon regard qui s'éperd et se perd, le regard brillant le devenir des Mers antiques, cheveux flottants au vent,

Monde s'ouvrant à moi dans l'accomplissement de la chair, Univers de la beauté aux muscles affines en fenaison saillant sous la peau lisse et hâlée par les ardeurs du soleil l'épure de ma jouvence, du Solstice la floralie du Don, arc tendu de l'ambre réfléchissant la luminosité des cieux l'orbe de semence tressée de sève de mon Amour, libérant la sérénité du feu qui s'adventice et se propage, s'éploie et se racine,

Afin de mieux unifier notre désir et éclairer de vastes promptitudes le nectar des cils aventures qui devisent toute mesure de la pérennité du lieu d'Etre et de vivre, du lieu d'Etre et d'essaimer, toutes faces en ce jour de la candeur la suavité du Don qui magnifie l'éloquence de la pure jouissance de vivre, haute vague qui ne s'exploite mais s'orbe dans la Déité du jeu des stances aux coralliennes effervescences d'énamour . . . "

Et l'ambre en semis, Aegir observait le Chant de l'Amour de ces Etres, l'indéfectible bonheur révélant Iris en sa plénitude et son assomption sous les tendres ébats de Veneur vivifiant son Chant d'une ardeur magnifiée, et l'onde en son cri dans la fertilité venue des amants qui se réunissent, Aegir devisait la réalité des signes qui se préparaient sur l'horizon, les signes adventices et avants coureur des orbes qui se combattent,

Une voix parlait dans le secret des nuageuses perceptions, un regard persistait sous la voûte de nacre, et ce regard comme cette voix ne s'accomplissaient dans le sérail de la mélodie des amours qui se tressait d'eaux ivoirines et claires, et ce regard comme cette voix déjà assignaient d'autres fresques pour ces amants réunis qui ne pouvaient le rester pour combler leurs désirs et leurs surfaces ombrées d'une malédiction atavique,

Aegir entendait, Aegir percevait mais ne pouvait intervenir, sinon qu'en permettant à la nef de cristal de s'accomplir dans la paix d'un sérail, par delà les vents et les nocturnes allégeances, par delà les tempêtes et les horizons fragiles qui berçaient de vagues éployées les mystères de son orbe ancestral, ces mystères si contés de havres de paix dans ces jours autrefois où son Règne était de Vie,

Avant les clameurs de la folie, par ce Monde ancien, par ce Monde vécu, où ses signes constellaient des plages épousées, des rives écarlates, et des enfantements solaires, Terres antiques où la Vie savait parler à la Vie, Terres majestueuses où le sens du Vivant éclairait les vastes prouesses de l'Amour et de ses chants dans les épreuves comme les conquêtes, dans les serments comme les victoires,

Terres nobles en parcours, au sourire du jour où les Vivants venaient baigner leurs corps enfantés, plonger ses houles tendres pour y redorer la beauté de leurs chairs sculptées d'amour et d'énamour, vibrant toutes faces de son éternité dans le désir et le savoir de ce désir, ouvrant leur coeur à la mélopée de ses vagues tutélaires embrasant le secret de leurs essors et de leurs chants pour les fulgurer dans la pure jouvence,

D'étreintes en étreintes dans la nue portuaire et statuaire de la saison des algues dans la nue, dans le sevrage des chants et dans l'hymne à profusion des désirs assouvis reflétant sur les visages des Etres la plénitude de la tendresse et la sanctification de leur état, le devenir dans la clarté lumineuse, l'avenir dans la force de la beauté avenant de ses fêtes les plus pures densités de l'existence et de ses fastes,

Dans la création du Chant, la Création offerte qui parure les divinations et éclos les plus belles pages de la Vie, des signes les Temples en moisson le prières de la joie, des signes les Citadelles de la pluie et du Soleil, murs ouverts sans remparts par la conscience ouvragée de l'Ame sereine qui ne se perd dans les litanies du désespoir et toujours s'aventure au delà des méprises afin d'enfanter l'harmonie,

Dessein des aubes qui furent au miroir des âges, au miroir des chants, au miroir des hymnes déferlant sur les vagues pour porter le message des floralies accomplies, des fenaisons engendrées et des moissons nouvelles à voir dans la plénitude du bâtisseur, dans la compréhension de son coeur et dans la palpitation de ses racines, oeuvre du Chant et allégresse des genres, oeuvre du souffle et stance du lendemain à naître,

Ivoire des jours anciens, renaissants dans la plénitude de ce couple armorié dont les sépales devisaient l'ascension de leur renaissance, de leur éternel renouveau sous les transes de l'Amour baignant d'un lac clair leurs desseins conquis et compris s'évertuant au pur bonheur dans la présence de l'onde de cet Océan qui réfléchissait leur devenir et de l'instant acclamait leur état de Vivant, lors que la nuit lentement descendait sur l'horizon . . .

. . . Et l'ambre en miroir dans le bruissement des flots qui nous viennent, des signes apprivoisés les regards qui nous devisent, les regards du Chant et les regards de l'Hymne, forces éployées qui vivent de miracle et épanouissent dans l'Ame le regard novateur de l'Esprit, ce regard accomplissant et non déniant, ce regard comprenant et délivrant et non s'égarant dans l'incompréhension et ses rythmes,

Ce regard avenant de toute force la force de la pureté là où les racines sont miel, là où le ciel s'ouvre sur le flot de la Vie, là sur ce lac ne demandant qu'à naître un fleuve glorieux, naissance magnifiée, naissance éclairée avenant la préhension de la pure viduité comme de la pure innocence, dans la perfection vitale l'épure de prêtrise du signe d'aimer la jouissance de l'Etre aimé, la candeur du rite qui flamboie toute demeure délivrée,

Offerte et parure de l'Eternité du souffle devisé, dessein de l'ambre aux marches sans repos, dessein de l'orbe aux transes évertuées, dans le respir des latitudes de la chair qui reflètent toutes faces de l'Etre en son accueil et sa perception, en ses écueils aussi qui ne se doivent de perdurer afin que la vitalité éclaire le principe du devenir, jaillissant dans un flot majestueux à la rencontre de l'Univers,

Essaim des sens du Vivant aux signes de la Conscience et de ses éclairs, toutes formes de la splendeur qui se réalisent dans le firmament de l'Azur retrouvé, des cils la vertu où ton regard baigne, dans le Chant de mon Ame, de mon Esprit et de mon Corps reposant sur ton corps libéré s'abreuvant de mon sel et de mes joies afin de régner la splendeur, oeuvrer ce lendemain qui nous tient lieu et dont les voies sont nombres,

Voies à voir, voies d'ivoire que nous verrons plus tard alors que déjà se montrent les étoiles de notre Monde, alors que la nuit lentement endort le soleil et ses moissons majestueuses, alors que la brume maritime commence à couvrir la raison de l'horizon, alors que mon corps réclame ta présence et que tu me rejoins, Veneur de mon ambre, Veneur de mes cils sous tes paupières closes, sous ton sourire désarmé,

Et que la pluie tendre de ta chair s'épanche en ma chair, dans des frissons sublimes éveillant tous mes sens, dans des frissons splendides m'avenant aux frontières de notre éternité et de notre éveil, pluies d'Eden au miroir des caresses de tes fruits lourds et tendres que mes caresses épousent afin de réjouir toutes faces de ta densité, jusqu'au sillon profond de ton ambre qui s'ouvre au plaisir souverain,

Enchantement des fêtes de la nue, enchantement des orbes de la nuit aux sources de la Vie qui se dérivent et s'orientent, aux fleuves incarnés qui se sacralisent et s'adventicent dans des respirs ouvragés où le Feu danse le miroir des oeuvres exondes et pures des charnelles éloquences, dans la tendresse azurée des consciences qui bâtissent l'essor de tout devenir comme de tout avenir par cet Univers de nos sens,

Et déjà demain s'annonce, de quelle vive arborescence, de quelle majestueuse définition, et déjà demain s'annonce alors que nos rêves nous emportent dans le secret éclat des signes de la Vie, et mon Amour s'éploie pour embraser toute force de ton coeur, et mon Amour veille sur ton corps endormi qui tendre dans le sommeil dérive vers les stances de notre lendemain à vivre, de notre lendemain vers lequel nous serons,

Aube par la Vie, Aube dans la Vie, et signe dans la fenaison des âges qui nous tiennent, nous livrent et nous délivrent afin de prononcer le seul désir de notre réalité, notre renaissance, O Veneur de mon Ame, Veneur de mon Chant que nul ne pourra de par ce Monde m'enlever, si tant d'Amour le fruit de nos écrins, si tant d'Amour le sol de nos étreintes, si tant d'Amour au delà de toute viduité le signe de notre Hymne . . . "

Parole de l'astre au firmament, dans la nue splendide de la Vie ruisselant ses orbes par les mille flots de l'ambre, des houles et des vagues les fruits de l'Ame aux marches du corps splendide qui s'éploie et se déploie pour forger le devenir en ses armes, en ses chants, en ses victoires et ses gloires dont les forces épanouissent la vitalité dans le flux des aires souverains dont les Aigles démarquent la puissance et la joie,

D'Aegir le cil, la volonté des êtres qui s'enchaînent, les fruits des passions étreintes, dans la nuit profonde aux armes de la pluie qui se destine, le signe d'une sérénité qu'un instant éponyme, toutes pensées en oriflammes sur le destin qui s'alimente, toutes pensées qui s'imaginent et déjà s'effraient dans l'avance impartiale de nefs belliqueuses, à peine entendues, à peine destinées dans le sommeil des Amants,

Déjà sur le sort l'inoubliable atteinte, qu'un vent lointain prononce à grands renforts de voiles et de rames sous le rictus d'hères dans le temps aux vêtures de chaînes et de pagnes argentés, d'ivoire sous les lunes d'équinoxe, armés et outrecuidants, perçant la mémoire de l'Océan pour s'incruster dans la devenir des Etres de ce temps afin de prononcer leur éclat et leur vertige, afin d'engendrer la peine et la violence,

Insigne dans la nuit profonde, la langue rouge du feu tachant l'esquif d'une rebelle incantation, sans réveil, de bras l'essor d'Iris emportée, un bâillon sur la bouche afin qu'elle ne réveille Veneur, lui même abandonné lié à la poupe de la nef, criant la méprise du sort en regardant petit à petit se consumer le pas fragile de son corps, cette barque enchantée dérivant lentement l'Océan granitique, cris de douleur,

Cris répercutés dans l'infini des vagues hautes, cris encore lamentés puis d'ardeur dans le désir, d'ardeur dans la sauvagerie instinctive de la Vie qui se rebelle contre la mort, contre le désespoir et ses litanies avides, contre les mots de mal mort, contre les maux de mal vie, contre ces récifs qui sont les écueils du vivant qu'il doit franchir pour s'affermir et s'affranchir de toutes désunions comme de tout enchaînement,

Dans l'orbe du souffle l'élancement qui ne se chavire, la pulsion de la Vie qui s'habite et s'auréole de sa pure affirmation, le choc des événements lentement s'estompant pour faire place à l'action la plus élémentaire, à la plus novatrice, Veneur éclos, délibérant de la juste mesure lui permettant de renaître libre de ses liens alors que la barque lentement s'enfonce dans l'eau noire de la nuit ardente de l'éternité,

Dans la pensée le flux qui se compose et décompose, la pensée pure motivante déterminant toute force, la pensée ultime ouvrant le barrage des remparts du corps pour lui imposer la volition et l'exacte ascension de cette volition, du signe de l'heure la conscience qui se ranime et ne s'épuise, la conscience qui devient surconscience et s'initie dans la fermeté du site volontaire à l'épanchement de son devoir et de son chant,

Ecrin du règne qui ne s'absout que dans l'action vivifiante, épure des scories des mots qui s'irradient, livrant le combat nécessaire pour que la nécessité devienne, pour que la nécessité advienne, pour que la Vie résiste aux flots comme aux outrages, pour que la Vie renaisse dans son flamboiement et son écume, qu'ivoire l'azur dans son éponyme désir la finalité du Chant qui s'exauce et se porte aux ramures éployées,

Veneur en son cri venant de se libérer du fléau des cils des liens qui le maintenaient, revenant lentement la surface de l'onde pour reprendre respir de la conscience, respir de l'air pur flottant aux marches des cieux étoilés délivrant dans un soupir leur enchantement, insigne de la parousie qui se détermine et s'ouvre à la densité de la renaissance et de ses éclairs cendrés qui terrassent les ténèbres et leur coeur . . .

Et l'onde en miroir, si sacrifiée des âmes vagabondes, l'onde de l'Ether en ses ramures et ses désordres, l'onde épure broyée sous le regard cinglant des étoiles en naufrages, qu'ivoire des pluies d'Eden et ce chagrin qui me dévisage, des mâtures adverses les sens qui s'effacent, toutes voix de ma voie disparues, que me reste t'il aux remparts de ces flots qui m'affrontent et se déchaînent, Ô Aégir,

Ton nom puissant par nos racines, ton nom puissant aux pentes de ce lieu Vivant qui me fut écume, où le serment de vivre et espérer, où dans le firmament de la nuit qui vient de me séparer de la Vie victorieuse, et ce bois qui me porte, ce bois aux senteurs délicates m'est un rappel dans le souffle de son incarnat, car il porte à mes sens le parfum de la Vie qui me fut étoffe, disparue du clair obscur,

Où la passion demeure, disparue de ce crépuscule ou la Voie dans ses talismaniques enchantements lentement portait mon coeur par les plus vastes vivacités de l'Orbe, au faste et à l'éclair, à la pure jouvence qui précise l'Ame du Monde et l'oriente, le façonne et l'innocente, l'ouvre sur la pérennité et ses devenirs qui éperdent leurs parures afin de mieux naître le réel en ses essors et ses latitudes sans troubles,

Et ce lieu et cette destinée qui se demeurent, ce long fleuve souverain qui berce mon esprit au milieu des algues de la Vie, dans le souffle et par la brise, dans la violence du Chant qui ne s'apprivoise mais se déclare, dans la violence qui monte en moi et ne me désespère, si tant des éternels retours sont les arcs en ciel par les tragédies qui s'instaurent, le sais je encore, le sais je toujours, en ce lieu,

En ce temps, dans la brume sauvage qui déploie ses armes au delà des caprices de ces navires de guerre dont la flamboyance écrue bouleversa notre hymne et notre chant, au delà des larmes, au delà des cris, au delà des serviles incantations que l'orbe légifère, le sais je encore, le sais je toujours, et déjà me faut il dans l'aspiration du monde éclairer cette destinée qui me veut délétère des signes et des oeuvres,

Au delà des fauves allégeances, dans la sérénité qui se doit d'être face aux événements qui frappent à la porte de la Conscience, l'éponymes d'injustice en l'enivrent de fausse vertu, au delà des apparences et des tourbillons d'incertitudes qui balaient les mondes du Vivant de leurs sarcasmes, de leurs incantations et de leurs jeux sans réalité qui bernent les oriflammes de la pure viduité en sa dimension absolue,

Instance du Chant qui marche le degré de ce temps qui me cerne et me fuit, Iris en ma chair, Iris en mon Ame, Iris en mon Esprit, en cette Unité qui me destine et m'oblige, si de la mort je suis revenu, te viendrais je, je le sais et ce ne seront les acclamations de la colère, les bestiales apparitions de ces êtres venus d'on ne sais où qui me feront perdre ta Voie, je le sais et la tristesse qui berce encore mon coeur s'éteint,

Afin d'étreindre une palpitation qui est celle de la victoire sur les épanchements des mystères qui nous sont devenus, ces mystères éployés dont la conjuration paraît, car il n'est du souffle aucune parole que nous enfantâmes pour connaître ce sort, nul, à part nos proches, n'aperçu le terme de notre voyage, le terme de notre éclair foudroyé par ce jeu du destin qui n'est, je ne le crois, le fruit du hasard,

Mais d'une improvisation que rien ne devait dérouter, et dans le cil de l'étoile qui nous guide, je commence à comprendre, je commence à percevoir le fruit de ces cris qui nous lamentent et nous indéfinissent, dans la possession du Chant le voile qui se découvre pour apparaître la réalité, dans une limpidité sans équivoque dont la face tragique s'évoque, dont le cil guerrier s'affronte, dont le moment est confrontation . . . "

Et l'ambre de l'écume portait ce Chant, qu'Aégir écoutait, impuissant en ses racines, impuissant à naître et essaimer, impuissant de larmes par les eaux glacées, dont ses entrailles advenaient la densité, il n'y avait demeure pour un message, il n'y avait coursier pour répondre à son désir de prospérité, seul restait dans le zéphyr son souci de porter Veneur aux sites de son ardeur et de son feu,

Aux sources de son exacte ascension, par delà le vide et ses nocturnes belligérances, par delà le cristal dont les nuées parodiaient l'intensité vive de son éclat et des drames qu'il étoffait lorsqu'il ne voulait pour parure qu'une éternité de calme, insigne de la portée des rêves et des songes, au sol du vivant qui se devise, dans l'Ame portuaire des racines qui venaient battre les flancs de l'aube de ses grisailles assourdies,

Où palpitait le coeur du Vivant, des flots vivaces et élancés les mille sortilèges qui vont et viennent dans la splendeur de la nuit l'éclair du jour aux facettes sans nombres dont les densité sont des respirs pour le coeur de la félicité, pour la nuptialité des odes sous le vent et pour l'enchantement, et pour l'épanouissement des Etres de ce monde qui, vagis d'incertitude retrouvaient dans ce firmament la pérenne densité de l'heure,

Dessein du Chant aux marches des granits des Ilots en gerbes par le corail qui s'enfante, ici et là sous la houle vagabonde du nom Sacré, la Barrière de Parsifal, fier élan gravitant la perfection des sols qui s'émondent et instaurent leur exondation afin de parfaire l'envers des orbes qui se conquièrent, haute vague en frénésie des sols, haute vague en faste de l'épanchement qui se transmue et se nature,

Par les floralies des gerbes coralliennes qui vont les pentes et les cimes de la parousie, insigne du jeu de la Vie, insigne fervent mesurant de ce temps l'incarnat des réalités et de leurs forces assumant la destinée du Vivant par ce Chant éclos, où l'onde s'espace dans le trouble du firmament, des nuageuses perceptions le déchirement Solaire voyant des lames argentées les ombres légères et colorées,

Algues de la nue, Ors lambrissés des étoffes qui se gagnent sous la houle, dans le déferlement du vent, délibérant des signes le corps de ce lieu ou Veneur, encore abasourdi par le déchaînement des flots, se retrouvait, libre de marcher, libre de s'épancher, libre de revivre, ici, en ce temps et en cette force, des signes élevés les cimes qui se prennent et ne s'enlisent, chamarrées de jades et de jaspes,

D'ivoires et de quartz, reflétant l'immensité et ses effluves, ses harmonies comme ses colères, ses déités comme ses mélodies, toutes vagues confrontées à la nécessité de naître un Empire de couleur aux marches de l'azur, dans la sérénité du flot adventice dont les lames brisées échappaient des flores en message, de vifs parfums l'aurore en sa quiétude et son abandon que le Ciel couvrait d'un horizon parfait,

Diaphanes atolls aux pas gravés, éclairés des purs talismans du Levant, hordes d'oriflammes de beauté dont les prismes éclataient de radiations lumineuses, dont les ondes espacées renvoyaient au regard des chatoiements vivaces et merveilleux, dessein du signe aux marches élancées des gravitations écloses relevant du néant les armoiries des cristallines efflorescences des métalloïdes fabuleux,

Essaims du Verbe de la Dimension de l'Ether qui se lève afin de naître par le jeu des miroitantes effluves la pure irradiation de l'Ame du Vivant qui renaît en leurs flores essentielles, marques de la Vie dans le site qui se révèle, où Veneur, Vivant, lentement renaissait, dans le souffle d'une palpitation vivante, éclose et faste, le souvenir de ce qu'il venait de vivre heurtant parfois le champ de sa conscience afin de ne le faire oublier . . .


La Spirale de l'Eveil :

© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-089-0

Dernière Mise à jour ( Lundi 01 Janvier 2007 à 10:29 )